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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Histoire

Leila Shahid, ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l'Union européenne, a jugé Shimon Peres "décevant pour les partisans de la paix palestiniens mais aussi israéliens". L'ancien premier Ministre israélien est mort mercredi 28 septembre à l'âge de 93 ans.

 
Leila Shahid : "Pour les Palestiniens, Shimon Peres restera l'homme qui n'a pas mis en œuvre les accords d'Oslo"
 
L'ancien premier ministre d'Israël et prix Nobel de la paix, Shimon Peres, est mort mercredi 28 septembre à l'âge de 93 ans, deux semaines après avoir été victime d'une attaque cérébrale. Leila Shahid, ancienne déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France et ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l'Union européenne, a estimé sur franceinfo que "pour les Palestiniens, il restera l'homme qui n'a pas mis en œuvre les accords d'Oslo."

franceinfo : Avez-vous le sentiment qu'il y a eu deux Shimon Peres?

Leila Shahid : Oui, je dirais qu'il y a eu plusieurs Shimon Peres. L'homme qui a eu l'image respectable, cosmopolite, internationaliste et plutôt laïc d'Israël. Il y a eu plusieurs personnages parce que, comme tous les grands hommes politiques, il était complexe. Mais, pour les Palestiniens, il restera l'homme qui n'a pas mis en œuvre les accords d'Oslo, celui qui n'a pas su succéder à Yitzhak Rabin après son assassinat, celui qui a d'ailleurs perdu les élections face à Netanyahu et, pour cette raison-là, il a été décevant pour les partisans de la paix palestiniens mais aussi israéliens. Et puis surtout, l'homme qui a, au lieu de continuer à défendre le parti travailliste, a choisi d'aller avec Ariel Sharon.

Le dernier fondateur de l'Etat d'Israël a disparu. Pensez-vous que seuls les fondateurs avaient peut-être la capacité de faire la paix et que la "génération héritage" n'en a pas la capacité ?

Non ce n'est pas seulement cela. La société israélienne a changé, pas seulement les dirigeants. On est passés d'une société à majorité laïque, pionnière qui fondait un Etat qu'elle pensait être la protection ultime du peuple juif dans le monde, à un Etat qui est fait de religieux, fanatiques, nationalistes, dirigés par des racistes, fiers de l'être comme monsieur Lieberman qui est aujourd'hui ministre de la Défense. La société a changé, la Knesset a changé. C'est pour cela que c'est extrêmement tragique et que nous devons juger le legs de Shimon Peres à la lumière de sa trajectoire politique et historique. Je le juge assez sévèrement malheureusement.
 
Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
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La dernière œuvre de Macron, avant sa sortie du gouvernement socialiste, est l’entrée dans le capital de Réseau Transport Electricité (RTE) de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et la Caisse nationale de Prévoyance (CNP). Le prétexte en est : Une manière d’aider EDF à financer des investissements colossaux…

Cette opération fait partie d’un plan du gouvernement de cession d’actifs des entreprises publiques au capital privé.

Cette décision conduit à la désintégration du modèle industriel choisi en France (en 1946 dans le cadre de la reconstruction et du programme du Conseil National de la Résistance) qui intégrait l’ensemble des activités en une seule entreprise nationale (EDF et GDF).

EDF, dans la ligne des directives européennes sur l’ouverture des marchés au capital privé, a transformé sa direction transport en filiale (RTE) et après quelques étapes intermédiaire, a constitué une deuxième filiale pour la distribution (transport basse tension) ERDF, rebaptisée dernièrement Enedis afin que son appellation ne fasse pas plus penser du tout à EDF (exigence de la Commission de régulation de l’électricité).

Un certain nombre de mécanismes a été adopté afin que les deux filiales bénéficient d’une certaine autonomie par rapport à la maison mère. Rappelons que RTE et ERDF sont au service de tous les concurrents d’EDF dont ils acheminent les productions de manière non discriminatoire.

En décembre 2010, EDF a alloué la moitié du capital de RTE à son fonds d’actifs dédies au démantèlement des centrales nucléaires. Depuis 2013, toujours conformément à la législation, EDF Invest, une filiale qui gère des actifs dédiés aux démantèlements des centrales nucléaires, est créée et récupère donc 50% du capital de RTE (valeur inscrite : 2,5 milliards d'euros). Le travail d’EDF Invest consiste à investir pour, le moment venu, récupérer des fonds qui financeront le démantèlement. Ainsi, EDF Invest investit aussi bien dans la pierre, que dans l’industrie. On l’a vu notamment concourir pour la privatisation de l’aéroport de Toulouse. On notera que dans la logique d’EDF Invest, la moitié du capital de RTE est donc à terme à vendre.

Les rumeurs de ventes de RTE par EDF courent depuis 2013. Cependant, la loi française, telle qu’elle est rédigée aujourd’hui, exige que les actionnaires de RTE soient publics. Donc la vente d’une partie du capital de RTE ne peut aujourd’hui que se traduire par un transfert entre deux entités publiques.

EDF a un besoin pressant de fonds car elle va engager la construction d’une centrale au Royaume-Uni et doit procéder à de lourds investissements de maintenance sur le parc des centrales nucléaires françaises (une cinquantaine de milliards sur les 10 ans à venir). L’Etat accorde une augmentation de capital de 3 milliards d'euros à EDF (à comparer aux 20 milliards d'euros de dividendes versés depuis le changement de statut de l’entreprise en société anonyme), plus 1 milliard de souscription ouvert à des investisseurs privés.

Il autorise également EDF à vendre la moitié du capital (en fait 49,9%) de RTE et autorise la CDC et la CNP à l’acquérir pour la modique somme de 4,2 milliards d'euros. Un prix de vente avec bonus car pour rappel, les 50% de RTE placés dans les actifs dédiés sont valorisés à 2,5 milliards d'euros. Ainsi selon le moment, le RTE vaut 5 milliards d'euros ou 8,5 milliards d'euros miracle de la valeur du capitalisme d’Etat !

Donc l’Etat permet au total à EDF de récupérer environ 7 milliards d'euros dont 3 milliards d'euros qui sont payés finalement directement par les contribuables. Sans le projet de la centrale nucléaire anglaise, dont le coût était estimé à 14 milliards d'euros en 2013 et trois ans plus tard à 25 milliards d'euros (les deux tiers payés par EDF soit environ 17 milliards d'euros), cette gymnastique financière publique eut été inutile. D’ailleurs, les montants ainsi récupérés ne sont pas suffisants et EDF envisage aussi de vendre des filiales européennes.

Au final, cette opération achève de détacher RTE d’EDF. Une évolution semblable n’est pas à exclure pour ENEDIS (ERDF). Ce démantèlement, cette privatisation n'ont d'autre objectif que d'ouvrir de nouveaux champs de profits et d'accumulation au capital sous la houlette de l’État qui est celui du système capitaliste.

UNE SOLUTION : reprendre aux multinationales capitalistes le pouvoir économique et financier. C’est urgent en ce qui concerne l’énergie. Ce qui se passe aujourd’hui avec EDF et le réseau de transport d’électricité le démontre une fois de plus.

Par: El Diablo le Rouge.

SOURCE:

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe

L’élection du Parlement de Berlin, dimanche, est marquée par l’arrivée du nouveau parti d’extrême droite AfD. Mais ce scrutin voit surtout l’emporter une union de la gauche réunissant le SPD, les Verts et Die Linke. Un test pour ceux qui veulent battre Merkel en 2017.est un nouveau revers électoral pour Angela Merkel. Son parti, la CDU, essuie une sévère défaite à Berlin, à l'occasion des élections régionales du Land: avec 17,6% des voix, il réalise son plus mauvais score depuis la réunification allemande. Le parti d'extrême droite AfD fait son entrée au Parlement régional avec 14,2% des voix, réalisant un score inespéré. Le SPD reste la première force politique avec 21,6% des voix (en recul de plus de six points par rapport à 2011). La surprise est venue de die Linke qui fait un meilleur score que les Verts: 15,6 % contre 15,2 %. Le maire sortant Michael Müller devrait construire sans difficulté une coalition des gauches avec die Linke et les Verts, mettant fin à la précédente alliance passée avec la CDU pour gouverner la ville. Ci-dessous l'article de notre correspodant sur les enjeux de cette élection (lire également notre boîte noire).

« Berlin doit envoyer un message au monde. À l’époque des Trump, des Orban, des Le Pen, des Hofer et autres agitateurs de droite, Berlin doit voter pour la liberté », a proclamé le maire de la capitale allemande Michael Müller (social-démocrate, SPD), dans un appel vibrant publié juste avant le scrutin de dimanche. Cet appel va-t-il mobiliser l’électorat de celui qui est en même temps ministre-président du Land de Berlin ? Ou au contraire renforcer la conviction des électeurs potentiels de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le parti d’extrême droite qui monte ? Michael Müller a en tout cas du mal à masquer sa nervosité. Car comme dans les Länder de Saxe-Anhalt et, il y a deux semaines, du Mecklenburg-Vorpommern, l’AfD va assurément faire une entrée remarquée sur l’échiquier politique du Land.

 

Michael Müller, le maire SPD sortant de Berlin, et son adversaire de l'AfD, Georg Pazderski. © Reuters Michael Müller, le maire SPD sortant de Berlin, et son adversaire de l'AfD, Georg Pazderski. © Reuters

 

À Berlin, métropole « multikulti » par excellence, l’AfD affiche un profil le plus politiquement correct possible. Sa tête de liste Georg Pazderski, ancien colonel de la Bundeswehr qui a fini sa carrière militaire à l’OTAN, combat l’islam politique mais assure qu’il admire les musulmans « parce qu’ils placent la famille au centre de leur système de valeurs ». Même à Kreuzberg, quartier sans espoir pour la droite, l’AfD a réussi à se présenter avec Sibylle Schmidt, fonctionnaire sociale-démocrate pendant des années, passée à l’AfD par crainte panique de « l’invasion étrangère ». Par ailleurs, le nouveau parti d’extrême droite, partisan d’un abandon immédiat des sanctions économiques contre la Russie de Poutine, courtise agressivement les 300 000 Allemands d’origine russe installés à Berlin.

« Müller ne devrait quand même pas accorder trop d’attention aux extrêmes. Il est resté populaire et son bilan est globalement positif. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de savoir ce que le SPD pense de l’AfD mais ce qu’il veut faire pour aider l’économie locale », juge pour sa part l’entrepreneur en BTP Udo Jahnke. Berlin aligne en effet quelques bons chiffres.

L’économie locale a renoué avec la croissance (9 % entre 2010 à 2015) et le chômage (9,7 %) a été divisé par deux en dix ans. Les comptes de la ville sont redevenus excédentaires. Ainsi l’énorme dette municipale a pu repasser, pour la première fois, sous la barre des 60 milliards d’euros. « Le tourisme explose et la création d’entreprises, notamment les start-up technologiques, se porte bien. 100 000 emplois ont été créés ces cinq dernières années et une partie de l’excédent budgétaire est désormais réinvesti. Il y a vraiment des raisons d’espérer », estime M. Jahnke.

Mais les remèdes qui ont permis de remettre les finances de la ville dans le vert, ont aussi eu de graves effets secondaires. « Le Sénat a mené une politique d’austérité sans précédent », fait remarquer Cecilia, une enseignante de Berlin-Ouest. « Dans mon école, les salles de classe viennent d’être rénovées. Et là où il y avait deux pièces, ils en ont fait trois. Pourquoi ? Parce que l’objectif véritable est de fermer l’école voisine et de regrouper les deux établissements pour n’en faire qu’un ! Avec plus d’élèves pour moins de profs », s’emporte-t-elle.

Parallèlement à une politique de sous-investissement généralisée pendant des années, Berlin a aussi privatisé son immense parc de logements au profit de gros investisseurs. Aujourd’hui, ceux-ci en ont rénové et revendu une partie en version luxe et la proportion de logements sociaux s’est effondrée. Or, 40 000 personnes s’installent chaque année à Berlin, et la capitale allemande reste une ville de locataires (85 %) qui ont de plus en plus de mal à payer des loyers qui explosent.

De même, l’administration publique, où les effectifs et les salaires ont été constamment abaissés, est en plein naufrage. « Pour obtenir une carte d’identité ou un autre papier, il n’est plus possible de se rendre spontanément au service correspondant pour déposer sa demande. Il faut obligatoirement prendre un rendez-vous par internet, pour dans un ou deux mois ! », s’indigne Irène. Ces derniers mois, Berlin a enfin fait la une des médias nationaux pour sa gestion catastrophique de l’accueil des réfugiés. La ville en a accueilli environ 100 000 en un an. Mais il a fallu des mois avant que la municipalité soit capable de répartir les compétences et de mobiliser suffisamment de personnel. « Si nous n’avions pas eu un élan de solidarité dans la population, il y aurait eu certainement des morts », estime Bernd Mesovic, vice-président de l’ONG d’aide aux réfugiés Pro Asyl. 

En dépit de ce bilan, le parti social-démocrate est en tête avec 23 % des intentions de vote. Michael Müller devrait conserver son poste. En revanche, selon toute vraisemblance, la grande coalition construite avec les conservateurs en 2011 va éclater. Le pâle Frank Henkel, leader des chrétiens-démocrates berlinois, n’a jamais réussi à se démarquer. Il souffre aussi de la concurrence de l’AfD qui pioche abondamment dans son réservoir d’électeurs et réduit la marge de manœuvre de tous les partis. La coalition gagnante la plus probable qui pourrait sortir des urnes dimanche est en fait une alliance à gauche, réunissant le SPD, les écologistes et Die Linke.

 

 

Par Thomas Schnee et MEDIAPART.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #JLM2017
Un moment d'échange apprécié avec Jean-Luc Mélenchon, il y a une dizaine de jours, à la Fête de l'Humanité. (source : la Nouvelle République)

Un moment d'échange apprécié avec Jean-Luc Mélenchon, il y a une dizaine de jours, à la Fête de l'Humanité. (source : la Nouvelle République)

Bruno Bonin, secrétaire départemental du PC, incarne un communisme qui ne renie pas ses origines mais s’émancipe de bien des clichés. Entretien.

 

Quelle définition donnez-vous du Parti communiste d'aujourd'hui ?

Bruno Bonin.« C'est une force d'attraction de toutes les contestations sociales, des colères aussi afin de les transformer politiquement. Quand je parle des colères, ce sont celles que les gens n'expriment pas forcément, que l'on doit aborder bien évidemment dans le calme mais avec détermination. Prenez l'exemple des privatisations, l'abandon de pans entiers du public pour le donner au privé : est-ce que le quotidien des gens s'est pour autant amélioré ? Le libéralisme économique conduit à une impasse. »

Le PC des Deux-Sèvres s'est singularisé en validant, très tôt, la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2017. Pourquoi ?

« Pour mémoire, en 2012, le Parti communiste, unanime, l'a choisi parce que c'était le meilleur d'entre nous, quelqu'un qui, toujours pour mémoire, prône l'humain d'abord. Je ne vois pas pourquoi, alors qu'il est resté le même, on ne le soutiendrait pas pour 2017. Parce qu'il s'est autoproclamé ? C'est faux. Parce qu'on dit que c'est un homme seul ? C'est tout aussi faux. Je le précise, je ne fais pas de Mélanchonmania mais, comme lui, nous appelons la VIe République de tous nos vœux, nous appelons à sortir du système antidémocratique, ce corset que nous impose l'Europe. »

Le PC est de toutes les manifestations. Descendre dans la rue est-il toujours un bon moyen pour se faire entendre ?

« On n'a jamais trouvé mieux. Il y a eu le Front populaire en 36, mai 68, 95, le CPE, autant d'exemples probants. Descendre dans la rue, c'est vouloir avoir en face de soi une oreille attentive et quand elle ne l'est plus, elle perd. »

Vous étiez récemment au rendez-vous de la Fête de l'Humanité. Qu'allez-vous y chercher chaque année ?

« Voilà bientôt vingt ans que je milite au sein du Parti communiste et c'est un rendez-vous incontournable. J'y vais chercher de la ressource, des idées, un enrichissement personnel, de la fraternité à l'état pur. Mes camarades et moi, quand on revient, on est regonflé ! »

Vous parlez « d'enrichissement personnel » en allant à La Courneuve. Donnez-nous un exemple.

« Parmi les invités du monde, il y avait, cette année, une délégation du Kurdistan qui doit se battre pour sa propre identité et qui, dans le même temps, se bat contre Daesh. Dans un contexte de guerre permanente, de tiraillement perpétuel, alors qu'ils pourraient vraiment penser à autre chose, ils font de l'égalité homme-femme l'une de leurs priorités et ils sont très en avance sur nous. J'ai pu échanger avec eux et mesurer toute leur détermination. Un grand moment. »

Un regret ?

« Oui, mais il n'est pas du tout lié à la Fête de l'Huma. Nous sommes en 2016, quatre-vingts ans après le Front populaire et ses importantes avancées sociales, de la liberté syndicale à la semaine de 40 heures en passant par les congés payés. C'est un anniversaire qui est passé totalement inaperçu et j'ai du mal autant à le comprendre qu'à l'accepter. »

Propos recueillis par Philippe Barbotte

SOURCE:

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco
RETRAITÉS : les raisons de la COLÈRE

Le gouvernement semble avoir décidé qu’il n’y aurait pas d’augmentation des pensions au 1er octobre, prétextant de faible taux d’inflation. Il oublie de préciser que les pensions ont pris un retard certain depuis plusieurs années. C’est la principale raison de l’Appel des 9 organisations de retraités à manifester le 29 septembre 2106.
Depuis 2013 l’indice des prix INSEE, hors tabacs est passé de 124,48 en février 2013 à 126,27 fin septembre 2015. En toute logique la revalorisation des pensions aurait dû être de 1,4 % au 1er octobre 2015. Or chacun s’en souvient et a pu le constater avec colère, elle n’a été que de 0,1 % ! C’est-à-dire en violation des textes en vigueur.
Depuis 2013 le gouvernement n’a cessé de modifier le dispositif de revalorisation des pensions. Cela commencé par le report du 1er avril au 1er octobre la date de revalorisation annuelle. Mais en reportant aussi la revalorisation que lui-même avait prévue au 1er octobre 2014 au…1er octobre 2015.
Selon le Code la Sécurité Sociale (article L 161-23-1), l’augmentation devait être de 0,9 % au 1er octobre 2015 et non pas 0,1 %. Mais il n’a pas hésité à violer ses propres textes : il « appliqué » au 1er octobre 2015 la loi de finances du 29 décembre 2015, qui modifiait le mode calcul, alors que cette loi ne devait s’appliquer qu’au 1er janvier 2016 !
Selon les nouvelles règles de calcul introduites par la loi de décembre 2015, qui prend en considération le taux d’inflation, la revalorisation devrait être, à tout le moins, maintenue au 1er octobre 2016, même si l’inflation constatée est négative. Mais il n’en reste pas moins que la revalorisation en octobre 2015 aurait dû être de 0,9 % et non de 0,1 %.
Les pensions en retard de 0,9 % sur les prix depuis 2013
En application du Code la Sécurité Sociale, si l’on prend en compte la période du 1er avril 2013 au 1er octobre 2016, la revalorisation des pensions devrait être de 1,1 %. Si l’on retire les 0,1 % « généreusement » accordée au 1er octobre 2016, le gouvernement doit fixer la revalorisation à 1 % au 1er octobre 2016.
Le Medef a obtenu tout ce qu’il réclamait en promettant la création d’emplois qu’il a été incapable d’honorer. Le gouvernement n’en a pas moins maintenu les cadeaux promis au patronat, alors que les suppressions d’emplois se poursuivent de plus belle. Alstom étant le dernier exemple scandaleux en date.
Le gouvernement osera-t-il priver les retraité-e-s de la revalorisation légitime de leurs pensions ? Les retraité-e-s doivent se faire entendre le 29 septembre et répondre nombreux à l’Appel de la quasi-totalité des organisations de retraité-e-s.

 

Plus d'infos : http://www.ucr.cgt.fr/

 

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Publié dans : #Humeurs

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Histoire

Ils s'appelaient Humberto Baena, José Luis Sánchez-Bravo Solla, Ramón García Sanz, Juan Paredes (Txiki), Ángel Otaegi Etxeberria, ils étaient communistes, antifascistes (Frente Revolucionario Antifascista y Patriota et de l'ETA politiko-militarra), ils furent condamnés à mort et exécutés le le 27 de Septembre 1975.

 
 
Il y a 41 ans, les dernières victimes du franquisme
 
 
 
Par: Nicolas MAURY.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

Dans un entretien à Mediapart, Manuela Carmena revient sur sa première année de gestion « pour tous » de la capitale espagnole, se moque de la « vieille politique » et analyse le blocage politique en Espagne : « Nous avons déjà réussi quelque chose d’important, la fin du bipartisme. » Pour l’ex-juge devenue l’une des figures du renouveau espagnol, la réponse au marasme de l’Europe viendra des grandes villes du continent.i Pablo Iglesias et sa coalition Unidos Podemos n’y sont pas encore parvenus, elle y est arrivée : Manuela Carmena a pris le pouvoir l'an dernier, portée par la plateforme citoyenne Ahora Madrid. Elle dirige depuis l’été 2015 la capitale de l’Espagne, et prétend le faire d’une manière différente. À 72 ans, l’ancienne juge réputée pour ses combats contre le franquisme, qui se définit comme une « politique occasionnelle », est l’une des figures du renouveau de la politique espagnole.À l’occasion de la publication en français de son succès de librairie espagnol, Parce que les choses peuvent être différentes (Indigène éditions), elle revient, dans un entretien à Mediapart, sur sa première année de gestion « pour tous » de la capitale – qui n'a pas été exempte de crises internes et de quelques renoncements – et se moque des réunions publiques et de la « vieille politique ». « Les meetings, ça ne sert à rien […] Les citoyens sont de plus en plus adultes. Les nouvelles technologies leur donnent de nouvelles capacités d’action. Les individus ont de moins en moins besoin d’être représentés. Ils veulent agir par eux-mêmes », assure-t-elle.

https://youtu.be/uoicBRY2Axw

 

L'élue héritière des idéaux du mouvement « indigné » dénonce la responsabilité de la gauche sociale-démocrate dans la crise du projet européen, évoque Bernie Sanders aux États-Unis et Jeremy Corbyn au Royaume-Uni, et se prononce sur le blocage politique en Espagne : « Nous avons déjà réussi quelque chose d’important, la fin du bipartisme. » Sans aller jusqu’à se prononcer sur une formule précise qui permettrait de sortir de l’impasse actuelle, assumant un « pragmatisme » et une « indépendance » qui pourraient bien déconcerter nombre de citoyens de gauche…

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Parce que les choses peuvent être différentes…, Manuela Carmena, Indigène éditions, 2016, 14 euros.

 

Sur Mediapart, retrouvez nos derniers articles sur le blocage politique espagnol ici ou . Nous avions suivi Manuela Carmena en campagne à Madrid en mai 2015 : c'est ici.

 

 

 

 

Par Ludovic Lamant

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Grande scène de la fête de l'Humanité 2016 (capture d'écran)

Grande scène de la fête de l'Humanité 2016 (capture d'écran)

La fête de l'Humanité 2016 donne un nouvel aperçu de ce vide, où l'on voit la plupart des militants qui s'expriment dans les médias se laissent tranquillement canaliser vers un vote PS au second tour.

Voici ce que nous écrivions au moment du congrès qui a eu lieu paraît-il à Aubervilliers en juin dernier sans que personne ne s'en aperçoive. Il est vrai qu'il y avait mieux à faire dans la rue alors.

 

Les congrès du PCF sont des impasses politiques. Après plus de dix ans d'expérience de la question, j'en suis venu à penser que la participation aux congrès du PCF aboutit quelque soit le contenu du débat à renforcer la légitimité identitaire du groupe dirigeant ultra-droitier et inamovible, tout en s'éloignant du débat public pour plonger dans un entre-soi militant ou l'on se sent en sécurité à l'abri du regard du prolétariat réel.

 

Ce serait donc sauf erreur donner tête baissée dans un piège. Le congrès du printemps 2016 produit une répétition de la situation de 2013 avec les mêmes groupes oppositionnels marginalisés dans le parti et hostiles entre eux, qui rejouent la partie perdue depuis 2003 (dont le XVème, La Riposte, le groupe autour de la section de Vénissieux que j'ai soutenu en 2008 et 2013), qui ont perdu leurs dirigeants historiques (Gremetz, Gerin, Henri Alleg, etc), et dont la stratégie semble s'épuiser dans la production de textes dont le contenu est forcément excellent, mais dont l'objet fait question. Ces groupes refusent les tendances au nom du centralisme démocratique, mais ils constituent objectivement des tendances. Le centralisme démocratique devient dans ces conditions un pur fétiche qui sert à justifier les chamailleries, l'inaction et le refus des clarifications et de la prise de risque.

 

Persévérer à contre courant de longues années est louable sans doute, mais non persévérer à refaire ce qui rate à chaque fois ! On pourrait penser que tout ce qui renforcerait un courant révolutionnaire dans le PCF serait bon à prendre, mais si c'est pour dévoyer les énergies vers des querelles qui paraitront à l'extérieur infantiles et byzantines, c'est un mauvais calcul.

 

Ce que devraient faire les communistes dignes de ce nom, c'est un congrès pour fonder un nouveau "parti prolétarien révolutionnaire" (qui ne porterait évidemment pas un nom connoté de cette sorte, "gauchiste"), avec les éléments sains des divers groupes communistes, dont le PCF. Le signifiant "communiste" en tant que tel n'est évidemment pas un critère suffisant pour sélectionner ces éléments. Leur caractère sain se verra dans leur pratique.

 

La section de Vénisieux aurait pu engager une dynamique dans cette direction, dans et hors le PCF, mais elle ne l'a pas fait. D'ou l'enlisement de tentatives comme le réseau interne "Faire vivre et renforcer le PCF", ou hors parti "les Assises du communisme". Responsabilité partagée il est vrai avec les groupuscules qui ont freiné des quatres fers pour garder un contrôle illusoire sur ce mouvement à peine esquissé.

 

Par: Gilles Questiaux (G.Q.) le 13 mars 2016

 

PS le 10 mai 2016 : les résultats du vote interne sont exactement ceux que j'avais prévu. Le texte vénissian a obtenu 12% ( plus 1%, victoire!).

 

Rappel du 15 décembre 2014 :

 

"Réveil Communiste" ne publiera plus à l'avenir de compte rendu d'intervention au CN du PCF, car il est contreproductif de faire croire que ce lieu est un réel forum de discussion et d'expression démocratique. Les membres du CN représentant l'opposition y sont neutralisés et finissent par servir de faire valoir pseudo-démocratique, tandis que leurs interventions ne sont jamais rapportées ni commentées dans les médias liés au parti. Le PCF dans la mesure où il existe encore est maintenant très majoritairement animé par des cadres qui ont été formés à l'image des idées du groupe dirigeant postcommuniste, et dont l'idéologie se situe quelque part dans ce qu'on appelait autrefois le marais, ou le "centre-gauche", avec un vernis bariolé postmoderne et il ne va pas changer de sitôt, s'il change jamais. Il peut survivre dans cet état encore cent ans, en appoint du PS, comme l'a fait le parti radical. Comme on dit, on ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif. Mais on peut aussi décider de cesser de servir de caution. En 2014, certains militants oppositionnels du PCF auraient bien voulu boycotter les européennes, mais il ne l'ont pas osé pour préserver leur chances d'intervention dans ce cénacle, notament à l'occasion de la conférence nationale du 8 novenbre 2014 que l'Univers atttendait avec impatience. Maintenant qu'elle est passée, on a vu. C'est à dire que comme d'habitude on n'a rien vu.

G.Q. 15 décembre 2014

 

SOURCE:

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Hausse de 1,4 % des demandeurs d’emplois de catégorie A au mois d’août, le coup est rude pour le gouvernement, qui comptait bien capitaliser sur la légère inflexion des deux mois précédents. Au total, pour le mois d’août, on atteint 5 518 200 chômeurs inscrits à Pôle emploi.

L’été se termine mal. Plus 50 200 chômeurs en catégorie A au mois d’août: l’augmentation est conséquente et efface les deux derniers relevés de Pôle emploi qui faisaient état d’une légère inflexion. En juillet, le chômage de catégorie A avait ainsi connu un recul de 19 100 inscrits.

Si l’on ajoute les catégories B et C, rassemblant ceux qui ont travaillé quelques heures le mois dernier, la hausse s’élève à 76 100 personnes. Au total, pour le mois d’août, on atteint 5 518 200 chômeurs inscrits à Pôle emploi.

Myriam El Khomri avait salué un « retournement de tendance » cet été. Dans un communiqué envoyé dès la publication des nouvelles statistiques, la ministre du travail a tenu sa ligne, malgré les mauvais chiffres : « Ce résultat, nettement moins favorable que ceux des mois précédents, peut s’expliquer notamment par les difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet (tourisme, hôtellerie-restauration, commerce de loisir, notamment) ».

Effet de contexte donc, mais aussi de technique. « Cette hausse a par ailleurs été amplifiée par une augmentation inhabituelle du nombre d’actualisations des demandeurs d’emploi, due notamment à un effet calendaire (nombre de jours ouvrés plus élevé). » Pour  y voir plus clair dans ce jargon, tentative de décryptage : chaque mois, chaque demandeur d’emploi doit s’actualiser et déclarer sa situation. En août, il y aurait eu plus de jours « ouvrés », donc plus de personnes à s’actualiser, donc mécaniquement plus de personnes maintenues dans les listes de Pôle emploi.

Mais cette explication valide, en creux, l’hypothèse selon laquelle les « bons chiffres » peuvent aussi s’expliquer par un nombre plus élevé de radiations et non pas par un boom de l’emploi disponible les mois précédents, une technique régulièrement dénoncée par les syndicats de salariés et d'usagers de Pôle emploi.

 

Myriam El Khomri insiste : « La volatilité des résultats obtenus ces derniers mois et les facteurs exceptionnels qui affectent ceux du mois d’août justifient une nouvelle fois que l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi soit analysée en tendance ». Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité diminue effectivement depuis le début de l’année (-23 700 personnes). Le gouvernement, appuyé par un rapport de l’Insee publié en juin,  voit trois raisons à cette embellie, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice), le pacte de responsabilité ainsi que la prime de 2.000 euros à l'embauche dans les PME. Selon les estimations de l'Insee, ces trois dispositifs enrichiraient la croissance en emplois de 95.000 postes en 2016 après avoir permis de créer 80.000 emplois l'année passée.

Cependant, si l’on regarde le cadre plus large, la catégorie B (ayant travaillé moins de 75 heures par mois) grimpe de 2,7 % sur un an et celui des catégories C s’envole (+ 8,2 % en un an). Ces chiffres attestent que depuis 12 mois, le chômage total se stabilise, mais que la précarité et les petits boulots ne cessent de croître.

Par ailleurs, l’Unedic n’est pas aussi enthousiaste que le gouvernement. Selon les prévisions financières de l’organisme chargé de la redistribution des indemnités chômage, après une baisse en 2016, les chiffres devraient rebondir en 2017, avec 79 000 chômeurs de plus l’an prochain. Le ministre du budget Michel Sapin, à l’occasion de la présentation des grandes lignes du budget mardi 20 septembre a cependant balayé ces prévisions, arguant que l’Unedic, était, par nature, «  toujours plus pessimiste ». 

Par Mathilde Goanec

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