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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Santé

On a besoin de vous

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Avec la sortie de La Sociale, Fakir revient sur la bataille de la sécurité sociale. Un moyen de rentrer tranquillement dans le documentaire de Gilles Perret.

« Ne vous inquiétez pas, votre maladie est prise en charge à 100 %. » Quand mon médecin avait prononcé cette phrase, j’y avais à peine prêté attention, tellement ça me semblait normal. Et puis, j’ai dû faire des piqûres à plus de 1 000 euros l’unité, accumuler les allers-retour en ambulance, enchaîner les traitements, les radios, les scanners, et là, je me suis rendu réellement compte de ce miracle : l’assurance-maladie. J’ai fait des recherches, donc, encore incomplètes (à vous de compléter les paragraphes en jaune) pour comprendre à quels hommes, à quelle histoire, au fond, je dois la vie...

On est en 1914, dans la Somme, et des femmes discutent en lavant leur linge :

Gervaise : Tu la connais l’histoire de Julien ?
Henriette : Non, et alors ?
Gervaise : Le grand Julien, c’est l’mari de la Sophie, celle qui aide à la boulangerie Desmaretz. Un sacré courage qu’il a eu, le Julien... La Sophie, elle était grosse d’au moins huit mois : son quatrième. Elle allait à l’époque sur ses 26 ans. La sage-femme lui a dit comme ça qu’les choses allaient pas comme elles devaient et qu’il faudrait qu’elle voye un médecin. La Sophie, bien sûr, elle a attendu sans rien dire le dernier moment mais ça n’allait vraiment pas du tout. Elle gémissait, elle hurlait, elle s’crispait et rien n’venait. Alors, comme elle allait passer, l’Julien, il a appelé l’médecin : celui d’Sainte Anne, l’docteur Colin. Il a dit que ce serait difficile, qu’y avait du travail, et que ça coûterait cher. « Combien ? » il a dit Julien – « Dix Louis »« Ça va, je les ai, nos économies » qu’il a répondu l’Julien. Alors, l’médecin il s’est mis au travail, et la Sophie, elle a accouché d’un gros garçon. Tous les deux, ils vont bien ! Merci !... Mais quand l’Docteur, il a réclamé ses dix Louis : « J’les ai pas, a dit l’Julien. “Regardez ma maison et vous comprendrez !... Seulement, si je vous l’avais dit, vous n’auriez jamais aidé ma femme, ni l’petit.”  » Furieux, l’docteur a appelé la police : « Ça fait rien, a dit Julien, j’préfère aller en prison et garder ma Sophie ! Au moins, y aura quatre orphelins de moins ! » Du coup, y a un voisin qu’a des relations, qu’a demandé au maire. Et le maire, il a dit : « J’paierai la moitié. Le reste, Julien devra l’payer en travaillant ! » Quand il a su ça, le docteur, la honte lui a pris, et il s’est contenté des cinq Louis d’la mairie ! Sacré courage tout de même, l’Julien ! Ah ! C’est pas l’mien qu’aurait fait ça !

Ce dialogue est extrait d’une pièce de théâtre, le Lavoir. Malgré nos lectures, nous ne sommes tombés sur aucun témoignage, dans le réel et non dans la littérature, des difficultés à se soigner au XIXème. Les existences de pauvres laissent peu de traces. Alors, si jamais vous avez dans vos cartons un tel récit, hérité d’un ancêtre, ou découvert dans une thèse, on est preneur.

Au secours des pauvres
Contre cette précarité, les notables bricolent parfois des aides, localement. Ainsi à Châteaubriand dès 1854, où une première « mutuelle » s’efforce de « donner les soins du médecin et les médicaments aux membres participants malades », ainsi que de « leur payer une indemnité pendant la durée de leurs maladies ». à Montceau-lès-Mines, c’est l’industriel Jules Chagot qui fonde, en 1843, une « Caisse de Secours et de Prévoyance ». Sous la IIe République, les vignerons de Demigny, dans le Châlonnais, ainsi que leurs familles, bénéficient de secours en argent en cas de maladie et des soins médicaux gratuits. S’agissait-il alors de philanthropie ? Ou d’un intérêt bien compris ? Ou des deux ? L’historien Joseph Lefort tranche : « Les difficultés toujours croissantes, que suscitent le recrutement et la formation des ouvriers imposent aux concessionnaires d’accorder aux ouvriers la plus grande somme de bien-être possible pour les attirer ou les fixer à leur exploitation. »

« Un pour tous, tous pour un » : reprenant la devise des mousquetaires, le mouvement mutualiste se répand un peu. Et est approuvé jusqu’au sommet de l’État : Napoléon III, en 1852, applaudit un système qui parvient à « réunir les différentes classes de la société, à faire cesser les jalousies qui peuvent exister entre elles, à neutraliser en grande partie le résultat de la misère en faisant concourir le riche volontairement par le superflu de sa fortune et le travailleur par le produit de ses économies à une institution où l’ouvrier laborieux trouve toujours conseil et appui ». Grâce au mutualisme, exploiteurs et exploités sont unis et heureux...

On aimerait en savoir bien plus sur la mise en place, concrète, locale, de ces mutuelles à Montceau, Châteaubriand ou Demigny. Si des lecteurs du coin veulent se lancer dans des recherches...

La gauche contre
Ainsi porté sur les fonts baptismaux, on comprend que, à la fin du siècle, les partis et syndicats révolutionnaires ne portent pas les mutuelles dans leur cœur.
« Lorsque des syndicats patronaux viennent vanter leur attachement pour les ouvriers et estiment qu’ils sont conscients de leurs devoirs, je dis que c’est une mauvaise plaisanterie », s’emporte à la Chambre, en 1905, le député radical Paul Guieysse. Les socialistes, eux, combattent carrément le mutualisme : Jules Guesde dénonce ainsi « le secours mutuel entre ceux qui n’ont rien parce qu’on leur a tout pris comme le dernier mot de la duperie ». Un « monstre », dénoncent les métallos CGT, une « forme d’association, qui, nul ne l’ignore, sourit beaucoup aux économistes bourgeois », « la mutualité s’aveulit dans la corruption et ne songe pas à se révolter », etc.
La mutualité agace d’autant plus qu’elle exerce un attrait : avec deux millions d’adhérents en 1898, leurs effectifs rendent jaloux une CGT toute juste naissante. Qui, du coup, entre dans l’arène, et lance ses propres mutuelles : d’après l’Office du Travail, en 1910, un syndicat sur 6,5, dans le pays, en a mis un sur pied. Mais on demeure très loin d’un système de protection national. D’autant que, chez tous, mutualistes comme syndicalistes, une chose fait consensus : le refus que l’État intervienne. Par intérêt pour les premiers, par idéologie pour les seconds. Michel Dreyfus, historien, raconte :

« Pour les mutualistes, l’État doit se mêler le moins possible de la protection sociale. Les mutualistes sont réticents devant tout système de protection obligatoire, quel qu’il soit. Cette méfiance est sans doute plus forte chez les mutualistes de base.
De leur côté, la plupart des syndicalistes voient essentiellement en l’État un instrument policier. »

L’État dans tout ça
Mais la Grande Guerre va changer la donne. Parce que, d’abord, qui va prendre en charge ces centaines de milliers de blessés, de malades, d’handicapés, d’infirmes revenus des combats ? Par ailleurs, en Alsace et en Lorraine, les travailleurs ont bénéficié de la législation allemande – et il n’est pas question, au moment où ces provinces reviennent à la France, de les priver de ces avantages. Le pays doit s’aligner, par le haut : alors président du Conseil, Alexandre Millerand affirme, en 1919, que la République maintiendra « les avantages sociaux assurés aux ouvriers et aux employés d’Alsace-Lorraine par la législation existante où il faudra puiser les éléments susceptibles d’améliorer nos propres lois et procurer ainsi des avantages nouveaux à l’ensemble des travailleurs français ». Un consensus se fait jour. Avec la CGT, également, qui fait son virage : réunis le 15 décembre 1918, ses délégués exigent que « la société garantisse contre le chômage, l’invalidité, la vieillesse tous les membres de la classe productive par l’Assurance sociale ». Cette position enrage le tout jeune Parti communiste, qui tempête avec dogmatisme contre les « chefs jaunes de la CGT qui, d’accord avec la bourgeoisie, acceptent le versement ouvrier ».
Mais que le Parti se rassure : de projets en contre-projets, de passages au Sénat en retour à l’Assemblée, la loi traîne. Finalement, le 30 avril 1930, les « Assurances sociales » voient le jour. La grande nouveauté, c’est l’obligation d’adhérer. Mais elle ne
suscite aucun enthousiasme populaire.

Le socialiste étienne Antonelli, à l’origine de cette loi, s’étonne :

« Les futurs assurés, leur attitude à eux est très nette, c’est la plus totale et la plus invraisemblable indifférence. J’ai fait des centaines de conférences publiques pour faire connaître le projet d’Assurances sociales. Partout ou presque, nous avons trouvé, comme auditoire, des petits bourgeois, des fonctionnaires, des employés qui venaient sceptiques et l’esprit prévenu par la lecture d’une presse partiale, les véritables intéressés étaient presque toujours absents. »

Malgré la loi, seul un tiers de la population est couvert. Pour les autres, la peur demeure :

« Nous vivions dans la hantise, la peur de la maladie et de l’hospitalisation. Pour opérer mon fils d’une simple appendicite, j’ai dû, en 1938, vendre la moitié de mon petit cheptel. »

« C’était une protection de misère, se souvient Roger Petit. Et encore ! c’était beaucoup plus de l’aumône pour nécessiteux. Peu de gens étaient assurés, les remboursements étaient dérisoires et contraignaient la plupart à l’absence de soins ou aux dettes. »

Fenêtre d’opportunité
C’est connu : dans les affres de la guerre, le Conseil National de la Résistance promet, en mars 1944, des « Jours heureux ». Avec notamment « un plan complet de Sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés ».
Mais la surprise, ce n’est pas ce beau programme. C’est qu’il soit partiellement appliqué.
Grâce au rapport de force.
À la Libération, la CGT affiche 5 millions d’adhérents – tandis que le patronat, sali par la collaboration, se fait très discret. Mieux, en octobre 1945, aux élections législatives, le Parti communiste recueille 28 % des suffrages, plus de cinq millions de voix. « Impossible, dira le général de Gaulle dans ses Mémoires, de ne pas entendre la voix profonde du peuple comme on entend la rumeur de la mer. »
Et c’est un ministre communiste, donc, Ambroise Croizat, qui va instaurer une Sécurité sociale... à laquelle le Parti était hostile quinze ans plus tôt ! Le chantier est immense : réunir 1 093 organismes privés en un système unique, cohérent, décentralisé, autour de 138 caisses primaire d’assurance maladie et de 113 caisses d’allocations familiales. Les obstacles ne manquent pas, confirme le cégétiste Henri Reynaud :

« Toutes les difficultés avaient été accumulées devant les nouveaux administrateurs, en majorité désignés par la CGT, pour que les nouvelles Caisses ne soient pas en mesure, à la date fixée, de se substituer sans dommage aux Caisses des Assurances sociales. »

Les compagnies d’assurances privées voient un marché leur échapper : elle multiplient leurs attaques. Avec des relais à l’Assemblée : le député MRP Viatte réclame « la remise en vigueur du principe abandonné le 4 octobre 1945 » : « Il est indispensable de rétablir d’urgence la pluralité des Caisses afin de satisfaire tous les groupements spirituels qui se sont vu spoliés par le nouveau système. »
Mais convaincu du soutien des masses, qu’il peut mobiliser, Ambroise Croizat menace à la tribune : « Le peuple de France n’attend pas. Il ne comprend pas les oppositions à un système qui soulagera sa misère et lui donnera pour la première fois de son histoire le droit légitime de se soigner, d’être tranquille, de vivre enfin dans la dignité. »

Des milliers de mains
Lui s’appuie sur la base pour intimider. Mais aussi pour construire : « La Sécu n’est pas qu’une affaire de lois et de décrets. Elle réclame vos mains ! Rien ne se fera sans vous », avait prévenu le ministre dans un meeting. Et des milliers de mains, oui, se mettent à l’ouvrage, comme le raconte un témoin :

« La Sécu s’est bâtie dans un enthousiasme indescriptible. C’était notre affaire, celle du peuple de France et nous savions qu’elle ressemblerait à tout ce que nous avions imaginé quand nous désespérions au fond des maquis. »

Roger Petit, ancien président de la CPAM de Chambéry confirme :

« Tout était à faire. Un travail de fou, mais l’enthousiasme aidait à gagner. Nous savions que chaque discussion faisait avancer ce à quoi nous avions tous rêvé. Une vraie protection sociale qui débarrasse enfin l’homme des angoisses du lendemain. Se soigner. Pouvoir se soigner sans restreindre, sans compter. Être tranquille socialement, oui, c’est ça... tranquille dans son devenir, dans son futur d’homme. Mais quelle énergie ! Il faudrait dire ces journées passées chez les assureurs privés pour leur arracher ce qui avait été pour eux une source de profits énormes. Ces congés passés à construire des locaux, parfois des modestes baraques de bois, construites planche par planche par les copains. Et tout cela dans un environnement de pressions terribles. Les médecins qui refusaient le conventionnement et la fixation des tarifs en hurlant à “l’étatisation” de la médecine. Les patrons qui n’acceptaient pas de siéger aux côtés de la CGT et nous renvoyaient à “la collectivisation” ou à “Moscou”. Ajoutez à cela la haine des notables de certaines mutuelles qui ne supportaient pas de perdre ce qu’ils appelaient leur “bien”, ou le manque cruel de personnel qui pensait que la Sécu n’allait être qu’un feu de paille... »

Pierre Laroque, premier directeur de la Sécurité sociale, est stupéfait par la rapidité : « Tout a fonctionné à partir de juillet 1946. En dix mois à peine, malgré les oppositions, nous avons pu construire cette énorme structure, alors que les Anglais n’ont pu mettre en application le Plan Beveridge, qui date de 1942, qu’en 1948. »
L’institution est construite, reste à la faire tourner. Non par des experts, des techniciens, des bureaucrates, mais par des « militants de la Sécu ». Roger Boudot, administrateur à Longwy :

« C’est progressivement que j’ai acquis mes compétences. Je suis d’abord dans mon usine. J’ai ma table de travail. (...) Les camarades viennent d’une manière anarchique. Ils se présentent : toc, toc, ils rentrent et puis on discute.
C’était beaucoup de cas et cela a duré beaucoup d’années. Je peux dire que j’étais en contact direct avec les 3 500 camarades de l’usine. Ensuite, je rentrais chez moi et ce n’était pas suffisant. Je demeurais juste en face de l’usine de Senelle. J’avais un contact avec les camarades qui avaient des difficultés des transport et, à dix heures du soir – à la sortie de l’usine – ils savaient que je n’étais pas au lit, alors ils venaient chez moi ! »

Il aura donc toutes ces volontés, mises bout à bout, tous ces errements de l’histoire, pour que je sois soigné. Merci à tous.

BIBLIOGRAPHIE
C’est dans Ambroise Croizat ou l’invention sociale, de Michel Etiévent (éditions GAP, 1999) qu’on a puisé le gros de ce papier.

On a aussi lu, parce qu’on n’est pas des feignasses :

René Boudot : le feu sacré. Un ouvrier chrétien du Pays-Haut, 1907-1990, Jean-Marie Moine, Éditions Serpenoise, 1997.
Marcel Paul, Ambroise Croizat : chemins croisés d’innovation sociale, Michel Etiévent, Éditions GAP, 2008.
De la charité médiévale à la Sécurité sociale, sous la direction d’André Gueslin et Pierre Guillaume, Éditions Ouvrières, 1992.
Du paupérisme à la Sécurité sociale 1850-1940, Henri Hatzfeld, Presses Universitaires de Nancy, 2004.
Montceau-les-Mines : un « laboratoire social » au XIXe siècle, Robert Beaubernard, Éditions de Civry, 1981.
Liberté, Égalité, Mutualité : mutualisme et syndicalisme 1852-1967, Michel Dreyfus,
Éditions de l’Atelier, 2001.

Voir en ligne : La Sociale, un chapitre du « Dictionnaire des conquêtes

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Publié le par "Citoyen 18"

 

Une des rames rénovées sur les Intercités de la ligne POLT

Une des rames rénovées sur les Intercités de la ligne POLT - SNCF

Faute de matériel neuf, promis pour 2020, les 26 rames Intercités en service sur la ligne Paris - Orléans - Limoges - Toulouse viennent d'être toutes rénovées. La SNCF promet plus de confort et de services à bord de ces wagons empruntés par 4.000 voyageurs chaque jour.

Vu de l'extérieur il n'y a aucun changement : ce sont toujours les mêmes wagons gris qui n'ont plus l'air tout jeunes. La différence se voit à l'intérieur. Nouveaux sièges, nouvelles couleurs et un peu plus d'espace et de luminosité. Chaque siège dispose aussi d'une prise électrique facilement accessible, en première comme en seconde classe. Ces changements ont été réclamés par les voyageurs consultés avant cette rénovation. Et ce n'est pas tout précise Jean Ghédira, directeur des intercités à la SNCF. "Ils nous ont dit qu'il y a beaucoup de tangage, beaucoup de roulis, donc on a travaillé sur les amortisseurs, pour diminuer d'environ 15% le tangage ressenti par les clients". Des poignées ont aussi été ajoutées au sommet des sièges, pour pouvoir s'accrocher quand on se déplace dans le train. La restauration à bord et les espaces réservés aux familles avec enfants ou aux personnes à mobilité réduite ont aussi été repensés.

Premier à priori positif pour les usagers:

Parmi les personnes invitées à la présentation de ces nouvelles rames il y avait des élus mais aussi des membres de la FNAUT, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports. Son représentant limousin, Jean-Louis Camus s'est dit satisfait "Il y a des commodités, les sièges sont confortables, l'ambiance est agréable". Il n'a toutefois pas manqué de souligner quelques détails perfectibles : "l'espace vélo c'est très bien mais le vélo électrique se développe et les prises limitées à  100 watts ne permettent pas le rechargement donc il faudrait qu'elles soient plus puissantes." Sur l'ensemble il trouve tout de même cette rénovation très bien et attend de voir comment ces rames vont se maintenir dans le temps. Il faudra effectivement faire avec au moins jusqu'en 2020, date annoncée récemment par le ministre des transports pour recevoir des trains vraiment neufs sur la ligne POLT.

La SNCF veut maintenir et même développer les dessertes sur la ligne POLT:

Lors de cette présentation de ces rames rénovées, qui circulent déjà, le directeur  des Intercités à la SNCF Intercités a aussi a tenu à rassurer sur l'avenir de cette ligne POLT. Malgré le rapport alarmant de la commission Duron qui préconisait de réduire le nombre de trains Intercités et de limiter les dessertes au delà de Brive en direction de Toulouse, il n'est sera rien selon Jean Ghédira. La SNCF souhaite maintenir la ligne en intégralité entre Paris et Toulouse et renforcer la desserte avec Brive où on passera de 6 à 9 arrêts par jour. Pour Limoges il y en aura toujours 10. Les intercités continueront également de s'arrêter à la gare de La Souterraine au même rythme qu'actuellement, soit 4 fois par jour. Jean Ghédira souligne d'ailleurs que c'est unedes rares gares de cette ligne où le trafic augmente, alors que sur l'ensemble du POLT, la fréquentation est en recul de 5%. Enfin, à partir de juillet, il y aura un nouvel arrêt en soirée en gare d'Uzerche, en Corrèze. Il s'agira d'une expérimentation qui avait été demandée de longue date par l'ancienne députée-maire de la commune Sophie Dessus. Ces orientations souhaitées par la SNCF restent quand même à confirmer. La décision finale reviendra au ministre des transports qui doit arbitrer fin juin ou début juillet sur l'avenir des Intercités. Il a toutefois indiqué récemment que la ligne POLT faisait partie des trois axes prioritaires.

Par Nathalie Col, France Bleu Creuse et France Bleu Limousin

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Médias

 

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  • Produits : 370 963 euros
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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

Soi disant que le pays allait mieux, que le chômage baissait, l’activité reprenait, les inégalités se résorbaient.

Eh bien non ; le chômage augmente toujours, les dividendes explosent, les plans sociaux continuent, il y a de plus en plus d’inégalités.

Soi disant que les cadeaux fiscaux aux entreprises allaient créer de l’emploi.

Eh bien non ; un emploi créé ou maintenu dans le cadre du CICE coûte entre 230 000 et 400 00 euros.

Soi disant que la loi Macron allait créer de l’emploi et de l’activité avec les bus et la simplification des Prud’hommes.

Eh bien non ; sur 5 compagnies de bus pour les nouvelles lignes de bus Macron, il n’en reste plus que 3. Les salariés qui désormais veulent saisir le CPH, doivent remplir un document de 9 à 13 pages.

Soi disant qu’il fallait moderniser les services publics, la Poste, l’EDF, la SNCF, l’Hôpital ...

Eh bien non ; ils sont tous dans un sale état, le service rendu au public est de plus en plus restreint.

La loi travail, ça va donner quoi ?

Pour la CGT, il va falloir se battre pied à pied sur les prétentions annoncées par le patronat dans de nombreux secteurs.

N’attendons pas de vérifier que la CGT avait une nouvelle fois raison.

La période qui s’ouvre avec les échéances à venir doit mobiliser tous et toutes les militants(es) pour faire entendre une autre voix que le discours ambiant.

Nous avons des revendications ! À nous de les faire exprimer haut et fort !

Par: Un citoyen en colere.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Dossier-Débat

À partir d'informations parues dans « Le Monde » daté du 5 octobre 2016

 « REPRENONS LE CONTRÔLE ! »

Mercredi 5 octobre, Theresa May, clôturant le congrès du parti conservateur à Birmingham, a rythmé son discours de références à la "souveraineté " et à l'"indépendance " retrouvées. Elle s'est dite porteuse d'" une vision ambitieuse pour la Grande-Bretagne après le Brexit " et d'un " plan optimiste " pour que le pays joue " un nouveau rôle dans le monde ", car " le monde a plus que jamais besoin d'une Grande-Bretagne mondiale ".

Soucieuse de signifier aux électeurs que leur message souverainiste du " Take back control" ( Reprenons le contrôle")( a été entendu, Mme  May a promis le vote au printemps 2017 d'une grande loi d'abrogation des lois européennes. 

" Nos lois ne seront pas faites à Bruxelles mais à Westminster ", a claironné la première ministre,  Les députés ont " mis entre les mains du peuple la décision sur le Brexit, " maintenant, c'est au gouvernement de continuer le travail ".
Certains ministres, comme celui du Brexit, David Davis, et celui du commerce international, Liam Fox, prônent une sortie de l'union douanière, seule voie à leurs yeux pour négocier des traités de libre-échange avec les pays du Commonwealth, qu'ils présentent comme de " fabuleuses opportunités ".

Par: Citoyen18

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

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Le Parlement wallon, seul sur le continent, s’est opposé au CETA, le traité de libre-échange avec le Canada. Et du coup, on lit dans les journaux que « la Wallonie bloque l’Europe ».

Mais non, au contraire : c’est la Wallonie qui fait avancer l’Europe.
Qui la fait avancer sur le chemin de la démocratie.
Car qu’on sonde les peuples sur ce CETA, et sur tous les autres traités du même genre : de Varsovie jusqu’à Madrid, de Copenhague jusqu’à Athènes, on en fera du papier pour se torcher.

Côté français, on a trouvé la solution.
Exemplairement démocratique.
« C’est trop facile de suivre les opinions publiques », alerte Emmanuel Macron. Bien sûr, on ne va pas faire voter le peuple : trop risqué.
Mais on ne va pas non plus faire voter l’Assemblée… ou du moins, pas avant les élections ! On verra ça après, dans un an, alors que le CETA sera déjà entériné.

Aussi, la Commission européenne adresse-t-elle un « ultimatum » à la Wallonie, qui « bloque » et « prend en otage » ce traité de libre-échange.
Résistez, wallons !

En votre honneur, nous qui militons plutôt pour une GPS, Grande Picardie Socialiste, qui irait de Paris jusqu’à Bruxelles, eh bien, nous retournons notre veste. Nous acceptons votre suprématie. Nous réclamons le rattachement de la France à la Wallonie !

Voir en ligne : Signez la pétition !

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

Revers dans le processus de ratification de l’accord de libre-échange avec le Canada : les 28 ministres du commerce réunis mardi à Luxembourg n’ont pas pu donner leur feu vert.

La mise en garde avait marqué les esprits à Bruxelles. Si les Européens ne parviennent pas à ratifier le CETA, l’accord de libre-échange avec le Canada, c’est l’ensemble de la politique commerciale de l’UE qui se trouvera « à deux doigts de s'effondrer », avait prévenu cet été Jean-Luc Demarty, le patron de la « DG trade », les services de la Commission spécialisés dans les questions commerciales. L’exécutif européen en est persuadé – et Édouard Bourcieu, l’un de ses représentants en France, l’a encore répété dans le débat organisé par Mediapart : le CETA est le meilleur accord que la Commission ait jamais négocié.

Il faut garder ces propos en tête pour comprendre l’importance de ce qui s’est joué mardi à Luxembourg. Les ministres du commerce extérieur des 28 devaient se voir pour donner leur feu vert au CETA, à l’approche d’un éventuel sommet UE-Canada le 27 octobre, en présence du premier ministre canadien Justin Trudeau. Leur feu vert devait être la première étape d’un long processus de ratification (il reste ensuite aux chefs d’État et de gouvernement, puis au Parlement européen, et enfin aux parlements nationaux, de se prononcer). Mais les ministres ont choisi de reporter leur décision, confrontés à un blocage de la Belgique. Or, l'unanimité des 28 est nécessaire.

« Nous ne sommes pas tout à fait arrivés au bout », a reconnu la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, dès son arrivée à Luxembourg mardi. Mais la Suédoise s’est dite confiante dans la signature d’une déclaration politique avec le Canada, le 27 octobre. « Je suis une optimiste née et je pense que nous allons y arriver », a-t-elle poursuivi, convaincue qu’une entrée en vigueur provisoire du CETA d’ici à la fin de l’année reste possible. Le dossier est désormais renvoyé au sommet européen, qui réunira les chefs d'État et de gouvernement, jeudi soir et vendredi, dans la capitale belge. « Il doit y avoir un accord vendredi […]. Nos amis canadiens ont besoin de savoir s'ils doivent réserver leurs billets ou pas. »

La Belgique est un système fédéral. Son gouvernement (une coalition de partis de droite) ne peut se prononcer seul sur ce genre de décisions commerciales. Il doit disposer du feu vert de ses parlements régionaux, dont celui de la Wallonie, cette région du sud de la Belgique, francophone (3,6 millions d'habitants) et où le PS (dans l'opposition au fédéral, donc) est au pouvoir.

Le veto wallon n’est pas une nouveauté. Le parlement de la Wallonie avait déjà voté une résolution contre le CETA en avril 2016. À l’époque, certains États, dont l’Autriche, se montraient eux aussi réticents à signer le texte. Mais une « déclaration interprétative », ajoutée in extremis par Bruxelles et Ottawa aux 1 600 pages du texte déjà négocié, avait suffi à rassurer le gouvernement à Vienne (et les sociaux-démocrates allemands du SPD).

Les Wallons, eux, y sont restés opposés. Ils l’ont confirmé lors d’un vote vendredi dernier, où tous les partis de l’hémicycle ont voté contre, à l’exception du MR (la formation de droite francophone de l’actuel premier ministre de la Belgique, Charles Michel). Un autre parlement belge, celui de la fédération Wallonie-Bruxelles (où siègent de nombreux députés wallons), s'est également prononcé contre. Le socialiste Paul Magnette, aux commandes de la Wallonie, réclame en particulier des garanties supplémentaires sur le statut juridique de cette « déclaration interprétative ». Magnette, qui joue gros dans l'affaire, s'est rendu vendredi à Paris en vue de parler du CETA avec François Hollande, pour tenter de débloquer le dossier.

Des réunions d’urgence se sont tenues à Bruxelles dimanche, entre représentants de la Wallonie, du gouvernement belge et de la commissaire au commerce Cecilia Malmström. Des garanties ont été apportées par la Commission, fait savoir l’exécutif européen. Mais la Wallonie a exigé davantage de temps pour les examiner. « Nous aurons besoin de plusieurs jours, et sans doute d’autres réunions techniques, après celles de ce week-end, avant de nous prononcer. Et c’est le Parlement qui aura le dernier mot », a résumé dimanche Magnette qui, depuis le départ, précise que le veto de la Wallonie « n’est pas un veto définitif ou un enterrement ».

« Nous faisons l'objet de très nombreuses pressions, parfois même, ces dernières heures, de menaces à peine voilées […]. Et pourtant, nous continuons à tenir notre cap », a déclaré Magnette. « Mon plus profond espoir, c'est que nous arrivions à convaincre la Commission que nos demandes sont légitimes […]. Si nous n'y arrivons pas, s'il faut annuler un sommet entre l'UE et le Canada, je le regretterai […] mais en politique, à certains moments, il y a des moments de vérité, il y a des moments où des débats qui travaillent nos sociétés pendant des mois et des années se cristallisent sur un objet. Et nous en sommes là », a-t-il ajouté.

L'imbroglio belge sur le CETA pourrait relancer les tensions entre le Nord flamand et le Sud wallon du royaume de Belgique. Les principaux partis flamands, dont la N-VA (droite nationaliste), le CD&V (les chrétiens-démocrates) et l’Open VLD (les libéraux, autrefois dirigés par Guy Verhofstadt), tous très allants sur les questions de libre-échange, ont du mal à comprendre le blocage de la Wallonie. Ils rappellent aussi qu’Elio Di Rupo, l’actuel patron du PS francophone, devenu l’un des principaux adversaires du CETA, ne s’était jamais opposé à ce texte du temps où il était premier ministre du royaume (2011-2014). Le même Di Rupo s'est plaint, dans un entretien au quotidien belge francophone L'Écho mardi, que « la Wallonie a été snobée par la Commission européenne qui n'a jamais daigné lui répondre ». Ce à quoi la Commission, de son côté, répond qu'aucune question n'a été posée à Cecilia Malmström, lorsqu'elle s'est rendue au parlement wallon pour débattre du CETA avec les élus locaux, en début d'année.

Désormais, c’est tout le calendrier de ratification du CETA qui se trouve désormais écrit en pointillés. Après un éventuel feu vert des capitales (et d’Ottawa) lors du sommet européen de la fin de semaine, le texte partira en débat au Parlement européen. En cas de validation, il y aura une entrée en vigueur provisoire du texte, portant sur les chapitres du traité qui concernent uniquement les compétences communautaires (la majorité du texte). Il restera ensuite aux chambres nationales des 28 de se prononcer, pour l’entrée en vigueur de l’ensemble du CETA – ce qui devrait intervenir courant 2017 et 2018, selon le calendrier officiel.

L'eurodéputé Les Républicains Franck Proust « regrette » ce report et dénonce un « blocage politique » par la Wallonie : « Arrêtons les rumeurs et la diffamation autour de cet accord, parlons des éléments factuels. » De son côté, l'élu écolo Yannick Jadot applaudit : « Les chefs d’État et de gouvernement doivent à présent laisser le temps d’un débat citoyen. » C'est « une première victoire », selon Jean-Luc Mélenchon, l'eurodéputé du Parti de gauche. « La détermination des parlementaires wallons est un exemple dont nous espérons qu'il sera suivi par d'autres parlements d'Europe, à commencer par celui de France », a réagi de son côté Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac.

Ce n’est pas la fin du CETA. Mais l’édifice tremble. Et avec lui, la vingtaine d’accords de libre-échange en cours de négociation par l’UE, dont le fameux TAFTA, ou TTIP, en chantier avec les États-Unis (et d’autres avec le Japon, le Vietnam ou le Mexique…). Quel que soit l’endroit d’où on le regarde ces temps-ci, le projet européen continue de se défaire.

Par Ludovic Lamant

 

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La ministre du Travail Myriam El Khomri le 19 octobre 2016 à l'Assemblée nationale
 

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La Chine et l'Afrique : l'Ethiopie sur les rails
La Chine et l'Afrique : l'Ethiopie sur les railsLa Chine et l'Afrique : l'Ethiopie sur les rails

 

Ethiopie: inauguration d'un train chinois pour relier Addis Abeba à Djibouti.

Après quatre ans de travaux, l'Ethiopie a inauguré mercredi une ligne ferroviaire entre Addis Abeba et Djibouti, financée et construite par la Chine, avec pour ambition de désenclaver l'économie éthiopienne et doper les échanges avec le voisin djiboutien.

La cérémonie a eu lieu à la gare nouvellement construite de Feri-Labu, à environ 20 km du centre d'Addis, en présence d'une large délégation chinoise, du Premier ministre éthiopien Halemariam Desalegn et du président djiboutien Ismaël Omar Guelleh.

Les deux chefs d'Etat ont dévoilé une plaque dans la gare, avant de faire une brève visite à l'intérieur du train, où du personnel chinois en livrée les a accueillis.

Le président djiboutien a salué le "lien historique" qui unit les deux pays. M. Desalegn a estimé que cette ligne ferroviaire "accélérerait la croissance de l'industrie manufacturière" éthiopienne, tout en donnant des "opportunités d'emplois" aux Ethiopiens.

Cette ligne de 750 km, qui ne sera pleinement opérationnelle que dans un mois, doit permettre de relier la capitale éthiopienne au port de Djibouti, qui donne sur la mer Rouge, en une dizaine d'heures à peine, contre un trajet de plusieurs jours par la route.

Elle enterre définitivement l'ancien chemin de fer franco-éthiopien mis en service en 1917 et qui fonctionnait encore laborieusement sur le tronçon entre Dire Dawa (nord-est de l'Ethiopie) et Djibouti, au prix d?une lenteur proverbiale et de fréquents déraillements.

Le gain de temps est considérable, alors que 1.500 camions empruntent chaque jour cette route surchargée et mal entretenue, sur laquelle transitent près de 90% des importations éthiopiennes.

- Technologie chinoise -

Et ce chiffre ne cesse d'augmenter à mesure que l'Ethiopie, pays enclavé sans accès à la mer, se développe. L'Ethiopie avait la plus forte croissance économique au monde en 2015 (10,2%), mais celle-ci pourrait chuter à 4,5% en 2016 en raison d'une forte sécheresse, selon le Fonds monétaire international.

"Ce train représente un changement majeur. L'Ethiopie est l'une des économies les plus dynamiques d?Afrique. La connexion avec les ports (de Djibouti) va booster notre économie et accélérer notre croissance", assure Mekonnen Getachew, le responsable du projet pour la Compagnie ferroviaire éthiopienne (ERC).

C'est aussi l'avis de Tingrit Worku, un importateur éthiopien. "On est très excité. En ce moment, l'un des plus grands problèmes, c'est qu'il y a beaucoup d'aide alimentaire au port de Djibouti. Elle a priorité sur le reste et on a du mal à sortir nos cargaisons. Si le train peut les prendre, ça va être un gros soulagement."

Le discours est le même chez Zhang Huarong, président de la société chinoise Huaajian, qui exporte via Djibouti chaque mois trois millions de chaussures fabriquées en Ethiopie, principalement vers les Etats-Unis et l'Europe.

"Nous espérons que ce train réduira les efforts logistiques et réduira les coûts. Nous sommes très optimistes", assure-t-il.

La nouvelle ligne se veut aussi une vitrine de la technologie chinoise sur le continent. Les 3,4 milliards de dollars d'investissement ont été financés à 70% par la banque chinoise Exim Bank. Deux sociétés chinoises, China Railway Group et China Civil Engineering Construction Corporation se sont partagé la construction.

- Vers une ligne transafricaine d'Est en Ouest -

"C'est le premier train électrifié de gabarit standard sur le continent construit selon les normes chinoises et avec la technologie chinoise, et ce ne sera certainement pas le dernier. Beaucoup de monde devrait en tirer parti", a déclaré dans un communiqué l'ambassadeur chinois en Ethiopie, La Yifan.

Ismaël Omar Guelleh a d'ailleurs salué lors de la cérémonie le rôle de la Chine, un partenaire "qui nous a épaulés et a été essentiel dans la transformation structurelle" de la région.

L'inauguration sera suivie par une période test de trois mois, lors de laquelle le train ne transportera pas de passagers, mais seulement des marchandises.

Ce train Addis-Djibouti est la première étape d'un vaste réseau ferroviaire. L'Ethiopie entend construire 5.000 km de voies ferrées d'ici à 2020.

L'objectif est de connecter cette ligne avec le Soudan via Mekele (nord), le Kenya via Moyale (sud), et le Soudan du Sud via Gambella (ouest).

A plus long terme, ce train doit être le point de départ d'une ligne ferroviaire transafricaine qui traversera le continent d? Est en Ouest, de la mer Rouge à l'océan Atlantique, dans le golfe de Guinée.

Ce trajet serait bien plus direct que le contournement du continent en bateau, qui prend trois semaines. Mais cette ambition est encore lointaine, puisque le tracé passerait par des pays en crise comme le Soudan du Sud et la Centrafrique.

Par: Jean Lévy

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Publié dans : #Dossier-Débat

Je n'oublie pas qu'il y a quelque mois des manifestants contre la Loi Travail étaient gazés, matraqués, envoyés à l'hôpital, blessés et arrêtés.

Généralement je soutiens tous les fonctionnaires lorsqu'ils sont en lutte, ici leurs revendications sont celles de beaucoup de salariés : Meilleures conditions de travail, augmentations des effectifs, des indemnités, etc. mais où étaient-ils lorsque l'on manifestaient contre la casse du code du travail ?

Ils nous tapaient dessus ! et quel est ce slogan "Francs Maçons, en prison !" scandait pas ces "policiers en colère" ?

Moi j'ai du mal a rejoindre ce combat, ces "policiers en colère", qui laissent planer un petit air de 6 février 1934.

Et pourtant la manipulation continue.

L'un des porte-paroles autoproclamés des policiers en colères ne ferait plus partie des effectifs de la police depuis 2014 et serait proche du Front national et du Rassemblement Bleu Marine, selon le site Internet du Point.

«Moi je suis prêt à me sacrifier pour tout le monde parce qu'on ne nous écoute pas». Et de réclamer la démission de Jean-Marc Falcone, le patron de la police judiciaire. L'homme, qui ne se revendique d'aucun syndicat, se serait même entretenu avec un membre du ministère de l'Intérieur pour organiser un entretien avec Bernard Cazeneuve...

Sauf que ce porte-parole improvisé ne fait plus partie des effectifs de la police depuis 2014, révèle «Le Point» ce vendredi. Rodolphe Schwartz, 30 ans, est un ancien adjoint de sécurité (ADS) du commissariat du 19e arrondissement de Paris. Autrement dit, il était un agent contractuel de la police nationale. Les ADS ont des contrats de 3 ans, renouvelables une fois. Après quoi, ils doivent passer des concours pour entrer officiellement dans les rangs de la police. Rodolphe Schwartz a échoué plusieurs fois au concours de gardien de la paix, révèle le magazine. L'ancien ADS serait désormais employé chez Carrefour. 

Par: l'AFP.

 

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