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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie
L'électricité va augmenter de 2,5 % demain, 1er novembre.

Les tarifs règlementés de l'électricité vont encore augmenter. Cette fois, c'est une hausse de 2,5% qui est annoncée et elle entrera en vigueur demain samedi 1er novembre.

L'arrêté est paru ce vendredi matin au Journal Officiel. Demain, 1er novembre, les tarifs règlementés de l'électricité vont augmenter de 2,5%. C'est la conséquence de la nouvelle forme de calcul et d'un rattrapage appliqué sur les tarifs appliqués en 2012 et 2013.

La hausse intervient après le gel d'une augmentation de 5% prévue initialement pour le mois d'août dernier.Comme annoncé par le gouvernement, celle de demain sera beaucoup plus modérée.

Par: Rédaction de France Info.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Chaque semaine ajoute des épisodes à la chronique de la chute de la 5ème République. Thomas Thevenoud revient à l’Assemblée Nationale, soulignant que la transparence ne suffit pas, dès lors que les élus sont inamovibles. Le représentant de la finance Emmanuel Macron fait son job de représentant : il égrène en mesures gouvernementales les demandes du Medef et des lobbys : Travail du dimanche, mise en concurrence du ferroviaire avec le transport routier de passagers, pseudos « réformes structurelles » censées calmer la Commission européenne dans sa fougue sanctionnatrice, à quelques encablures du vote du budget. Nicolas Sarkozy continue son voyage dans la France profonde tandis que les français font un voyage vers le passé. Il vante la fin du principe d’emploi à vie des fonctionnaires, et – nouveauté remarquable – il tente, à sa façon, de se positionner dans le grand débat national ouvert à propos de la 6ème République. En effet, depuis son retour, Nicolas Sarkozy promet davantage de référendums. Lui, qui avait conclu le Traité de Lisbonne qui constitue la plus grande violation du résultat d’un référendum jamais vue en France ! Cette contradiction s’explique par la dispute qui existe dans notre pays depuis longtemps, entre ceux qui veulent des référendums pour donner le pouvoir au peuple, et ceux qui veulent des référendums pour que le peuple donne plus de pouvoir au Président. C’est le fameux régime plébiscitaire, d’essence bonapartiste.

Ce débat va continuer. Tandis que le jeu de chaises musicales au sein de l’oligarchie continue avec le départ d’Henri Proglio de la tête d’EDF et l’arrivée d’un autre oligarque touche-à-tout, Jean-Bernard Levy. Selon le principe fou que les ingénieurs et les techniciens d’une industrie ne pouvaient pas la diriger, la concentration oligarchique du pouvoir appelle deux types de réponses : D’un côté, celles d’un Eric Zemmour, qui part de la déchéance morale des « élites » pour en conclure qu’il faut le retour du Général de Gaulle, réponse autocratique qui trouve une alliée naturelle en Marine Le Pen, dont le modèle politique est ouvertement autoritaire et népotiste. D’un autre côté, le M6R (www.m6r.fr) qui, face à l’hypothèse sombre, propose la solution magnifique, solidaire, d’une implication populaire rendue à la fois possible et effective par la tenue d’une assemblée constituante qui redéfinit toutes les règles du jeu. Chaque jour les arguments s’ajoutent au crédit d’une telle solution par le haut. La monarchie élective de la 5ème République est condamnée. Mais par quoi sera-t-elle remplacée ?

Le Parti de Gauche est un acteur décisif pour forger ce futur. En se déployant, les 8-9-10 et 11 novembre dans la France entière avec ses urnes citoyennes qui permettront à chacun de répondre à cette question « Êtes-vous favorable au droit de révoquer les élus ? », le PG ouvre une brèche positive, et permet à tous de toucher du doigt ce que serait le contrôle citoyen sous la 6ème République. En marchant le 15 novembre aux côtés des syndicats, associations, et autres partis de gauche, le PG rend vivante la résistance de masse dans la rue, qui ne doit pas être délaissée au motif du renfermement autoritaire du Gouvernement, d’autant que la droite, elle, n’hésite pas à prendre la rue sur ses mots d’ordres réactionnaires. D’ailleurs, c’est bien l’intérêt central de la votation citoyenne que nous déclenchons : elle a lieu dans la rue, au vu et au su de tous. Dans les places que nous rebaptiserons « Place de la 6ème République », sur les parvis des Mairies, ou ailleurs, nous donnerons à voir qu’à l’heure de la mi-mandat, le glas doit sonner pour les illégitimes, les corrompus et les oligarques. Vive le peuple souverain !

Par: Raquel Garrido

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Selon les calculs de l'Association des départements de France, la gauche pourrait perdre de 24 à 41 conseils généraux lors du scrutin de mars prochain. Un choc pour les socialistes ! Et pour les autres aussi.

 
Après la déculottée des municipales en 2014, la dégelée des cantonales en 2015 ? Alors que le gouvernement de Manuel Valls vient de confirmer que le renouvellement des conseils généraux chargés d'une multitude de prestations sociales et de services de proximité (voir encadré) est prévu les 22 et 29 mars, les pronostics les plus sombres circulent pour la gauche et le Parti socialiste, qui voit déjà se profiler une nouvelle défaite.

« On s'attend à une forte vague, ça va secouer, on est en train de tout perdre », redoute Claudy Lebreton, le président PS des Côtes-d'Armor et de l'Association des départements de France (ADF). Aujourd'hui, la gauche détient 59 conseils généraux (53 PS, 3 Radicaux de gauche, 1 divers et 2 PCF). Au sein de l'ADF, les calculettes chauffent sur la base du nouveau découpage électoral qui entrera en vigueur pour ce scrutin et le résultat des élections municipales. « Dans le meilleur des cas, on en garde 35, mais dans la pire des situations seulement 18 », estime Claudy Lebreton. Soit une perte sèche de deux départements sur trois. Avec au passage une véritable saignée parmi les 1 500 conseillers généraux socialistes.

Certains bastions sont directement menacés. C'est notamment le cas de l'emblématique Corrèze, que François Hollande a dirigée entre 2008 et 2012. Sur le terrain, la campagne n'a pas encore véritablement commencé et déjà les sortants font grise mine. « La situation est très difficile pour ne pas dire plus... » reconnaît Vincent Eblé, qui dirige la Seine-et-Marne depuis dix ans. Une nouvelle défaite alors que le PS a déjà été traumatisé par la raclée des municipales et ses conséquences : pertes d'emplois de collaborateurs, manque à gagner dans les caisses du parti...

Jérôme Guedj, le président de l'Essonne, l'admet : « Pour y aller, il faut avoir la foi du charbonnier. » Et pour cause : sur fond de baisse des dotations d'Etat aux collectivités et de suppression annoncée des départements à l'horizon 2020, le terrain est miné d'avance. « Comment voulez-vous partir en campagne quand vos propres amis passent leur temps à expliquer qu'ils veulent vous supprimer ? » soupire Guedj.

A quoi sert le département ? Les candidats ne sont même pas sûrs de la réponse puisqu'un projet de loi doit clarifier leurs compétences en janvier ou février 2015. Un mois avant l'élection ! A ce flottement s'ajoute la menace du vote sanction. Les candidats cherchent donc une issue. La tentation est bien de se replier sur une campagne dite locale. Le précédent des municipales, où les sortants ont mis en avant leur bilan, n'a pourtant pas empêché la défaite. « On vous aime bien mais on ne supporte plus ceux que vous représentez, voilà ce qu'on entend, rapporte Lebreton. C'est terrible mais à travers nous les Français voient le président et le Premier ministre. »

Les grandes manœuvres ont donc commencé. Notamment pour assurer la présence de la gauche au second tour dans un scrutin régulièrement marqué par l'abstention et qui devrait, redoutent les socialistes, marquer une nouvelle progression du Front national. « Si la gauche n'est pas rassemblée dès le premier tour, alors elle risque l'élimination », pointe Vincent Eblé. A la défaite, le PS pourrait donc ajouter l'humiliation d'une flopée de « 21 avril 2002 » locaux.
Par: l'AFP.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Front de Gauche

front-de-gauche-fin.jpgEn janvier 2014, dans un livre intitulé La gauche radicale et ses tabous, j’avançais une explication à l’échec électoral du Front de gauche et à la montée, simultanée, du Front national. Cette explication est double : un problème stratégique, d’une part "celui du lien qui perdure entre le PCF et le Parti socialiste" et "un problème programmatique" celui du manque de clarté sur les questions du libre échange, de l’Union européenne et de la souveraineté

 

Les élections du printemps 2014 ont malheureusement confirmé cette analyse. Contrairement à ce que j’espérais, le Front de gauche n’a ni coupé les ponts avec les socialistes au pouvoir, ni porté le seul message qui soit audible par les classes populaires : pour pouvoir gouverner à gauche, il faut sortir du libre échange et de l’ordre juridique et monétaire européen. Comme si ce n’était pas suffisant, nous avons assisté, par médias interposés, aux batailles rangées entre partisans de Jean-Luc Mélenchon et soutiens de Pierre Laurent, aux flots d’insultes sur les réseaux sociaux ou aux règlements de comptes dans les assemblées des collectivités locales. Tout cela ne peut plus durer.

 

À la fin de l’été, Jean-Luc Mélenchon annonçait le lancement d’une nouveau mouvement pour la Sixième République, autour d’un appel à signatures. Cette démarche a deux intérêts. Le premier est de dépasser la cadre du Front de gauche pour s’adresser directement au peuple, et de tenter ainsi de s’extraire des batailles d’appareils. Le second est de chercher à redresser l’image déplorable qu’ont les partis politiques dans l’opinion, en proposant des ruptures institutionnelles. Pourtant, en l’état, cette initiative me semble être une impasse. En restant « un pied dedans, un pied dehors », Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche refusent de tourner la page du Front de gauche. Ils sont prisonniers de cette règle stupide en vigueur dans la sphère partisane (tout particulièrement à gauche), qui consiste à ne jamais vouloir endosser la rupture d’une alliance. Le Parti de gauche est toujours officiellement lié au PCF, lui-même lié au Parti socialiste. Jean-Luc Mélenchon peut s’épuiser à traiter François Hollande et Manuel Valls de tous les noms, il reste lié, par communistes interposés, à la majorité en place. Le problème stratégique n’est donc toujours pas réglé.

 

À cette première épine dans le pied de Jean-Luc Mélenchon s’en ajoute une deuxième : sa nouvelle démarche n’a pas réglé non plus le problème programmatique. La première préoccupation du peuple que l’on souhaite fédérer est, de très loin, celle de la crise économique. La question institutionnelle est certes importante, mais elle ne répond pas directement à la violence qui s’abat chaque jour un peu plus sur les classes populaires. Je suis personnellement favorable à une Sixième République et sans doute en phase avec la vision que Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche peuvent en avoir. Mais on ne peut substituer la question institutionnelle à l’urgence sociale. Il faut donc porter, en même temps que l’idée de Sixième République, un programme clair de rupture avec le capitalisme qui en finisse avec les trois tabous de la gauche radicale : le libre échange, l’Union européenne et la souveraineté.

 

Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche pourraient choisir un tout autre scénario : tourner la page du Front de gauche. Cette alliance était une belle idée, qu’il fallait tenter de mener le plus loin possible. Mais il est évident qu’elle n’a pas abouti aux résultats espérés : permettre au PCF de se désintoxiquer de sa dépendance au Parti socialiste, porter un programme crédible et battre les sociaux-libéraux et le Front national dans les urnes. Il faut cesser les affrontements internes entre organisations, les pseudo-réconciliations qui ne débouchent que sur de nouveaux affrontements. Le PCF a choisi une stratégie, celle du maintien des élus dans les collectivités locales, qui suppose des alliances avec le Parti socialiste. Le Parti de gauche a choisi de couper tous les ponts avec la majorité. Ces deux stratégies sont inconciliables, et le Front de gauche n’est donc plus crédible. Dans deux, cinq ou dix ans, les choses seront différentes. Le PCF sera peut-être décidé à sacrifier ses positions locales pour regagner une crédibilité nationale. Peut-être alors, un nouveau rassemblement sera possible. En attendant, mieux vaut suivre des chemins différents que de poursuivre ce lent suicide politique en direct.

 

Sur les questions programmatiques, la séparation entre le PCF et le Parti de gauche permettrait à ce dernier de construire ce qu’il n’a, pour la grande majorité des électeurs, jamais eu : un programme. Le Parti de gauche s’est constitué dans le but de créer le Front de gauche. Dès le départ, il est entré dans des négociations programmatiques avec le Parti communiste. Dans les élections nationales, il n’a jamais porté que des programmes « partagés » : L’humain d’abord en 2012 et celui des élections européennes de 2014. Un travail programmatique existe bien, mais personne, en dehors des militants, ne le connaît réellement. Et ceux qui le connaissent savent qu’il est loin d’être abouti. Dans ces conditions, appeler à s’organiser autour de la seule idée de Sixième République serait une erreur.

 

Pour répondre à la demande sociale des classes populaires et aux enjeux géopolitiques actuels, un programme de gauche radicale doit reposer sur trois piliers. Le premier est celui de la démondialisation. Ce terme a l’intérêt de condenser les mesures de rupture économique que la gauche radicale devra mettre en œuvre dès son arrivée au pouvoir : le protectionnisme pour relocaliser la production et taxer les capitaux, la sortie de l’ordre juridique et monétaire européen, l’affrontement avec la finance internationale. Le deuxième pilier est celui de l’internationalisme : il faut sortir de la concurrence internationale et lancer des stratégies de coopération à contre-courant des doctrines ultralibérales et libre-échangistes. Il faut faire voler en éclat l’idée, martelée depuis des décennies, que sans développement du commerce international et des investissements spéculatifs, il n’y a pas de relations possibles entre États. Au contraire, il y a des dizaines de façons de coopérer et d’entretenir des relations pacifiques : dans l’échange culturel, dans la recherche, dans l’éducation, dans la santé, dans la protection de l’environnement... Enfin, le troisième pilier est celui de la décroissance ou, pour ceux à qui le mot déplaît, de l’anti-productivisme. Il faut être clair : nous n’aurons plus jamais le taux de croissance des Trente Glorieuses, et c’est une très bonne chose. Cela nous oblige à construire un programme de gauche dans un cadre où le Produit intérieur brut, tel qu’il est calculé aujourd’hui, est amené à baisser. Cela nous oblige à développer le secteur non-marchand, mais aussi à taxer fortement les richesses pour redistribuer, tout en relocalisant la production. Ce n’est pas le manque de croissance qui génère le chômage et la crise, c’est le libre échange et l’austérité des politiques publiques. En assumant l’objectif de sortir du capitalisme et le moyen d’y parvenir qu’est la démondialisation, la gauche radicale n’a plus besoin de croissance pour assurer le plein emploi et transformer la situation des classes populaires.

 

Si la gauche radicale n’ose pas assumer ces positions (ce que Jean-Luc Mélenchon pourrait faire avec talent), d’autres en tireront les bénéfices aux prochaines élections nationales de 2017. Marine Le Pen, bien-sûr, qui joue très habilement du rejet de la mondialisation par les classes populaires tout en défendant un projet économique illusoire et inacceptable : celui du redressement du capitalisme français dans une concurrence internationale inchangée. Mais aussi le socialiste dissident Arnaud Montebourg, dont il ne faut pas sous-estimer les forces. Partisan d’une certaine forme de démondialisation, productiviste acharné, Arnaud Montebourg joue finalement sur le même terrain que Marine Le Pen, celui de l’imposture d’une nouvelle croissance, d’une relance de la compétitivité française, d’un capitalisme bleu-blanc-rouge, certes régulé, mais conquérant. Il est le pendant de gauche de la Présidente du Front national, respectable et rassurant pour les grandes entreprises françaises, et les médias se réjouissent à l’avance d’un match qui devrait faire grimper en flèche leur audimat et leur lectorat. Dans un tel scénario, un Front de gauche version 2012 ou un mouvement pour la Sixième République aux contours flous seraient totalement marginalisés.

Par: Aurélien Bernier.

auteur de La gauche radicale et ses tabous, Seuil, 2014

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

Que son implication soit démontrée ou non dans l'affaire Bygmalion, l'ancien candidat se retrouve sous la menace d'un “petit” article oublié du code électoral.

Il est le premier responsable. En juillet 2012, quand le compte de Nicolas Sarkozy est remis aux autorités de contrôle, il est non seulement signé de son trésorier de campagne et de son expert-comptable, mais aussi de la propre main du candidat. Ce jour-là, en bas du document, Nicolas Sarkozy appose son paraphe avec ces quelques mots: « Vu et certifié exact le compte et ses annexes. »

Comme le prévoit la loi pour tous les candidats, l’ancien président se porte ainsi garant à titre personnel de la régularité de ses dépenses – de même qu’il a emprunté des millions d’euros à titre personnel pour financer sa campagne, qu’il a encaissé à titre personnel une avance de l’État, etc. Or, on le sait aujourd’hui, ce compte et ses annexes étaient non seulement inexacts, mais grossièrement truqués.

Avec l’explosion de l’affaire Bygmalion, on voit de plus en plus mal comment le candidat Sarkozy en personne va pouvoir s’extraire de cette nasse. Les trois juges d’instruction chargés du dossier par le parquet de Paris en juin dernier, saisis de potentiels délits de « tentative d’escroquerie », « abus de confiance » et « faux et usage de faux », diront si Nicolas Sarkozy était au courant du maquillage de son compte de campagne et du système de fausse facturation mis en place avec Bygmalion pour minorer ses frais de meetings – ou bien si le “patron” a été tenu dans l’ignorance par ses lieutenants.

Mais que son implication soit démontrée ou non dans le dossier Bygmalion, il est une infraction “mineure” que Nicolas Sarkozy semble bien avoir commise et qu’il aura du mal à balayer : celle prévue par l’article 113-1 du code électoral qui punit d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende (ou l'une de ces deux peines) tout candidat ayant « dépassé le plafond des dépenses électorales » ou déclaré des « éléments comptables sciemment minorés ».

Le compte de campagne déposé et certifié exact par Nicolas SarkozyLe compte de campagne déposé et certifié exact par Nicolas Sarkozy © Journal officiel

Les faits semblent en effet établis depuis la décision du Conseil constitutionnel de juillet 2013 (définitive et non susceptible de recours) : avant même les révélations sur les 17 millions d’euros de prestations cachées de Bygmalion, les « Sages » avaient déjà déniché 1,6 million d’euros de dépenses non déclarées par Nicolas Sarkozy (tracts, conseils en communication, etc.) et jugé « irrégulier » le financement de son meeting de Toulon (réglé avec l’argent de l’Élysée). Après avoir réintégré tous ces frais, le conseil constitutionnel avait estimé que le candidat dépassait de 460 000 euros le plafond de dépenses légal. Son compte rejeté, Nicolas Sarkozy avait automatiquement écopé d’une pénalité financière (de 360 000 euros) et dû tirer un trait sur le remboursement par l’État de ses frais de campagne (à hauteur de 10,6 millions d’euros).

Par conséquent, quel que soit le résultat de l’instruction menée sur le système de fausse facturation de Bygmalion, que le délit de « tentative d’escroquerie » puisse être imputé à Nicolas Sarkozy ou non (un lourd délit passible de sept ans de prison et de 750 000 euros d’amende quand il est commis « au préjudice d'une personne publique »), la voie semble relativement dégagée pour des poursuites sur la base du “petit” article 113-1 du code électoral, des poursuites a minima en quelque sorte, mais à l’encontre de Nicolas Sarkozy en personne.

Cet article-là, tout le monde semblait jusqu’ici l’avoir oublié. Il faut dire qu’il est rarement actionné par la justice pénale : les procureurs de la République semblent considérer en général qu’un candidat qui voit son compte retoqué par le juge administratif (à l’issue de législatives, de cantonales, etc.) est déjà suffisamment plombé par le non-remboursement de ses frais de campagne, voire par l’annulation de l’élection qui en découle. Mais tout poussiéreux qu’il soit, cet article existe bel et bien dans la législation française.

Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption (qui travaillent avec les trois juges d’instruction) s’en sont souvenus. Leur patronne, Christine Dufau, fait visiblement référence à cette infraction dans un procès-verbal de synthèse daté du 1er octobre, dont Le Monde a dévoilé des extraits cinq jours plus tard. Pour que les trois juges aient le droit d’instruire sur cette base (et non plus seulement sur des soupçons de « faux et usage de faux », d’« abus de confiance » et de « tentative d’escroquerie »), il leur faut maintenant demander – et obtenir – un réquisitoire supplétif du parquet de Paris.

À vrai dire, le conseil constitutionnel aurait pu signaler au parquet ces faits susceptibles d’enfreindre l’article 113-1 dès l’été 2013, juste après leur décision de rejet du compte de Nicolas Sarkozy. La Commission nationale des comptes de campagne, elle aussi, aurait pu écrire au procureur de la République. En réalité, ni l’un ni l’autre n’ont bougé. Pourquoi ?

 

Les deux institutions ont sans doute considéré que le non-remboursement par l’État de 10,6 millions d’euros de frais de campagne constituait un coup de tonnerre suffisant dans le paysage politique. En clair, pas besoin d’en remettre une couche devant le juge pénal.

« Surtout, il n’y avait pas de précédent, assure l’ancien avocat de Nicolas Sarkozy devant le Conseil constitutionnel, Me Philippe Blanchetier, spécialiste de droit électoral. L’article 113-1 fait partie de ces dispositions du code qui sont très peu ou pas du tout appliquées. Probablement parce qu’on considère que la privation du droit au remboursement constitue une sanction suffisante. » Et de citer le cas du socialiste Jean-Pierre Huchon, dont le compte de campagne a été retoqué aux élections régionales de 2010 sans qu’il soit poursuivi pour autant au pénal.

L’intention du législateur était pourtant simple : ne laisser impuni aucun comportement attentatoire au principe d’égalité entre les candidats.

Par Mathilde Mathieu

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Sociale

allocs1.jpgEn se dédisant en quelques jours sur le principe de l’universalité des prestations familiales, François Hollande vient de creuser encore davantage, si possible, son discrédit.

Il cède à ses députés socialistes qui menaçaient de ne pas voter  le budget, montrant ainsi la réalité : il n’a plus de majorité, ni dans le pays, ni au parlement.

En attaquant  un principe fondateur de la protection sociale née en 1945, il devient le champion tout azimut du double discours digne de Georges Orwell.

Le bon sens commun, flatté par la démagogie “anti-riches” qui devient progressivement la seule arme politique d’un gouvernement en perdition, voudrait qu’il soit scandaleux que les ménages plus aisés perçoivent autant pour leurs enfants que les ménages aux faibles revenus.

 

C’est évidemment faire oublier que le principe fondateur de la protection sociale française est exactement inverse : les ménages aux faibles revenus perçoivent autant que les ménages les plus riches.

 

Dans le système voulu par le Conseil National de la Résistance, chacun contribue au système en fonction de ses revenus, mais chacun touche autant pour ses enfants et sa santé, constituant ainsi un fort principe d’égalité républicaine et contribuant de ce fait au consentement à l’impôt où aux prélèvements  de la part de ceux qui en payent la plus large part.

 

Désormais, les classes moyennes et supérieures , pressurées par l’impôt et la remise en cause du quotient familial, se voient progressivement fermer les portes de la protection sociale. Elles sont progressivement priées de se débrouiller par elles-mêmes. En matière de santé, elles cotiseront à des mutuelles de plus en plus onéreuses pour faire face aux frais d’une médecine à deux vitesses et à la généralisation des dépassements d’honoraires. Les places de crèche leurs sont fermées au nom de la priorité sociale et les gardes d’enfant à domicile ont vu les cotisations sociales augmentées de 50% par l’abandon de leur calcul forfaitaire.

 

A l’autre bout de la chaîne, les classes populaires sont les dindons de la farce. Un système de santé inégalitaire diminue partout son offre de soins, les abandonne dans des territoires désertifiés, les prive d’accès aux services publics dont l’Etat se désengage de façon croissante. Les places de crèche se raréfient faute de subvention publique suffisantes.

 

Alors que les françaises et les français ont tant besoin qu’on les rassemble à nouveau face aux difficultés, ce gouvernement de petite semaine les divise, les oppose. “Pauvres” contre “”riches” , salariés contre “professions réglementées”, mais aussi “riches” contre “pauvres” puisqu’on demande aux classes moyennes et supérieures de contribuer sans cesse davantage à un système dont elles ne bénéficient plus.

 

La remise en cause de l’universalité des prestations familiales est un appel de plus à la fraude fiscale, au travail au noir à domicile et au refus de la solidarité républicaine.

 

Françaises, Français, rassemblons-nous et reprenons le pouvoir !

 

Par: François MORVAN

Vice-Président de DLF

Délégué National à la Santé

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Jeunesse

ll n'auRémi Fraisse : Mort d'un coeur purra pas la légion d'honneur à titre posthume. Il est vrai qu'il ne pratiquait pas l'optimisation fiscale, les stock options, les retraites chapeau, le travail forcé en Birmanie, l'empoisonnement du delta du Niger ou des côtes bretonnes, la corruption à l'échelle continentale et le néocolonialisme capitaliste à la sauce Françafrique.

Il n'aura donc pas le droit, non plus, aux condoléances serviles et kimiljonguiennes des ordures et des décombres qui contrôlent, certes de plus en plus mal, l'appareil politico-médiatique.


Il s'appelait Rémi Fraisse, il avait vingt et un ans et il est mort pour empêcher un barrage de se construire et de perpétuer la vision délirante d'une agriculture productiviste qui, ailleurs en France, a déjà transformé des rivières en zones hautement toxiques et fait rôder notre fin dans nos canalisations.

La manière dont l'enquête multiplie les circonvolutions pour expliquer sa mort rappelle un scénario que même Yves Boisset aurait trouvé caricatural. On attend le moment où le procureur conclura que Rémi Fraisse s'est suicidé en se tirant une grenade lacrymogène dans le dos juste pour embêter les forces de l'ordre. Tout le monde ne peut pas mourir, aurait dit Lautréamont, de la rencontre fortuite sur une table de dissection entre un jet privé et une déneigeuse.

Rémi Fraisse appartenait à cette fraction de la jeunesse qui, de Tarnac à Notre Dame des Landes, des places d'Espagne ou de Turquie aux centres sociaux italiens, de la vallée de Suze à Taksim, d'Exarchia à Occupy Wall street, de ZAD en TAZ, s'est libérée de la matrice et a compris que ce que "nos enfants allaient payer", ce n'étaient pas les intérêts de cette dette fantasmatique inventée par un système aux abois pour domestiquer la population, non, ce qu'ils allaient payer, c'étaient les conséquences écologiques d'un mode de production aberrant.

Pour un peu méditer cette fin violente, il est peut-être temps de lire A nos amis (La Fabrique) qui vient de paraître sept ans après l'Insurrection qui vient et en confirme tellement d'intuitions.

On a toujours raison de se révolter, et de refuser le choix entre une fin effroyable et un effroi sans fin.
 
Par: Jérôme Leroy, Ecrivain français

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Syndicats

personnagesCe mois de septembre bat des records, tous les chiffres sont mauvais : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 3 432 500 fin septembre 2014. Ce nombre augmente par rapport à la fin août 2014 (+0,6 %, soit +19 200). Sur un an, il croît de 4,3 %.

 

Tous les âges sont touchés : les moins de 25 ans augmentent de 0,4 %, ceux âgés de 25 à 49 ans augmentent de 0,5 % (+3,3 % sur un an) tandis que celui des 50 ans ou plus augmente de 1,0 % (+11,1 % sur un an).

 

La précarité se développe aussi car le nombre des demandeurs d’emploi s’accroît de 1,1 % pour l’activité réduite courte (catégorie B, +5,9 % sur un an) et de 2,4 % pour l’activité réduite longue (catégorie C, +10,9 % sur un an).

 

Comme les mois précédents, c’est le chômage de longue durée qui s’alourdit de plus en plus. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis un an ou plus augmente de 1,5 % au mois de septembre 2014 (+10,0 % sur un an).

 

On ne peut que déplorer que le gouvernement ne prenne pas cette question de façon sérieuse. Il n’y a toujours pas de plan d’action d’arrêté, le Medef lui ne voit pas l’intérêt d’ouvrir des négociations.

 

La CGT a des propositions qu’il est urgent de prendre en compte : de l’amélioration et la revalorisation de l’ASS (allocation spécifique de solidarité) ainsi que le rétablissement de l’AER (allocation équivalent retraite), à une véritable politique de formation des demandeurs d’emploi.

 

Tous les signaux sont aux rouges alors que la reprise est atone, les entrées pour fins de contrat à durée déterminée augmentent de 6,0 % et les fins de mission d’intérim de +7,4 %.

 

Même le ministre de l’Économie finit par admettre qu’il y a des abus du coté patronat "Il y a toutefois des excès, des dirigeants qui ont des rémunérations résolument trop élevées, déconnectées de leurs performances ou de la situation de l’entreprise", a-t‘ il estimé.

 

La CGT réclame depuis longtemps un contrôle de l’utilisation des aides publiques et les premiers résultats du CICE en confirment l’urgence.

 

Il faut changer de politique de l’emploi, les mauvais chiffres de septembre en démontrent la nécessité.

 

Par: La Confédération CGT

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Economie
macronvallsDe Sarkozy à Hollande, Macron vend le même projet. Le futur projet de loi pour relancer prétendument « l’activité » s’inspire ouvertement du contenu ultralibéral 
du rapport Attali commandé par Nicolas Sarkozy en 2007, dont l’actuel ministre de l’Économie était le rédacteur. Il est aujourd’hui bien en peine de chiffrer les « bénéfices » de son projet sur la croissance et l’emploi.
La France ne souffre pas du chômage, de la précarité ou encore des inégalités. Elle se meurt de « trois maladies » que sont « la défiance, la complexité et le corporatisme ». Ainsi parle Emmanuel Macron, ministre de l’Économie d’un gouvernement dit de « gauche », et présentant hier les grandes lignes du futur projet de loi pour relancer « l’activité ».
L’un des chantiers-phares d’Arnaud Montebourg, celui de la réforme des professions réglementées, au cœur de son programme pour « le redressement économique de la France » et « rendre du pouvoir d’achat aux Français », présenté le 10 juillet quand il était encore au gouvernement, s’est ainsi mué sous l’impulsion de son successeur en un catalogue de mesures pour « libérer les énergies », « lever les blocages au développement de l’activité » à l’instar de ceux liés au « fonctionnement du marché du travail » et « favoris(er) l’initiative privée ».
 
À la sortie du Conseil des ministres, Emmanuel Macron a déroulé un programme digne de la droite la plus éculée : libéralisation du labeur de nuit et du dimanche au mépris de la protection des travailleurs, attaque en règle du service public des transports, retour par la fenêtre de la pratique très décriée des stock-options pour les très hautes rémunérations, vente des parts publiques dans le capital de grandes entreprises…
À défaut d’idées originales, l’ex-banquier a de la suite dans les idées : nombre de ses analyses et des propositions qui en découlent sont en fait des copiés-collés du rapport de la commission Attali pour « la libération (sic) de la croissance », commandé par Nicolas Sarkozy en 2007, et rédigé par un certain… Emmanuel Macron.
Fort de 316 propositions, le document fustigeait exactement dans les mêmes mots que le ministre aujourd’hui « le corporatisme et la défiance » de la société française, et invitait à rompre avec le « modèle (d’État) hérité de l’après-guerre » au travers de réformes qui « devront être poursuivies avec ténacité, pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités » politiques en place, c’est-à-dire : quel que soit le résultat des élections…
 
Ainsi de la proposition 212 du rapport Attali d’« autoriser plus largement le travail le dimanche », reprise hier quasiment mot pour mot par le ministre de l’Économie. Non content d’étendre « l’ouverture dominicale dans les commerces (…) dans les zones disposant d’une forte attractivité économique et touristique » à l’heure où des patrons tentent de contourner la loi, le ministre propose d’aller plus loin, en autorisant « les commerces non alimentaires » à ouvrir jusqu’à douze dimanches par an, soit un par mois (lire page suivante).
L’argument développé est dans la droite ligne du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy en 2007 : « Les jeunes qui veulent travailler plus, il faut qu’ils le puissent », a développé le ministre. « Les jeunes » flexibles et sans emploi contre les salariés en poste soucieux de leurs droits : on voit quelle rhétorique de la division Emmanuel Macron entend utiliser pour dénoncer de prétendus corporatismes néfastes aux plus faibles, le ministre pointant du doigt sous ce terme « syndicats », « associations » et même certains « ministères »… Un discours que ne renierait pas le Medef !
 
Des bus privés 
contre les trains publics:
Non content de remettre en cause le Code du travail en reprenant une revendication phare de l’organisation patronale, le projet s’en prend à un autre pilier du modèle social : le service public des transports. Le ministre l’attaque sur deux fronts : la mise en concurrence directe du rail avec la route, via le développement de « l’offre de services de transport par autocar », d’abord.
 
Et comme, pour cela, cette offre devra être rendue « complètement libre sur tout le territoire », c’est-à-dire ouverte à n’importe quel opérateur privé désireux de s’installer sur le marché, celui-ci fera lui-même concurrence aux lignes publiques de bus aujourd’hui existantes pour pallier l’absence de trains. On voit ainsi le choix fait, à rebours de toutes les déclarations publiques de l’exécutif, de délaisser le service public ferroviaire pour favoriser l’installation de compagnies de bus low-cost privées, y compris d’ailleurs la propre filiale de la SNCF, Id-bus, selon une logique complètement schizophrène de la direction de la compagnie.
141015-car-macron-2-deligneLa volonté d’installer un transport collectif à deux vitesses ne fait aucun doute dans la bouche du ministre : il s’agit « d’encourager l’activité », et donc la « mobilité » des jeunes, selon Emmanuel Macron.
 
En fait, de développer une offre routière privée à coût réduit pour les plus modestes, dont les jeunes, l’accès au train étant réservé aux plus aisés. Le ministre promet à terme la création de 10 000 emplois. Mais avec quel risque sur la réduction des dessertes ferroviaires, et donc au prix de combien de suppressions de postes dans le rail ? Emmanuel Macron n’en dit rien, mais déjà les régions, autorités organisatrices des transports sur leur périmètre, s’en inquiètent : « Cette évolution, qui se traduira par un report modal vers la route, sera lourde de conséquences structurelles », prévient 
l’Association des régions de France (ARF), pour laquelle « cela réinterroge fondamentalement le modèle économique du ferroviaire, déjà fragile ».
 
Entre autres propositions, le ministre a également insisté sur l’importance de « mesures favorisant l’actionnariat salarié ». En apparence, rien de grave, s’agissant d’une pratique désormais courante dans les entreprises. Sauf qu’Emmanuel Macron entend en faire un levier pour « le recrutement de collaborateurs à haut potentiel dans les start-up » et les PME. Ou comment encourager le recours aux stock-options, ces actions distribuées aux hauts cadres et dirigeants pour « compléter » leur salaire, moins de deux ans après l’alourdissement de leur taxation dans la loi de finances pour 2013 qui visait à limiter les abus !
Sur ce point, le virage libéral du gouvernement Hollande-Valls s’effectue à 180 degrés. D’autres mesures sont envisagées comme, sous couvert de mettre fin à des monopoles injustes dans les professions dites « réglementées », l’ouverture du capital des pharmacies et des professions du droit comme les huissiers ou la vente de médicaments en ligne.
 
Un ensemble dont le ministre a été bien en peine de défendre la principale justification : celle de l’emploi et de la croissance, Emmanuel Macron ne se risquant à aucun chiffrage. « Même si c’est mille ou deux mille emplois, ça vaut le coup de se battre », s’est-il contenté d’expliquer à la presse à propos du travail le dimanche dans les zones touristiques.
Un zèle qu’on aimerait reconnaître au gouvernement dans le sauvetage des entreprises victimes d’appétits financiers prédateurs. Mais cela n’entre pas dans le cadre des « réformes de structure » exigées par la Commission 
européenne…
Par: El Diablo.

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Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Social-Eco

L'agenceur de magasins Apia vient d'être placé en redressement judiciaire. Cette société de 210 personnes souffre de la baisse des investissements dans la distribution et son dirigeant soupçonne des irrégularités comptables.

Le spécialiste du mobilier de magasins et de l'enseigne lumineuse Apia vient d'être placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Bourges (Cher). La mesure s'accompagne d'une poursuite d'activité de deux mois, jusqu'à début décembre.

La société, qui emploie 210 salariés à Vierzon (Cher), Selles-Saint-Denis (Loir-et-Cher) et Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), subit une baisse de commandes liée au ralentissement des investissements des distributeurs. Après un exercice 2012 clos avec un chiffre d’affaires de 42 millions d'euros, Apia group a bouclé 2013 avec un total de 33 millions. Les premiers trimestres de 2014 sont décevants, selon le dirigeant, Philippe Asselin.

 

Ce dernier laisse entendre que son entreprise aurait subi des irrégularités comptables. "J'ai découvert une situation très difficile fin juillet. J'ai été trompé", raconte-t-il à usinenouvelle.com. La direction financière de la société a été "réorganisée", dit-il. Une plainte a même été déposée au parquet de Bourges.

Crise sévère en 2009

Cette situation crée un climat de "colère" dans cette entreprise. Dans les colonnes du journal Le Berry Républicain, les syndicats estiment que leur entreprise subirait un trou de 13 millions d'euros, un chiffre que ne confirme pas le PDG.

Pour autant, Apia dispose de belles références. Cette PME a notamment équipé les Mac Donald's avec de nouveaux meubles de jeux ou encore les 90 centres commerciaux d'Unibail en Europe avec des tables d'orientation équipées de puces RFID.

Philippe Asselin a déjà traversé une crise sévère en 2009, et il garde "bon espoir" de relancer sa société et de sauver un maximum d'emplois.

Par: Stéphane Frachet.

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