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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

Des violences policières ont été constatées dans tous les cortèges, hier. Et cette stratégie de la tension, visible depuis le début du mouvement, ne cesse de s’intensifier.

 
Le ministre de l’Intérieur veut-il de nouveaux Malik Oussekine  et Rémi Fraysse ?
Le ministre de l’Intérieur veut-il de nouveaux Malik Oussekine  et Rémi Fraysse ? On peut se le demander, au vu de l’ampleur des violences policières constatées, hier, dans tous les défilés contre la loi El Khomri. Et ce, dès les premières heures de la matinée. À Gennevilliers, un dispositif policier démesuré a accueilli 200 manifestants à proximité du port de cette ville des Hauts-de-Seine. Salariés, étudiants, chômeurs et syndicats de Saint-Denis avaient décidé, en AG interprofessionnelle, de bloquer son entrée pour soutenir les salariés du site et perturber les transports, avec barrage filtrant. Mais les militants, pacifiques, ont été chassés par des CRS très agressifs. Charges violentes, matraquage, gazage se poursuivront à Saint-Denis, lorsque les manifestants tenteront de rejoindre la bourse du travail. Une nasse policière est mise en place, et une centaine de militants sont interpellés. Un syndicaliste de SUD Rail, Nicolas Palmire, et le sociologue Nicolas Jounin, sont placés en garde à vue pour violence, alors même qu’ils ont été blessés à la tête.

À Marseille, le camion de l’Union syndicale Solidaires a été touché par des tirs tendus de grenades lacrymogènes et de flashballs. Un responsable local, touché à la gorge, a été hospitalisé. Des drones sont apparus dans le ciel parisien pour surveiller le défilé.

À Nantes, les CRS ont préféré charger un cortège de 20 000 personnes plutôt que d’isoler un petit groupe de casseurs. « Leur attitude est irresponsable, a réagi Fabrice David secrétaire général de la CGT 44. Ils ont cassé le cortège en deux, alors que tout se passait bien. Ils nous ont canardés. » Sous le choc, de nombreux militants exigent aujourd’hui des comptes. « J’ai vu une femme d’une cinquantaine d’années, manifestant comme moi à visage découvert et ne manifestant pas le moindre signe d’agressivité frappée de plein fouet, dans le dos par un projectile visiblement tiré à tir tendu », écrit Aymeric Seassau, adjoint au maire de Nantes et secrétaire départemental du PCF, dans une lettre envoyée hier au préfet, demandant que « les forces de police retrouvent le sens du discernement à Nantes ».

Cette politique répressive dure depuis le début du mouvement. À Rennes, neuf manifestants ont été poursuivis pour avoir participé à la manifestation du 31 mars et du 9 avril. Accusés de rébellion et d’outrage, sept d’entre eux ont été condamnés cette semaine à six mois de prison avec sursis assortis d’une obligation de 110 heures de travail d’intérêt général, un huitième à trois mois de sursis. Et deux mois de prison ferme pour un délégué CGT de PSA Rennes, Fabrice Rouillaux, qui a refusé les prélèvements ADN et les travaux d’intérêt général. La justice continue « à s’en prendre aux militants CGT et à la liberté de manifester dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail », avait dénoncé Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central de PSA. Qui prévient : « Si le gouvernement pense pouvoir faire baisser la tête et intimider les militants de la CGT par cette politique de répression, il fait fausse route. »

Par Nicolas MAURY.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

Article de La Marseillaise du Languedoc (ex-L'Hérault du Jour) - mercredi 27 avril 2016

 
Montpellier, le secrétaire de l'UL CFDT a rejoint la CGT
 
Par: Nicolas Maury

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

C’est formidable : des journalistes d’investigation ont su aller pêcher onze millions de documents dans les ordinateurs d’un cabinet d’avocats qui montrent la corruption de quantité de particuliers et de sociétés qui vont se camoufler dans les banques de ce paradis fiscal qu’est le Panama. La presse atlantiste exulte et étale ces révélations avec enthousiasme. En effet, le sens est clair : quand on est malhonnête, il y a toujours un « lanceur d’alerte » pour dénoncer ces vauriens. Cela montre que le système est sain et qu’il est capable de s’autoréguler !

Mais il y a un problème parce que, sans enquêter plus en détails et rien qu’à lire la presse, regarder la télé ou écouter la radio, une chose est claire : ceux qui se sont fait prendre la main dans le sac sont aussi ceux que les Étasuniens classent parmi leurs ennemis, à commencer par Vladimir Poutine (enfin pas lui directement, il est trop malin, mais son entourage). Mais aussi Bachar El Assad, le Hezbollah, et quelques autres. On trouve aussi ce que les Étasuniens classent parmi leurs « amis »… mais pas très sûrs, comme Davis Cameron (embrouillé dans le Brexit) ou le président ukrainien Petro Porochenko (incapable de répondre aux attentes étasuniennes). Mais aussi la FIFA, détestée des Étasuniens pour avoir eu l’outrecuidance de ne pas organiser de coupe du monde chez eux et qui n’a eu de cesse d’être attaquée depuis. Mais dans la liste, il n’y a surtout aucune société étasunienne, ni aucun ressortissant étasunien. Ainsi, détenir le passeport américain conférerait comme par automaticité une honnêteté exemplaire… Si on a le droit d’y croire, on peut aussi penser qu’il y a là une stratégie anglo-saxonne.

D’abord, on peut remarquer que les soi-disant « journalistes d’investigation » qui ont sorti l’affaire (le consortium international des journalistes d’investigation, ICIJ in english) font partie d’une organisation qui est présentée dans une délicieuse vidéo du journal Le Monde, comme ayant vocation à enquêter sur les errements des puissants. La question du financement est bien entendu abordée mais elle ne se résume qu’à l’existence de « mécènes », sans plus de précisions. Pourtant, cette question du financement est importante. En fait, l’ICIP est une émanation du « Centre pour l’intégrité publique », qui est financé par Georges Soros (celui qui, entre autre, a financé le coup d’État en Ukraine et l’attaque contre la Grèce), mais aussi la fondation Ford (l’automobile), Rockefeller (le pétrole), Kellogg’s (les céréales), et quelques autres du même acabit ! N’en doutons pas, avec de tels sponsors, l’honnêteté et les valeurs morales sont au rendez-vous ! Notons au passage que deux membres français de l’ICIJ sont aussi salariés de Médiapart : Fabrice Arfi et Karl Laske.

On peut donc voir que les révélations des « Panama Papers » entrent dans une stratégie étasunienne. Elle est à plusieurs niveaux. Le premier niveau consiste à discréditer les paradis fiscaux qui ne proviennent pas de l’aire anglo-saxonne. Souvenons-nous des attaques contre les banques suisses, lesquelles ont été contraintes d’abandonner (en partie) leur « secret bancaire » suite à plusieurs révélations. Souvenons-nous aussi de l’attaque contre les banques chypriotes qui ont ratissé les comptes de leurs riches clients.

Mais aucune « révélation » n’est venu secouer la City de Londres ! Pourtant, cette City n’est pas un simple quartier de Londres où siègent les grandes banques britanniques. C’est en fait un véritable État indépendant avec ses propres lois, en particulier dans les domaines économique et fiscal ! Il semble même que ce soit le premier paradis fiscal au monde ! Personne ne dénonce davantage les îles « anglo-normandes », Jersey et Guernesey qui ne sont bizarrement pas des territoires britanniques. Ces îles dépendent directement de la reine d’Angleterre et ne sont donc ni britanniques, ni même européennes.

Évidemment, quel est le journaliste d’investigation qui nous parlera de l’autre paradis fiscal qu’est le petit État du Delaware, aussi important que la City, idéalement situé entre New-York et Washington ? L’affaire est basique : les Étasuniens veulent liquider tous les paradis fiscaux qui ne sont pas anglo-saxons.

Évidemment, nous ne sommes pas en train de défendre les paradis fiscaux, mais ils existent, et ils peuvent se montrer bien utiles. Il faut se souvenir de la Libye de Mouammar Kadhafi qui a vu ses avoirs purement et simplement confisqués quand ils étaient déposés dans des banques européennes ou étasuniennes ! Une bonne petite zone franche que sont aussi les paradis fiscaux aurait été la bienvenue. Un exemple : comment peut faire le Hezbollah pour gérer son argent s’il doit faire confiance à des banques occidentales qui soutiennent Israël ? Ou le gouvernement syrien, victime du blocus occidental ? Au nom de quelle moralité faudrait-il que les paradis fiscaux soient exclusivement anglo-saxons ?

Mais il y aurait une autre raison aux révélations des « Panama Papers ». Le Réseau Voltaire a publié un article sur le sujet. Des économistes étasuniens, dont une dénommée Christina Romer (qui occupe un poste clé de conseillère économique à la Maison Blanche) estiment que le redressement économique après la crise de 29 n’a pour origine ni le New Deal de Roosevelt, ni la Seconde Guerre mondiale, mais provient de l’afflux des capitaux européens à partir de 1936, qui étaient dus autant aux préparatifs de guerre de l’Allemagne qu’aux mouvements sociaux. Alors, l’idée qu’ont eue les Étatsuniens pour surmonter leurs difficultés économiques actuelles (parmi lesquelles leur dette immense) a été de déstabiliser suffisamment les pays européens pour que les capitaux aillent se réfugier dans leurs propres banques. Les Panama Papers y contribuent (avec l’aimable complicité de la presse du capital !) tout comme, en vrac, la « crise des migrants » (organisée avec la complicité de la Turquie), les attentats récents, les amendes que furent contraintes de verser des banques et entreprises (entre autres) françaises, et toutes sortes d’autres manipulations.

Enfin, les « Panama Papers » constituent une bombe à retardement, tous les documents n’ayant visiblement pas encore été exploités dans leur totalité. On peut donc parier que certaines entreprises européennes et des personnalités sont prêtes à tous les compromis… pourvu que leurs noms n’apparaissent jamais !

Une fois de plus, les prétentions vertueuses de notre presse, qu’on peut bien qualifier de pourrie, cache parfois (sinon toujours) de bien vilaines choses.

Par: D.R.

 

SOURCE:

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Publié le par "Citoyen 18"
Appel de l’ensemble des salariés, des retraités, des chômeurs et de la jeunesse.

L’Union Départementale Cgt rendra hommage à toutes les victimes du nazisme le Dimanche 1er Mai à 9 h 30 au 8 Place Malus à BOURGES. La manifestation de la fête internationale des travailleurs partira à 10 h 30 du même endroit. Nous appelons l’ensemble des salariés, des retraités, des chômeurs et de la jeunesse à venir massivement participer aux manifestations. Cette journée s’inscrit également dans le combat contre le gouvernement et sa "loi travail" très largement rejetée par l’opinion publique.

Plusieurs rassemblements sont prévus à :

VIERZON 10 h 30 Place de la Résistance -

ST AMAND 10 h 30 Place de la République (Place Carrée) -

ST-FLORENT 10 h 30 Place de la République -

LA GUERCHE 10 H 30 Place du Gal de Gaulle -

AUBIGNY s/NERE 10 h 30 Place de la Résistance

Par Secrétariat de L’UD

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

L'annonce de 60 000 chômeurs de moins le mois dernier offre un bol d'air frais au gouvernement. Mais les sortants semblent en réalité être passés dans les catégories regroupant les demandeurs d'emploi à activité réduite. La pression administrative s'accentue également pour comptabiliser radiations et cessations d'inscriptions.

La baisse est indéniable : il y a 60 000 chômeurs de moins en catégorie A depuis le mois dernier. Cela veut dire, en clair, que les « sans-emplois total » sont moins nombreux qu’avant. Il s’agit de la baisse la plus brutale depuis 2000, comme n’a pas manqué de le souligner sur BFM la ministre du travail Myriam El Khomri. La référence n’est cependant pas vraiment significative quand on sait que depuis 2000, la catégorie A a enflé d’un million de chômeurs. Par ailleurs, si l’on compare également ce mois de mars avec celui précédant l’entrée en fonctions de François Hollande, en 2012, les chiffres montrent une augmentation de près de 645 000 demandeurs d’emploi supplémentaires, pour la seule catégorie A (un million de plus toutes catégories confondues).

Restons sur les douze derniers mois. Si l’on compare les chiffres d’un an sur l’autre, la différence s’élève à 14 000 personnes seulement, en raison d’une courbe qui ne cesse de faire le yoyo. À titre d’exemple, après avoir diminué de 27 900 personnes en janvier, le nombre de chômeurs en catégorie A a augmenté de 38 400 personnes en février, pour finir par rebaisser de 60 000 le mois dernier. Autant d’indicateurs qui incitent à manier les chiffres avec prudence, et à privilégier (ce que préconise d’ailleurs Pôle emploi) l’analyse tendancielle au relevé des compteurs mensuels. 

 
Les évolutions des catégories A, B et C selon la publication mensuelle de Pôle emploi (passez votre souris sur le graphique pour l'agrandir). © DR

 

De fait, si le gouvernement se réjouit légitimement de la baisse du chômage, il ne peut guère fanfaronner sur la réduction de la précarité. Le nombre d’inscrits en catégorie B et C a également fait un saut… dans le sens inverse. Ainsi, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie B – et donc ayant travaillé 78 heures ou moins le mois dernier – a augmenté de 13 800 personnes. Pour la catégorie C (plus de 78 heures travaillées dans le mois), la hausse s’élève à 37 500 personnes sur un mois. Soit, les B et C comptés ensemble, 51 300 personnes de plus pour mars 2016. Cette hausse est continue depuis un an. 

Il n’y a rien d’automatique dans le passage de chômeurs à temps plein à travailleurs précaires toujours inscrits à Pôle emploi (contrats courts et missions d’intérim principalement). Mais une partie des chômeurs de catégories A de mars 2016 sont bel et bien passés à la catégorie suivante. Addition, soustraction, la baisse toutes catégories confondues avoisine donc au total les 8 700 inscrits. Un certain nombre d’économistes analysent néanmoins cette bascule comme un début de reprise économique, corroborant le discours déroulé depuis plusieurs semaines par le pouvoir socialiste : la France va mieux mais les Français ne s’en rendent pas compte (lire notre reportage sur le lancement de « Hé oh la gauche ! »).

« On arrive vraiment sur un plateau. Il y a une amélioration sur le marché du travail », note par exemple Bruno Ducoudré, du département analyse et prévision de l'OFCE sur France Info. Dans une interview à Mediapart réalisée en novembre dernier, l'analyste explorait déjà ce scénario : « À l’OFCE, on prévoit une baisse du chômage dans les prochains trimestres à partir du milieu de l’année 2016. Les chiffres de Pôle emploi sont ainsi assez cohérents avec une reprise de l’emploi, qui débute généralement par une augmentation de l’emploi précaire, CDD, intérim, avant de se traduire par une hausse des CDI. »

Les raisons de la reprise ? En premier lieu, les facteurs macroéconomiques, à commencer par la baisse du taux de change de l’euro qui joue en faveur des entreprises, le relâchement de la contrainte budgétaire ainsi que la baisse continue du prix du pétrole. Le gouvernement vante également son bilan, et notamment les exonérations sur les bas salaires accordées aux entreprises. Il y a bien eu une montée en charge du CICE (crédit impôt compétitivité) et du pacte de responsabilité sur la baisse des cotisations sociales, un mouvement qui s'est encore accentué après les annonces de François Hollande en janvier dernier.

Un certain nombre d'observateurs mettent cependant en garde : les sommes investies pour soutenir ces exonérations patronales sont financées au détriment de la politique de la demande, et en parallèle d'une réduction non négligeable des déficits depuis quatre ans. À terme, le retour de bâton sur l'emploi est possible.

 
Sorties de catégories A, B et C, selon la publication mensuelle de Pôle emploi (passez votre souris sur le graphique pour l'agrandir) © DR

 

Surtout, sur la masse d'inscrits à Pôle emploi, l'effet « reprise » est encore bien ténu. En analysant finement les sorties de Pôle emploi, sur les trois derniers mois, on observe que le retour à l’emploi concerne en réalité 19 % seulement des gens. Pour les autres, il s’agit d’une entrée en stage (9,6 %), d’un arrêt maladie, maternité ou passage à la retraite, et enfin, pour le gros des troupes, d’une cessation d’inscription ou de radiation. Les deux derniers objets cumulés représentent 54 % des effectifs de sortie.

Or la pression administrative pour contracter les chiffres du chômage est un marronnier de la politique publique, et ce gouvernement n’échappe pas à cette règle. Après la généralisation des équipes de contrôle fin 2015 – 200 agents y sont désormais dédiés –, Pôle emploi teste depuis janvier 2016 un nouveau dispositif. En Picardie, Guyane, Corse et Franche-Comté, les agences envoient ainsi aux chômeurs en activité réduite un nouveau questionnaire, dans le cadre de « leur projet personnalisé d’accès à l’emploi ». Sans réponse au bout de dix jours, c’est l’avertissement puis la radiation. Le procédé, décrit par la direction comme une manière de mettre à jour les profils et les cessations d’inscriptions, a été dénoncé par plusieurs sections CGT de Pôle emploi.

Par Mathilde Goanec et MEDIAPART.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Front de Gauche

Le retrait et le réveil

Première victoire ! François Hollande a été contraint de renoncer à inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité et l'état d'urgence. Bon débarras ! Ce retrait marque le naufrage d'une attitude politicienne et sensationnaliste. Enfin sera-t-il peut-être possible de débattre sereinement de moyens réels et efficaces de la lutte contre le terrorisme. C'est aussi l'échec d'une volonté de révision constitutionnelle sous le coup de l'émotion et sans consultation populaire.

Le président est en revanche bien présomptueux de croire ainsi "clore le débat constitutionnel". C'est le contraire ! C'est de la 5e République et de sa monarchie présidentielle qu'il faut maintenant se débarrasser pour éviter de connaître de nouveau de telles situations.

Le mouvement social contre la loi travail dit avec force son refus d'un patronat de droit divin et l'exigence de droits sociaux permettant une vie digne. Il le dira encore samedi 9 avril partout en France et jusqu'au retrait de la loi El Khomri. Les assemblées des Nuits Debout poursuivent le débat qui s'étend un peu partout, sous toutes les formes, malgré les démontages au petit matin et les violences à l’encontre des manifestants. Le peuple avance, s'emparant des rues, des places, de la chose publique.

Chacun mesure l'impasse politique actuelle. Des solutions sont proposées. Elles ne pourront s'exprimer et s'imposer que par une refondation totale des institutions et de la nation par une Assemblée constituante et une 6e République. Derrière les jours de lutte et les nuits de débat, l'heure est au réveil du peuple.

Le M6R a des porte-parole nationaux !

Suite à de nombreuses candidatures, riches, variées, le M6R a élu en son sein 4 porte-parole, à parité de genre, qui seront dorénavant chargés de représenter le mouvement à l'extérieur. Ces élections ont également permis de renouveler partiellement l'équipe d'animation, afin de partager les savoir-faire et les compétences. Vous retrouverez sur cette page les noms des élu.e.s et l'ensemble des suffrages obtenus.

Du côté de l'organisation du M6R, plusieurs décisions ont été prises : notamment la possibilité nouvelle qu'ont les signataires d'initier directement des référendums internes. Le seuil retenu est de 10% des inscrits sur la plateforme de discussion Nous le Peuple, soit environ 2500 soutiens. Si vous êtes déjà inscrit.e, vous pouvez proposer des questions à soumettre aux signataires, ou soutenir des propositions dans cette nouvelle catégorie sur la plateforme Nous le Peuple. Si vous n'êtes pas encore inscrit, vous pouvez le faire en suivant ce mode d'emploi, et ainsi participer aux discussions, et aux votes !

Vous retrouverez sur cette page l'ensemble des décisions prises par vote, notamment la durée des mandats de l'équipe d'animation, du comité d'éthique, et du porte-parolat.

Agissons ensemble

Des groupes M6R se sont formés petit à petit, il est temps de passer à l'action ! Toutes les actions possibles sont recensées sur ce lien. Agissons ensemble, retrouvons-nous sur les places publiques, rejoignons les initiatives existantes ou prenons-en de nouvelles ! Vous pouvez utiliser ce lien pour annoncer un événement local, une réunion sur une place publique. 

Nous pouvons par exemple rejoindre les initiatives « Nuit debout » qui se mettent en place dans toute la France et y engager la discussion sur les principes du M6R, l'idée de la Constituante pour en finir avec le verrouillage de la Ve République, pourquoi pas organiser de discussions autour du texte de principe « Pour la 6e République » que l'on peut imprimer en quelques exemplaires sur ce lien, ou commander déjà imprimé et en couleurs sur celui-ci, ainsi que des autocollants. Vous pouvez également rebaptiser symboliquement les places que vous occupez en imprimant ces plaques de rues. Place à l'action !

« Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue ! »

Victor Hugo

Par: JLM

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
Pierre Laurent (PCF) et Jean-Christophe Cambadélis (PS)

Pierre Laurent (PCF) et Jean-Christophe Cambadélis (PS)

Quand la direction du PCF a engagé le débat sur les primaires au conseil national, elle n’a pas réussi à le faire valider... aucune décision n’avait été prise. Pïerre Laurent a quand même décidé de s’y engager, et d’engager le PCF avec lui...

Et alors que tout indique que le sujet met les communistes en colère, qu’ils refusent de se voir appeler à voter socialiste au premier tour des présidentielles, fut-ce pour un socialiste dit "de gauche", Pierre Laurent continue et va encore plus loin avec cette interview dans Valeurs Actuelles. Et c’est dans ce le journal issu de "l’information boursière" (sic !) [1] qu’il annonce qu’il est inutile d’avoir un candidat du PCF !

pam

[1] « Valeurs Actuelles »… se situe à droite sur l’échiquier politique, avec une ligne éditoriale généralement libérale-conservatrice, dixit Wikipédia... C’est celui qu’a donc choisi Pierre Laurent pour faire un bras d’honneur aux communistes.

SOURCE:

PCF: Pierre LAURENT confie ses projets pour 2017 à « Valeurs Actuelles »

EXCLUSIF – Pierre Laurent confie ses projets

pour 2017

 

Coulisses. Le secrétaire général du Parti Communiste a reçu Valeurs Actuelles dans son bureau, au siège historique du parti, place du Colonel Fabien dans le XIXe arrondissement de Paris. Quelques jours après la sortie de 99% (Ed. du Cherche midi), Pierre Laurent a dévoilé les principales orientations du parti pour l’année à venir, et ses ambitions pour 2017.

Récit.

« Nuit Debout va aller grandissant »

C’est un homme déterminé qui reçoit Valeurs Actuelles ce mercredi matin. Le potentiel candidat à l’élection présidentielle, qui s’est déjà déclaré favorable à l’idée d’une primaire, regarde avec intérêt l’actualité du mouvement Nuit Debout « je crois qu’il y a un tel divorce entre la politique (…) et la très grande masse des citoyens que la situation est devenue insupportable du point de vue démocratique » dénonce le communiste, qui prévoit que « ce mouvement va aller grandissant (…) il y a des millions de gens qui ne se reconnaissent pas dans le scénario politique qu’on tente de leur imposer et qui ne souhaitent pas se trouver avec Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et François Hollande. De millions de gens cherchent une autre voie » ajoute-t-il.

Prêt à s’allier avec les frondeurs du PS… avec qui il « travaille déjà en permanence »

Le secrétaire général du PCF a révélé à Valeurs Actuelles qu’il ne serait pas contre construire une nouvelle alliance avec… les frondeurs du PS : « Il y a dans toutes les familles de la gauche aujourd’hui des gens qui ne se reconnaissent plus dans la politique gouvernementale actuelle »  explique Pierre Laurent, qui ajoute : « je considère ces forces socialistes qui s’élèvent contre la politique de François Hollande comme des partenaires potentiels avec lesquels je veux reconstruire une gauche nouvelle. » Et lorsque sont évoqués les noms de la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann ou Gérard Filoche, deux figures emblématiques de la « gauche de la gauche » du PS, la réponse est claire : « ceux-là font partie des personnalités avec lesquelles je discute beaucoup et avec lesquelles je travaille en permanence » explique Pierre Laurent, qui concède que « nous sommes nombreux dans cet espace politique-là. Si nous ne voulons pas nous-même tomber dans la force des égos, nous devons trouver la force de privilégier dans un premier temps la construction d’un projet commun. »

Vers une alliance PCF/PS ?

Un « projet commun » ? Le leader du PCF estime que « nous aurons à décider avec les citoyens, que nous pourrions impliquer dans une primaire citoyenne, lequel d’entre nous est le mieux à même d’incarner cette démarche. » Réponse plus surprenante : Pierre Laurent ne privilégie pas une candidature communiste !« L’option que nous privilégions n’est pas la candidature communiste… ça ne veut pas dire qu’un communiste ne pourrait pas concourir dans une primaire citoyenne ! Mais si les communistes proposaient le nom d’un communiste, ce serait pour être au service d’une construction commune et plus large que le seul PCF. »

La « consultation citoyenne » des communistes

Pour comprendre les aspirations et revendications des citoyens, le PCF compte « lancer une grande consultation citoyenne à l’aide d’un questionnaire » dont l’objectif est « qu’elle soit remplie par 500.000 personnes. C’est une conversation politique populaire d’une ampleur inégalée. On proposera un questionnaire sur les marchés, en porte à porte, dans des assemblées publiques, individuellement. Ce questionnaire comportera des questions ouvertes et fermées. »

Jean-Luc Mélenchon, à couteaux tirés

« J’ai regretté la décision de Jean-Luc Mélenchon de déclarer une candidature en solitaire » commente pudiquement Pierre Laurent à propos de son principal challenger à l’extrême-gauche, qui ajoute que « la logique présidentialiste pousse à ce type de démarches. Il faut faire de 2017 une élection au service d’une construction majoritaire, qui ne peut pas s’incarner sur un mode ultra-personnalisé. » Pierre Laurent lance également un appel : « j’invite Jean-Luc Mélenchon à revenir avec nous dans le travail de construction d’une candidature citoyenne portée par un socle de forces larges et diversifiées. »

Le divorce est consommé avec le chef de l’Etat et le Premier ministre

Entre les communistes et le chef de l’Etat, la rupture semble définitivement actée. Lorsqu’on demande au secrétaire général du PCF son sentiment après les cinq années de quinquennat Hollande, il répond sans fioritures : « je ressens de la colère devant le gâchis des énergies populaires et citoyennes qui s’étaient mobilisées (…) c’est un sentiment de colère devant le discrédit que ce quinquennat vient de jeter aux yeux de millions de gens sur la gauche.» La charge est frontale aussi contre le Premier ministre : « Manuel Valls privilégie le débat identitaire sur le débat social. Cela favorise la progression des idées d’extrême-droite ». Quant à la prestation de François Hollande demain soir 14 avril sur France 2, Pierre Laurent n’est guère optimiste : « l’émission présidentielle va une nouvelle fois ressemble à cet exercice de pédagogie ratée du Président de la République » et Pierre Laurent de conclure : « l’Elysée ne mesure pas à quel point la rupture qui s’est créée est maintenant devenue irréversible. François Hollande est isolé, c’est un homme seul sans soutien populaire (…) Le pouvoir présidentiel est nu et va à la défaite assurée. »

Par: Pierre Dumazeau

SOURCE :

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

TPE construction, centre d’appels, vente commerciale : Laurent, Mathilde et José ont implanté le syndicat dans des terres de mission. Témoignages de ces congressistes rencontrés à Marseille.

 
Ces pionniers CGT dans les déserts syndicaux
Marseille (Bouches-du-Rhône), correspondant régional.

Chez nous : « 100 % de syndiqués. 100 % de grévistes. » À la pause de l’une des séances du congrès de la CGT, la semaine dernière à Marseille, Laurent lançait cela comme une boutade. Mais le chiffre est bien réel. Dans la TPE de la construction où il est plombier, tout le monde est syndiqué. Bon, certes, ils sont trois et il s’agit d’une coopérative. Au-delà de cette Scop, Laurent Joly participe activement à la syndicalisation sur les chantiers, trou noir du Code du travail et des organisations de défense des salariés. « On a repris le schéma historique de la CGT, c’est-à-dire le syndicat d’industrie plutôt que le syndicat d’entreprise. On a passé ce stade il y a cinq ou six ans et désormais on est trois cents adhérents dans le département de la Haute-Garonne. En cinq ans, on a eu au total un millier d’adhérents. Le turn-over est important. Difficile de suivre les gars. » Avantage du syndicat d’industrie : il permet de regrouper salariés, intérimaires, sous-traitants et « d’avoir des syndiqués “clandestins” sur les chantiers. C’est plus efficace qu’un délégué qui est vite repéré ». Ce virage dans l’organisation a permis, selon Laurent, de « frapper les patrons là où ça fait mal : la sous-traitance » et « d’unifier les revendications pour que tout le monde ait le même salaire quel que soit le statut de son entreprise, grande boîte ou TPE ».

« Nous avons réussi à créer un rapport de forces »

Mathilde Melle a embauché dans un centre d’appels Coriolis, près de Laval, il y a sept ans. « Il n’y avait pas de culture CGT. » Elle-même n’avait jamais baigné, non plus, dans cette « culture CGT ». Deux ans après son arrivée, elle est sollicitée pour être candidate sur une liste CGT. Elle accepte. Depuis, l’organisation syndicale a réussi à maintenir une permanence de son activité. « Nous sommes 430 salariés mais en sept ans, ce sont 2 000 personnes qui ont travaillé sur le centre d’appels. Les salariés font tout pour partir, relate la jeune responsable. Il est difficile d’organiser le travail syndical dans un tel contexte. » Le salariat, ici, est majoritairement féminin, souvent des mères de famille happées par les obligations de la vie familiale quotidienne. « Nous devons faire un gros travail de persuasion face à un climat où nombre de salariés ne se sentent pas concernés par la loi El Khomri, par exemple. Nous avons créé une page Facebook pour tenter de toucher les salariés avec d’autres moyens. » Aucun des syndicats (SUD, CFDT, CGT) ne pouvant signer seul des accords faute d’un score suffisant, la direction tient à obtenir la signature de la CGT et consent parfois à des concessions, comme la non-reprogrammation des samedis non travaillés (les salariés travaillent deux samedis sur trois), pour cause de maladie ou de grève. « C’est vrai que nous avons réussi à créer un rapport de forces. Petit, certes, mais il existe. »

José Doliget, lui, est venu au syndicalisme par une voie des plus improbables. Avec une tension dans la voix et l’attitude, il nous racontait, la semaine dernière à Marseille, son histoire : « J’ai fait un burn-out. J’ai failli basculer de l’autre côté. J’ai été suivi et quand j’ai redressé la tête, des amis m’ont dit de regarder du côté des syndicats. Je me suis renseigné sur Internet. J’ai envoyé plusieurs e-mails pour expliquer ma situation. Le lendemain, la CGT me répondait. Deux jours après, Tayeb, responsable syndical CGT, était chez moi. » José est chef des ventes dans une concession Renault, la plus importante dans la région d’Alençon. « On m’a reproché un management pas suffisamment agressif. Je croyais plus en la personne qu’aux résultats. » Aussitôt revenu au travail, l’homme à la double décennie d’ancienneté a monté une section syndicale et constitué une liste CGT qui a notamment recueilli 46 % dans le collège cadres, illustration « du réel mal-être du personnel encadrant ». « Je sais maintenant que j’ai des droits, ajoute-t-il, comme tous les salariés. On s’est plongé dans les conventions collectives et on a obtenu cinquante repositionnements de salariés qui étaient classés comme ouvriers alors qu’ils sont en fait des agents de maîtrise. » José est maintenant délégué syndical. « Je sais que j’ai une épée au-dessus de la tête. » Il sait aussi qu’il a un bouclier : le syndicat.

La CGT confiante à l’approche des élections dans les TPE. La CGT était arrivée en tête (29,54 %), lors de la dernière élection dans les TPE. Mais, l’enjeu est de « gagner des votants », a expliqué Philippe Martinez, vendredi. « On a un plan de travail précis. Ces dernières semaines, on a des résultats électoraux intéressants dans la métallurgie, dans le commerce ou dans la sécurité où on a réussi à s’implanter », a-t-il assuré.
 
Par: Nicolas MAURY.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

Après le décès d'un volontaire le 17 janvier, Biotrial, la société de Rennes qui a réalisé l'essai clinique fatal, a dissimulé des informations cruciales aux inspecteurs de l'Inspection générale des affaires sociales, et prétendu avoir reçu un coup de téléphone rassurant de l'hôpital qui avait admis le patient, ce que dément le CHU. 

Guillaume Molinet aurait eu 50 ans ce 23 avril, s’il ne s’était porté volontaire pour un essai clinique mené à Rennes par la société Biotrial sur la molécule BIA 10-2474, qui a provoqué sa mort le 17 janvier. Il aurait eu une chance de fêter son anniversaire, si les cachotteries de Biotrial ne l’avaient conduit à supposer qu’il ne prenait pas de risque grave en testant un produit présenté comme sans grand danger. En réalité, une « molécule poubelle », sans intérêt médical démontré mais dont les risques neurologiques s’étaient manifestés chez l’animal.

Selon le témoignage de sa compagne, Florence, recueilli par Mediapart, Guillaume ne devait même pas participer au test du BIA 10-2474, produit du laboratoire portugais Bial. Il avait été recruté pour un autre essai, qui n’a finalement pas été autorisé. Il s’est alors proposé pour tester la molécule de Bial. Les volontaires étant choisis par ordre de candidature, il n’était que l’un des deux remplaçants retenus en cas de défection d’un des participants prévus, un « joker » selon le terme utilisé chez Biotrial.

Le mardi 5 janvier, on lui a dit qu’il participait à l’étude, un de ses devanciers ayant eu un malaise. Le « joker » a accueilli la nouvelle sans inquiétude. Il avait signé la « lettre d’information » de Biotrial sur la molécule. Elle ne signalait rien de très inquiétant.

Le mercredi 6, Guillaume, le « volontaire 2508 », a reçu sa première dose de BIA 10-2474, en même temps que cinq autres volontaires. Deux autres ont eu un placebo. Guillaume ne savait pas, à ce stade, s’il prenait la vraie molécule ou le placebo, mais il a appris que la dose quotidienne avait été fixée à 50 mg, au lieu des 40 mg initialement prévus, et pour 10 jours. Il a raconté à Florence que l’équipe de Biotrial avait décidé d’augmenter la dose administrée chaque jour à la cohorte de six volontaires « parce qu’ils ont estimé qu’il n’y aurait pas assez d’effets avec 40 mg ».

Des documents du dossier médical de Guillaume Molinet, consultés par Mediapart avec l’autorisation de sa famille, montrent qu’il a commencé à avoir de graves symptômes le dimanche 10 janvier vers 15 h 30. Il a été hospitalisé dans la soirée au CHU Pontchaillou à Rennes, où un médecin a diagnostiqué un « probable AVC ». Son état s’est aggravé dans la nuit, il est tombé dans le coma le lundi 11 et il a été déclaré en état de mort cérébrale le 14 janvier.

Cette chronologie contredit le rapport d’étape établi par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et publié le 5 février. Ce rapport a reconstitué le déroulement de l’après-midi en se basant sur les témoignages et déclarations écrites de l’équipe de Biotrial. Il expose que les symptômes graves du « volontaire 2508 » auraient été constatés seulement vers 18 h 30, après une sieste (lire notre article). Auparavant, il n’aurait eu que des symptômes banals, aurait été vu par le médecin de garde de Biotrial « déambulant » entre 15 heures et 16 heures, mais n’aurait « pas été examiné alors ».

La version exposée par Biotrial à l’Igas est en contradiction avec plusieurs passages du dossier médical du volontaire, établi par le service des urgences médico-chirurgicales du CHU de Rennes, dirigé par le professeur Claude Ecoffey. On lit dans ce dossier : « Apparition le matin d’un flou visuel. A pu aller se promener normalement cet après-midi puis a fait une sieste. Au réveil de sa sieste vers 15 h 30 le patient se réveille dysarthrique céphalalgique [le patient a du mal à parler et a mal à la tête – ndlr] avec une majoration de ses troubles visuels. »

La sieste de Guillaume Molinet s’est donc apparemment déroulée nettement plus tôt que ce qu’indique le rapport de l’Igas. Un autre passage du dossier médical confirme : « 15 h 30 ce jour : céphalée brutales en casque + dysarthrie majeure + somnolence + troubles de l’équilibre. »

Florence se souvient d’avoir reçu un appel de son compagnon dans l’après-midi, vers 15 heures. « Il m’a dit qu’il avait mal à la tête, voyait flou, qu’il ne se sentait pas bien et avait mal dormi, raconte-t-elle. Il pensait avoir passé trop de temps sur son ordinateur portable. Je lui ai répondu que ce n’était pas la première fois qu’il le faisait. »

 

« Je lui ai dit :“Tu es là parce qu’on cherche les effets secondaires de la molécule”, poursuit Florence. Il faut que tu ailles signaler ce qui ne va pas. Il m’a dit qu’il allait le faire et qu’il me rappellerait. Il ne m’a jamais rappelée. »

La compagne de Guillaume Molinet se souvient aussi d’un détail crucial : « En parlant, il a buté deux fois sur un mot, ce qui ne lui arrivait jamais. » Elle confirme donc que la difficulté à parler était déjà présente l’après-midi, sans que le médecin de garde de Biotrial ne s'en préoccupe.

Un deuxième médecin de garde a pris le relais à 18 heures, d’après le rapport de l’Igas. Le dossier médical confirme que Guillaume a été vu à ce moment-là.  Pourquoi le volontaire n’a-t-il pas été sérieusement examiné avant 18 heures ? Pourquoi Biotrial a-t-il communiqué à l’Igas une chronologie inexacte ? On attend toujours les explications de la société rennaise. Biotrial se refusant à communiquer les noms des deux médecins de garde en activité le dimanche 10 janvier, nous n’avons pu connaître leur version des faits.

Par Michel de Pracontal et MEDIAPART.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Energie

Communiqué de la CGT de l'énergie suite à l'annonce de la vente de RTE (Réseau de transport d'électricité) par EDF pour financer la construction des EPR au Royaume-Uni.

 
 
La vente de RTE est inacceptable ! (CGT FNME)
L’annonce au Conseil d’Administration d’EDF du 22 avril, de vente partielle de RTE "autoroute de l'électricité" pour dégager du cash et engager sans délais la construction des EPR à Hinkley Point, serait dangereuse économiquement et irresponsable pour l’avenir du secteur électrique.

Il faut surseoir à la décision d’investir à Hinkley Point pour se donner le temps du retour d’expérience sur Flamanville 3 et ne pas hypothéquer l’avenir financier d’EDF.

Ouvrir le capital d’une entreprise publique stratégique, colonne vertébrale du système électrique français et acteur central de la transition énergétique, serait un choix financier de court terme et une aberration historique.

La faillite de 15 ans de libéralisation du secteur électrique n’est-elle pas assez visible ?

Le gouvernement veut-il accélérer le désastre en allant encore plus loin que les directives européennes sur l’ouverture des marchés ?

La modification du capital de RTE ferait peser de lourds risques sur ses missions de service public, mais aussi les conditions de travail et les garanties collectives des salariés :

- Affaiblissement du modèle d’entreprise intégrée et risque de séparation du Groupe EDF
- Accroissement des dividendes au détriment des investissements et des budgets dédiés au fonctionnement et à l’entretien du réseau
- Entrée de capitaux et d’intérêts privés, via un montage financier de la Caisse des Dépôts et Consignations

Dans la continuité des journées d'action du 28 avril et du 1er mai,

LA FNME CGT APPELLE L'ENSEMBLE DES SALARIES DU RTE A SE MOBILISER LE 3 MAI 2016
POUR EXIGER LE MAINTIEN DE RTE 100% PUBLIC ET 100% FILIALE D'EDF

LA FNME CGT APPELLE L'ENSEMBLE DE SES MILITANTS
A PRENDRE PART AUX RASSEMBLEMENTS ET MANIFESTATIONS ORGANISEES LE 3 MAI 2016
 
Par: Nicolas Maury

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