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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

Juste pour rappeler quelques massacres dans la région et à la mémoire des Syriens terrorisés, dont pas mal de chrétiens dans ces martyrs 

 

En fait ces lieux aujourd'hui peut-être libérés  de la terreur quotidienne, et qui ne vous disent peut-être rien, nous, nous y passions en allant de Damas  à Palmyre qui  est à une centaine de kilomètres vers l'est et  en traversant la steppe. 

Aussi   ils ont une présence !  

  Mahin et Hawarin tout près du premier, sont des bourgs agricoles dans la steppe  à l'est de l'autoroute Homs-Hama et sur la route en prenant  la piste qui va vers ces anciens palais omayades : dont Qasr 'hayr alg harbi (à l'ouest  par rapport à Qasr al Sharqi  (plus haut et vers l'est) que visitaient en toute liberté et sécurité des centaines de touristes ! plus dans le sud est encore il y a Qaryataïne, à une cinquantaine kms de Homs 
 

  Aujourd'hui 25 novembre donc : 

 

"L'armée en coopération avec les groupes de défense populaire (milices prorégimes), a pris le contrôle de Mahin et du village de Hawarine dans le sud-est de la province de Homs (centre)", a indiqué la télévision d'État citant une source au sein de l'armée. "L'armée a infligé de lourdes pertes à Daech", acronyme en arabe du groupe EI qui s'était emparé début novembre de la ville de Mahin, a ajouté la télévision.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé l'avancée de l'armée syrienne appuyée par des avions et des hélicoptères russes, faisant état de dizaines de morts et de blessés parmi les jihadistes.
Selon le directeur de l'OSDH, l'armée devrait continuer son avancée vers Al-Qaryataïne, située à une quinzaine de kilomètres à l'est de Mahin et contrôlée par l'EI depuis début août. Les jihadistes y avaient détruit un monastère syriaque catholique du Ve siècle.
Toujours dans la province centrale de Homs, les forces du régime de Bachar al-Assad progressaient aussi lundi vers la cité antique de Palmyre, avec l'appui d'hélicoptères russes, a ajouté M. Abdel Rahmane. Depuis son entrée à Palmyre en mai, l'EI y a détruit ses plus beaux temples et monuments inscrits par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité.

ET voilà les faits atroces qui se passaient dans ces lieux avant  si paisibles et pour lesquels   j'avais fait une  alerte il y a quelques mois  :
"...   Au moins 230 civils ont été capturés par des membres de  (EI) dans la ville d’Al-Qaryatayn, non loin de Homs, tombée récemment sous le contrôle des djihadistes.
Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), « 170 sunnites et plus de 60 chrétiens accusés de “collaboration avec le régime” » ont été capturés et emmenés de force.En février dernier, les miliciens djihadistes avaient enlevé au moins 250 chrétiens assyriens, dont beaucoup de femmes et d’enfants, dans des villages du nord-est de la Syrie.
On ignore ce que sont devenus la plupart d’entre eux.
(sur 

Et la destruction systématique de la Syrie continua  dans l’indifférence si bien complice des commanditaires !….
..."  l’ organisation extrémiste Etat islamique (EI) a détruit un monastère syriaque catholique du Ve siècle dans le centre de la Syrie, a rapporté vendredi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« L’EI a détruit hier (jeudi) le monastère de Saint Elian à al-Qaryataïne », localité de la province de Homs capturée par les jihadistes le 5 août.« Au moyen de bulldozers, ils ont détruit le monastère sous prétexte que les gens y adoraient un (autre) dieu que Dieu », a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.Le groupe ultra-radical a posté en ligne des photos du monastère et celles de bulldozers opérant des destructions de parties du lieu.Le monastère, qui porte le nom d’un saint de Homs martyrisé par les Romains pour avoir refusé d’abandonner le christianisme, était un lieu de pèlerinage et de dialogue entre les religions à al-Qaryataïne, elle même symbole de coexistence entre chrétiens et musulmans…. » .

N'oublions  donc rien et en Syrie,  maintenant les lieux de combat ne disent rien de ces Syriens toujours sous les bombes et, surtout de ces milliers de malheureux pris dans les massacres en  représailles, emmenés en esclavage, dont toutes ces femmes torturées cassées anéanties mais qu'ils obligent à vivre, ces  enfants dont certains endoctrinés et préparés à devenir des bombes humaines..la majorité de ces martyrs sont toujours prisonniers dans ces caches  bombardées du côté de l'Euphrate ou de Raqqa ! Pour tous l'horreur  la plus  abjecte est quotidienne...

Mais qui leur fait une place dans ce constant  et  nécessaire rappel de l'horreur  subie à Paris par ces victimes de ces mêmes bandes  de dénaturés ?

Par: Michel El Diablo. 

#Contre l'impérialisme

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Livres

A l'occasion des 120 ans de la CGT et des 70 ans de la FSM : "Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949" Un livre d'Annie Lacroix-Riz

A l'occasion des 120 ans de la CGT et des 70 ans de la FSM signalons l'ouvrage d'Annie Lacroix-Riz :

 

Annie Lacroix-Riz

Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949

 

L’unité a assuré, depuis la fondation du syndicalisme, la puissance et la cohésion de la classe ouvrière et des salariés. Elle a été la cible permanente des assauts du patronat et de l’État à son service, secondés, à l’ère impérialiste, par leurs homologues allemands et américains : investisseurs de capitaux à l’étranger, Reich et États-Unis voulaient y écraser les salaires, donc combattre toute résistance ouvrière. C’est cette croisade multinationale qui généra le syndicalisme salarié international. Les forces patronales, unifiées elles, ont trouvé contre les « lutteurs » syndicalistes des alliés dans les éléments réformistes, majoritaires dans les pays du « Centre » impérialiste.


L’intervention étrangère s’est développée pendant les années 1930, où le Reich allemand s’est ménagé, parmi les salariés aussi, la non-résistance à son invasion puis à son exploitation directe des ressources françaises. Elle a grandi dès la guerre, où les États-Unis ont préparé leur installation dans leur sphère d’influence. L’ouvrage, constitué de travaux échelonnés de la fin des années 1980 à 2012, étudie ces interventions étrangères contre le syndicalisme ouvrier unifié, national et international : l’immixtion allemande en France avant-guerre; puis américaine, en France, en Angleterre et en Allemagne, condition sine qua non d’une exploitation maximale des salariés du Vieux Continent.

 

SOURCE : FSC

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Les salariés du BHV-Rivoli (groupe Galeries Lafayette) se sont exprimés à une courte majorité contre le projet d'accord sur le travail dominical dans leur établissement, qui ne sera donc pas signé, a-t-on appris ce dimanche de sources syndicales.

Travail dominical à Paris : les salariés du BHV votent non

Une consultation des salariés avait été organisée de vendredi à dimanche et le non l'a emporté par «640 voix contre 627», ont indiqué la CGT (majoritaire) et SUD Solidaires BHV (2e syndicat).

Le résultat de cette consultation déterminait la signature et donc la mise en application de ce projet d'accord qui vise à pouvoir ouvrir tous les dimanches le magasin, situé dans le quartier du Marais à Paris, l'une des zones touristiques internationales (ZTI) créées par la loi Macron. Deux des quatre syndicats de l'établissement, la CGT, qui bataille contre le travail du dimanche, et la CFTC, avaient déjà fait savoir qu'ils ne signeraient pas le texte. Les deux autres, SUD Solidaires BHV et CFE-CGC, attendaient le résultat de la consultation pour se déterminer.

La CGT très satisfaite

Le syndicat SUD Solidaires BHV a annoncé dimanche dans un communiqué qu'il «ne signera pas» cet accord pour tenir compte des «nombreux votes (qui) se sont exprimés, un vote bien plus important que pour les élections professionnelles». «C'est un résultat très serré, très partagé», a reconnu Florine Biais, déléguée CGT au BHV, en se disant «très satisfaite» du non des salariés.

Pour la CFTC, qui «ne crie pas victoire» parce que «l'expression de la démocratie n'est une défaite pour personne», il est «important de retrouver rapidement une ambiance apaisée, axée sur le développement du chiffre d'affaires indispensable à la pérennité de nos emplois», a réagi son représentant Eric Mamou.

La direction voit qu'un salarié sur deux est pour

Côté direction, «on prend acte de ce résultat». «Il s'est joué à 13 voix. Ce qu'on retient, c'est qu'un salarié sur deux est pour l'ouverture» le dimanche, a déclaré une porte-parole du groupe Galeries Lafayette.

Si l'accord avait été validé, le BHV-Rivoli aurait été le premier grand magasin à s'être doté d'un texte sur les ouvertures dominicales tel que prévu par la loi Macron, la perspective d'aboutir à un accord au niveau de la branche étant fortement compromise.

Ce que prévoyait l'accord

Le projet d'accord prévoyait une majoration dégressive des dimanches travaillés : 100% de majoration du 1er au 5e dimanche avec repos compensateur, toujours une majoration de 100% du 6e au 15e dimanche mais sans repos compensateur, et 50% de majoration pour le reste des dimanches, sans repos compensateur. Il prévoyait aussi un plafond de 15 dimanches travaillés par an pour les salariés en CDI et l'embauche d'équipes dédiées de fin de semaine (150 à 200, selon SUD-BHV).

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Ma fille est morte au Bataclan le 13 Novembre, elle avait 17 ans.

Je n'ai pas été à l'hommage qui été rendu aux victimes à 10h30 le 27 novembre 2015 aux Invalides parce que je considère que l'État et ses derniers dirigeants en date portent une lourde responsabilité dans ce qui s'est passé.

Une politique désastreuse a été menée par la France au Moyen-Orient depuis plusieurs années. Nicolas Sarkozy a largement contribué à la chute du régime de Khadafi en envoyant l'armée française combattre en Libye, en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui interdisaient toute intervention au sol. Or, plusieurs sources affirmaient à l'époque que les Forces Spéciales étaient « en apesanteur » et avaient œuvré sur le terrain. La Libye n'était pas ennemie de la France, Nicolas Sarkozy avait reçu Khadafi avec les honneurs d'un chef d'État, et ce pays est devenu depuis un cauchemar chaotique où circulent librement armes et combattants.

François Hollande et Laurent Fabius se sont ensuite acharnés contre Bachar El Assad, poussant inlassablement les puissances occidentales à intervenir militairement pour renverser le régime syrien, alors que celui ci n'était pas l'ennemi de la France. Les frappes prévues furent annulées in extremis lorsque Barack Obama refusa d'engager les États-Unis dans cette aventure.

Cette ingérence de la France dans les affaires intérieures de pays souverains a été menée avec l'argument selon lequel les dirigeants syriens et libyens massacraient leur peuple. Certes. Comme Saddam Hussein et Muammar Khadafi, Bachar el Assad est un dictateur sinistre de la pire espèce. Mais il n'est pas plus exécrable que ceux actuellement au pouvoir au Qatar et en Arabie Saoudite, avec lesquels la France entretient d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et qui ont financé Daesh.

Cette érosion de la compétence politique est dramatique pour notre pays. Les derniers présidents ont agi avec une légèreté inconcevable, portés par des vues à court terme. Mais cet aspect n'est pas le seul en matière de responsabilité du monde politique.

Depuis plusieurs décennies, la République a laissé se développer des zones de désespoir, que le philosophe Jean-Paul Dollé nommait avec la justesse qui le caractérisait: "Le territoire du rien". Un urbanisme inhumain, sans lieux de loisirs, de culture, sans écoles dotées de moyens à la hauteur de l'enjeu, au sein duquel aucun sentiment humaniste et citoyen ne peut éclore. "Cités Dortoirs", "Quartiers sensibles", les termes ont évolué mais le problème demeure et le personnel politique l'a toujours traité avec indifférence. Raymond Barre promit "d'enrayer la dégradation physique et sociale des grands ensembles". Bernard Tapie fut ministre de la ville, Nicolas Sarkozy annonça un plan Marshall des banlieues et nomma Fadela Amara Secrétaire d'État chargée de la politique de la ville. Patrick Kanner l'est aujourd'hui et perpétue quarante ans d'échec.

Le divorce entre les français et leurs dirigeants est accompli, le contrat social est rompu, le gouffre entre le peuple et les élites est béant. Les atteintes importantes aux libertés publiques, votées avec empressement par l'Assemblée Nationale, ne régleront rien. L'extrême droite pourra toujours surenchérir et les assassins franchir les frontières.

La France est incapable de proposer un avenir à sa jeunesse, l'Europe est incapable de dépasser son actuel enlisement dans le libéralisme. Nos élus sont incapables de proposer une vision politique. Nos intellectuels, à de rares exceptions près, sont incapables de sortir de leur lucratif état d'histrions médiatiques. Je suis atterré par mon pays dévasté et je suis dévasté par la mort de ma fille.

 

Par: Éric Ouzounian

Journaliste, écrivain, auteur de documentaires.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
 Réfléchir aux causes réelles et objectives des actes de guerre qui viennent d’accabler la France,  par Baptiste Grasset
 Réfléchir aux causes réelles et objectives des actes de guerre qui viennent d’accabler la France,  par Baptiste Grasset

Je tiens à remercier Baptiste Grasset, professeur de philosophie, pour son aimable participation au blog

Ils ont recommencé. Qui ne pressentait l’imminence de ces attentats ? Quel Français a réussi à dormir la nuit passée ? Qui de nous, aujourd’hui, ne gît à terre, les yeux ouverts, parmi ses sœurs et ses frères, morts au Bataclan ou à Saint-Denis ? Qui ne se voit éperdu et ne se sait désarmé au milieu de certitudes qui ont fait leur temps, frappées elles aussi mortellement par le feu d’une guerre civile globale qui est en train de définir ce qu’est le Nouvel Ordre Mondial ? Car ils ont recommencé. Des dizaines de Français (et d’étrangers visitant la France) ont été ignominieusement exécutés par des terroristes islamistes (Français et étrangers eux aussi). Ils ont recommencé. Nous savions que cela arriverait.

Et ils recommenceront.

Pire : dans l’état actuel des choses, et notamment de la politique intérieure et extérieure française, rien ne les empêchera de recommencer. Cela aussi, nous le savons pertinemment. Et nous n’aurions, nous autres qui sommes encore vivants, plus que le seul devoir de demeurer interdits, stupéfaits, sidérés ? Il faut communier, nous dit-on. Il faut se recueillir. Et, aujourd’hui comme en janvier dernier, nous voici à nouveau « invités » à retarder le moment où il faudra bien, quoi qu’il nous en coûte, penser.

Réfléchir aux causes réelles et objectives des actes de guerre qui viennent d’accabler la France. Penser, non pas pour l’amour de l’art, mais bel et bien pour nous réorganiser. Nous mettre en mode « guerre. » Penser pour pister, trouver, châtier, éliminer et pour vaincre nos adversaires ainsi que tous leurs commanditaires.

Mais à peine articule-t-on ces quelques évidences que l’on nous regarde de travers. Un peu de retenue !

On nous sermonne, admoneste, on nous enjoint à l’émotion, peine et colère mêlées. Chut ! L’heure est aux chapelles ardentes, aux drapeaux en berne, au garde-à-vous des larmes ; aux homélies promettant la fermeté contre le terrorisme, prononcées par ceux-là mêmes qui naguère, jadis, autrefois, il y a dix-huit mois à peine, soit une éternité à l’échelle médiatique, nourrissaient toutes les tolérances, même les plus douteuses, à l’endroit des fous de Dieu qui, voici quelques heures, ont eu tout le loisir de chasser l’infidèle comme un gibier dans les rues de Paris et de Saint-Denis.

Penser ? Mais vous n’y songez pas! Ce serait le symptôme d’une froideur hautement suspecte, inhumaine, qui confinerait à la connivence cynique avec cet ennemi qui, en toute cohérence avec ce que nous savions de ses plans, vient d’ôter la vie à plus d’une centaine de nos compatriotes.

Las, non contents de sciemment nous avoir exposé à ces dangers, les géants qui nous gouvernent ou nous informent nous font sentir qu’il importe par-dessus tout que nous soyons bruyamment tristes, que nous renchérissions d’oraison, faute de quoi, il va sans dire, cela ne pourrait signifier qu’une seule chose : que nous sommes au minimum indifférents à ce qui s’est passé hier.

Sophismes abjects autant qu’infondés sans doute, mais dont la logique, déjà bien huilée, est imparable pour suspendre l’exercice de la raison. Ou, à défaut, le rendre honteux, voire indigne. Les sourds mécanismes de la contagion (sous contrôle) par les bons sentiments battent leur plein. Les ingénieurs sociaux nous ont à l’œil, tenons-nous-le pour dit. Dépôts de gerbes, minutes de silence, applaudissements et Marseillaise sont les seules activités dignes d’un Français en ce jour, selon eux. Les activistes de la « pensée Munich » fardée d’amour de l’Autre travaillent d’ores et déjà -et avec quel ardeur!- à nous cantonner à notre rôle obligatoire de « passivistes » éplorés, égarés dans les affres de la paix chaude, bouillante, qui a pris le relai de la défunte guerre froide.

Spectateurs, communiez dans votre pétrification ! Vos élites sont de tout cœur avec vous, et vous protègent.

***

Notre Président de la République ne s’y est d’ailleurs pas trompé : pressé de s’annexer la sympathie de ceux qui, s’ils pensaient, pourraient vite être tentés de devenir ses juges, que dis-je ? Ses procureurs, François Hollande a en effet mis un point d’honneur à agrémenter de son indispensable présence les trottoirs jouxtant feu le Bataclan, qui n’avaient vraiment rien d’autre ni de mieux à faire dans la nuit d’hier que de recevoir l’expression et l’assurance de ses très sincères condoléances. Il s’agissait de communiquer. De faire acte de présence, fût-ce en gênant l’évacuation des blessés, des mutilés, des agonisants et des cadavres. Il s’agissait de transmettre un sentiment d’effroi, d’horreur, en direct et au cœur des événements, avant que de faire le serment d’une justice bien entendu impitoyable. Si l’on osait, l’on assénerait qu’il s’agissait plutôt pour le chef de l’État d’inaugurer les chrysantèmes de la déroute géopolitique française et de la faillite de nos services de sécurité en gardant contenance. En sauvant les apparences trompeuses de la continuité républicaine.

Mais l’on n’osera pas.

Car la pensée, depuis plusieurs mois déjà, et davantage encore depuis ce vendredi 13 novembre 2015, la pensée, cette cartésienne intraitable, hautaine, inconvenante, est bâillonnée : pire, les regards se font inquisiteurs dès qu’ils croient deviner qu’au lieu de pleurer et de communier dans une sainte douleur, nous sommes en train de nous adonner in petto à quelque diagnostic saugrenu afin de comprendre comment diable on en est arrivé « là ». Là, c’est-à-dire : en-dessous de tout. Pour nos gouvernants, comprendre est hors de question. Des pleurs, des silences, des mots creux : tel est l’horizon indépassable du deuil de notre puissance. Des pleurs, des silences, des mots creux. Mais de pensée, non point. Surtout pas de pensée. Silence ! On pleure, à l’ombre de la Ligne Maginot devenue inutile de nos idéaux républicains prostitués aux dollars saoudiens et qataris…

***

Si le ciment de l’émotion institutionnalisée, relayée médiatiquement de façon intensive durant les heures suivant ces massacres, réussit à « prendre », une fois de plus, dans les têtes perplexes et meurtries de nos concitoyens ; si à nouveau les pleurs contaminent puis désarment, si à nouveau les silences interdisent et si, une fois de plus, une fois de trop, les mots se bornent à trop étreindre, à étouffer le débat au prétexte de réconforter ; bref, si les expédients symboliques de l’impuissance politique française font leur vil office aujourd’hui comme en janvier dernier, après les attentats contre Charlie Hebdo, nous aurons donc une fois de plus droit aux diaporamas artistes de monuments peinturlurés de bleu, de blanc et de rouge de par le vaste monde (preuve mélancolique de notre prestige mal en point), puis aux cortèges solennels des manifestations-monstres (pas maintenant, car elles sont semble-t-il interdites, mais d’ici peu, n’ayez crainte…), aux beaux discours empreints de bons sentiments unanimement humanistes, voire aux petites pancartes noires ornées de mots d’ordre solidaires en guise de faire-part de décès 2.0, mais surtout, surtout, nous aurons droit à l’Union Sacrée, qui oblige au devoir de réserve comme au soutien inconditionnel de toute action gouvernementale à venir (puisque faire bande à part revient forcément, dira-t-on, à pactiser avec les terroristes, à faire leur sale jeu). L’étouffoir à débats est enclenché. Notre signature au bas du Contrat Social nous est, quant à elle, extorquée à grands coups de chantage émotionnel : soit vous compatissez avec vos gouvernants, forcément bienveillants, aux souffrances des familles endeuillées ; soit vous ne compatissez pas du tout parce que vous êtes « de l’autre bord. » Ainsi donc, il serait inconcevable de compâtir à ces souffrances tout en critiquant lesdits gouvernants. Le manichéisme lacrymal est tacite mais particulièrement efficace à l’heure de fédérer les rangs d’ordinaire épars et clairsemés de notre nation pantelante : soit l’on s’émeut et l’on gémit avec nous ; soit l’on est contre nous, et avec « eux », avec les tueurs, il va sans dire.

Car, parler pour dire quelque chose et non pour s’hypnotiser de figures imposées, ou s’assommer de formules compassées, c’est, doit-on comprendre, se réjouir des attentats et prendre le parti de ceux qui les ont perpétrés.

Bien sûr, il s’agit là d’un mensonge éhonté, chacun le sait, mais ce qui importe à nos dirigeants politiques, c’est ce « nous » qui surgit incontinent de l’engrenage des compassions autorisées. Ce « nous » impérieux, indiscutable, en guise de divine surprise et de bouée de sauvetage d’une classe politique dont on se doit, dans l’urgence de la situation, d’oublier un peu vite la constante incurie en matière de stratégie internationale depuis le « virage atlantiste » de 2007.

Les vraies questions, celles qui, sans doute, porteraient légitimement le coup de grâce à une république déjà en lambeaux, qui ne mérite peut-être plus de survivre à un peuple qui n’est plus complètement peuple depuis qu’elle l’a privé de sa souveraineté comme de sa sécurité, ces questions seront tues : on leur préférera la moindre disgrâce des indignations consensuelles, contre la haine, la violence, le mal, la méchanceté, l’injustice, ces pâles antiennes du prêt-à-pleurer et à rivaliser de prostration. Or, l’indignation, si elle passe bien à l’écran, et si elle émeut utilement dans les chaumières, n’est guère que le cul-de-sac verbal du peu d’énergie que les faibles et les soumis consacrent à la défense de leurs valeurs, voire de leur intégrité physique. L’indignation soulage qui s’y vautre, en lui tenant lieu d’« action », mais au fond elle ne résout strictement rien des problèmes qui la suscitent. L’indignation mobilise, certes, mais toujours passivement : surtout, in fine, elle a l’heur de déléguer à d’autres l’intendance des réponses politiques qui sont censées satisfaire à ses exigences.

Et c’est justement en cela que l’indignation de l’opinion publique (j’y insiste : pas du peuple ; seulement de l’opinion publique) intéresse tout particulièrement une classe politique française qui a beaucoup de choses à se faire pardonner en ce qui concerne la situation géopolitique au Moyen-Orient. Car, en faisant écho à l’indignation de leurs administrés, savamment entretenue par les médias, et en lui promettant un exutoire militaire, nos élus peuvent (quelle aubaine !) faire mine d’oublier que les 8 terroristes qui ont assassiné plus de 130 de nos compatriotes et en ont blessé plus de 300 autres en ce vendredi 13 novembre étaient, peut-être, il y a deux ans encore, de précieux auxiliaires (de brillants employés?) de notre gouvernement dans son combat contre Bashar Al-Assad. Conclusion : l’indignation, en délégant l’exercice de sa vengeance, amnistie tacitement les vieilles combines de ceux qui vont la soulager et leur refait une virginité : nox populi, nox Dei !…

***

On me reprochera mon manque coupable d’à-propos. On arguera que ce n’est pas encore le bon moment. Qu’il convient encore de modérer les paroles et de garder sous le boisseau telles vérités dérangeantes qui sèmeraient la discorde et la division quand la France de 2015 a cruellement besoin de faire corps pour réussir à faire front. On ajoutera que, bien sûr, il ne s’agit pas de censurer la divulgation de ces faits (au fond connus de tous ceux qui s’intéressent tant soit peu au dossier syrien), mais simplement d’observer les étapes nécessaires et inévitables du deuil. Qu’un jour, c’est promis, juré, au crêpe de la consternation succédera la gaze des représailles ; et qu’alors, tous les responsables et les coupables devront rendre des comptes aux Français ; qu’en temps et en heure des solutions intransigeantes et définitives auront droit de cité. Cependant, l’auteur de ces lignes confesse humblement son impatience et son agacement : car, voyez-vous, bonnes gens, on nous a déjà « fait le coup » il y a 10 mois, après Charlie… On pleurait énormément à l’époque, certes. Mais on prenait date : une fois les larmes séchées, on allait voir ce qu’on allait voir !… Or, on a vu… Qu’advint-il, concrètement, après Charlie ?…

On promulga un « Patriot Act à la Française » et l’on ne lésina pas sur les moyens, croyez-le bien, pour scruter les arrière-pensées des esprits malséants de la prétendue fachosphère, et autres dangereux racialistes d’un genre nouveau, aficionados de certain comique franco-camerounais : enfin, l’on disposait de la sorte de tous les instruments juridiques susceptibles de redéfinir à l’envi les critères du délit d’opinion afin d’y inclure la principale menace pour la sécurité nationale en 2015, j’ai nommé le geste de la quenelle. Ils n’avaient qu’à bien se tenir, les djihadistes, français ou pas, qui, tel Mohammed Merah ou Saïd Kouachi, prenaient depuis peu la détestable habitude de venir jusqu’ici appliquer ce qu’ils ont appris à faire au Moyen-Orient grâce aux armes, à l’argent et à l’expertise militaire prodigués par je ne sais qui !…

Toutefois, ce ne serait pas faire justice à l’œuvre éblouissante du Chef de l’État, du Premier Ministre et de la Garde des Sceaux depuis janvier 2015 que d’oublier que l’on appréhenda aussi un contingent appréciable de personnages qui avouaient tranquillement leurs projets d’attentats… avant de les relâcher dans la nature (sans doute parce que, n’étant pas « fichés » ni affichés au « mur des cons », ils ne représentaient pas un péril suffisant pour qu’on daigne les retenir).

Et ce serait encore embellir ce riant tableau des derniers mois que d’omettre de mentionner la désormais fameuse « crise des migrants », qui fut la démonstration aussi magistrale qu’irréfutable, s’il en était encore besoin, de la crasse indifférence de nos élites économiques, médiatiques et politiques aux difficultés matérielles et à la détresse morale croissantes que nous autres, citoyens et contribuables de la France d’ici-très-bas (patelin d’arriérés comptant seulement 6 ou 8 millions de chômeurs réels), affrontons depuis des décennies avec un stoïcisme qui serait admirable s’il n’était le symptôme d’une maladie peut-être fatale : la résignation.

Enfin, l’on ne saurait tenir pour achevée cette nature morte que je m’échine ici à peindre si l’on ne rappelait que le gouvernement français a persisté à bêtement emboîter le pas de son tuteur ès affaires militaires, l’OTAN, pour salir et diffamer la Russie de Poutine, même (et surtout) lorsqu’il y a quelques semaines, celle-ci entreprit de bombarder massivement toutes les milices fondamentalistes anti-Assad, État Islamique y compris, et non uniquement certaines de ces milices, à l’instar des Occidentaux.

À partir de quand le cache-misère des sanglots longs nous deviendra-t-il insupportable?

À partir de quel moment, exactement, ces trémolos arborés par les autorités « compétentes » et par leurs auxiliaires médiatiques comme autant de blancs-seings pour séquestrer notre esprit critique se mettront-ils à tomber comme autant de cheveux postiches sur une soupe au sang ?

Notre sang. Bien réel, lui. Et qui exige le tribut du sang. Et non la commisération empressée ni les larmes de crocodiles des contempteurs patentés et impénitents de l’ennemi numéro 1 de l’État Islamique, j’ai nommé Bashar Al-Assad, dont les partisans n’ont pas attendu, eux, le Mercredi 7 janvier 2015 ou le Vendredi 13 novembre du même an de disgrâce pour découvrir ce que signifie le « bon boulot » (pas vrai, M. Fabius?) ou le « combat juste » (pas vrai, M. Valls?) des milices islamistes qui, de 2011 à 2014 (pour les milices qui constituèrent l’État Islamique), et de 2011 jusqu’à aujourd’hui (pour les autres, comme par exemple le Front Al-Nusra, c’est-à-dire Al-Qaeda en Syrie), ont été le bras armé de l’Occident dans son entreprise de destruction de la Syrie.

***

En France, c’est devenu une habitude que de ne point sanctionner l’incompétence des gouvernants. Et qu’on ne vienne pas nous parler de sanction par le vote : le peuple de France n’est pour rien dans ce qui lui arrive depuis quelques années ; car, de fait, les élections sont devenues inoffensives ; de fait, la démocratie représentative elle-même n’est plus qu’une ombre, puisque droite et gauche appliquent, c’est une évidence, les mêmes politiques intérieures et extérieures.

En effet, que vous ayez voté Sarkozy ou Hollande ces dix dernières années, vous avez voté OTAN. Que vous ayez voté blanc bonnet ou bonnet blanc, ou même, que vous vous soyez abstenus, vous avez voté en faveur de l’aventure libyenne puis de l’épopée syrienne, c’est-à-dire du Lévyathan, cette alliance de l’indignation humanitaire et de l’ingérence militaire que notre Ministre à vie des Affaires Étrangères, M. Bernard-Henri Lévy, incarne jusqu’à l’absurde (même si son ami M. Bernard Kouchner a paru un temps susceptible de lui disputer ce titre enviable). Quel qu’ait été votre choix au sordide bonneteau électoral, vous avez entériné, sachez-le, l’envoi de troupes françaises au Mali pour rétablir l’ordre en neutralisant des djihadistes et des miliciens qui, quelques mois auparavant, avaient été formés, préparés, armés par la France, et sponsorisés par les despotes plus effrayants qu’éclairés du Golfe Persique, afin de renverser un Kadhafi soudainement devenu infréquentable. Que vous ayez apporté vos suffrages à la droite manchote, à la gauche ambidextre ou aux billevesées des soi-disants extrêmes, vous avez eu bon dos. La classe politique est désormais immune aux verdicts des urnes, puisque les termes concrets de notre stratégie internationale sont édictés à Washington ou à Bruxelles ; et non plus soumis à votre docte examen, ô électeurs…

 

Ainsi, le salutaire virage de 2013-2014, qui vit notre pays se résoudre, enfin, à bombarder l’État Islamique après avoir sciemment financé, équipé et entraîné les trop fameux et fumeux « rebelles modérés », ne fut-il négocié par Messieurs Hollande et Fabius que parce qu’ils y étaient contraints et forcés : de quoi auraient-ils eu l’air, en effet, si la France avait subitement fait cavalier seul, persistant à ne frapper (par djihadistes interposés) que les troupes loyalistes syriennes, alors même que le donneur d’ordres américain entreprenait de modifier partiellement sa stratégie pour jouer Al-Qaeda contre l’État Islamique ?

Réponse : ils auraient eu l’air de ce qu’ils furent quand en août-septembre 2013, le même donneur d’ordres renonça à bombarder Damas, abandonnant notre belliqueux Ministre des Affaires Étrangères en rase campagne, avec ses deux ou trois Mirage en guise de viatique pour affronter l’armée d’Al-Assad… Il y a quelque chose de pourri au Royaume de France ! Chacun de nous le sait, le sent, le voit. Dire le contraire, c’est cracher sur les cadavres de nos sœurs et de nos frères qui sont tombés cette nuit. Fi des grands principes ! Prôner la paix sans d’abord faire la guerre, et la gagner, c’est désormais juste être lâche.

Cependant, il s’agit de faire la bonne guerre, la vraie : celle qui défendra les intérêts des Français, et non plus ceux de l’OTAN, de l’Arabie Saoudite, du Qatar, ou d’Israël. Ce qui est, hélas, exactement ce que nos gouvernements font depuis une dizaine d’années, au mépris de notre souveraineté comme de notre sécurité. La France est désormais une patrie sous faux drapeau, qui sert de puissance d’appoint aux intérêts soi-disant convergents du « bloc occidental. »

C’est avec cette logique délétère qu’il faut impérativement rompre.

Notre pays fait des guerres qui ne sont pas les siennes et qu’en outre, il ne peut pas gagner. Que ceux qui en douteraient aillent expliquer aux familles endeuillées ces dernières heures que leurs proches étaient en sécurité, protégés par des services de renseignement, une police et une armée nationales richement dotés et aux effectifs pléthoriques, obéissant à un gouvernement dont l’action internationale a été souveraine et cohérente au cours des 10 dernières années.

***

L’Union Sacrée paralysera-t-elle notre réflexion au point de nous empêcher, comme après les attentats de janvier dernier contre Charlie Hebdo, de prendre les seules décisions politiques qui s’imposent ?

Qui doute encore qu’une guerre a lieu à l’échelle du monde, qui nécessite que nous changions nos manières de vivre et de penser ?

Qui ne voit que, même si cela froisse la susceptibilité de certains de nos alliés actuels, il y va de notre sécurité nationale de nous rapprocher d’un Hezbollah qui vient tout juste d’essuyer des attentats similaires à ceux de Saint-Denis, commis par le même ennemi ?

Nul ne peut plus ignorer qu’outre cette alliance avec le Hezbollah, notre intérêt supérieur commande aussi d’appuyer officiellement Bashar Al-Assad, l’Iran et la Russie. Cela implique qu’au lieu de galvauder ce qui nous reste de crédibilité en coups de menton et en grandes phrases aussi belliqueuses qu’inutiles, nos gouvernants doivent pleinement restaurer la souveraineté de notre puissance militaire et policière.

                                                 ***

L’histoire est écrite par les vainqueurs : alors cessez de bredouiller l’Histoire des autres et écrivez la nôtre, Monsieur le Président ! Délaissez les combats idiots (utilisation de la force publique contre des comiques, cabale anti-Poutine, etc.) ; adoptez des lois d’exception pour briser l’ennemi intérieur véritable (qui inclut tant le prêcheur takfiriste et ses ouailles prêtes au sacrifice qu’une grande partie de nos élus, puisque tant les uns que les autres sont financés par de hauts dignitaires saoudiens ou qataris) ; mettez au pas avec tous les moyens nécessaires, dussent-ils être les plus terrifiants et les plus inflexibles, ces « amis » qui nous veulent constamment du bien (M. Erdogan, suivez notre regard…) ; et tentez ce faisant de convaincre ce peuple qui vous a (vous en souvient-il?) élu qu’il vous était impossible de prévoir que les soldats de l’État Islamique, créatures de l’Occident au Moyen-Orient, finiraient par échapper au contrôle de ceux qui les mandèrent jadis abattre le régime d’Al-Assad.

Si d’aventure, une fois de plus, l’Union Sacrée ne débouche sur rien, alors la libanisation de notre pays sera, je le crains, définitivement en marche. Et il ne nous restera plus qu’à pleurer pour de bon, sans secours, la mort de la France.

Par: Baptiste Grasset.

#Contre l'impérialisme

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Publié dans : #Humeurs

 

LA CENSURE c'est maintenant ? La chronique sur RMC qui a fait virer Thomas Guénolé...

La nouvelle lui a été annoncée par un coup de téléphone du directeur de la rédaction de RMC, Philippe Antoine. Vendredi 20 novembre 2015, Thomas Guénolé a appris que la chronique qu'il tenait sur RMC était suspendue et même définitivement arrêtée. Cela lui a été confirmé par un mail reçu dimanche soir, comme il l'a indiqué au site Arrêt sur images.

Mais le politologue (enseignant à Sciences-Po) a tout de même tenu à vérifier par lui-même en se rendant dans les locaux de la radio, ce lundi 23 novembre. Il n'a pas eu accès au studio, comme une ultime confirmation de sa mise au ban de la radio. Quelques instants plus tard, il a évoqué une rupture définitive du contrat qui liait, selon les informations du HuffPost, sa société Vox Politica à la radio jusqu'au 24 juillet 2016.

En cause, une chronique qu'il a tenue mardi 17 novembre dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin (voir la vidéo en haut de l'article) qui a provoqué la colère du ministère de l'Intérieur. Ce jour-là, peu après 7h20, il s'intéressait "aux accusations de dysfonctionnements dans notre sécurité intérieure qui se multiplient dans la presse", après les attentats du 13 novembre.

Le désormais ex-chroniqueur affirme aussi que, dans son mail pour lui signaler la fin de sa chronique, RMC ajoute que depuis sa chronique les journalistes de la radio subissent un black-out total de la part du ministère de l'Intérieur ou de leurs sources chez les forces de l'ordre. "Ce genre de pressions, c'est glaçant", commente-t-il...


La censure, c'est maintenant ? En tout cas, cela ressemble bien au premières mesures de restriction de la liberté de la presse provoquées par l'Etat d'urgence...

Lu sur le blog de L. Pons.

Par Michel El Diablo

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

Ces mandats ont été émis dimanche par la justice dominicaine contre trois Français soupçonnés d'avoir aidé les deux pilotes à quitter la République Dominicaine.

 
Air Cocaïne : mandat d'arrêt contre trois Français dont Aymeric Chauprade
 
La justice de la République dominicaine a émis un mandat d'arrêt contre trois Français, dont le député européen Aymeric Chauprade, pour leur participation présumée à l'évasion des deux pilotes français condamnés dans l'affaire dite "Air Cocaïne", a annoncé dimanche le ministère public.
Christophe Naudin et Pierre Malinowski. Les deux autres Français visés par ce mandat d'arrêt international sont Christophe Naudin et Pierre Malinowski, a indiqué à la presse le procureur général Francisco Dominguez Brito. Christophe Naudin est criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, et Pierre Malinowski est assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen et de Aymeric Chauprade à Strasbourg.

Mandats d'arrêt diffusés par Interpol. Le mandat d'arrêt "a été établi concernant messieurs Aymeric Chauprade, Christophe Naudin et Pierre Malinowski, après que les autorités dominicaines eurent présenté des preuves de leur implication présumée dans la fuite" des deux pilotes français, a indiqué le procureur général. Le mandat établi par le juge José Alejandro Vargas implique une demande internationale d'arrestation, diffusée par Interpol, l'Organisation internationale de police criminelle (OIPC). "Cela implique que si l'un ou plusieurs d'entre eux venaient à quitter le territoire français pour se rendre dans un autre pays, ils seraient arrêtés pour répondre devant la justice dominicaine de violation de la loi 137-03 sur le trafic illégal de migrants et la traite de personnes", a déclaré le procureur. Aymeric Chauprade, Christophe Naudin et Pierre Malinowski ont reconnu leur participation à l'évasion de République dominicaine des deux pilotes français.

20 ans de prison. Ces pilotes, Pascal Fauret et Bruno Odos, ont été condamnés tous deux à 20 ans de prison par la justice dominicaine pour trafic de drogue dans l'affaire dite "Air Cocaïne". Ils avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines aux commandes d'un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne. Le 28 octobre dernier, alors que les deux pilotes étaient en liberté conditionnelle avec interdiction de sortie du territoire en attendant leur jugement en appel, les deux hommes ont quitté clandestinement la République dominicaine et rejoint la France. Peu après leur retour, ils ont été placés en détention provisoire début novembre par la justice française qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue. La justice a confirmé le 19 novembre leur maintien en détention.       

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

Depuis le 27 juillet 1921, date de la première élection municipale à aujourd'hui, la ville de Kannur (1.650.000 habitants), un bastion pourtant communiste, n'a jamais été dirigé par un maire issue d'un Parti communiste. Par 28 voix sur 55, la communiste E.P. Latha a été élu maire de la Kannur Municipal Corporation.

Pour la première fois de son histoire, la ville de Kannur (Kerala) sera dirigée par les communistes

 
La région de Kannur, au Kerala, est un bastion historique du mouvement communiste indien. Malgré cette réalité, la ville de Kannur n'a jamais été dirigée par un édile communiste. A l'issue des élections locales du 7 novembre, les communistes, au sein du Left Democratic Front, ont remporté une victoire historique contre la coalition conduite par l'Indian Congress.

A Kannur, communistes (Left Democratic Front) et Indian Congress (United Democratic Front) obtenaient 27 sièges chacun. L'Indian Union Muslim League, alliée à l'Indian Congress, obtenait le dernier siège. Ainsi le maire sortant, Suma Balakrishnan, aurait dû être réélu. Mais ...

C'est P.K. Ragesh, de l'Indian congress, qui a fait penché la balance en faveur des communistes. Ce député, frondeur, en rupture avec les pratiques de son parti, a refusé de soutenir le maire sortant et a reporté sa voix sur la candidate du Left Democratic Front. Au final, et pour la première fois de son histoire, Kannur sera dirigée par une femme, et une communiste.

E.P. Latha a été élu maire par 28 voix contre 27 pour le maire sortant. Ainsi les communistes dirigent désormais 5 des 6 grandes villes du Kerala (Thiruvananthapuram, Kollam, Kozhikode, Thrissur et enfin Kannur). L'Indian Congress ne conservant plus que la ville de Cochin.
 
* article et traduction Nico Maury.
Rappel des élections locales au Kerala :
http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Inde-Triomphe-des-communistes-aux-elections-locales-du-Kerala_a9962.html

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

Elle a été fauchée par la maladie, quelques mois après la retraite. Ce mercredi, Dany Aimée est décédée à tout juste 60 ans. Figure du monde syndical charentais et de la justice prudhomale, Dany Aimé laisse derrière elle une armée de camarades orphelins, à Douzat, où elle vivait, à Angoulême, où elle siégeait. Elle quitte aussi deux enfants, Amandine et Alexandre.

Femme de caractère, combative, Dany Aimé avait hérité d’un surnom en forme de carte de visite: «Dany la rouge». Elle en riait et ça ne l’empêchait pas, loin de là, d’être aussi souriante et joviale, que ferme en négociations.

Publiquement, elle s’était aussi illustrée en claquant la porte du PS en 2009, mécontente que Ségolène Royal ait totalement remanié la liste des militants charentais. Elle avait depuis rejoint le Front de gauche, s’était même présentée aux dernières départementales en mars.

Par: F.B.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Europe
Le PTB demande au Premier ministre Charles Michel d'organiser un audit sur l'origine du pétrole utilisé en Belgique, afin de s'assurer qu'il ne provient pas de puits ou de raffineries contrôlés par le groupe terroriste Etat Islamique, annonce le parti de gauche radicale dans un communiqué.
 
Du pétrole issu de l'Etat islamique en Belgique? Le PTB demande un audit
Le groupe terroriste contrôle en effet environ 10% de la production irakienne de pétrole et environ 60% des raffineries syriennes, ce qui lui assure de plantureuses rentrées financières. "L'argent du pétrole est l'artère vitale de Daech pour acheter des armes, financer des camps d'entraînement et - ce n'est pas le moins important - payer des salaires élevés", constate le député fédéral Raoul Hedebouw. "Car, religion ou non, l'argent reste l'argent. Des milliers de combattants, entre autres de l'Armée syrienne libre et d'Al-Nosra, ont rejoint les rangs de Daech en raison des salaires meilleurs."

Le PTB souhaite donc que le gouvernement fédéral fasse un audit pour s'assurer que le pétrole utilisé en Belgique ne vient, ni directement ni indirectement, des puits ou raffineries contrôlés par Daech. Le parti rappelle que l'ambassadrice de l'UE en Irak, Jana Hybaskova, a dénoncé il y a un an le fait que certains Etats membres de l'UE achètent du pétrole au groupe terroriste.       
 
Par: N. MAURY.

 

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