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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Front de Gauche"

Les mesures agressives mettant à mal les droits de l’ensemble des salariés et de la population, votées par l’ancien gouvernement, ne sont en rien remises en cause par le pouvoir actuel, bien au contraire.

L’Exécutif aux commandes n’a pas l’intention de revenir sur l’ensemble des lois qui liquident les fonctionnaires et la Fonction Publique (RGPP), qui déstabilisent complètement l’organisation et la qualité des soins (Loi HPST), qui fragilisent les retraités et les chômeurs (réformes des retraites et de l’assurance chômage), qui précarisent les salariés (SMIC non revalorisé), qui affaiblissent les travailleurs en arrêt maladie (journée de carence supplémentaire dans le Privé et instauration dans le public), qui mettent à mal la Sécurité Sociale (plus de cotisations pour la famille).

Nous en oublions surement tant les dix dernières années ont été synonymes de régression sociale pour les citoyens de ce pays. Seule la bourgeoisie et le patronat ont été les gagnants de cette période. Certains auraient pu penser qu’avec un changement de majorité, les choses pouvaient changer et que la classe ouvrière aurait enfin des mesures pouvant apporter un bien-être au quotidien.

Il n’en est rien. Des milliers de licenciements par mois et pas une mesure pour contraindre le patronat à des alternatives demandées par les salariés. Rien sur les salaires et la Sécurité Sociale. La participation d’une délégation de dix ministres aux Universités d’été du MEDEF qui peut être interprétée comme une provocation vis-à-vis de la classe ouvrière. Un rapport Gallois sur la compétitivité et la crise qui intervient pendant les négociations avec le patronat sur la dite «sécurisation de l’emploi ». La CGT exige, avec les salariés, l’arrêt immédiat de ces dispositions et l’instauration d’une vraie politique salariale et sociale.

La fin des négociations le 11 janvier par l’Accord National Interprofessionnel sur la «sécurisation de ’emploi», provoque une joie jamais égalée dans le patronat et se révèle une trahison sans précéden pour les travailleurs.

Difficile de faire pire en matière de désinformation, donner l’illusion à la population que l’accord «scélérat» signé entre CFDT, CFTC et CGC et le patronat serait bénéfique à l’emploi des salariés, c’est là un exercice indigne d’une presse dite «libre» dans un pays dit «démocratique».

C’est pourtant ce que nous avons tous vécu. Le Ministre de l’Emploi se félicite et milite pour une application rapide d’une loi sans aucune modification par rapport à l’accord. De quoi satisfaire et répondre aux attentes du patronat. C’est vrai que les promesses de la campagne sont loin derrière ! Et que depuis, le MEDEF a transmis sa «feuille de route». !

Contenu de l’accord:

 Trahison

PRECARITE : accentuée avec une taxe sur les CDD « courts », pas sur les contrats «intérim». Le MEDEF estime la taxe à 110 millions d’€uros ! Et à 155 millions d’€uros les exonérations de cotisations sociales obtenues. Résultat : + 45 millions d’€uros dans la caisse ! Et une augmentation de la précarité.

 Trahison

TEMPS PARTIEL : désormais «flexible», annualisé avec des négociations à préciser dans les futures négociations sur les conventions collectives.

 Trahison

CONTRAT A DUREE INDETERMINEE mis en brèche. Création de contrats «intermittents» avec les périodes, au gré des directions, de travail ou de non travail et un « lissage » annuel des salaires.

 Trahison

MOBILITE INTERNE A L’INTERIEUR DE L’ENTREPRISE obligatoire pour réorganisation ou licenciement pour cause «personnelle» : changement de poste, d’établissement en mettant en cause

la vie familiale et associative ...etc, et les droits de recours en justice réduits.

 Trahison

DES ACCORDS DITS DE «COMPETITIVITE» ET MAINTIEN» DE L’EMPLOI, permettraient de baisser les salaires et moduler les heures de travail (plus ou moins) pendant une période pouvant aller

jusqu’à 2 années. Si refus, c’est le licenciement pour cause réelle et sérieuse.

 Trahison

Les «boucliers» que constituent les instances représentatives du personnel garantissaient les droits de défense des salariés. Demain, un accord d’entreprise pourra y déroger, facilitant la tâche au patron pour les licenciements. Il ne s’agit plus de « s’opposer » à des licenciements boursiers mais de les autoriser par un «accord syndical». Un plan de licenciement collectif sera réputé « homologué », donc accepté, si l’Inspection du Travail n’a pas répondu dans les 21 jours !! C’est la fin du rôle économique des IRP.

 Trahison

Recours au Tribunal des Prud’hommes : un salarié disposait de 5 ans pour contester des faits. Ce sera 2 ans au lieu de 5 et il n’est plus question de demander réparation au-delà de 3 ans.

 Pour Justifier ces trahisons

Les signataires avancent la création d’une mutuelle obligatoire avec paiement à 50 % par l’employeur.

 Tromperie

La base des garanties est si «insignifiante» que le salarié devra payer 50 % de ce dispositif et continuer à se payer le niveau de couverture santé complémentaire indispensable pour lui et sa famille. Les assurances privées sont seules à y gagner et c’est la mort annoncée la Sécurité Sociale.

 Un compte personnel de formation

Rien de nouveau, c’est le DIF à 20 h/an cumulable sur 6 ans et transférable en cas de «mobilité volontaire».

Quelle révolution !!

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"

C’est la vingtième augmentation consécutive des chiffres du chômage. Le fléau du chômage s’enkyste dans notre société. Les jeunes et les séniors sont les premiers concernés, surtout le chômage de longue durée s’étend en laissant présager des stigmates indélébiles sur notre corps social. Si l’on ne peut qu’adhérer à l’objectif affiché par président de la République d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année, malheureusement le scepticisme reste de mise :

- D’abord parce que ce gouvernement n’a pas affiché de rupture avec les politiques d’austérité qui étouffent la croissance en France comme en Europe. L’économiste en chef du FMI, le Français Olivier Blanchard, a d’ailleurs reconnu qu’il avait gravement sous-estimé l’impact récessif des politiques d’austérité sur la croissance. La noble institution estime que l’emploi repart à partir de 1,5 point de croissance, mais la plupart des économistes pronostique une croissance nulle dans notre pays en 2013.

- Sceptique ensuite après la conclusion de l’accord dit de « sécurisation de l’emploi », qui se caractérise en premier lieu par une facilitation des procédures de licenciements. Nous ne croyons pas une seconde au slogan du Medef selon lequel les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain et l’expérience plaide malheureusement en notre faveur. Le nombre des ruptures conventionnelles du contrat de travail (quoi de plus facile pour licencier ?) a franchi le cap du million depuis leur création en 2008 et le dispositif est en train de devenir la première cause de licenciement en France.

La boucle est bouclée avec le rapport de la Cour des comptes qui propose de revoir à la baisse l’indemnisation des chômeurs et semble recueillir une oreille attentive du côté du gouvernement. Indécent quand moins de 42 % des demandeurs d’emploi sont indemnisés par l’assurance chômage et que le niveau moyen de l’indemnisation atteint péniblement mille euros. Indécent encore quand le même gouvernement accorde au nom de la compétitivité une ristourne de 20 milliards d’euros par an aux entreprises … sans contrepartie aucune pour l’emploi !

Enfin ce n’est pas en nous faisant croire que quelques centaines de demandeurs d’emploi vont pouvoir bénéficier, à titre tout à fait exceptionnel et dérogatoire, de l’allocation équivalent retraite, que les choses vont réellement changer. Les conditions d’accès sont telles qu’on exclut pratiquement l’ensemble des demandeurs d’emploi concernés.

Tout cela montre bien que pour réellement peser et changer le cours des choses, c’est d’une tout autre stratégie de la politique publique de l’emploi dont nous avons réellement besoin.

La CGT ne cautionnera pas les mauvais coups portés tant vers les salariés que vers les chômeurs. C’est pourquoi elle organisera, après la distribution d’un 4 pages à 2 millions d’exemplaires sur l’accord du 11 janvier sur la soi-disant sécurisation de l’emploi, une initiative de masse début mars.

Par CGT Montreuil.

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Publié le par "Front de Gauche"
Le Front de gauche écrit de nouveau sa stratégie.

Les différentes forces du mouvement ont rendu public hier un nouveau texte d’orientation qui définit son ambition des prochains mois et trace de premières perspectives pour 2014.

«Face à la crise, une course de vitesse est engagée entre deux types de réponses possibles : l’une démocratique et solidaire et l’autre autoritaire et porteuse de profondes régressions sociales. (…) Nous avons donc un rôle historique : rassembler pour construire une alternative de gauche rompant avec les logiques libérales et sociales-libérales. » Telle est l’ambition affichée par le Front de gauche dans le texte d’orientation que sa coordination a adopté la semaine dernière et qui a fait l’objet d’un « accord unanime » des membres de son conseil national, vendredi, aux côtés d’un second volet sur le développement du mouvement (voir ci-dessous). Après le texte stratégique d’avril 2011, cette nouvelle mouture rendue publique hier, a vocation à « apporter des éléments de réponse » pour aborder « une nouvelle étape » du mouvement. Tirant les enseignements de la dernière période, de « la campagne inédite qui a rendu possible la défaite de Sarkozy » à la « politique sociale-libérale assumée » du gouvernement, le Front de gauche fixe son cap. « Nous n’attendrons pas 2017 », affirme-t-il, se voulant capable de « faire la démonstration qu’une politique alternative à l’austérité est possible à gauche et qu’elle peut être majoritaire », dans l’esprit de sa campagne lancée à Metz la semaine dernière.

Considérant, comme déjà à de multiples reprises, que « la politique du gouvernement Ayrault conduit à l’échec » et refusant de se résigner « à ce que la droite extrémisée, voire l’extrême droite, représentent à terme l’alternative », le Front de gauche « entend, dans les mobilisations et les élections à venir, œuvrer à des solutions de gauche immédiates face à la crise, et à la construction d’une politique et d’une majorité alternatives ». Ambitionnant de devenir « un front du peuple », il compte ainsi s’adresser « à toutes celles et ceux qui, à gauche, quelles que soient leur préférence et leur appartenance politique, veulent agir et ne se retrouvent pas dans les choix d’austérité » au travers de différents « rendez-vous » qui jalonneront son activité des prochains mois (voir encadré).

Quant aux échéances électorales de 2014, elles « feront l’objet d’un débat spécifique ». Cependant, le texte affirme l’objectif d’être « à l’offensive » aux municipales, d’y faire échec à la droite et à l’extrême droite tout en en faisant « des points d’appui pour refuser la logique d’austérité ». Une première réunion devrait avoir lieu au printemps sur le contenu programmatique de cette campagne, tandis que la discussion sur « les formes concrètes des rassemblements » devrait « s’engager sans tarder ». L’élection européenne y est également considérée comme un rendez-vous essentiel, pour lequel l’objectif est de « bousculer le rapport de forces à gauche en notre faveur ».

Tenir le front coûte que coûte «Unis dans les luttes»... le Front de gauche programme déjà les futures campagnes à mener dans les mois qui viennent : droit de vote des étrangers, régularisation des travailleurs sans papiers, actions dans le cadre de la campagne d’« alternative à l’austérité » (meetings, réunions publiques, marches départementales…). Un front uni qui se déclinera au Parlement : le projet de loi découlant de l’accord sur l’emploi y arrivant 
en mars, il faudra « interpeller les parlementaires, notamment PS et EELV », majoritaires à l’Assemblée.

Par Front de Gauche.

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Publié le par "Front de Gauche"
Un marchand de sommeil condamné pour avoir loué un 5,78 m2 pour... 430 euros par mois.

Cela faisait cinq ans qu'elle habitait ce minuscule studio de 5,78 m2 dans le XIe arrondissement de Paris. Au terme de trois ans de batailles judiciaires, cette femme de 37 ans a réussi à faire condamner son bailleur à lui verser la somme de 20 000 euros.

Alors que la locataire, restée cinq ans dans les lieux, était en litige avec le bailleur au sujet d'un dégât des eaux, la préfecture avait pris un arrêté en 2009 de faire cesser définitivement l'occupation des lieux. Les installations du logement étaient non-conformes, a expliqué à l'AFP son avocat, Me Manuel Raison, confirmant une information du Parisien, précisant par exemple que les plaques électriques étaient si proches de l'échelle qui menait à l'endroit ou se trouvait le lit que le bois était noirci.

Selon le décret du 30 janvier 2002, un logement décent doit disposer au moins d'une surface habitable au moins égale à 9m2 et une hauteur sous plafond d'au moins 2,20m, soit un volume habitable de 20 mètres cubes au minimum.

Le bailleur avait attaqué en référé devant le tribunal d'instance du XIe arrondissement la locataire au sujet d'un arriéré de loyer de deux mois, mais retour de bâton, c'est lui qui a été condamné à lui verser 10.000 euros de dommages et intérêts provisionnels.

Un montant que la cour d'appel de Paris a porté à 20.000 euros en juin 2011. Le bailleur avait fait un pourvoi en cassation, qui a été rejeté en décembre dernier, rendant ainsi définitive sa condamnation.

Plusieurs affaires de location de logements minuscules à Paris ont récemment été révélées par la Fondation Abbé Pierre, comme une chambre d'1,56 m2 (selon les calculs prévus par la loi, mais de 4 ou 5 m2 au sol) louée pour 330 euros par mois, ou encore une mère expulsée d'un 4 m2 loué 200 euros par mois.

En 2010, près de 177.445 logements du parc privé en Ile-de-France étaient considérés comme potentiellement indignes (PPPI), selon l'Agence régionale de Santé d'Ile-de-France.

Par Blog/Ami.

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Publié le par "Front de Gauche"
Publié dans : #NVO .
VO Impôts 2013.

Ne payez pas 1 € de trop.

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Publié le par "Front de Gauche"
Alain Chouet: "L’émirat récolte ce qu’il a semé" au Nord-Mali.

Envoyé spécial. Alain Chouet, spécialiste reconnu du monde 
musulman, était jusqu’en 2002 chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE. Il nous renseigne sur le rôle du Qatar au Mali.

Y a-t-il selon vous des preuves convaincantes d’un soutien 
du Qatar aux groupes islamistes qui sévissent au nord du Mali ?

Alain Chouet. Il n’y a pas de preuve d’un soutien militaire opérationnel. De toute façon le Qatar n’en a pas les moyens ni les capacités : il n’a pas l’armée et les cadres pour mener ce genre d’action. En revanche, l’émirat a apporté un soutien politique, religieux et très certainement financier aux groupes islamistes du Mali. J’ajoute qu’à travers cette mise en accusation, le Qatar récolte aussi ce qu’il a semé en soutenant des groupes armés en Libye ou en Syrie.

La couverture humanitaire pour financer des groupes islamiques spécialisés dans l’action violente ne serait pas vraiment un phénomène nouveau…

Alain Chouet. Oui, mais, en général, ça ne passe pas par le Croissant-Rouge. Historiquement, les canaux se situent surtout au niveau d’organisations saoudiennes comme la Ligue islamique mondiale, le Secours islamique ou l’Organisation mondiale de la jeunesse islamique. En même temps, il n’y a pas longtemps que le Qatar intervient dans ce genre d’action humanitaire. Peut-être qu’ils sont encore en phase d’apprentissage.

Comment analysez-vous les déclarations du premier ministre qatari, qui explique qu’il n’y a pas de solution militaire au problème du nord du Mali, et qui a appelé, comme le prêcheur Yusuf Al Qaradawi, à des négociations 
avec les groupes islamistes ?

Alain Chouet. Ce n’est certainement pas pour plaire à leur opinion publique, puisque les Qataris se foutent éperdument des Maliens. Pour la plupart d’entre eux, les Noirs sont juste des esclaves. Leur souci, c’est de savoir qui contrôle l’islam : l’Iran, les Saoudiens, ou eux. En réalité, ils savent très bien que, si l’opération militaire se poursuit, les islamistes vont être écrasés. On est ni en Afghanistan, ni au Vietnam, ni en Irak. Le terrain leur est défavorable en raison de la situation géographique du Sahel, où ils sont à la merci des drones et des satellites d’observation, dans une région où la population ne leur est absolument pas favorable.

L’Algérie se sent-elle menacée 
par l’activisme du Qatar dans 
son environnement immédiat, 
que ce soit au Mali, au Maroc, 
en Libye et en Tunisie ?

Alain Chouet. Je ne pense pas. Le problème des Algériens, c’est qu’ils sont tétanisés par leurs problèmes intérieurs. Ils n’ont pratiquement plus de diplomatie au niveau du Sahel. La prise d’otages d’In Amenas doit être comprise dans le cadre d’une lutte d’influence au sein d’éléments issus d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), et n’a pas grand-chose à voir avec l’intervention française au Mali.

Par Citoyen 18.

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Publié le par "Front de Gauche"
PSA Aulnay : La direction rouvre l'usine en organisant un climat de tension et de provocations.

Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay:

Pour la réouverture de l'usine, la CGT dénonce le climat de tension que la direction veut instaurer dans l'usine en revenant aux méthodes « Citroën » des années noires d'il y a 30 ans :

En réunion de CE de vendredi dernier :

1) La direction avoue qu'elle a fait appel à une 2ème société de vigiles privée :

Cette 2ème société, la société MAURY, vient renforcer la société PRETORIAN. La direction a refusé de communiquer le nombre de vigiles présents sur le site. Pour la CGT, ils seraient plus d'une centaine à quadriller l'usine et cela en toute illégalité article L 612-4 : « Il est interdit aux personnes exerçant une activité mentionnée à l'article L. 611-1 ainsi qu'à leurs agents de s'immiscer, à quelque moment et sous quelque forme que ce soit, dans le déroulement d'un conflit du travail ou d'événements s'y rapportant. Il leur est également interdit de se livrer à une surveillance relative aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou aux appartenances syndicales des personnes ».

2) Confirmation de l'arrivée de cadres et de maîtrise d'autres sites PSA. Selon la direcion, ils ne seront pas là pour occuper un poste mais pour « renforcer » les cadres d'Aulnay. D'après nos informations, ils seraient eux aussi près d'une centaine.

3) Annonce que des groupes d'intervention de vigiles et de cadres/maîtrise prendraient position derrière les portillons d'entrée du personnel aux premières heures de l'embauche.

4) Dernière provocation : malgré les multiples annonces faites aux différentes réunions de CE, la direction cherche les moyens juridiques pour ne pas payer la période de chômage pour les salariés qui étaient en grève depuis le mercredi 16 janvier.

La CGT dénonce la politique irresponsable de la direction qui a comme objectif d'empécher les salariés à se déclarer librement en grève.

Du côté des grévistes, vendredi dernier, à la Bourse du travail, l'Assemblée Générale des salariés a voté la grève pour lundi et a décidé de réoccuper l'usine. Malgré les pressions et les provocations de la direction, ils s'adresseront, comme depuis le début de la grève, pacifiquement, à leur camarades de travail pour les appeler à rejoindre et à renforcer la grève à la veille de la dernière réunion de négociation (mardi 29 janvier à Paris).

5 militants CGT convoqués à la Sureté Territoriale de Bobigny

la direction monte d'un cran pour casser la grève.

Le cabinet d'huissier payé par PSA a porté plainte contre 5 militants CGT engagés dans la mobilisation depuis 20 mois et particulièrement dans la grève depuis mercredi 16 janvier.

Parmi les 5 militants, Agathe Martin, mère de deux enfants qu'elle élève seule. Ces convocations, une par jour, sont faites pour détourner et paralyser la mobilisation. C'est bien la preuve que PSA craint par dessus tout que la grève s'étende.

En renforçant sa campagne de calomnie et de mensonge, la direction tente par tous les moyens de casser la grève en faisant passer les grévistes pour des violents. La CGT rejette toute accusation de violence.

Jean-Pierre Mercier

DS CGT PSA Aulnay

DS Central adjoint CGT du groupe PSA.

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Publié le par "Front de Gauche"
CFDT: Confédération des Fossoyeurs Du Travail.

C’est en lisant le Cri du Peuple, comme nous le faisons chaque jour A Citoyen 18!, qu’il nous a semblé utile d’insister, non sur la trahison de la CFDT, mais bien sur la continuité dans laquelle elle s’inscrit. Cette continuité est le fruit d’une idéologie servie par une stratégie à deux axes.

L’idéologie de la CFDT est celle du social libéralisme. Le capitalisme de marché n’est nullement remis en question. Les équilibres s’opèrent, selon cette confédération, par la péréquation de l’offre et de la demande. Le terme même de “marché” pour ce qui concerne le travail et ses conditions d’exercices est, dès lors, accepté. La négociation avec les demandeurs (les entreprises) consiste finalement à trouver un point d’équilibre avec l’offre (les salariés). Nulle question de rapport de force. Encore moins de lutte des classes, mais ça vous l’aurez compris. Il est donc tout naturel pour cette CFDT de signer le projet de contre réforme sur les retraites d’un certain Fillon en 2005. Les décideurs du Medef demandaient un allongement de la durée de cotisation, les offreurs de la CFDT la prise en compte des carrières longues, la péréquation pouvait donc s’opérer. En 2013, la CFDT demande un droit “rechargeable” pour les inscrits à pôle emploi en guise de sécurisation, elle l’obtient, donc elle signe toujours selon le principe de l’équilibre de l’offre et de la demande. Mëme si nous verrons un peu plus tard dans ce billet, que l’enjeu réel était, en fait, tout autre.

Pour faire triompher cette idéologie, la CFDT a besoin d’un partenaire politique qui, comme elle, ne croit pas dans le rapport de force, encore moins dans la lutte des classes, mais dans la péréquation des lois du marché capitaliste. Ce parti politique c’est le PS. Nicole Notat, la responsable de la confédération dès 1992, devient la courroie de transmission entre les deux organisations. Soutenir un parti ou un gouvernement qui placent les règles du marché au dessus du rapport de force est logique, mais surtout naturel pour cette confédération. Certains lecteurs sont certainement incrédules. Un syndicat ne peut pas à ce point accepter de devenir la courroie de transmission d’un appareil politique juste parce qu’ils partagent ensemble une idéologie commune du libéralisme économique au détriment des salariés qu’ils sont supposés représenter? Pour répondre à cette question terriblement angoissante, il suffit d’examiner ce que deviennent les secrétaires généraux de la confédération. Nicole Notat a crée une société et siège dans différents conseils d’administrations d’entreprises. Elle intègre également un “Think-Thank” largement libéral dans ses orientations économiques, “le siècle”, et qui a pour vocation de se faire rencontrer les “élites” de gauche et de droite. Elle en est d’ailleurs la présidente depuis 2011, tout un symbole! Elle assiste même notre ministre social libéral, Fleur Pellerin, à la préparation des assises de l’entrepreneuriat. Quant à François Chérèque, sa destinée post CFDT est quasiment identique. Il rejoint le Think-Thank Terra Nova, dont la vocation est de faire triompher la sociale démocratie libérale, en France comme en Europe. Rappelez-vous, il s’agit du Think-Thank qui conseillait au PS d’abandonner les classes populaires considérées comme perdues électoralement pour la gauche et définitivement acquises à l’extrême droite. Alors pourquoi les défendre? N’est-ce pas Monsieur Chérèque. Qui, pour gagner sa vie, a été nommé en conseil des ministres, haut fonctionnaire aux affaires sociales. Alors, courroie de transmission du PS la CDFT? Oui!

Le deuxième axe de la stratégie de la CFDT est de ne surtout pas s’aliéner le patronat et ses représentants. A cela, deux raisons. La première est évidente et découle tout naturellement de son socle idéologique: ils pensent pareil. La seconde tient au fait que cette confédération veut le pouvoir partout où elle peut l’obtenir. Ainsi, pour conquérir et conserver la présidence de l’UNEDIC, mieux vaut être du côté du Medef et du ministre du travail…C’est ainsi que Gaby Bonnand en est l’actuel président, et devinez quoi, il est à la CFDT! Du reste, la CFDT détient la présidence de l’UNEDIC depuis 1992, c’est à dire depuis Nicole Notat et son virage idéologique. Dès lors on comprend mieux pourquoi la confédération a signé l’accord actuel sur le “marché du travail” car sa revendication sur la recharge des droits assedic en cas de reprise du travail d’un “demandeur d’emploi” consolide sa position au sein de l’UNEDIC. Les gains patronaux, considérables, étant ni plus ni moins que le prix de cet avantage acquis depuis 20 ans et que la CFDT défend : celui d’être à la tête du “marché du travail”.

La CFDT participe à la destruction des conditions de travail, concoure à la casse du code du travail, car son véritable objectif est d’être le leader sur le “marché du travail”. Si pour cela, il faut devenir les fossoyeurs des conditions de travail et se transformer en agent de la dérèglementation, voire de la libéralisation, aucun problème. C’est non seulement conforme à l’idéologie de cette confédération mais également conforme à ses intérêts propres qui guident sa stratégie d’alliance avec le pouvoir politique et le pouvoir patronal.

De fait, la CFDT est réellement aujourd’hui une Confédération des Fossoyeurs Du Travail.

Par Front de Gauche.

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Publié le par "Front de Gauche"
Publié dans : #Les Musiques:

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Publié le par "Front de Gauche"
Infirmiers et aides-soignants : les "pigeons" de l'hôpital ?

Un collectif d'infirmiers et aides-soignants, appelé "Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes", fait du buzz sur Facebook pour dénoncer les conditions de travail de ces professions. Ce collectif appelle à des rassemblements lundi dans plusieurs villes de France.

Ce collectif dénonce des conditions de travail qui se dégradent © Maxppp

Les entrepreneurs du web ont lancé début octobre le mouvement avec leur page Facebook dénonçant la réforme de la fiscalité. Dans la foulée, les médecins en pleine négociation sur les dépassements d'honoraires, ont eux aussi surfé sur la vague de la contestation via les réseaux sociaux. C'est maintenant au tour des infirmiers et aides-soignants.

Ce groupe composé "d'infirmières, du privé comme du public, libérales ou non, mais aussi d'aides-soignantes et d'auxiliaires de puériculture" entend dénoncer des conditions de travail qui "mettent en danger le patient" et réclame "une revalorisation des statuts et des salaires".

Par Citoyen 18.

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