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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique

La droite du Parti populaire a obtenu une majorité absolue en Galice, tandis que les alliés de Podemos sont passés devant les socialistes, en Galice comme au Pays basque.

Les résultats du double scrutin organisé dimanche en Galice et au Pays basque renforcent l'hypothèse d'une deuxième tentative d'investiture de Mariano Rajoy à Madrid, pour sortir l'Espagne de la crise politique. Mais les blocages qui subsistent sont nombreux, et il reste un mois pour trouver un accord, faute de quoi de nouvelles législatives – les troisièmes en un an – seront convoquées pour décembre.

Mediapart a déjà analysé ici les enjeux de ces deux régionales, alors que l'Espagne navigue depuis dix mois sans gouvernement. Voici les quatre enseignements de la soirée :

 Alberto Núñez Feijóo, l'homme fort du Parti populaire (droite) en Galice, et président du parlement régional sortant, décroche une nouvelle fois la majorité absolue (38 sièges sur 75). La tendance déjà observée lors des législatives de juin se confirme : la « marque PP » rassure, en ces temps d'incertitude politique et d'extrême lassitude des citoyens vis-à-vis de la politique. Cela permet au PP de faire oublier les scandales politico-financiers des dernières semaines, et redonne de l'élan, à Madrid, pour une investiture du conservateur Mariano Rajoy, lui-même originaire de Galice (sa première investiture, début septembre, s'était soldée par un échec).

 Podemos et ses alliés réussissent le « sorpasso » devant le PSOE dans les deux régions, comme le prédisaient les sondages. La plateforme En Marea arrive deuxième en Galice, derrière le PP (ils obtiennent le même nombre de sièges que les socialistes, mais davantage de voix), tandis que Podemos décroche la troisième place au Pays basque (en sièges comme en voix), derrière deux forces « nationalistes » basques (PNV et EH-Bildu). Pour la formation de Pablo Iglesias, les régionales n'ont rien changé sur le fond, et le discours est toujours le même : ils espèrent que le PSOE va lancer des négociations avec eux pour construire un gouvernement de coalition, avec le soutien de forces régionalistes.

 Pedro Sánchez, le chef des socialistes, est l'un des perdants de la soirée, dépassé par Podemos dans les deux parlements régionaux. En interne, sa stratégie va être de plus en plus contestée. Tout l'enjeu des jours à venir consiste à voir si la pression de certains barons du PSOE va faire évoluer sa stratégie – et transformer son « non » à un gouvernement Rajoy, en une simple abstention. Jusqu'à présent, Sánchez ne veut pas en entendre parler. Va-t-il tenir un mois supplémentaire, sous des pressions encore ravivées par les mauvais résultats de dimanche ? Il faudra suivre aussi la formation de l'exécutif régional au Pays basque : le PNV, arrivé en tête (parti nationaliste et centriste), peut s'associer, soit au PP, soit aux socialistes. Une alliance PP-PNV au Pays basque pourrait provoquer, par ricochets, le ralliement des cinq députés du PNV au congrès des députés à Madrid, pour Rajoy… Ce qui placerait le conservateur à un siège seulement de la majorité absolue dont il a besoin pour être investi.

 Ciudadanos prend une claque. Le nouveau parti de droite, après avoir tenté une alliance avec les socialistes en début d'année (sans succès), puis un rapprochement avec le PP cet été (sans succès, jusqu'à présent), est sanctionné dans les urnes. Il ne parvient à entrer dans aucun des deux parlements régionaux (il reste sous le seuil des 3,5 %). Ce n'est pas une bonne nouvelle pour son patron, Albert Rivera, bien sûr, mais pas non plus pour le PP, qui a besoin de Ciudadanos à Madrid en soutien d'un gouvernement PP minoritaire… Des quatre principaux partis engagés dans les négociations à Madrid, Ciudadanos est sans doute celui qui a le moins d'intérêt à retourner aux élections en décembre prochain.

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