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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Front de Gauche"

Après avoir stabilisé en décembre dernier, le chômage est reparti à la hausse en janvier. Plus 1,4%. Un chiffre qu'il faut diviser par deux selon le gouvernement. La France compte aujourd'hui 3.169.300 chômeurs.

Pôle emploi a recensé fin janvier 43.900 demandeurs d'emploi supplémentaires sans activité, dont 21.100 en raison d'un "effet statistique" dû à une réforme des radiations, portant leur nombre à 3,169 millions, proche du record de 1997 (3,19 millions), a annoncé mardi le ministère du Travail.

© IDÉ

Le chômage a augmenté en janvier. Après une stagnation en décembre, le nombre de chômeur de catégorie A est en hausse et atteint 3.169.300. Cela représente une augmentation statistique de 1,4%, soit +43.900. Sur un an le chômage augmente de 10,7%.

En comptant les demandeurs d'emplois de catégorie B et C (c'est-à-dire qui exercent une activité réduite, courte ou longue), cela porte le chiffre à 4.680.200.

Le gouvernement explique cette hausse par " le recul de l'activité fin 2012 dans le prolongement de la tendance à l'œuvre depuis plus de 20 mois).

Dans le détail

Sur un mois, le chômage de catégorie A, a augmenté de 1,8% chez les hommes et 1% chez les femmes. Sur un an, les hommes (+12,4%) sont également plus touchés que les femmes (8,9%).

Chez les jeunes, la variation sur un mois est de 0,5% (539.100) et 9,6% sur un an.

Enfin, les plus de 50 ans sont plus de 673.000, en augmentation de 1,8% et +16,8% sur un an.

La hausse de 1,4% serait en fait 0,7%

La hausse est donc de 1,4% sur un mois. Mais, selon le gouvernement, cette hausse est statistique car elle est due à la "réforme des règles de gestions des radiations administratives".

Désormais, chaque radiation de Pôle Emploi est effective à la date de notification de la radiation, et non, comme c'était le cas jusqu'ici, plusieurs semaines plus tôt, (ce qui obligeait à la radioactivité). Conséquence : en janvier, il y a eu plus de chômeurs. Selon le gouvernement, en l'absence de réforme il y aurait eu 0,7%.

L'économiste de l'OFCE Mathieu Plane, confirme qu'il y a "un effet statistique", et il estime que les +0,7% sont "corrélés aux destructions d'emplois". Il pense que la France va "frôler les 11% de chômage d'ici la fin de l'année".

Par Blog/FranceInfo.

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Publié le par "Front de Gauche"

La pression mise par le Front de gauche a payé. Le Sénat a adopté ce mercredi une proposition de loi (PPL) communiste d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux.

Le texte a été voté de justesse par 174 voix contre 171. Les groupes PS, CRC (communiste), EELV et RDSE -à majorité radicaux de gauche- ont voté pour, tandis que l'UMP et l'UDI-UC (centriste) ont voté contre. La PPL a toutefois été largement amendée par les socialistes qui en ont limité la portée.

Sont amnistiés:

  • les infractions commises entre le 1er janvier 2007 et le 1er février 2013, passibles de 5 ans d'emprisonnement au plus. Le texte d'origine prévoyait l'amnistie pour les faits commis avant le 6 mai 2012 et concernait les infractions passibles de 10 ans de prison.
  • les faits commis à l'occasion de conflits du travail, d'activités syndicales de salariés et d'agents publics, y compris lors de manifestations. Le texte prévoyait une application élargie aux professions libérales et exploitants agricoles.
  • les infractions commises lors de mouvements collectifs revendicatifs, associatifs ou syndicaux relatifs aux problèmes liés au logement. La PPL d'origine parlait de problèmes liés non seulement au logement mais aussi à l'éducation, à la santé, à l'environnement et aux droits des migrants.
  • les refus de se soumettre à des prélèvements ADN que si les faits à l'origine de ce prélèvement sont eux-même amnistiés.
  • les mineurs condamnés lors des grèves de 1948 et de 1952. Il reste sept de ces mineurs survivants.

Le cas des faucheurs de champ OGM. Un amendement PS a également exclu du bénéfice de la loi "les dégradations volontaires ayant pour conséquence de nuire au bon déroulement de travaux scientifiques ou de recherche". Selon la sénatrice EELV, Esther Benbassa, cette rédaction ne devrait pas concerner les faucheurs de champs OGM.

Le Front de gauche (PCF et Parti de gauche), appuyé par la CGT, s'est fortement mobilisé pour ce texte, organisant un meeting sur le sujet à Paris lundi dernier, ainsi qu'une manifestation devant le Sénat ce mercredi au moment du débat sur la loi. Jean-Luc Mélenchon, a assisté au débat dans la tribune du public. 

"Acte de justice"

"C'est un acte de justice, de réparation qui va être entendu par les salariés qui veulent faire valoir leur droit à l'expression syndicale sans avoir la peur au ventre", s'est néanmoins félicité le sénateur et numéro un du PCF, Pierre Laurent. La présidente du groupe CRC, Eliane Assassi, a regretté une "limitation excessive" de la portée du texte, mais en a appelé à la future circulaire d'application de Christiane Taubira pour trouver l'équilibre.

"Tendre la main"

"Il s'agit, ici, de faire oeuvre de justice", a déclaré cette dernière. La ministre de la Justice a soutenu la PPL tout en s'en remettant "à la sagesse du Sénat" pour son vote.

"Il fallait à la fois tendre la main, car il n'est pas forcément facile aux organisateurs de mouvements sociaux de prévenir les débordements, tout en protégeant les biens et les intérêts des tiers", a expliqué Virginie Klès (PS). 

UMP et centristes se sont vivement opposés à une "proposition inopportune, dangereuse", donnant un "signal de mauvais augure à tous les manifestants professionnels", selon François Zocchetto (UDI-UC). "Voulons-nous d'un pays où le militantisme syndical sème la pagaille ou la terreur?", s'est indigné Pierre Charon (UMP).

La PPL devrait être inscrite prochainement à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans le cadre d'une niche (séance d'initiative parlementaire) réservée aux députés communistes.

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Publié le par "Front de Gauche"

Jean-Luc Mélenchon était l'invité de "questions d'info" aujourd'hui sur LCP, avec le Monde, l'AFP, et France Info. L'ancien candidat à la présidentielle n'a rien perdu de sa verve depuis la présidentielle. Il est toujours indigné, même après l'arrivée d'un président socialiste à l'Elysée.

Indignez-vous ! le mot d'ordre de Stéphane Hessel convient tout à fait à Jean-Luc Mélenchon, d'où son hommage à la modernité du résistant mort aujourd'hui. "Je souhaite à tous d'avoir autant de fraîcheur d'esprit et de capacité d'indignation qu'il en avait lui à 95 ans, car j'en connais qui sont beaucoup plus jeunes et qui dont déjà complètement amortis, habitués à la souffrance des autres et qui ne feront rien.

- Il avait quand même rejoint le Parti socialiste, ça vous a déçu ?

"Ça prouve sa candeur et sa naïveté de jeune homme, parce qu'il a cru que ça pouvait s'arranger, que les socialistes allaient pouvoir être autre chose que des sociaux libéraux, il s'est trompé, mais je ne lui en veux pas."

Les socialistes. La voilà la source  de l'indignation de Jean-Luc Mélenchon.Des socialistes qui laissent prospérer les violences, à l'en croire.

"Imaginez-vous que ce soit sous monsieur Sarkozy qu'il y ait eu 2 personnes qui s'immolent devant un Pôle-Emploi. Imaginez-vous que ce soit monsieur Guéant qui ait fait un tir de flashball sur un ouvrier de 25 ans qui vient à Strasbourg, vous imaginez l'action révolutionnaire participer à une manifestation. Ça veut dire que nous nous habituons à une élévation de la violence sociale, de la violence de l'ordre établi pour maintenir l'ordre. Vous avez un ministre de gauche qui a l'air de faire un concours avec son prédécesseur dans le passé Jules Moch, lui aussi faisait tirer sur les ouvriers, alors c'était des balles, maintenant c'est avec des flashballs. C'est une espèce de compétition pour qui va être le plus dur, le plus austère, le plus violent, va contrôler le mieux. Les mots deviennent d'une violence terrible."

Des socialistes qui évoluent... tel Henri Emmanuelli qui estime qu'il faut poser la question de la durée des cotisations retraites. Ce qui attriste Jean-Luc Mélenchon.

"C'est très douloureux pour moi de l'entendre parler comme ça. Alors c'est un changement de pied tout à fait extraordinaire, qui me déçoit, qui m'attriste, qui me peine, car Henri a toujours été du bon côté toutes ces années, et quand c'était pas facile pour lui. C'est consternant."

Consterné, Jean-Luc Mélenchon. Consterné par l'exercice du pouvoir pratiqué par les socialistes et leurs alliés.

Le co-président du Parti de gauche qui estime donc incarner une alternative à gauche.

La persistance de la crise économique renforce ses convictions. Tout comme le résultat des élections en Italie.

"La société européenne toute entière est en train de se cabrer. Et la chaîne va craquer quelque part, j'en suis absolument sûr, je ne sais pas où, je ne sais pas quand même, mais j'en suis certain. c'est pour ça que j'ai créé le front de gauche avec mes camarades, pour qu'il y ait une force politique d'appui, On va se battre pour ça, pour être le recours, pour être ceux qui peuvent proposer une politique alternative. On a là des choses à proposer "

Jean-Luc Mélenchon qui soutient la proposition de loi du Front de gauche visant à amnistier les syndicalistes condamnés sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Et qui estime à cette occasion qu'il faut " tordre le bras de François Hollande en espérant que ça lui fasse mal ". Un propos musclé, que Jean-Luc Mélenchon assume.

"Je rencontre le président de la République, nous en parlons. Il me dit : " oui, c'est très intéressant, je le note, tu as raison, on va en parler ". Il ne fait rien. Je le revois une deuxième fois, il me dit : "Ah oui, mais je ne suis pas saisi ". Qu'est-ce qu'il fait ? Il me balade et il me ment, S'il me dit : " je ne suis pas saisi " et qu'il l'est. Donc il est normal à partir de là que je monte le ton. "

Car donner de la voix, c'est la seule arme dont dispose désormais Jean-Luc Mélenchon, il l'admet.

"Qu'est-ce que vous voulez que je fasse d'autre ? je n'ai que le ministère de la parole, donc qu'est-ce que je peux faire ?... ".

Jean-Luc Mélenchon détenteur du ministère de la parole, donc.

Par FranceInfo.

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Publié le par "Front de Gauche"

La question de la dette publique n’est pas enfouie sous un tas de poussière. La France emprunte certes à des taux d’intérêt exceptionnellement bas en ce moment mais le scandale reste entier et les baisses de dépenses publiques en son nom restent prêtes à resurgir.

Les prestations sociales sont sous le feu de la montée du chômage

Depuis 1945, nos prestations sociales sont financées à la fois par le versement des cotisations sociales et les contributions de l’État et par des impôts et taxes affectés. À l’œuvre : les retraites, les remboursements maladies, le chômage |1|. À l’heure des injonctions politiques et médiatiques concernant le déficit des institutions de protection sociale, l’urgence est de faire le point sur son mécanisme de financement. En effet, entre l’affirmation de Michel Sapin « qu’un système d’indemnisation chômage soit déficitaire dans une période de gros chômage, c’est la nature des choses » et de conclure qu’il faut « prendre des mesures sur le régime des indemnités » |2| ou encore, concernant « la réforme nécessaire du régime des retraites » |3|, les intentions du gouvernement de revoir le calcul de ses montants, la question se pose de la sauvegarde de nos acquis sociaux. Information cruciale : la Sécurité sociale n’a pas de budget, ne pouvant prévoir ses recettes ni ses dépenses. Comment ses institutions peuvent-elles donc être déficitaires ? Le lien entre la situation de l’emploi et le financement de la Sécurité sociale est un lien direct inéluctable. 1% de baisse de la masse salariale, c’est 2,5 milliards d’euros perdus pour la Sécurité sociale.

Lutter contre le chômage et pour augmenter les salaires, c’est aussi défendre la Sécurité sociale

D’après l’Acoss |4|, l’agence chargée de collecter et de répartir les cotisations et les contributions aux différentes caisses de la Sécu, la gestion de la trésorerie va s’avérer difficile. Mais ce qu’il n’est pas opportun de préciser à l’heure des engagements de réduction des déficits de l’État (mais sans compter le paiement des intérêts de la dette), c’est qu’elle ne serait pas déficitaire si l’État faisait face à ses obligations de la financer |5|.

Et ce n’est pas le répit accordé par les créanciers de la France qui leur fait la part belle

Touché ! Le financement de la Sécurité sociale ne repose donc pas seulement sur les cotisations sociales, mais aussi sur les contributions de l’État.

Coulé ! Le gouvernement fait le choix entre ses obligations sociales, le remboursement des intérêts de la dette (42,5 milliards d’euros en 2010 : son 2ème poste de dépenses) et ses engagements pris à la signature du Pacte budgétaire de ramener son déficit structurel à 0,5% du PIB.

L’erreur dans le diagnostic plonge le malade dans le coma. Alors que les exonérations fiscales accordées aux entreprises, les allègements de cotisations patronales et sociales lui ont déjà coûté pas moins de 88 milliards d’euros |6|, assurer désormais qu’il incombe aux citoyens d’admettre une réduction des prestations sociales sous prétexte que la croissance est nulle est une position sévère, un choix de société. « Relancer la croissance ? », C’est le prétexte pour augmenter les dividendes de ceux qui profitent déjà de la rigueur sur le dos des travailleurs.

Qui sauvera la vie de la Sécu ?

A ce jour, les orientations du gouvernement relatives à l’accord de « sécurisation de l’emploi » pour la réforme des retraites et ses déclarations sur le coût des prestations sociales ne montrent pas de perspectives honnêtes quant à ses obligations envers la Sécurité sociale.

Les parlementaires et le gouvernement qui votent les budgets doivent être saisis de la volonté des citoyens de mettre à jour les finances publiques et de participer à leurs adoptions. Déjà, un audit citoyen de la dette est lancé. L’argent cotisé doit être attribué de manière démocratique et non plus au profit des créanciers de la dette publique qui ne participent en rien à la création de la richesse nationale et qui n’ont aucun droit à participer à la casse de notre Sécurité sociale |7|.

Par Charlotte Géhin.

Notes:

|1| Alors que les risques vieillesse représentent 46,3% des prestations sociales, le risque santé en représente 35,9%, le risque emploi (chômage), 7,1% et l’exclusion sociale, dont le RSA, n’en représente que 1,9%.

|2| Cf article Le Monde du 22 Janvier Sapin : "Il faudra prendre des mesures sur le régime chômage".

|3| Interview de Michel Sapin dur RTL. Les négociations devraient avoir lieu dès le mois d’avril.

|4| L’ACOSS (Agence centrale des organismes de sécurité sociale).

|5| Selon CSS Article L131-7 et Article L131-8, la compensation financière des exonérations de cotisations sociales donne lieu à compensation intégrale aux régimes concernés par le budget de l’État.

|6| Les allègements des cotisations patronales et sociales ont permis d’augmenter les revenus des capitaux et ont creusé la dette (barème de l’impôt sur le revenu : moins 15 milliards d’euros, niches fiscales, moins 73 milliards + 75 milliards qui ne seraient pas dans les listes, le régime des filiales moins 34 milliards, la loi TEPA (heures sup) moins 4 milliards, IS moins 28 milliards, IRPP moins 5 milliards.

|7| Les détenteurs des titres de la dette sont répartis comme suit : 71% de la dette français est détenue par des non-résidents, parmi les 29% résidents, 23% des titres est détenue par les sociétés d’assurance, 15% par les établissements financiers, 3% par des OPCVM. Ils sont appelés les zinzins. Tous organismes privés qui bénéficient des avantages fiscaux sur le territoire.

Source : CADTM

 

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Publié le par "Front de Gauche"

"Que tous se rassurent, je n'ai pas de haine." Ce sont pourtant des menaces que Jean-Noël Guérini profère à l'égard de certains membres du gouvernement dans une interview au JDD (article sur abonnement), dimanche 24 février. "Si je parlais, certains ne seraient plus ministres", lâche le sénateur socialiste, mis en examen dans une affaire de marchés publics supposée frauduleuse et bientôt convoqué chez le juge. 

L'immunité parlementaire de Jean-Noël Guérini a été levée fin 2012Même s'il a officiellement quitté le parti, il siège toujours au groupe PS au Sénat. La justice cherche à savoir si le sénateur est intervenu en faveur de son frère, Alexandre, patron de décharges, dans l'attribution de marchés publics pour le ramassage et le traitement de déchets dans le département. 

"Mon dossier est instruit à charge et les médias l'instrumentalisent. J'ai le sentiment d'avoir déjà été condamné, explique-t-il au JDDLe moment venu, je donnerai 'ma part de vérité', sans doute dans un livre. Tout ce que j'avancerai sera alors étayé par des preuves." Et Jean-Noël Guérini d'insister : "Je sais que je suis innocent et que je n'ai jamais touché un centime."

Francetv info

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Publié le par "Front de Gauche"

La CGT, syndicat majoritaire à l'usine Goodyear d'Amiens-Nord a annoncé son intention de créer une Scop (société coopérative et participative) à la place du projet de l'américain Titan International, ce qui permettrait de sauver 800 emplois sur les 1 200 que compte encore l'usine.

La CGT Goodyear veut créer une Scop pour reprendre l'usine d'Amiens-Nord"On a travaillé à la possibilité de créer une Scop pour réaliser exactement le même projet que celui qui devait être mis en oeuvre par Titan", a annoncé l'avocat Fiodor Rilov aux salariés rassemblés sur le parking de l'usine pour cette nouvelle journée de mobilisation. "Ce projet ne pourra se mettre en place que si une immense majorité des salariés de cette usine décide de s'en emparer", a ajouté l'avocat. Pour lui, "le projet de Titan avait un seul défaut: il était porté par Titan (...) qui refusait de signer un engagement sur la production".

Ce rassemblement des salariés de Goodyear à l'appel de la CGT n'est que le début d'une "journée de lutte" pour protester contre le projet de fermeture du site d'Amiens-Nord, qui emploie actuellement 1.173 salariés. Une réunion doit se tenir "la semaine prochaine ou dans quinze jours" pour évoquer le projet de Scop, a indiqué le représentant de la CGT, Mickaël Wamen.
"L'activité de pneus agraires est parmi les plus rentables pour Goodyear, qui fait des profits colossaux", a estimé Me Rilov.
"Il y a une possibilité économique de poursuivre cette activité dans le cadre d'une Scop: il n'y a pas de contestation possible", a estimé l'avocat, à une condition toutefois : "Goodyear doit accepter de donner à une éventuelle Scop la marque, (...) tout ce qu'il était prêt a livrer gratuitement a Titan". "S'ils nous disent non, il va falloir qu'ils expliquent au juge pourquoi ils préfèrent licencier 1.200 personnes", a poursuivi le conseil de la CGT, devant quelque 300 salariés de Goodyear. "Cette usine existera tant qu'on y croira", a estimé Mickaël Wamen.
 
Par Syndicat Goodyear d'Amiens-Nord.

 

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Publié le par "Front de Gauche"
Entreprise-paradis-fiscaux

A l’heure de la crise des subprimes, on affichait haut et fort au G8, au G20 et dans les sommets européens, l’ambition de s’attaquer à la fraude et aux paradis fiscaux.

L’OCDE devait combattre les pratiques fiscales agressives des multinationales. Résultat : jamais on n’a vu autant de business restructuring pour délocaliser et optimiser leurs profits.

Face à ces réalités, les conventions d’État à État se résument à écoper un océan de spoliation avec une petite cuillère, et l’Europe est aux abonnés absents. Alors qu’elle peine à élaborer son budget de super-austérité à hauteur de 960 milliards d’euros pour sept ans, l’évasion fiscale s’élève chaque année, dans les 28 pays européens, à 1 000 milliards !

Il est insupportable de constater que l’Europe peut supprimer un milliard d’euros d’aide alimentaire, mais n’est pas capable en revanche d’imposer la levée du secret bancaire à l’Autriche et au Luxembourg !

La Suisse continue impunément de voler nos impôts avec la complicité des institutions bancaires, y compris françaises.

La somme de toutes ces évasions fiscales représente 600 milliards qui manquent à la France : 40 à 50 milliards par an !

C’est là qu’il faut aller chercher l’argent en priorité, monsieur le Premier ministre, plutôt que dans la poche des honnêtes contribuables.

Par Citoyen 18.

 

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Publié le par "Front de Gauche"

 

Accords sur l'emploi : pour ceux qui n'aiment pas lire,

c'est simple et clair !

cliquez pour agrandir.

Accord du 11 janvier 2013 (ANI) : les victoires du MEDEF.

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Publié le par "Front de Gauche"

Président du comité de soutien aux cinq syndicalistes poursuivis à Roanne, Jackie Teillol est l'invité de la semaine dans l'Humanité."Cette semaine, la proposition de loi d’amnistie déposée par les élus du Front de gauche sera à nouveau à l’ordre 
du jour. Ce débat est notre combat", explique-t-il.

Ce lundi 25 février à Paris: meeting pour l'amnistie des syndicalistes

Le nombre de personnes inquiétées dans le cadre de leurs activités syndicales grandit au rythme des fallacieux prétextes utilisés par tous ceux qui nous veulent du bien. Certes, nous connaissons la vindicte récurrente des tenants de l’ultralibéralisme envers le syndicalisme combatif, mais la dimension et l’intensité sont aujourd’hui à la mesure de leurs intentions d’éradication structurelle.

Dans cette lutte à laquelle les faits attribuent une nature de classe, 
le réquisitoire contre les associations intermédiaires de l’ancien locataire 
de l’Élysée a sonné le regain d’ampleur de la charge. En vérité, faute de pouvoir faire disparaître, par décret, les organisations encore et toujours indispensables à l’amélioration de 
la condition humaine, ils taillent 
à grands coups de hache, le contour 
de leurs sombres désirs. Ils veulent des syndicats « souples, raisonnables, modernes », disent-ils. Pour essayer de tutoyer cette conception, ils usent d’accords minoritaires et 
ils abusent de superlatifs à l’encontre de ceux qui, selon eux, sont ringards, archaïques, jusqu’au-boutistes, etc.

Ces approches posent objectivement la question de la place du syndicalisme dans la société. Lors des actions menées pour la relaxe des cinq du Roannais, inquiétés pour avoir écrit des vérités sur la réforme des retraites, nous avons mis cette problématique avec l’amnistie dans le chariot des urgences à considérer. Vous savez, cette amnistie promise dans l’euphorie d’une espérance de mai. Cette amnistie dont l’idée même est maintenantpolluée par l’éternel refrain du respect de l’indépendance de la justice.

La meilleure façon de faire vivre cette formule ne serait-elle pas d’abord de considérer ce qui est juste? N’est-il pas juste de vouloir donner, en bonne mesure, aux temps futurs, de l’espace pour respirer, ainsi que l’accès aux moyens pour vivre mieux? Cette semaine, la proposition de loi d’amnistie déposée par les élus du Front de gauche sera à nouveau à l’ordre 
du jour. Ce débat est notre combat.

Par Jackie Teilliol.

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Publié le par "Front de Gauche"
« Votre gouvernement a laissé les barjots du syndicat communiste détruire les emplois » vient d’écrire Maurice Taylor, le fabuleux patron de la firme étasunienne de pneus, Titan, au ministre franchouillard qui a dit: « inévitable est la fermeture de l’usine PSA à Aulnay-sous-Bois » (RTL le 05 février 2013)
Beaucoup diront dans nos média « Taylor provocateur ! » alors que c’est la nature même du capitalisme qui éclate au grand jour une fois de plus, au moment où il se sent en perdition à cause de la crise qu’il a lui-même enfantée, et que c’est la réalité des patrons des grandes firmes et des monopoles qui n’hésitent jamais à détruire et à provoquer la classe des travailleurs… car ils ne peuvent pas dire qu’ils ne connaissent pas les conditions d’exploitation.
Alors n’hésitons plus à rappeler ce qu’écrivait Karl Marx dans Le Capital : «Le capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le capital devient hardi. A 20% il devient enthousiaste. A 50% il est téméraire. A 100% il foule au pied toutes les lois humaines et à 300% il ne recule devant aucun crime ».
Rappelons aussi ce qu’avait dit le milliardaire étasunien Warren Buffett : « Il y a une lutte des classes aux Etats-Unis, bien sûr, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous gagnons » (interview sur CNN le 25 mai 2005 et New York Times du 26 novembre 2006)
Et les travailleurs diront « salaud ... de patron ! »… Et certes ils auront raison, mille fois raison. Mais le pire des mépris de notre classe sociale à son encontre serait de lui dire « merci Maurice ! » - « merci Maurice pour cet éloge aux barjots communistes du syndicalisme de classe et de masse »… et sic à Jérôme Cahuzac : « La lutte des classes… Vous, vous y croyez toujours et moi je n'y ai jamais cru » ( 08 janvier 2013 France 2)
En effet, quand Maurice Taylor provoque avec ses propos offensants pour nous mais objectivement sincères sur : « le coût de la main d’oeuvre en Chine à 1 euro de l’heure », sur « le syndicalisme communiste », sur « le nombre d’heures de travail » ou quand il dit : « quand j’ai visité l’usine j’ai remarqué que les ouvriers travaillaient, aussi bien qu’ailleurs, pendant trois heures, mais après, le reste du temps, ils avaient leur pause d’une heure et puis ils bavardaient, ils glandaient »c’est une propagande inespérée pour ceux qui veulent se débarrasser, comme nous, du capitalisme.
Avec de tels propos, qui résonnent dans nos têtes de travailleurs comme des insultes, Maurice Taylor permet de dévoiler au grand jour, pour celle et ceux qui ont été lobotomisés par les média et trahis par des syndicats jaunes, quelle est la véritable nature du capitalisme.
Maurice Taylor dit tout haut qu’il est prêt à tout et au pire pour exploiter les peuples travailleurs et les broyer avec leur syndicat. Mais c’est du bonheur en boîte, il nous offre une tribune gratuite pour montrer aux travailleurs d’ici et du monde, que Classe Ouvrière de France, cosmopolite, si elle est unie et organisée dans un syndicalisme de lutte de classes, a cette capacité de faire peur aux capitalistes qui ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent et quand ils veulent, sans qu’il n’y ait un affrontement direct avec les travailleurs.
Quand Maurice Taylor renchérit en disant : « Vous allez finir comme la Grèce, c’est une question de temps » et ajoutant comme pour en remettre une couche : « le meilleur lieu de production en Europe, c’est l’Angleterre, eux ils font le boulot, et ils n’ont pas d’imbéciles au gouvernement ni de syndicats barjots », il nous ouvre les esprits et les portes de la compréhension sur le modèle politique qui nous pend au nez si nous entrons dans la compromission avec le capitalisme, et si les travailleurs laissent faire pour devenir un peuple de précaires et de pauvres.
Aussi, Maurice Taylor, plus que 1000 discours, nous éclaire sur ce que le gouvernement à la tête de la France entend mettre en place sur demande patronale et avec la bénédiction des syndicats jaunes, avec le projet de transposition de l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013, dans une Loi rétrograde qui ne sert que les intérêts des capitalistes et les demandes des actionnaires en attente de nouveaux juteux et prodigieux bénéfices.

Par Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas de Calais.

 

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