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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

7500 emplois en moins chez Renault: "acceptable" selon Montebourg.

7500 emplois en moins chez Renault: "acceptable" selon Montebourg.

Que Renault détruise 17 % de ses emplois en France ne pose pas de problème fondamental au ministre du Redressement Productif, puisqu’il n'y a "ni licenciement ni fermeture de site". L’Etat étant le premier actionnaire du constructeur, une telle déclaration n’augure rien de bon pour les salariés.

"Il n'y a pas pour nous un certain nombre de lignes rouges qui ont été franchies" explique Arnaud Montebourg en une déclaration syntaxiquement alambiquée, à la sortie du Conseil des ministres. Mais il explicite : "Première ligne rouge, pas de plan social, pas de licenciement, la première ligne rouge est respectée. Deuxième ligne rouge, pas de fermeture d'usines, pas de fermetures de sites, la deuxième ligne rouge est respectée." La suppression de 7500 postes devient donc acceptable pour Montebourg.

Le ministre du Redressement Productif s’était pourtant montré plus ferme, en paroles, avec PSA qui envisage une saignée dans ses effectifs tout aussi violente, avec 8000 suppressions d’emplois. Mais Peugeot envisage de fermer son site d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. "C'est mieux que de se retrouver avec des plans sociaux, des fermetures d'usines brutales qui font beaucoup de mal au moral des entreprises", a expliqué le ministre.

"L'Etat est attentif à ce que les engagements pris par Renault soient tenus, notamment qu'il n'y ait pas de fermeture de site ni de licenciement, et que lorsque Renault renouera avec un marché à la hausse, on puisse voir une remontée des effectifs" a lancé de son côté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, en essayant de faire passer cette annonce pour normal. L’annonce est pourtant d’une dramatique ironie, quelques jours après un accord qualifié "d’historique" de casse du droit du travail au nom de la "sécurisation de l’emploi".

La direction veut "choquer" les syndicats

"7500 suppressions, c'est l'usine de Flins plus la moitié de l'usine de Sandouville", note Didier Bouquet, délégué syndical CFDT. Plusieurs sites Renault sont déjà en sous-effectifs. Difficile d’envisager comment la poursuite de l’activité pourra se faire dans des conditions acceptables avec près de 20 % d’employés en moins. Pour Christophe Delaine, délégué syndical Sud, cette annonce relève de la "manipulation". "Cette annonce est faite pour créer un choc chez les salariés en leur disant +Renault va très mal+, et mettre la pression sur les syndicats, pour les forcer à signer l'accord". La réaction de Fabien Gâche (CGT) semble lui donner raison : "C'est une catastrophe pour l'ensemble des catégories de personnels. On s'attendait à des annonces mais tout de même pas à ce point".

Au nom de la compétitivité, les salariés de Renault ont déjà accepté de travailler plus, sans augmentation de salaire.

Au parti socialiste, les réactions divergent. Globalement, l’annonce embarrasse sérieusement le parti qui s’est fendu d’un sobre communiqué officiel : "Le groupe Renault a indiqué, comme le lui avait demandé le gouvernement, qu'il n'y aurait ni fermeture de site, ni plan social, ni plan de départs volontaires dans le cadre de cet accord. Avec les organisations syndicales et l'Etat, le Parti Socialiste sera attentif au respect, par Renault, de ses engagements". Bla, bla, bla... Et les sous-traitants? Bla, bla, bla...

Mais l’aile gauche du PS n’entend pas se plier à se discours officiel. Emmanuel Maurel l’a annoncé au Monde : "Ce que fait Renault est dégueulasse", s'insurge le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, dénonçant un "véritable chantage à l'emploi". " Combien de millions d'euros reçoit Renault avec le crédit d'impôt ?", interroge-t-il, amer.

Le PCF condamne l’attitude du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, qui se félicite qu'il n'y ait « ni licenciement, ni fermeture d'usine » et en parlant d'un « cadre normal » de gestion des effectifs et du personnel et le juge "consternant".

Par Citoyen 18.

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