Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
citoyen18.overblog.com

citoyen18.overblog.com

La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco
contre-le-chomage-atd-quart-monde-reclame-un-droit-a-experimenter_article_mainLe nombre de demandeurs d’emploi a de nouveau augmenté en mars, en France, une hausse moyenne de 0.4 % qui a touché plus particulièrement les jeunes. Tandis que le chômage de longue durée explose le mouvement ATD quart monde réclame une loi d’expérimentation pour des « Territoires zéro chômeur ».
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,4% le mois dernier, soit de 15.400 personnes, portant le total à 3.509.800.
 
En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi est en hausse de 0,5%, soit 28.000 personnes, pour atteindre un total de 5.290.500 en métropole, et 5.590.600 en incluant les départements d’outre-mer.
Il s’agit du deuxième mois de hausse consécutif après une légère baisse en janvier. En février, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A avait déjà augmenté de 0,4%.
Sur un an à fin mars, la métropole compte 4,9% de demandeurs d’emploi de catégorie A en plus, et 6,7% en incluant les catégories B et C.
 
La hausse sur un mois a été particulièrement forte chez les moins de 25 ans en catégorie A (+1,0%), alors que, principaux bénéficiaires des contrats aidés, ils sont moins affectés sur un an (+1,5%).
Dans la même catégorie, le nombre d’inscrits de 25 à 49 ans a progressé de 0,3% sur un mois (+4,4% sur un an), et celui des 50 ans ou plus de 0,4% (+8,6% sur un an).
En catégories A, B et C, le nombre de chômeurs a augmenté en mars dans toutes les tranches d’âge : 0,6% chez les moins de 25 ans (+3,7% sur un an), 0,5% chez les 25-49 ans (+6,5% sur un an) et de 0,6% pour les 50 ans et plus (+9,5% sur un an).
Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, continue d’augmenter, de 1,1% en mars et 10,1% sur un an.
Leur part dans le nombre total de demandeurs d’emploi inscrits est de 43,6% (+0,2 point en un mois, +1,3 point sur un an).
 
Pour le PCF, le ministre du travail a perdu une occasion de se taire
Pour François Rebsamen, le gouvernement est « sur la bonne voie » dans sa lutte contre le chômage. Alors que le nombre de chômeurs en catégorie A vient de franchir au mois de mars la barre des 3 500 000, le ministre du travail qui ne devait plus commenter les chiffres mensuels a perdu une occasion de se taire.
La seule parole qui aujourd’hui répondrait à cette saignée tient en un mot : Stop.
 
Stop à une politique désastreuse, en échec permanent, pour laquelle François Hollande n’a reçu en 2012 aucun mandat.
Stop au pacte dit de responsabilité et au CICE.
Stop au milliards d’euros versés au patronat sans la moindre contrepartie. Stop à ce gigantesque détournement d’argent public alors que le pays souffre.
 
François Hollande et le gouvernement s’acharnent et s’entêtent quand, mois après mois, la chronique de la hausse du chômage n’est pas qu’une simple « progression moins forte » – élément de langage qui remplace « l’inversion de la courbe » – mais des vies et des familles supplémentaires qui basculent dans l’exclusion et la crainte en l’avenir.

Ripostons avec un puissant et massif 1er mai.

Par: l"AFP.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Ancien PS

Le Parti socialiste revendique 131.000 membres actifs dont la moitié seulement est à jour de cotisation. L'aile gauche craint des manipulations.

Au PS, le nombre d'adhérents en chute libre
 
Même le site du Parti socialiste n'est pas à jour. «Avec près de 200.000 adhérents, le PS est le premier parti de gauche», peut-on y lire. Pourtant, comme le précise le député Christophe Borgel, le PS compte actuellement «131.000 adhérents actifs». Comprendre: ceux qui ont payé leur cotisation en 2013 et/ou 2014 et peuvent, si besoin, renouveler leur adhésion jusqu'au jour du vote des motions pour le congrès de Poitiers (5 au 7 juin), le 21 mai. En revanche, impossible de connaître précisément le nombre de socialistes à jour de cotisation.

«Personne ne peut le savoir, car ils se mettent à jour auprès de leur fédération. Ensuite, elle fait ou non remonter l'information, certaines le font au fil de l'eau», explique Christophe Borgel, secrétaire national aux élections du PS et l'un des deux coordinateurs de campagne de ...

 

 

2015 : 131.000 (- 33.000)
2014 : 164.000 (- 20.395)
2013 : 184.395 (- 20.000)
2012 : 197.000 (- 12.605)
2011 : 174.022 (- 2.978)
2010 : 177.000 (- 24.600)
2009 : 201.600 (+ 26.533)
2008 : 175.067 (- 17.490)
2007 : 192.557 (- 41.547)
2006 : 234.104 (+ 107.302 - adhésion 20€)
2005 : 126.802
 
Par: En Colere.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Logement

Trois ans après les révélations de Mediapart, Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et ancien vice-président du conseil général, a été condamné par le tribunal à six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour avoir aidé sa fille à obtenir un joli logement social dans des conditions anormales. 

Tout n’est pas permis dans l’attribution des HLM. Le tribunal de Nanterre a condamné vendredi 10 avril le maire (UMP) du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec, à une peine de six mois de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité, pour « prise illégale d’intérêts ». Sa fille a en effet bénéficié d’un logement social dans sa propre ville et dans des conditions étonnantes, comme Mediapart l’avait révélé en mars 2012.

Marine Pemezec, poursuivie pour recel, a de son côté écopé de 2 000 euros d’amende avec sursis. En 2012, le groupe socialiste du conseil général des Hauts-de-Seine avait signalé les faits au parquet de Nanterre à la suite de notre article.

Comme Philippe Pemezec n’a pas manqué de le rappeler à l’audience, rien dans la loi n’interdit formellement à un enfant d’élu de bénéficier d’un logement social. Le maire, ancien vice-président du conseil général et relais historique de Nicolas Sarkozy dans le département, a d’ailleurs annoncé sur son blog qu’il faisait appel d’un jugement incompréhensible « qui institue une véritable discrimination ».

En réalité, tout dépend des conditions d’attribution. Marine Pemezec, alors âgée de 23 ans, avait obtenu un deux-pièces lors de la commission du 9 février 2012. Sur sa fiche, il apparaissait que son dossier avait été déposé le 7 février. Soit deux jours d’attente dans une région où ce délai moyen s’élève à 5 ans…

À l’époque, il nous avait été rétorqué que la date de dépôt du dossier était erronée, due à un bug informatique. Ce qu’a tenté de prouver à l’audience Philippe Pemezec, témoins à l'appui. Mais l’essentiel n’est pas là. Car quelle que soit la date, c’est le personnel de la mairie du Plessis, sur lequel le maire a autorité, qui décide des dossiers à présenter.

Selon le tribunal, il y a donc bien eu passe-droit. « Au vu de sa qualité de membre de la commission d'attribution des logements et maire du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec a pris, reçu et conservé un intérêt indirect, soit l'attribution d'un logement social à sa fille, ce qui permettait à cette dernière de quitter le domicile familial à moindre coût, a expliqué Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre. Il avait aussi un intérêt direct, puisque cela lui évitait de payer un loyer dans le parc immobilier privé. »

Quelques jours avant l’examen du dossier, le 18 janvier, Philippe Pemezec avait lui-même rédigé l’attestation d’hébergement selon laquelle sa fille habitait bien chez lui. À l’audience, il a expliqué qu’il n’était pas physiquement présent lorsque la commission s’est prononcée. Sa signature figure cependant bien au bas du procès-verbal de l'attribution.

Certainement par le plus grand des hasards, il se trouve que l’appartement de 50 m2 attribué à Marine Pemezec (pour 465 euros par mois), se situe dans un quartier très agréable de la ville. Et quelle coïncidence : il s’accompagne d’une terrasse ! Pas vraiment le genre de « cages à lapins » qui ont pu être construites dans la région dans les années 1970. Au vu de ces éléments, le tribunal a estimé que lorsque un bel appartement s’est libéré, le personnel de la mairie de Robinson a opportunément sélectionné la fille du maire.

 Par Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Pendant que le nombre de demandeurs d'emploi augmente, les innovations langagières destinées à enjoliver la situation fleurissent au sommet de l'État.

Tout commence, pendant la campagne présidentielle de 2012, par des promesses intenables des deux principaux candidats. En mars 2012, Nicolas Sarkozy annonce une "baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs". Une innovation langagière dont ses adversaires politiques, une fois au pouvoir, vont beaucoup s'inspirer. En avril 2012, François Hollande déclare sans vergogne au Journal du dimanche : "Le chômage n'est pas une fatalité. Et j'inverserai la courbe." Une fois élu, il se transforme en magicien sur le plateau de TF1, le 9 septembre 2012, et promet que cette "inversion" se produira à l'horizon d'un an. Depuis le début de son mandat, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 600 000 personnes...

Joyeux anniversaire, monsieur le Président !

Pour le troisième anniversaire de son arrivée au pouvoir, François Hollande doit assumer un nouveau record avec les résultats de mars : plus de 3,5 millions de personnes sans aucune activité sont inscrites à Pôle Emploi, soit 15 400 de plus qu'un mois plus tôt. Mais quels que soient les chiffres, le ministère du Travail trouve une bonne nouvelle à annoncer, quitte à tordre la réalité. Quand les chiffres mensuels ne sont pas bons, c'est-à-dire neuf mois sur dix, François Rebsamen préfère noyer le poisson et s'intéresser au premier trimestre dans son ensemble, pour lequel "le rythme de progression est près de quatre fois moins élevé que celui observé en 2014" (communiqué du 27 avril 2015).

Bref, comme le dit une vieille expression, "plus j'avance moins vite moins je pédale davantage" ! Une autre version de cette devise a été utilisée pour commenter les chiffres de décembre 2014 : "La progression ralentit : elle est inférieure à la moyenne mensuelle des douze derniers mois." Ou ceux d'octobre et de novembre 2014 : "La hausse est plus limitée pour les jeunes." Pour commenter les - mauvais - chiffres de février 2015, le ministère se raccroche à la baisse de janvier et célèbre un record : "Depuis 2008, c'est la première fois que l'on constate une baisse du nombre d'inscrits de catégorie A sur les deux premiers mois de l'année." Quel est le raisonnement qui se cache derrière cette phrase étrange ? Aucun. Il s'agit simplement, mois après mois, de détourner l'attention de l'essentiel : une énorme promesse non tenue sur un sujet de préoccupation majeur.

 

Par: Lepoin en lair.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Transports

Les administrateurs judiciaires viennent d'écrire aux avocats de l'Etat et du principal actionnaire de la SNCM, Transdev. Dans cette lettre, ils accusent clairement l'Etat de faire pression sur eux pour qu'une liquidation judiciaire soit prononcée. La compagnie maritime est en redressement judiciaire depuis novembre.

Enième rebondissement de taille dans le dossier de la SNCM : les administrateurs judiciaires accusent l'Etat de faire pression sur eux pour qu'une liquidation judiciaire de la SNCM soit prononcée. Ils viennent d'ecrire aux avocats de l'Etat et du principal actionnaire de la compagnie, Trandev (lire la lettre ci-dessous).

Le courrier a été écrit jeudi, le 23, et la date est importante. Car les deux administrateurs judiciaires ont pris la plume au lendemain d'un rendez-vous qui a tourné court au tribunal de commerce de Marseille, alors que les trois repreneurs devaient défendre leurs dossiers. Le tribunal de commerce de Marseille a estimé mercredi que les offres de reprise de la SNCM étaient "insatisfaisantes" et mis en délibéré "à quinzaine" sa décision sur l'avenir de la compagnie maritime, en redressement
judiciaire depuis novembre.

"Une méthode à la hussarde"

Or la veille, c'est-à-dire mardi, les avocats de l'Etat, de Transdev et de Veolia avaient signifié par écrit aux deux administrateurs qu'ils ne financeraient le plan de sauvegarde de l'emploi que sous réserve de la conversion préalable du redressement judiciaire en liquidation. Inacceptable disent les deux administrateurs judiciaires, Frédéric Abitbol et Emmanuel Douhaire,  qui voient dans ce procédé une sorte de chantage.

Quel serait l'intérêt de l'Etat à plaider en faveur de ce scénario ? A première vue, difficile a voir, mais maître Olivier de Chazeaux, avocat de Christian Garin qui porte le projet Medpartners, un des trois repreneurs, a son idée sur la question : "L'Etat finalement essaie de protéger quelques intérêts, ou en tout cas de masquer des erreurs passées, pour éviter le courroux de Bruxelles. Il n'est pas impossible que d'autres intérêts se soient liés pour essayer, entre amis, dans un coin d'une petite salle obscure, de se mettre d'accord après la liquidation judiciaire".

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

Découvertes au cours de l'enquête sur l'affaire du Mediator, une soixantaine de notes confidentielles, écrites de la main de Jacques Servier, dévoilent les coulisses du lobbying pharmaceutique. Le patron du laboratoire suit à la loupe les débats de l'administration et l'on découvre un univers d’intrigues, de rivalités, d’influences et de règlements de comptes.ne soixantaine de notes rédigées à la main sur des feuilles de classeur par le docteur Jacques Servier, fabricant du Mediator, restées secrètes jusqu’ici, dévoilent le fonctionnement du lobbying pharmaceutique. Écrites entre 1994 et 2002, elles ont été saisies lors d’une perquisition dans les locaux du groupe ordonnée par les juges du tribunal de grande instance de Paris chargés d'instruire l'affaire du Mediator. Ces notes confidentielles, que Mediapart a pu se procurer, constituent un matériau exceptionnel. Il révèle de l’intérieur les manœuvres du laboratoire pour défendre les prix et le statut de ses produits auprès des ministres et de l’administration.

Jacques Servier décrit dans un style elliptique un univers d’intrigues, de rivalités, d’influences et de règlements de comptes. Il cite des politiques, de nombreux acteurs de la santé, des professeurs de médecine. Ses notes sont difficiles à déchiffrer, parfois illisibles. Le patron du Mediator formule des jugements lapidaires, qui expriment ses positions très tranchées sur l'industrie du médicament : il n'aime pas les laboratoires américains et considère que l'intérêt de la France s'identifie à celui des firmes françaises, à commencer par la sienne.

Servier se plaint de la « malhonnêteté » de l’administration, dénonce les « manœuvres » du laboratoire américain Eli Lilly, fabricant du Prozac, à qui il reproche sa promotion des anti-dépresseurs et qui, prétend-il de manière elliptique, « aurait financé le précédent gouvernement pour 200 millions » (la phrase, écrite en mai 1994 – gouvernement Balladur –, viserait donc le gouvernement Bérégovoy).

Extrait de la note de Servier du 8 juillet 1994Extrait de la note de Servier du 8 juillet 1994

Il qualifie la vaccination obligatoire contre l’hépatite B de « cadeau de Douste-Blazy à SKB (laboratoire britannique producteur du vaccin, devenu une composante de GSK – ndlr) ». Philippe Douste-Blazy, qui a pris cette mesure en 1994, est un ami de Servier de longue date.

Il signale un laboratoire dont les associés « blanchiraient de l’argent » avec la protection d’un membre de l’Agence du médicament, dénonce une « malversation » sur l’hépatite C, ou la « mafia Tabuteau-Vial ». Didier Tabuteau, premier directeur de l’Agence du médicament, a été membre des cabinets de Claude Evin puis de Bernard Kouchner ; Servier ne le considère manifestement pas comme un ami ; pas plus que Daniel Vial, lobbyiste avec qui a travaillé Jérôme Cahuzac (lire notre article). L’inimitié avec Vial peut être liée à la proximité de ce dernier avec le groupe Sanofi, qui a tenté au début des années 2000 d’absorber le groupe Servier.

Ces notes de Servier mettent en vedette un autre personnage, dont Mediapart a dévoilé le rôle caché pendant des années : le professeur François Lhoste, directeur scientifique chez Servier de 1985 à 1989, qui a ensuite conseillé le laboratoire pendant de longues années, alors qu’il siégeait à partir de 1993 au Comité économique du médicament (CEM), devenu en 2000 le Comité économique des produits de santé (CEPS). Mis en examen pour prise illégale d’intérêts en avril 2014, Lhoste a participé aux travaux du comité jusqu’à ces derniers jours, puisque c’est seulement à la suite de notre article que Marisol Touraine, ministre de la santé, a demandé son exclusion.

Or, Jacques Servier a rédigé ses notes à partir de comptes rendus que lui faisait régulièrement François Lhoste. Toutes les notes portent la mention « FLH », qui désigne François Lhoste (l’intéressé l’a lui-même reconnu lors de sa déposition, d’après un document de l’instruction que nous avons pu consulter). De 1994 à 2000, Servier a rédigé entre cinq et douze notes « FLH » par an, et un peu moins en 2001 et 2002. À plusieurs reprises, les notes font état d’avis de François Lhoste ou d’interventions directes de ce dernier. Servier cherche aussi à le placer auprès des ministres. Une note du 20 novembre 1995 indique : « Un mot à Barrot sur FLH. »

Jacques Barrot, ministre de la santé de 1979 à 1981, puis des affaires sociales de 1995 à 1997, député centriste et maire d’Yssingeaux (Haute-Loire), est lié à Servier par l’intermédiaire de Madeleine Dubois, son ancienne attachée parlementaire. Entrée chez Servier en 1985, elle a été directrice de la communication du groupe jusqu’en 1995, avant de retrouver Barrot pour être son chef de cabinet au ministère des affaires sociales. La communication entre Servier et Barrot ne semble pas trop difficile. Jacques Barrot apparaît dans un document interne du groupe Servier parmi les « personnalités importantes concernant la défense des médicaments remboursés à 35 % ».

Dans une note datée du 16 octobre 1995, Jacques Servier livre un autre scoop posthume : il affirme avoir recouru à l’aide de Raymond Soubie, futur conseiller de Nicolas Sarkozy, pour défendre un médicament de son laboratoire, le Daflon, face à l’administration qui voulait en faire baisser le prix. La note précise : « Communiquer à Marmot derniers résultats Daflon… Marmot et Barrot s’entendent très bien. (Faire intervenir Barrot.) Soubie parle à Marmot de Daflon… »

À l’époque, Jean Marmot, haut fonctionnaire, est président du CEM, chargé de fixer le prix de tous les médicaments remboursés ; Jacques Barrot est ministre des affaires sociales du gouvernement Juppé ; Raymond Soubie, qui sera conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires sociales de 2007 à 2010, est PDG d’un très important cabinet de conseil, Altedia (aujourd’hui intégré dans Adecco). Le Daflon est un veinotonique, classe de médicaments qui reviennent cher à la Sécurité sociale et dont le gouvernement cherche à réduire le coût.

Il n’est plus possible de confronter les points de vue des protagonistes : Jean Marmot a disparu en 2004, Jacques Servier et Jacques Barrot sont tous deux morts en 2014. Mais les liens de Soubie et Servier sont avérés. Contacté par Mediapart, Raymond Soubie ne nie pas avoir conseillé Servier sur des sujets sociaux, via sa société Altedia. Il ajoute avoir donné à Servier des conseils visant à l’aider à résister aux visées de Sanofi.

Servier mentionne d’ailleurs Soubie dans une note où il évoque Synthélabo, laboratoire qui a fusionné en 1999 avec Sanofi. Auparavant, Synthélabo était une filiale de L’Oréal et appartenait à la famille Bettencourt. Le 4 juillet 1995, Servier écrit, sans expliciter son propos : « Discuter cette affaire avec les Bettencourt (et eux seuls) (en parler à Soubie). » Interrogé sur ce point, Soubie dit ignorer totalement de quoi Servier voulait lui parler.

 

Soubie reconnaît aussi avoir eu avec Servier de nombreuses conversations, souvent « à bâtons rompus ». Mais il n’a pas souvenir d’être intervenu auprès du président du CEM pour défendre le Daflon : « Jean Marmot était un magistrat intransigeant, d’une rigidité inflexible, dit-il. Essayer de l’influencer sur un tel sujet n’aurait servi à rien, cela n’aurait eu d’autre utilité que de l’irriter. »

 

Par Michel de Pracontal et MEDIAPART.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

NOUS LES FORCES SOCIALES, NOUS LES CREATEURS EXCLUS IFS DE RICHESSES, NOUS QUI SOMMES LE NOMBRE ET LA CONSCIENCE SOCIALE ET POLITIQUE AU SENS NOBLE DU TERME, DEVONS NOUS REUNIR AUTOUR DE REVENDICATIONS FORTES POUR UN REEL CHANGEMENT DE SOCIETE.

LE 1ER MAI EST UN MOMENT REVENDICATIF PARTICULIER. CET ECHO A  UNE REPERCUSSION INTERNATIONALE. CE N’EST PAS LA CONCURRENCE MAIS LA COOPERATION, LA SOLIDARITE ENTRE LES TRAVAILLEURS.

 

Le 1er mai, j’y serai !

Manifestation le 1er MAI 10 h 30 Place de la Résistance VIERZON. Circuit : Départ Place de la Résistance  ,Rue du Docteur ROUX, Rue GOURDON , Rondpoint carrefour croix blanche, Avenue de la République , Rue Armand BRUNET et AUDITORIUM au petit jardin en bas de la Mairie , où sera lu la prise de parole. 

 

Oui, le patronat jubile !
Pas une seule mesure depuis des dizainesd’années et plus particulièrement depuis que les républicains (droite dite « traditionnelle ») et lessociaux démocrates (Parti Socialiste) se partagentl’alternance du pouvoir, n’a été à l’encontre de leurs revendications.
Nous pouvons et devons dire non à ce saccage de tout ce qui fait notre bien commun, notre vivre ensemble.
 
Par: UD CGT.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

1952, année politique. 1952, année érotique (pour certains). Sur des modes très différents, les écrivains Gérard Guégan et Jean-Pierre Le Dantec revisitent cette période de purge dans les rangs du PC : Aragon énamouré et Georges Guingouin traqué. Quand les héros deviennent indésirables.

« Qui dira la souffrance d’Aragon ? », titre Gérard Guégan. Clin d’œil, mais ironie plus qu’empathie, sans doute, avec l’auteur du Roman inachevé lorsque qu’il évoque poétiquement « le poignard sur ses paupières » que fut la « révélation » en 1956 des crimes staliniens. Mais, en 1952, nous n’en sommes pas là. Elsa Triolet est à Moscou, et Aragon est à Paris : membre récent du Comité central, il a à faire. Si le Parti communiste, alors le premier de France, multiplie les hommages aux résistants (morts, du moins), il en va tout autrement dans la grande salle de la mairie de Montreuil. En l’espace de quelques jours, André Marty et Charles Tillon, ancien chef des FTP (Francs-tireurs et partisans), y sont jugés et exclus, façon poignard sur les paupières.

Le roman de Gérard Guégan flirte avec le réel, brouille les pistes pour mieux éclairer les angles (avec mises en abyme, de-ci de-là... pour lecteurs attentifs d’Aragon... ou de Guégan). Son Aragon est bien muet en ce qui concerne les « procès », mais fort disert dans les billets doux qu’il expédie au jeune émissaire du Kominform (version light, après-guerre, du Komintern) qui se tient en fond de salle : Mahé, lui-même ancien résistant sous les ordres de Tillon,  et présentement « œil de Moscou » sur ces procès internes, copies amorties de ceux qui se tiennent dans les pays frères de l’Est et n’épargnent surtout pas les résistants.

Aragon, années cinquanteAragon, années cinquante © DR

Mahé, c’est un nom de roman, sinon tout à fait un personnage de roman : l’homme qui aurait inspiré ce récit serait mort en 2011, et Gérard Guégan trouve prématuré de révéler son identité véritable. Il est en tout cas aussi lettré que bien de sa personne ; il va vivre une idylle aussi brève qu’intense avec Aragon. Mais Mahé peut aussi bien être création de l'écrivain, un vrai-faux personnage, avec usage du conditionnel comme élément de trouble.. « Si tu arrives à voir Tillon, aurait dit Mahé, salue-le de ma part. » Le jeune homme vient alors de croiser, à Montreuil, une amie chère de la Résistance, Julia Milstein, ancienne déportée partie vivre au Canada et informée de ce qui se passe. Elle sait que Tillon, gâchant la cérémonie des autocritiques, est parti dignement. Le dialogue se poursuit :

« Te rends-tu compte qu’en parlant ainsi tu contreviens à tes ordres, à ta fonction ?
— Exclu par ta faute, ce serait comme me suicider par personne interposée, et ça me déplairait moins que…
— Imbécile ! Il faut vivre, nous en avons le devoir.
— Sais-je qui je suis, qui vous êtes, ô cavaliers sans chevaux ?
— C’est de l’Aragon, ça, hein ?
— Qui d’autre aurais-je pu aimer ? »

« Ainsi tu es devenu petit télégraphiste », dit encore la jeune femme. Le dialogue a peut-être eu lieu. Ou peut-être pas, ou peut-être un peu différemment. Et s’il n’a pas existé, il fallait l’inventer, pour les besoins du livre sinon ceux de l’Histoire.

Le contexte, un an avant la mort de Staline, n’a rien d’un décor de circonstance : le désir, entre Mahé et Aragon, se nourrit de lui. « La vraie question, ce n’est pas de savoir si c’est un coup de foudre, la vraie question, c’est de se demander s’il y aura un lendemain. J’ai envie de te répondre que oui, mais, tu le sais, nous sommes des clandestins et nous sommes condamnés à le rester », dit Aragon. Mais cette clandestinité-là n’est plus celle des années d’Occupation ; elle est celle des amants homosexuels par ailleurs muets et complices, par leur silence, des exécuteurs politiques. Ils s’observent en douce tandis qu’on s’apprête à anéantir Marty (qui n’inspire pas une grande sympathie, lui, et verra même sa femme le quitter sous la pression des camarades). S’ils déambulent, grâce à la voiture avec chauffeur du Poète, dans des rues de Paris qui évoquent tantôt Breton, tantôt Stendhal ou Le Paysan de Paris, s’ils se séduisent autour d’un souper fin, c’est à Montreuil, grande salle de la mairie, que les procès se déroulent et qu’Aragon rédige ses billets doux (et billets crus) à l’intention de l’observateur muet du fond. C’est à l’hôtel du Parti “Le joli mai” que Mahé reprend des forces, à un jet de pierre du pavillon des Tillon.  

Aragon, années trenteAragon, années trente © DR

Double jeu, double je, à s’y perdre, dont Aragon et Mahé jouissent, dérivatif au monde très gris. Mahé a intéressé Moscou comme homme-miroir, mais à ce jeu-là, Aragon a une bonne longueur d’avance, et laisse admiratif son jeune amant lorsqu’il entame une autocritique formidablement sinueuse à propos d’un article publié dans Les Lettres françaises qui se referme sur son accusateur, Auguste Lecœur. Passe ainsi Jeannette Vermeersch, rentrée en pleine forme de Moscou où son époux Maurice Thorez achève sa convalescence, attendant de retrouver un Parti en bon ordre. Ensuite Thorez inaugurera bien des monuments aux fusillés de la Résistance. Passent en fond les petites mains des juges du jour, tel Léon Mauvais. Les aspirants au pouvoir, tel Duclos. C’est seulement dans les cafés que parfois s’échangent, entre anciens FTP, quelques mots : pour certains, l’éloignement est proche. Apparaît même un historien, auquel le « vrai » Mahé aurait remis ses archives, Yves Le Braz. Historien qui n’est autre que Gérard Guégan, sous pseudonyme, lorsqu’il écrivit, au début des années soixante-dix… Les Rejetés, l’affaire Marty-Tillon… Roman-miroir pour hommes-miroir : il y a là, aussi, une absence, comme lorsqu’on regarde un visage avec lunettes aux verres polarisés.

Par Dominique Conil.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

D’aucun voudrait nous faire croire que nous sommes passé du bipartisme au tripartisme en France. Nous serions aujourd’hui dans le schéma FN - UMP - PS. Mais à y regarder de plus près, cela ne tient pas.

La première raison c’est que pour qu’il en soit ainsi, il faudrait que le Front National n’aspire jamais à parvenir au pouvoir. Or si j’en crois les politologues et la dernière tactique des Le Pen pour éliminer le vieux fondateur du FN, la stratégie de Marine est bien de conquérir l’Elysée en 2017. Mais pour y parvenir il y faut une condition jamais démentie dans l’histoire de notre pays comme dans toutes les démocraties, le FN doit recueillir une majorité de suffrages. Cela ne se peut qu’à la condition de trouver des alliances à droite. Et à ce jour l’UMP de Sarkozy reste uni et cohérant pour porter à nouveau l’ex-président au plus haut sommet de l’état.  Il y a donc peu de chances - si l’on peut dire – que le FN trouve des alliés suffisamment puissants pour le porter au pouvoir.   

A gauche, il en va un peu de même. Le PS est certes le plus fort électoralement de toutes les formations politiques de cette partie de l’échiquier, même quand il subit des échecs, mais à sa gauche subsiste une myriade de partis qui « ne se résolvent pas à la toute-puissance financière » et qui s’obstinent à refuser le pouvoir. La différence à gauche par rapport à la droite, c’est que l’extrême droite elle, est unie dans une seule force politique : le Front National. « L'autre gauche » est donc totalement invisible sur le plan politique mais bien réelle sur le plan des idées. Rêvons qu’elle se rassemble et l’alternative ne paraitrait peut être pas douce folie.

Mais ça c’est une autre histoire !

Par: Frederic DUTOIT.

Voir les commentaires

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Jeunesse

Lors d'une opération de communication organisée avec Canal +, François Hollande s'est exprimé sa politique. Pour la première fois depuis longtemps, il s'est exprimé sur les inquiétudes des étudiants et des jeunes diplômés : le doute qui touche nombre d'entre nous quant à la possibilité de continuer nos cursus face aux difficultés financières, la peur du chômage après le diplôme. François Hollande a donc conscience de la réalité de notre quotidien à nous, les étudiants : 50% d'échec en première année, 33% d'augmentation du chômage des jeunes diplômés...

Cette réalité, c'est le résultat de sa politique, là où la jeunesse est une promesse et non une priorité. La régionalisation des diplômes a cassé leur valeur, les millions de baisse budgétaire ont dégradé la qualité de nos formations, les politiques de service civique ont bloqué le niveau de vie de certains jeunes diplômés à 573 € par mois… Le désaveu des étudiants envers la politique d'Hollande est massif. C'est ce que confirment des centaines d'étudiants qui participent en ce moment même aux journées de la réussite étudiante (formations, forums et enquêtes...) organisées par l'UEC. Pourtant, celui-ci ne semble toujours pas bouger d'une ligne.

Une annonce, et une fausse solution pour les étudiants : une prime d'activité élargie aux moins de 25 ans, comprenant les étudiants et les apprentis. Pourquoi encourager les jobs étudiants, alors même que ceux-ci constituent la première cause d'échec dans nos études ? Pourquoi ne pas nous donner les moyens de réussir nos parcours et nous encourager à effectuer des stages et alternances, en liens avec nos filières d'études ?

Les étudiants n'attendent rien d'un énième plan de com gouvernemental. Plus que jamais, nous porterons face au gouvernement la voix de ces centaines de milliers d'étudiants qui ont intérêt au changement ; ils attendent un véritable plan d'urgence pour leurs conditions d'études. Il est temps de mettre en place un véritable statut social, incluant un salaire étudiant, pour permettre notre réussite scolaire et notre insertion professionnelle.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog