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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
OUI IL Y' A 70 ANS NAISSAIT LE CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE (CNR)

cnr4.jpg« Il est essentiel que la Résistance sur le territoire national forme un tout cohérent, organisé, concentré. C’est fait grâce à la création du Conseil de Résistance qui fait partie intégrante de la France combattante et qui, par là même, incarne la totalité des forces de toute nature engagées à l’intérieur contre l’ennemi et ses collaborateurs » Lecture du message de De Gaulle par Jean Moulin.

Le 27 mai 1943 est née la plus grande institution de la France clandestine. Créée par Jean Moulin sous l’impulsion du Général De Gaulle, elle voulait instituer un organisme propre à toutes les tendances politiques de la Résistance, avec la volonté de construire une société meilleure.

Constituée de huit mouvements de Résistance intérieure, deux syndicats et six partis politiques, elle se réunit pour la première fois, le 27 mai 1943, au nom de l’essentiel : l’intérêt et l’honneur de la France.

Coquoin, Jacques Lecompte-Boinet, Pierre Villon, Charles Laurent, Jacques-Henri Simon, Claude Bourdet, Eugène Petit, Pascal Copeau, André Mercier, André Le Troquer, Marc Rucart, Georges Bidault, Joseph Laniel, Jacques Debû-Bridel, Louis Saillant, Gaston Tessier ont constitué cet organisme clandestin sous la présidence de Jean Moulin, sans qui cette mission n’aurait jamais pu être possible. Ces Résistants étaient tous recherchés et surveillés par la gestapo.

La première réunion plénière a cautionné la volonté de redonner à la France une institution parlementaire et quatre points essentiels : « faire la guerre ; rendre la parole au peuple français ; rétablir les libertés républicaines dans un Etat d’où la justice sociale ne sera point exclue et aura le sens de la grandeur ; travailler avec les Alliés à l’établissement d’une collaboration internationale réelle, sur le plan économique et spirituel dans un monde où la France aura regagné son prestige. »

cnr1.jpg« Certains mouvements qui, malgré tout aurait conservé à l’égard du Conseil quelques préventions semblent maintenant avoir compris l’intérêt de cet organisme et le poids qu’il peut avoir » Jean Moulin

La création du CNR fut l’entreprise la plus difficile de Jean Moulin et la plus décriée par la Résistance des chefs.

Son programme très ambitieux, prônait la participation des citoyens à la conduite de la nation et leur émancipation sur les forces de l’argent.

Il comporte deux parties :

- la première concerne les mesures urgentes à prendre : la chasse et la traque de l’ennemi, la lutte contre la déportation, l’éviction des traitres, de tous ceux qui ont pactisé avec les nazis, la création de comités départementaux de libération…

- la seconde ne tient que sur deux pages, mais ces deux pages vont bouleverser l’histoire de France. Elles sont consacrées à l’avenir de la France et sont titrées : « mesures à appliquer dès la libération du territoire ».

C’est un texte essentiel qui pose les bases de la 5ème République.

La Résistance a construit un pacte social de solidarité, un pacte pour l’intérêt général.

Dans une France exsangue, ils ont osé croire que tout était possible. Ils ont élaboré une sécurité sociale forte basée sur la solidarité nationale. Ils ont étendu les retraites à toutes les catégories de salariés. Ils ont nationalisé les grandes entreprises en particulier Renault, la SNCF, Air France, les grandes banques, la grosse industrie dans le but d’un partage de richesses. Ils ont subventionné des programmes culturels ambitieux, institué l’indépendance de la presse, autorisé le vote des femmes…

Pour défendre ce programme élaboré par le CNR, Jean Moulin y a laissé sa vie, le 28 avril 1943 à la suite de la répression conduite par Klaus Barbie à Caluire le 21 juin précédent. Ce jour-là, il fut arrêté avec sept de ses compagnons Résistants suite à la dénonciation de René Hardy, auteur présumé de la trahison, qui n’avouera d’ailleurs jamais son passage à l’ennemi malgré toutes les preuves retrouvées.

Le 2 juin 1944 à Alger, va naître le gouvernement provisoire de la République Française. Il votera les réformes fondamentales transcrites dans le programme du CNR. La France est libérée en août 1944 et voit la fin du Régime de Vichy. Ce nouveau gouvernement provisoire va déclarer nulles et non-avenues toutes les décisions prises par le précédent régime.

cnr3.gifAujourd’hui, nous ne devons pas oublier les valeurs du CNR. Nous devons être à la hauteur de ce que nos anciens nous ont légué. C’est à eux que nous devons ces libertés : tout ce qui fait société, tout ce qui fait que l’on vit l’un avec l’autre, et non pas l’un à côté de l’autre, tout ce qui tend une collectivité vers plus de justice, plus d’égalité, plus d’humanité, tout ce qui nous fait vivre ensemble.

70 ans après cet héritage inestimable, les coups de boutoirs lui sont portés de manière persistante. Politiciens de droite comme de gauche, financiers, assureurs, banquiers, grands patrons, n’ont de cesse de fouler au pied tout ce qui, de près ou de loin, représente un frein dans leur course au profit.

Ces financiers ont démantelé notre système de sécurité sociale, celui des retraites et des services publics, celui de l’emploi et des salaires. Ils ont vulgarisé les privatisations et entrepris la déréglementation financière aux conséquences lourdes pour notre peuple. Ils ont abandonné notre jeunesse, l’ont laissée en désespérance, sans espoir d’avenir.

Et pourtant, le Conseil National de la Résistance a su sortir de l’impasse dans un moment tragique de l’histoire de notre pays pour inventer le pacte social, celui qui allait permettre à la France de se relever du désastre et d’aborder le futur sous un jour meilleur. Ils ont esquissé ce que devait être la société juste et pacifique qui allait suivre l’écroulement du nazisme. Ils nous ont donné les structures qui ont favorisé l’extraordinaire prospérité de l’après-guerre. Ils ont posé les jalons de l’avenir.

Nous avons là un héritage commun transmis par nos aînés, un patrimoine que nous devons faire fructifier pour les générations futures.

Aujourd’hui, pour coller concrètement à la réalité de terrain et répondre à l’urgence sociale, le programme du CNR se doit d’être soutenu et consolidé car il reste pleinement d’actualité. Nous devons en renforcer son socle car les conquêtes sociales sont aujourd’hui menacées et méthodiquement démantelées au nom de la finance.

Question: savez vous qui était le Colonel Fabien?

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Publié le par "Citoyen 18"
La petite-bourgeoise Marion Maréchal Le Pen méprise les travailleurs qui luttent.

La députée FN Marion Maréchal - Le Pen est le prototype même de la petite bourgeoise gâtée, qui doit d’abord son mandat à grand-papa, née une cuillère d’argent dans la bouche, qui n’a jamais travaillé de sa vie, qui n’a jamais été syndiqué et bien sûr qui n’a jamais dû lutter pour défendre son emploi ou des conditions de travail dignes.

C’est pourquoi, en réaction au projet de loi « Amnistie des faits commis lors des mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives »à l’initiative du groupe Front de Gauche, elle a jugé pertinent de déposer un amendement demandant que soit concerné uniquement ceux qui sont « à jour de leur cotisation, soit au Parti communiste français, soit à la Confédération générale du travail, soit à Solidaires Unitaires Démocratiques (SUD). ».

Cette morgue d’une « kolossale finesse » est typique de l’humour de patrons réactionnaires et bornés.

Elle a ensuite qualifié la proposition de loi du Front de Gauche de « proposition de loi clientéliste et démagogique » qui, selon elle, vise seulement à « amnistier un certain nombre de camarades et militants d’extrême gauche pour des délits punis par les lois de la République. » Elle prétend qu’elle a voulu ainsi « dénoncer ce détournement de la nature de la Loi, par définition générale et impersonnelle et incarnant l’intérêt général. »

Les travailleurs inquiets pour leur avenir, qui refusent les plans de licenciements injustes qui frappent beaucoup d’entreprises, qui luttent et qui sont victimes, particulièrement durant le mandat de Nicolas Sarkozy d’une « criminalisation » du mouvement social, voient clairement de quel coté de la barricade se situe le Fn et ses dirigeants.

C’est clair, le Fn, c’est le mépris des syndicalistes et des citoyens qui s’opposent aux conséquences du libéralisme.

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Publié le par "Citoyen 18"
Le chômage poursuit sa hausse : +1,2% en avril.

3,2 millions de chômeurs en France fin avril - 3.264.400 précisément, de catégorie A - selon les statistiques de Pôle Emploi. C'est 39.800 de plus que le mois précédent ; une hausse d'1,2% sur un mois, la 24e consécutive, une hausse de 12,5% sur un an. Cette tendance négative se prolongera encore dans les prochains mois, dit le gouvernement, qui s'attend toujours à une inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année.

Nouveau (triste) record. Il y a désormais, en France, près de cinq millions de chômeurs - 4,8 millions en fait : 3.264.400 personnes ne travaillent pas du tout (catégorie A), 632.900 travaillent un peu (moins de 78h par mois), 901.900 travaillent plus (plus de 78h).

Si l'on s'en tient aux 3,2 millions qui ne travaillent pas du tout, elles sont 39.600 de plus qu'en mars - une hausse d'1,2%. Sur un an, l'augmentation est de 12,5%.

Et cette tendance touche tout le monde, hommes (+1,1%) comme femmes (+1,4%), jeunes (moins de 25 ans +2%) comme vieux (plus de 50 ans +1,1%).

Le chômage en baisse à la fin de l'année ?

Bref, rien de nouveau sous le soleil. Dans un communiqué, le ministère du Travail ne peut que constater la tendance négative, qui "se prolongera encore dans les prochains mois avant que nous ne parvenions, par la mobilisation de tous les acteurs et de tous les instruments, à inverser la courbe du chômage à la fin de l'année".
On voudrait que cela soit vraie, mais rien ne peut aujourd'hui laisser pensez que se soit possible, le chômage vas continué d'augmenté en 2014.

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Publié le par "Citoyen 18"
Depuis ce matin c'est l'apocalypse partout du fait des chiffres négatifs de la croissance en France et en Europe et de la baisse du pouvoir d'achat constatée par l'Insee. Bref notre belle France est en récession et les Français voient leur pouvoir d'achat baisser de manière inquiétante.
 
Alors, soyons juste et précis, le pouvoir d'achat est en baisse non pas depuis peu mais depuis mi-2011 puisqu'il a baissé 3 trimestres consécutivement avant l'élection présidentielle puis au cours des 2 derniers trimestres de 2012.
 
Cela ne consolera évidemment personne mais il faut parfois être précis afin d'éviter que certains esprits tordus ne réécrivent l'histoire en faisant croire que cela ne commence que depuis mai 2012, la tendance est malheureusement plus ancienne, la preuve ci-dessous.
Merci à l'AFP pour son infographie.

Merci à l'AFP pour son infographie.

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Publié le par "Citoyen 18"
Coup de massue pour les 240 salariés chez Spanghero!

Les 240 salariés de Spanghero ont eu la confirmation de ce qu'ils craignaient. Mardi 28 mai, l'administrateur judiciaire a annoncé aux représentants des salariés la suppression de leurs emplois à l'issue d'un comité d'entreprise, tout en laissant la porte ouverte à une reprise partielle du personnel de l'entreprise de Castelnaudary (Aude), au coeur du scandale de la viande de cheval, a-t-on appris de sources syndicales.

L'administrateur a en effet accordé une semaine supplémentaire pour laisser leur chance à deux projets de reprise d'une partie de l'activité qui n'avaient pu être finalisés avant mardi. Il a fixé un nouveau rendez-vous aux membres du comité d'entreprise le 5 juin après-midi. Il était initatialement prévu qu'il se prononce aujourd'hui sur deux projets de poursuite d'activité, portés d'un côté par l'ancien propriétaire et fondateur de l'entreprise Laurent Spanghero (avec l'aide d'un investisseur) et de l'autre par des salariés, mais encore insuffisamment financés.

Spanghero est aux abois depuis qu'elle a été désignée, mi-février, comme un responsable primordial du scandale européen de la viande de cheval. L'entreprise est surtout spécialisée dans la transformation de viande et la fabrication de plats préparés, mais c'est dans le cadre de son activité mineure de négoce de viande qu'elle est accusée d'avoir sciemment revendu du cheval à la place de boeuf à des entreprises produisant elles-mêmes des plats cuisinés comme des lasagnes pour de grandes marques ou de grands distributeurs.

Poids lourd économique qui revendiquait 360 salariés (avec les intérimaires ou les contrats à durée déterminée) avant le scandale dans un département durement touché par le chômage, Spanghero espérait se rétablir il y a encore quelques semaines, même à effectifs réduits. Mais, de l'avis général des salariés, la révélation a posteriori (le 19 mars) de la découverte dans l'entreprise de viande de mouton britannique prohibée en même temps que de la viande de cheval a mis l'entreprise à genoux.

"Quand on a récupéré les agréments (sanitaires), on était reparti à 80% de volumes et c'est à ce moment là qu'il y a eu la fameuse affaire avec le mouton. C'est ça qui nous a tués", estime Christophe Lagarde. L'entreprise perdrait 200.000 euros par semaine.

Spanghero n'est pas la première à voir son avenir menacé à la suite d'un scandale qui a largement éclaboussé la filière. Le tribunal de commerce d'Arras a prononcé le 22 mai la liquidation judiciaire du fabricant de lasagnes Fraisnor, qui employait une centaine de personnes. L'entreprise de Feuchy (Pas-de-Calais) n'était pas impliquée dans la fraude. Mais elle a payé la désaffection massive des consommateurs qui se sont détournés des lasagnes fraîches.

Chez Spanghero, Christophe Lagarde et d'autres salariés s'étonnaient dans la matinée de l'absence de repreneur pour l'activité de plats cuisinés, selon eux la plus rentable. Et ils se demandaient ouvertement si des industriels n'attendaient pas la liquidation complète de l'entreprise avant de se manifester.

On peut ce poser la question: Que fait le gouvernement? en dehors de joué du pipeau.

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Publié le par "Citoyen 18"

La Société générale a annoncé la suppression d’un millier de postes, dont la moitié en France. Objectif : redresser le cours de l’action, augmenter le bénéfice du groupe et diminuer l’exposition aux risques.

Une future réduction des coûts qui ne concerne pas le PDG Frédéric Oudéa, qui voit sa rémunération approcher les 2,5 millions d’euros, ni les traders de la banque qui renouent avec une croissance extravagante de leurs bonus. Le guichetier, lui, attend la restructuration venir.

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Publié le par "Citoyen 18"

L’accord sur l’ANI (Accord National Interprofessionnel) signé par trois syndicats (CFDT- CFTC-CGC) et le Medef le 11 janvier dernier a été salué comme ‘historique’ par Hollande et Parisot, gagnant- gagnant par les syndicats signataires.

Gagnant pour le patronat qui peut licencier plus facilement, baisser les salaires, muter les salariés suivant ses besoins.

Le gagnant pour les salariés était soumis à de nouvelles négociations, qui viennent de commencer concernant les CDI intérimaires. Les propositions patronales sont tellement horribles que même le CFDT ne peut en l’état les accepter. Il en est de même pour celle portant sur la « qualité de vie au travail » !!

Les négociations sont bloquées.

Hé oui ! C’est cela la négociation entre partenaires sociaux. Toujours plus pour les patrons, toujours moins pour les salariés.

La réalité finit par apparaître. Le capitalisme ne donne rien, ne partage rien. La lutte de classe est une réalité. Le capitalisme la mène tous les jours dans tous les domaines pour accroître ses profits. Tous ceux qui la nient, au gouvernement, dans les partis politiques, les syndicats ne servent que les intérêts du capital.

Pour nous nous entendons la mener jusqu'à son terme, jusqu’à la disparition du capitalisme.

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Citoyen 18"

Le PCF, les parlementaires du Front de gauche et de Die Linke, réunis à Paris, jettent les bases d’un nouveau rassemblement pour une alternative politique à l’Europe libérale.

« Nous sommes en train de nouer une coopération profonde et durable entre les forces du Front de gauche et celles de Die Linke en Allemagne pour construire des relations nouvelles entre nos deux pays et contribuer à changer les orientations européennes actuelles. » C’est par ces mots que Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du PCF, a commencé la conférence de presse, hier midi à l’Assemblée nationale, présentant le séminaire franco-allemand organisé salle Colbert par les groupes parlementaires du Front de gauche et de Die Linke.

«Les politiques actuelles détruisent l’Ue »

Et pour le dirigeant communiste, il y a visiblement urgence : « Les politiques actuelles détruisent l’Union européenne et conduisent les peuples dans des impasses. » Et de dénoncer le fait que, face à Merkel, « François Hollande a réduit à néant ses ambitions affirmées lors des présidentielles de ré-orienter l’Europe ». Il poursuit : « Il n’y a pas d’avenir à cette Europe si des forces ne jettent pas les bases d’un nouveau rassemblement pour des alternatives politiques. » Ce que confirme de son côté Thomas Nord, député au Bundestag et membre de la présidence de Die Linke, qui souligne : « Dix ans après les lois Hartz en Allemagne qui furent la plus grande remise en cause des acquis sociaux depuis la guerre, l’ANI est adopté en France » (lire l’article ci-dessous). Il conclut : « La construction néolibérale est de plus en plus forte en Europe et touche la France. » Comme en écho, François Hollande, hier en Allemagne pour le 150e anniversaire du SPD, affirmait vouloir « s’inspirer » de ce modèle allemand mis en place par le socialiste Gerhard Schröder. Ce qui amène Thomas Nord à souligner : « Die Linke en Allemagne et le Front de gauche en France, nous sommes encore trop faibles pour arrêter cette évolution. C’est pour mieux résister mais aussi offrir une alternative en Europe et pas simplement au niveau de chaque pays que nous nous inscrivons dans cette alliance stratégique entre nos deux formations. »

Cette volonté commune est née le 22 janvier dernier, lors du cinquantième anniversaire du traité franco-allemand de l’Élysée, où les deux groupes parlementaires, le Front de gauche et Die Linke, tenaient une rencontre. Après ce séminaire, Pierre Laurent avait affirmé que « d’autres initiatives suivront, notamment dans l’objectif des élections européennes de 2014 ». À ce propos, Pierre Laurent, qui est aussi président du Parti de la gauche européenne (PGE), souligne « les immenses possibilités de rassemblement, bien au-delà du PGE, pour une transformation progressiste de l’Union européenne ». Interrogés sur le scénario d’une sortie de l’euro, qui fait débat dans la gauche allemande, Thomas Nord affirme : « Ce qui est un objectif politique, ce n’est pas la sortie de l’euro mais la construction de l’Europe sur de nouvelles bases, car on risque, sinon, l’effondrement de l’Europe. » Pour lui, le problème est que « la politique est en train de capituler devant les marchés financiers ». Ce que soulignait, à sa façon, André Chassaigne, chef de file des députés du Front de gauche en ouvrant le séminaire, hier matin : « Les politiques de nos deux pays ne se donnent plus pour objectif l’essor économique, mais la seule compétitivité et la mise en concurrence des peuples. »

Par Max Staat.

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Publié le par "Citoyen 18"
La machine à voler le temps.

Nous sommes en 1976. Yvon Gattaz ne préside pas encore le MEDEF. Patron de Radiall, il crée le club ETHIC. Son objectif : mener la bataille idéologique contre l’Union de la Gauche menaçante. Son orientation : néolibérale. Son emballage : réconcilier l’éthique et l’entreprise. Que propose-t-il face aux rémunérations patronales indécentes ? L’au-to-ré-gu-la-tion ! Cette idée aura une longue descendance. En 1995, Marc Viénot, président de la Société Générale, publie un rapport pour autoréguler les entreprises cotées. Puis un deuxième. Ensuite, Daniel Bouton édite un énième document posant les bases d’une autorégulation exigeante et moderne. C’est le successeur de Viénot à la Générale. L’autorégulation se pratique en rond, dans un tout petit cercle. Le MEDEF prend la relève et se dote d’un comité d’éthique. En 2008, Parisot adopte un code de bonne conduite avec l’AFEP (lobby des grandes entreprises). L’autorégulation bat son plein, les revenus des patrons du CAC s’envolent. Maurice Lévy, PDG de Publicis, se fait voter une indemnité de 5,4 millions d’euros pour le jour où il quittera le groupe, à 70 ans. Pour clause de non-concurrence… La crise des subprimes révèle les spéculations des banques autorégulées. Même Sarkozy fait mine de s’émouvoir. « L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini ! » tonne-t-il en meeting en septembre 2008. Puis il va se rasseoir.

Nous sommes en 2013. Pierre Gattaz ne préside pas encore le MEDEF. Peut-être ne sera-t-il pas élu le 3 juin prochain. Mais c’est un fils spirituel d’Yvon, son père, qui représentera le grand patronat français. Il jurera à son tour promouvoir une autorégulation exigeante. Au PS, les héritiers sont moins bien élevés. Ils dilapident à tout va. Il ne leur reste désormais que l’adresse. Le solférinien Moscovici vient ainsi d’enterrer l’encadrement des revenus patronaux promis par Hollande. Le chef de Bercy-Batron explique dans les Echos qu’il a appris personnellement la bonne nouvelle à Parisot et au président de l’AFEP lors d’un récent rendez-vous. L’autorégulation se pratique décidément en tout petit cercle.

Nous sommes bientôt en juin et l’information fait la Une du mensuel Science et Vie. L’espérance de vie en bonne santé a reculé pour la première fois en France l’an dernier. Ce mouvement touche tous les pays capitalistes développés. Aux Etats-Unis, une étude publiée en mars démontre que la santé des baby-boomers actuellement âgés de 46 à 64 ans s’est dégradée par rapport à leurs parents. 43% d’entre eux souffrent d’hypertension, contre 23% pour la génération précédente. 73,5% d’hypercholestérolémie, contre moins de 34% précédemment. La proportion des diabétiques est passée de 12 à 15,5%.

Les apparences sont donc trompeuses. Le temps n’est pas suspendu. La roue capitaliste tourne et de plus en plus vite. D’immenses fortunes autorégulées s’amassent. L’humain est peu à peu broyé dans leurs machines à cash. L’intensité du travail se paie d’une explosion de l’arthrose et des troubles musculo squelettiques. La précarité fait dégringoler l’espérance de vie en bonne santé des femmes. Le chômage de masse nourrit les incapacités précoces. Le temps est traversé par cette lutte des classes dont Cahuzac nous assurait les yeux dans les yeux qu’elle n’existe pas. Gagné par les uns, il est perdu par les autres. Mercredi, la Commission européenne a exigé qu’on s’en fasse voler plus encore avec l’allongement de la durée de cotisation pour la retraite. Assez de temps perdu, assez de temps volé ! En décrétant qu’on le lui rende, le peuple ne veut que son dû.

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Publié le par "Citoyen 18"
Éducation. « La Cour des Comptes a pollué le débat » selon Brigitte Gonthier-Maurin.

ENTRETIEN. Sénatrice CRC, en charge des questions d’éducation, et auteur, en juin 2012, d’un rapport remarqué sur « le métier d’enseignant », Brigitte Gonthier-Maurin conteste l’analyse de la Cour des Comptes. Elle fait aussi le point sur la loi Peillon, dont elle juge l’ambition trop limitée.

Avez-vous été surprise par cette charge de la Cour des Comptes contre les recrutements d’enseignants?
Brigitte Gonthier-Maurin. Pas vraiment, ni d’ailleurs par ses préconisations, comme les primes au mérite... Ce rapport pointe une question qui peut faire débat, mais il l’enferme tout de suite. Il faut redonner des moyens à l’éducation nationale, c’est-à-dire recréer des emplois, après la vague massive de suppressions de postes engagée sous Nicolas Sarkozy. Mais il ne faut pas s’arrêter là ! En parallèle, une réforme pédagogique d’ampleur est nécessaire pour permettre de faire entrer tous les enfants dans des apprentissages devenus de plus en plus complexes. Ce que je reproche à la Cour des Comptes, c’est de polluer ce débat, derrière la fausse question des moyens. C’est un peu gonflé, d’autant qu’il a été impossible, dans la dernière période, de se pencher sur la souffrance ordinaire des enseignants, sur leur métier, sur la gestion des carrières...

Le ministre promet une réflexion à l’automne sur le sujet...
Brigitte Gonthier-Maurin. Tant mieux. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais cela fait longtemps qu’on aurait du se préoccuper de cela. Car cette souffrance au travail – avec à la clé, comme dans d’autres professions, des suicides -, est vraiment très présente dans le corps enseignant. Par exemple, il faut réfléchir au temps des enseignants. Car ils ont besoin de pouvoir échanger sur leurs pratiques, sur leurs difficultés, avec les parents, avec les conseillers d’orientation/psychologues, avec les professeurs Rased (spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire – NDLR). Or, ce temps, ils ne l’ont plus. On a beaucoup trop tardé à prendre à bras-le-corps ces questions.

Depuis mardi, le Sénat examine la loi de refondation de l’école. Les discussions en cours peuvent-elles inciter les parlementaires du groupe CRC à voter ce texte?
Brigitte Gonthier-Maurin. Pour l’heure, notre décision n’est pas arrêtée. Nous attendons la fin de l’examen du texte. Ce qui est sûr, c’est qu’il fallait bien une « refondation ». La politique de la droite sur le sujet avait profondément brouillé le sens de l’école, pour les enseignants comme pour les parents. Mais cette loi n’aborde pas la nécessaire refondation de la pédagogie et ne s’interroge pas sur les rapports au savoir. Sommes-nous capables de reconnaître que tous les enfants sont capables d’apprendre? Nous pensons que oui. Mais il faut alors repenser tous les contenus, ainsi que la formation des enseignants. La loi ne fait que survoler ces questions. Elle n’a pas intégré la proposition que nous faisions de mettre en place des pré-recrutements d’enseignants pour répondre à la crise des vocations et assurer une mixité sociale. Idem pour la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, que nous appelons de nos vœux, qui permettrait de donner plus de temps aux enfants dont les difficultés sociales se traduisent parfois en difficultés scolaires. Enfin, nous allons aussi batailler sur la régionalisation de la carte des formations professionnelles, qui risque de soumettre celle-ci au seul critère utilitariste d’employabilité. Bref, même s’il y a des avancées, des sujets d’inquiétude demeurent. Pour évaluer au mieux cette loi, nous sommes en lien étroit avec les syndicats, les militants du Font de gauche de l’Education, le Réseau Ecole… Ce sera donc une décision collective. En tout état de cause, il est exclu que nous votions contre.

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