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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Politique
source: Facebook - Jérémy Ferret Bourdier

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Aubervilliers, cette grande et belle ville populaire où se mêlent et s’entremêlent le monde, les civilisations et les cultures fût la témoin d’un petit congrès accouchant d’une petite perspective. Les mots sont durs parce que la colère est grande ! Alors que la classe ouvrière relève la tête, combat avec une détermination sans faille un pouvoir sombrant dans la noirceur du fascisme républicain, sorte de monstruosité institutionnelle moribonde entre les mains d’une oligarchie déterminée à en découdre pour servir ses petits intérêts égoïstes, les congressistes du PCF se sont englués dans de vulgaires pratiques d’appareil. L’avez-vous noté mes camarades qui avaient participé ou suivi les débats, cet écart terrible entre l’enthousiasme populaire qui anime les cortèges ou les barricades dans les usines et les dépôts contre la loi travail, et les échanges faussement dialectiques autour d’une virgule ou d’un mot de textes qui nous engagent dans une aventure ronronnante, dans des pratiques que nous disons pourtant vouloir combattre. J’ai souffert de subir ce triste spectacle. Ce congrès, il était celui du reniement, des petits compromis.

Je salue tout de même, les offensives de quelques camarades qui par la proposition de certains amendements ont réussi à rougir un peu notre texte d’orientation. Je salue les camarades qui n’ont pas eu peur de dire notre erreur et notre faute de ne pas ouvrir un véritable débat sur l’Europe, qui ont su dénoncer les impostures et les trahisons en Grèce ou ailleurs. Je salue avec émotion et fraternité notre camarade portugais qui nous a livré une véritable leçon politique. C’était beau, c’était grand. En réalité je vous le dis, nous avons refusé par entêtement et par bêtise, de nous hisser au niveau d’exigence que réclame la gravité de la situation. Une lutte des classes qui explose au cœur d’un capitalisme entré pour de bon dans le stade de l’impérialisme, le danger de la guerre, du fascisme qui gangrène cette Europe des traités, de l’euro, des pactes budgétaires qui détruisent nos écoles, nos hôpitaux, nos conquis sociaux et salariaux. Le chemin serait donc de construire des rassemblements boiteux avec les résistants de la dernière heure ? Notre ambition serait donc de proposer aux français un Syriza à la française ? Thorez, Duclos revenez, ils sont devenus fous !

Un incommensurable gâchis, une tromperie historique et une façade lézardée de l’unité à calcul. Ce congrès, c’était aussi celui des petits arrangements de couloir pour garder sa précieuse place au Conseil National, c’était le compromis permanent. On nous a fait voté le texte par petits bouts pour ne pas pouvoir discuter sa philosophie générale, nous n’avons pas eu de véritable échange ouvert et sérieux sur les questions tactiques, nous n’avons que peu laissé la parole au monde du travail en lutte. Une pâleur qui tranchait avec le bouillonnement des camarades que je rencontre dans les luttes locales, dans nos cellules et nos sections. Voyez ce décalage spectaculaire entre le vote de mai dernier où seuls 14 000 communistes disaient leur confiance pour le texte le «temps du commun » et la reconduction à 80% de la direction sortante, de celles et ceux qui nous ont livré à la farce tragique des collectifs antilibéraux et les 1,93% de Marie-George Buffet, au Front de gauche dont une fois encore nous n’avons tiré aucun enseignement avec Jean-Luc Mélenchon, moqué et caricaturé durant tout le week-end alors qu’il y a 5 ans ils et elles ne trouvaient pas assez de mots pour décrire leur amour et leur passion pour le tribun doué. Une fois encore, nous voulons créer les conditions de notre assujettissement au rassemblement électoral. Ne pas affirmer ce que nous sommes pour ne pas mettre dans l’embarras les petits albatros réformistes, si gauches et veules, avec qui nous voulons embarquer sur les gouffres amers.

Mais j’ai la certitude que la force des événements ramènera tout le monde à la raison. Une fois encore nous aurons perdu du temps et de l’énergie mais qu’importe … Nous resterons à bord et prendrons nos responsabilités nous qui avons ce triste tort, celui d’avoir eu raison les premiers.

 

Par: Guillaume SAYON

Par: El Diablo le Rouge.

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