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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economique

Les déclarations de patrimoine et d'intérêts des ministres entrés au gouvernement fin août viennent d'être publiées. On y découvre qu'Emmanuel Macron (Économie), qui ne paie pas l'ISF d'après L'Express, a gagné 2,4 millions d'euros à la banque Rothschild entre 2011 et mai-2012.

Tant attendue, la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron, ministre de l’économie et ancien banquier chez Rothschild & Cie, a été publiée en toute discrétion vendredi 19 décembre, veille de départs en vacances, par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HAT), en même temps que les déclarations de ses collègues entrés au gouvernement lors du remaniement du 26 août dernier.

La déclaration de patrimoine d'Emmanuel Macron n'est assortie d'aucune appréciation de la HAT, qui n'a donc relevé aucune omission ni sous-évaluation notable de ses biens (à l'inverse du cas de Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d'État chargé des relations avec le parlement toujours en poste, épinglé en juin dernier pour avoir minoré son patrimoine immobilier de 700 000 euros).

Cette validation, cependant, ne préjuge en rien des résultats de la vérification fiscale subie par ailleurs par Emmanuel Macron, selon la procédure automatique qui vise désormais tous les nouveaux ministres et qui a provoqué la démission de Thomas Thévenoud.

Depuis que L’Express a révélé en septembre que le ministre de l'économie ne « paie pas l'ISF » (ce qu'il n'a jamais démenti), une même interrogation agite en tout cas le "tout-Paris": comment l’ancien banquier, qui a touché plus de deux millions d’euros comme associé-gérant chez Rothschild en 2011 et 2012, qui possède (lui ou sa femme) des biens immobiliers à Paris et dans la ville huppée du Touquet-Paris-Plage, peut-il échapper à l'impôt de solidarité sur la fortune ? Pour rappel, tout foyer fiscal est redevable de l'ISF quand son « patrimoine net taxable » dépasse 1,3 million d’euros.

Les deux déclarations de patrimoine et d’intérêts signées le 24 octobre par le ministre (à deux jours de la date limite) apportent aujourd'hui quelques pièces supplémentaires au puzzle, mais ne permettent absolument pas de résoudre l’énigme, puisqu'elles n'indiquent pas les biens possédés en propre par son épouse, les dettes de celles-ci, les exonérations et réductions fiscales possibles, etc.

Emmanuel Macron y déclare 1,4 million de revenus pour l’année 2011, époque où il a travaillé comme associé-gérant chez Rothschild : 403 600 euros de « traitements et salaires », 706 300 de « bénéfices industriels et commerciaux », plus 291 300 euros de « revenus de capitaux mobiliers » (des « parts de dividendes dans les sociétés du groupe Rothschild »).

Pour 2012, il indique 1,09 million d’euros, d'abord gagnés à la banque, puis comme secrétaire général adjoint de François Hollande à l’Élysée (100 900 euros entre mai et décembre 2012).

En clair, en un an et demi, Emmanuel Macron a ainsi empoché 2,4 millions d’euros chez Rothschild – une somme qui étonne certains observateurs par sa relative "médiocrité", au regard des gains habituels dans le secteur.

Ensuite, en 2013, ses revenus imposables sont logiquement retombés à 162 000 euros (soit tout de même 13 500 euros par mois), en tant que collaborateur du chef de l’État.

Par ailleurs, quand on additionne ses différents comptes bancaires, ses placements, la valeur de sa voiture, etc., le ministre de l’économie affiche un actif personnel d’environ 1,2 million d’euros, pour 1,05 million d’euros d'emprunts à rembourser.

Mais pour tenter de comprendre si le seuil de 1,3 million d’euros de « patrimoine net taxable » est franchi (susceptible de faire basculer le ministre dans l’ISF), il faut surtout scanner ses biens immobiliers.

Emmanuel MacronEmmanuel Macron © Reuters

Dans cette catégorie, Emmanuel Macron déclare un appartement de 83 m2 situé dans le XVe arrondissement de Paris (cité Falguière), acheté en 2007 pour quelque 820 000 euros. Il indique, sur la base d’une « expertise en date du 17 octobre 2014 », que ses parts dans cette résidence comprenant une terrasse et un parking vaudraient aujourd’hui 935 000 euros, compte tenu des travaux réalisés pour 70 000 euros et de l’évolution des prix de l’immobilier.

D’après des documents du Service de publicité foncière de Paris, que Mediapart a consultés, Emmanuel Macron était l’acquéreur de ce bien à hauteur de « 94,7 % » en 2007, et sa femme de 5,3 %.

À ce jour, c'est le seul bien déclaré par le ministre, qui n'évoque pas la maison de famille de son épouse au Touquet – à juste titre, puisqu’il n’en possède aucune part personnellement. Ce bien mérite pourtant qu’on s’y arrête.

D’après des documents consultés par Mediapart, sa femme (professeur de français et de latin) a en effet récupéré la « nue-propriété » de cette maison de famille en 1985, à la suite d’une « donation-partage » qui a vu deux membres de sa famille en conserver l’usufruit (c’est-à-dire l’usage).

Depuis lors, de deux choses l’une : soit ces parents (nés respectivement en 1909 et 1913) sont toujours vivants et conservent l'usufruit, et le bien ne doit pas rentrer dans le patrimoine taxable du couple Macron. Soit, dans le cas contraire, la valeur actualisée de la maison doit être prise en compte.

Lors de la donation, la propriété valait en tout cas 900 000 francs, une grosse somme pour l’époque. Combien vaut-elle trois décennies plus tard ? À cette question clef, parmi d'autres, la déclaration publiée vendredi ne peut fournir aucune réponse.

Sollicité par Mediapart, Emmanuel Macron n'a pas apporté de précision sur sa situation fiscale.

 

Par: Mathilde Mathieu et Médiapart.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Le salaire minimum en France passera de 9,53 à 9,61 euros en rémunération brute horaire. La hausse de 0,8% et sans coup de pouce interviendra au 1er janvier 2015.

Il n’y a pas eu de surprise jeudi matin à l’annonce du nouveau calcul du Smic horaire. La hausse précisée par le ministère du Travail a été fixée à 0,8%. Il s’agit d’une augmentation automatique, qui tient compte notamment de l’inflation. Mais la hausse ne comporte aucun coup de pouce supplémentaire. Le gouvernement l’avait annoncé au début du mois de décembre, en se basant sur les conseils d’un groupe d’experts.

Les chiffres-clés:

La hausse horaire du Smic à 0,8% fait passer la rémunération de 9,53 à 9,61 euros bruts. Pour un mois complet, un salarié touchera donc 1.457,52 euros bruts. L’augmentation représente 12,14 euros par rapport au Smic actuel. La hausse annoncée jeudi est mécanique afin de respecter la légalité. Le dernier coup de pouce au Smic date de juillet 2012. Le salaire minimum avait augmenté de 2%, au lieu de 1,4%. 

Le calcul du salaire minimum:

Deux critères sont pris en compte pour évaluer la hausse légale du Smic. Le premier tient compte de l’indice des prix à la consommation en dehors des prix du tabac pour les ménages aux revenus les plus modestes. Le second critère porte sur le salaire de base des ouvriers et des employés. La hausse à 0,8% au 1er janvier 2015 avait été fixée à 1,1% il y a un an

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economique

http://www.dominiqueraimbourg.fr/IMG/arton233.jpg?1380121418

N'en déplaise à la droite et au Medef, les 35 heures est la politique la plus efficace et la moins coûteuse depuis les années 1970 selon un récent rapport parlementaire.

Le rapport qui vient d'être adopté par la commission d’enquête parlementaire sur « l’impact sociétal, social, économique et financier des 35 heures », présidée par le député UDI Thierry Benoit, ne sera certainement pas de trop pour remettre les pendules à l’heure sur le sujet, en tordant le cou aux principales fausses idées reçues colportées inlassablement.

 

Barbara Romagnan, résume : «Entre 1997 et 2001, il n’y a jamais eu autant d’heures travaillées partagées par tous en France. Deux millions d’emplois salariés dans le secteur marchand ont été créés sur cette période. Aucune politique ne s’est révélée plus efficace par le passé.» 

39 personnalités issues du monde politique, syndical, universitaire, de l’administration et de l’entreprise ont été auditionnées. 

Selon le rapport, «presque aucune des personnes auditionnées ne demandait une remise en cause des 35 heures». Dans un propos liminaire, Thierry Benoit, le président de la commission souligne «le travail sérieux accompli par notre rapporteure Mme Barbara Romagnan, même si je ne partage pas les conclusions de son rapport. Chacun pourra se forger sa propre opinion».

 

Voici un résumé de ce rapport :

 

● La réduction du temps de travail décidée par la loi de 1998 a contribué à ce que l’économie française crée davantage d’emplois qu’elle ne l’aurait fait sans cette loi sur la même période. Le chiffre de 350.000 est le plus communément admis. Entre 1997 et 2001, l'Insee estime à 2 millions les créations d'emplois salariés dans le secteur marchand. Il n’est aujourd’hui pas possible de dire combien d’emplois supplémentaires auraient pu être créés si le processus de réduction du temps de travail n’avait pas été interrompu en 2002.

Cette réduction n’a pas coïncidé avec une dégradation de la compétitivité de notre pays notamment parce qu’elle s’est accompagnée d’une accélération des gains de productivité.

La France reste ainsi attractive et se place régulièrement dans le trio de tête des IDE (investissements directs à l’étranger).

 

• La réduction du temps de travail, comparée à d’autres politiques publiques mises en œuvre pour stimuler l’emploi, notamment celles qui reposent sur des baisses de cotisations sociales sans conditions, apparaît moins coûteuse pour les finances publiques, au regard du nombre d’emplois qu’elle a permis de créer.

 

• Elle a permis une réorganisation du travail dans les entreprises de plus de vingt salariés grâce à la relance et au dynamisme du dialogue social pour aboutir à des accords.

 

• La réduction du temps de travail s’est traduite, pour la majorité des salariés qui en ont bénéficié par une amélioration de l’articulation entre le temps passé au travail et le temps consacré aux activités personnelles, familiales ou associatives. Elle a également permis un rééquilibrage, limité mais réel, des tâches ménagères au sein des familles.

Les études disponibles laissent penser que ce processus, s’il avait été mené à son terme, pouvait constituer un puissant élément de recomposition des temps au service de l’égalité hommes-femmes.

A l’aune de ces auditions et des documents à notre disposition, il apparaît que la réduction du temps de travail a constitué un outil pertinent et efficace de lutte contre le chômage, un outil de transformation de la société et d’amélioration de la qualité de vie.

Quinze ans après, il convient de tirer lucidement les leçons des expériences passées de réduction du temps de travail, de leurs conditions, de leurs effets positifs mais aussi de certains effets négatifs qui peuvent expliquer les critiques.

L’objectivation de ces derniers est l’un des acquis majeurs de ce rapport, et a pu également faire l’objet d’un large consensus au sein de la commission.

 

On peut évoquer à ce titre :

 

• l’intensification du travail, repérée dans plusieurs secteurs, et qui s’est parfois accompagnée de souffrance pour les salariés;

 

• les fortes tensions dans la fonction publique hospitalière en raison d’un décalage entre l’application de la loi et le temps des recrutements importants, étalés de 2002 à 2000. Elles ont été incontestables mais les difficultés ne résultaient pas uniquement de la RTT;

 

• les difficultés qu’aurait pu engendrer l’application de la loi aux entreprises de moins de 20 salariés.

Ces effets, s’ils doivent être pris en compte et corrigés, n’invalident en rien le principe de cette politique. Pour se poursuivre, elle devra s’ajuster à un contexte qui n’est plus celui des lois Aubry. Il nous appartient aujourd’hui, au travers de la négociation sociale, d’accélérer l’amélioration de la qualité de vie au travail, dans le secteur privé et dans le secteur public, de permettre aux jeunes de construire leur parcours professionnel et de ramener de nombreux chômeurs vers l’emploi.

Laisser perdurer un chômage de masse serait faire courir à notre pays le risque d’une explosion sociale prochaine.

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

retraite-travail.jpg

Arrêtez de râler contre les grévistes, parce que souvenez-vous que si :

- vous travaillez 8 heures par jour,

- vous bénéficiez d'une sécurité sociale,

- vous bénéficiez d’une retraite,

- vous bénéficiez d'un treizième mois ou d'une prime de fin d'année,

- vous bénéficiez de congés payés

- etc...

c'est grâce à des grévistes !

Par Citoyen18.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

CGT-bosch-rodez.jpgLa presse n’a fait que de brefs communiqués, les journaux de 20 heures des TV n’en n’ont pas parlé. Il ne faut pas donner de mauvaises idées aux salariés au moment où patronat et gouvernement font tout pour écraser les salaires et convaincre les travailleursfrançais de la nécessité d’être plus « compétitifs » face à la concurrence « capitaliste » mondiale.

 

Après un court débrayage les salariés de Bosch à Rodez obtiennent une augmentation de salaire pour 2015 de 1,9% pour les ouvriers et employés, de 0,6 % pour les cadres et une prime exceptionnelle de 600 euros.

 

Bosch est un champion des « accords de compétitivité » et des profits réalisés à ce titre

 

Bosch France est une filiale du groupe allemand du même nom, avec 281.381 salariés dans le monde. En France il possède 22 usines et emploie 6.534 salariés.

 

Il est spécialiste de la sous traitance auto, fabrique de l’outillage portatif, du matériel de jardin, etc.

 

Ses profits (officiels) se montent pour la période 2010-2013 à 7884 millions d’euros dont 1251 pour la seule année 2013. La crise n’est pas pour tout le monde.

 

En France il a été un des premiers à mettre en place des accords dits de « compétitivité » avec la complicité active de la CFDT. Certainement inspirés du modèle allemand de « dialogue social » cher au patronat et au gouvernement.

 

Négociation avec un révolver sur la tempe : ou vous a acceptez la perte d’acquis, le blocage des salaires ou on ferme. Lâchés par les syndicats-sauf la CGT- les salariés ont accepté ce marché de dupe.

 

Il y a encore quelques mois le journal « les Echos » dans un reportage sur l’usine de Rodez se félicitait de la bonne ambiance qui régnait dans l’usine. Le journaliste n’avait dû entendre qu’une cloche, celle de la direction.

 

Les salariés de Bosch ont remis les pendules à l’heure. Ils ont tiré la conclusion que le patronat ne partage jamais. Pour les salaires rien ne vaut l’action. Une leçon pour tous.

 

Par: Syndicat CGT BOSCH.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs
MERCI A TOUS, nous vous souhaitons, Cher(e)s Ami(es) et Camarades de joyeuses fêtes de fin d’année. Plein de bonnes choses pour vous, vos familles, vos amis !

MERCI A TOUS, nous vous souhaitons, Cher(e)s Ami(es) et Camarades de joyeuses fêtes de fin d’année. Plein de bonnes choses pour vous, vos familles, vos amis !

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

Maire PCF de Givors (dans le Rhône), Martial Passi vient d’adresser une lettre ouverte à François Hollande. Il la conclut ainsi : « Ça ne peut plus durer, Monsieur le Président de la République (…). A l’automne 2014, le feu est dans la maison France. Il est plus qu’urgent de changer de cap, sinon nous allons au-devant d’une terrible catastrophe. »

 

Une terrible catastrophe ? Cela ne fait aucun doute. Mais qui peut croire que l’incendiaire va éteindre les flammes qu’il a lui-même allumées ?

 

Intitulé « L’agenda des réformes », un document vient d’être publié par le gouvernement sur son site officiel. Il dresse de manière implacable (et terrifiante) la liste des contre-réformes destructrices des droits ouvriers, de la démocratie politique, des communes, des services publics, de l’école, de la santé, que le gouvernement prévoit d’imposer dans les prochains mois. Pas une mesure qui ne soit faite pour faciliter la vie des patrons, « abaisser le coût du travail » c’est-à-dire augmenter les profits, détruire les services publics, déréglementer les droits ouvriers et faire retomber sur la classe ouvrière le poids de la crise du système capitaliste !

 

Le gouvernement et le président qui élaborent ce sinistre « agenda des réformes » sont-ils disposés à se laisser convaincre de « changer de cap » sur simple demande ? Difficile à imaginer…

 

Telle est pourtant l’orientation du PCF — la démarche du maire de Givors n’en est qu’une traduction — qui demande au gouvernement d’infléchir sa politique, un pied dehors de la coalition gouvernementale, un pied dedans.

Au même moment en Italie, une puissante grève générale a dressé les travailleurs unis avec leurs syndicats contre le « Jobs Act », cette réforme Macron à l’italienne que veut imposer le gouvernement « de gauche » Renzi. Trois jours plus tard, c’était au tour de la Belgique d’être bloquée par une grève générale unissant travailleurs wallons et flamands dans une même défense de leurs régimes de retraite menacés (1).

 

Italie, Belgique, France : les politiques désastreuses dictées par l’Union européenne ne seront défaites qu’à la condition que le rapport de force soit instauré par la mobilisation de la classe ouvrière sur son propre terrain. Y a-t-il une autre voie pour faire retirer les plans qui, en France, s’appellent pacte de stabilité, réforme Macron, réforme santé ?

 

Lors des manifestations qui ont marqué la grève générale en Italie le 12 décembre, une délégation du Parti démocrate au pouvoir — délégation conduite par D’Alema, ancien secrétaire général issu du Parti communiste — est venue rencontrer les manifestants à Bari, et s’est adressée à eux en ces termes : « Nous sommes la minorité du Parti démocrate et nous sommes ici pour défendre vos droits, comme nous sommes au Parlement pour défendre vos droits. » Arguments qui n’ont pas convaincu les manifestants, lesquels ont rétorqué : « Si c’est le cas, pourquoi ne faites-vous pas tomber le gouvernement ? »

 

Le jeu équivoque du « dedans-dehors » pratiqué, à la « gauche de la gauche », dans nombre de pays, trouve ici ses limites. Qui se range avec le (ou aux côtés du) gouvernement au service des capitalistes et des banquiers agit contre les intérêts de la classe ouvrière. Qui se range dans le camp de la classe ouvrière et de ses organisations combattant pour leurs droits ne peut que se dresser contre le gouvernement des banquiers et des capitalistes.

 

A Rome comme à Madrid, à Bruxelles comme à Paris.

(1) En France, Rebsamen, ministre du Travail, a déclaré, ce 16 décembre : « S’il faut allonger la durée de cotisation, nous le ferons. »

 

Par: Ras le bol.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Humeurs

Ah Noël, fête familiale par excellence, fête chrétienne, fête païenne (avant d’être déclarée fête de la naissance du Christ, Noël était bel et bien une fête païenne célébrant la nature et le solstice d’hiver, quand les jours rallongent), fête des enfants, fête gastronomique et fête commerciale.

Rien d’étonnant me direz-vous, nous vivons dans un monde marchand, toutes les occasions sont bonnes, et ce n’est pas nouveau, pour nous faire dépenser et consommer toujours plus. Après Noël, la fête des Rois, la St Valentin, la fête des grands-mères, des pères, des secrétaires, des gentils, et j’en passe.

Mais Noël, c’est un peu spécial, c’est LA fête de l’année, à ne pas manquer, source de dilemmes les plus kafkaïens : passer Noël chez belle-maman ? Qu’acheter au petit dernier sans se tromper ? La dinde ou pas la dinde, avec ou sans marrons, et le chapon?

L’hystérie du « consommer plus »

Noël, c’est la frénésie de l’achat poussée à son paroxysme. Les hordes de caddies qui essaient de se frayer un passage dans les allées surpeuplées des usines à consommer. Mais c’est la crise nous dit-on. La crise n’a qu’à bien se tenir, de toutes façons, elle ne va pas empêcher le consommateur de Noël d’acheter le cadeau tant attendu par l’être cher ou de remplir son frigo plus qu’il ne faut. Le consommateur s’arrêtera forcément devant les foies gras industriels gavés aux antibiotiques placés en têtes de gondole, et n’oubliera pas de traverser les empilements de chocolats à la graisse de palme qui n’ont de chocolat que le nom. Le parcours de l’acheteur effréné passera inévitablement par le rayon saumon fumé de Norvège – aux hormones- à la couleur rose fluo qui ne surprend plus personne…pour finir enfin au rayon « bûches à la crème au beurre » bonnes à achever les estomacs les plus solides.

A la caisse, la file d’attente ne va pas décourager le consommateur de Noël, parce que son foie gras de Bulgarie et sa langouste de Chine, il les veut !! (ça épatera sûrement belle-maman). Les chariots débordent de bouffe industrielle (bon, ce n’est pas nouveau, c’est le cas chaque samedi à l’heure de pointe dans les hypers) Ça en devient nauséabond. Dehors, certains crèvent et n’ont pas de famille. Dedans, les gens s’empiffrent et la moitié des invendus finira à la poubelle. Ah tiens, on est dimanche et le supermarché est ouvert ; heureusement, car le consommateur de Noël n’a bien sûr pas eu le temps d’aller s’approvisionner pendant la semaine, il préfère largement s’essayer au corps à corps jubilatoire dans la galerie marchande bondée.

L’esprit de Noël

Mais pourquoi ne laisse-t-on pas Noël aux enfants, les plus jeunes ? Ceux qui attendent avec impatience et naïveté l’arrivée du Père Noël avec les étoiles dans les yeux au moment d’ouvrir les cadeaux. Ce souvenir perdurera toujours, à l’inverse du billet gracieusement donné par mamie ou du dernier smartphone dans 6 mois déjà dépassé. L’émerveillement d’un enfant n’a pas de valeur. Savez-vous que plus d’1 français sur 5 envisage de revendre son cadeau sur Internet ? Savez-vous que certains parents souffrent de stress durant cette période par peur que le cadeau choisi ne plaise pas à leur enfant ? Savez-vous que certains vont faire un crédit à la consommation pour assouvir cette obligation de cadeau ?

Un article évoque également le matérialisme de notre société, qui ressurgit pendant la période de Noel : http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-puissance-de-noel-magique-ou-106684

Allez, il se passe quand même des choses sympas pendant cette période : les villes s’illuminent et s’animent de spectacles en tout genre, la neige qui arrive (peut-être) ravit les enfants, les odeurs de douceurs sucrées et de vin chaud inondent les rues, où les gens se retrouvent…J’aime bien cette ambiance. Dommage que la fête du commerce pour les adultes ait remplacé la fête des enfants.

 

Par: Citoyen18.

 

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Santé

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La Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2015 ne propose aucune mesure nouvelle de financement pour la perte d’autonomie.

Pourtant la mise en place d’un droit universel à la compensation de la perte d’autonomie est promise par les gouvernements successifs sans résultat concret jusqu’à présent. L’urgence d’une réforme du financement de l’aide à domicile est aujourd’hui plus que d’actualité.

Au-delà des difficultés d’un secteur en crise depuis 2009, il s’agit d’un véritable enjeu de société pour la population française qui ne cesse d’exprimer massivement son souhait de vivre à domicile le plus longtemps possible, malgré la perte d’autonomie, grâce à un accompagnement de qualité soutenu par la Solidarité nationale.

Nous n’avons que trop attendu !

C’est pourquoi les acteurs de l’aide à domicile réunis au sein du Collectif de l’Aide à Domicile lancent une campagne de mobilisation pour alerter les Français et relayer leurs attentes. Les associations interviennent auprès de 2 millions de bénéficiaires en employant plus de 220.000 salariés.

Le Collectif de l’Aide à Domicile demande que les fonds de la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie), près de 650 millions d’euros, soient enfin alloués à l’accompagnement des personnes âgées comme cela devrait être le cas depuis 2013.

Le Collectif de l’Aide à Domicile: ADESSADOMICILE, ADMR, AD-PA, FNAAFP-CSF, FNADEPA, FNAQPA, GÉNÉRATIONS MUTUALISTES, UNA, UNIOPSS.

Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie

Dans sa dernière étude, l’Insee constate une perte de pouvoir d’achat pour les Français en 2012. Infographies.

Infographie: des salaires en baisse en France

Longtemps moteur de la croissance française, la demande est en berne depuis plusieurs années. La dernière étude de l’Insee apporte une explication à ce phénomène en mettant en évidence la réduction du pouvoir d’achat des Français en 2012, après plusieurs années de ralentissement.

Un résultat qui va à rebours des discours des derniers gouvernements. En 2012, les salariés français dans les secteurs privé et public (hors apprentis et stagiaires) gagnaient en moyenne 2 870 euros brut par mois, soit 2 154 euros net. Les salaires progressaient alors en équivalent temps plein (EQT) en moyenne de 1,9 % en brut et 1,6 % en net (contre +2,3 %, l’année précédente) – les premiers ayant plus fortement augmenté en raison notamment de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et de la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS).

Cependant, on constate un ralentissement des salaires entre 2011 et 2012, alors que l’inflation est restée constante (+2,0 % en 2012). De ce fait, le salaire a diminué en euros constants, c’est-à-dire une fois l’évolution des prix neutralisée. Ce recul (- 0,4 %), qui touche toutes les catégories socioprofessionnelles, intervient après une longue modération qui démarre en 2008, à la suite de la crise financière.

 

Les salaires français en berne

Evolution en % du salaire net moyen des Français.

Ce que l'on appelle le salaire net en euro constant prend en compte l'inflation.
Salaire net en euroSalaire net en euro constant20022003200420052006200720082009201020112012210-1-2
Insee

En 2012, le salaire net moyen baisse de 0,4% en euros constants
Ecarts de salaires en % entre hommes et femmes en équivalent temps plein (pris en compte au prorata de son volume horaire de travail rapporté à
celui d’un poste à temps complet)


 
2002200420062008201020122520151050
Répartition selon les sexes par types de contrats
Temps partielTemps pleinHommesFemmes


Le salaire horaire net des femmes baisse également sur un an, -0,1%  à  temps complet et -0,2% à temps partiel.

 
Insee



Une situation qui n’est pas près de s’inverser, puisque le gouvernement ne cesse de répéter que les salaires continuent de progresser pour expliquer qu’il n’y a pas d’austérité dans l’Hexagone. Encore récemment, le ministre de l’Économie, 
Emmanuel Macron, déclarait qu’il y a « trop de hausses de salaires en France ».

Par: N. MAURY.
 

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