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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Il y a 80 ans, le 18 juillet 1936 un triumvirat de généraux putschistes échouait à abattre la jeune république espagnole. S’ensuivit une guerre civile cruelle pour les masses ouvrières et paysannes formant une armée de la république démunie de tout sauf du courage que donne la soif de justice et de liberté. Le franquisme, ce parti de la bourgeoisie, des grands propriétaires et de l’église mis ainsi plus de mille jours pour vaincre ces irréductibles et cela malgré une supériorité militaire écrasante acquise grâce à l’intervention directe et massive de l’Italie mussolinienne et de l’Allemagne nazi.

Ce conflit aujourd’hui occulté est pourtant d’une immense portée historique car le combat des républicains contre le fascisme est bien le prélude à la seconde guerre mondiale. Pour la France cette guerre révèle notre part d’ombre et de lumière attachant viscéralement ce conflit à notre histoire.

Histoire glorieuse des brigades internationales au sein desquelles les français furent très nombreux et du soutien apporté jusqu’au bout par la gauche française antifasciste et notre parti à la république espagnole. Histoire honteuse aussi qui vit le gouvernement du front populaire, cédant à la pression de la droite anticommuniste et de la gauche ultra pacifiste, refuser, comme le royaume unie, tout soutien militaire et logistique officiel au camp républicain le condamnant à la défaite.

Ce renoncement aux funestes conséquences n’épuise en rien les leçons de la guerre d’Espagne et son rapport si particulier à notre récit national. En effet l’épopée «des républicanos» ne s’arrête pas au combat de la cité universitaire à Madrid, à la bataille de l’Ebre au drame de la retirada et au déchirement de l’Exil. Il se poursuit et se confond avec la libération de la France. Les républicains furent très nombreux dans les mouvements de résistance, du maquis des Glières à la 2ème DB. Ces derniers traquant, juchés sur leur char « Sherman », le monstre nazi jusqu’au cœur de l’Allemagne.

Leur espoir de poursuivre la lutte anti fasciste sur leur sol d’Espagne fut encore trahi au nom de la guerre froide et de la protection donnée  par les américains au régime de Franco.

Il fallait alors pour les centaines de milliers d’exilés tout reconstruire car au tournant des années 50, et à part quelques irréductibles, beaucoup savaient qu’ils ne retourneraient jamais au pays. Gardant toujours chevillé au corps le rêve d’une Espagne républicaine, enfouissant le douloureux souvenir des années de guerre et de dénuement, ils ont alors pour beaucoup aimé cette seconde patrie, la France qui les avaient pourtant si mal accueilli, au point d’en faire la république de leur enfants. Ils ont aussi donné à ses forces progressistes, parti communiste en tête, des bataillons de militants et de dirigeants.

Ces héros et héroïnes de l’Espagne républicaine incarnent l’esprit de résistance contre l’oppression des riches et des puissants. Rappeler leur combat mais aussi le souvenir de cette chaleureuse communauté d’exilés qui est une part de notre histoire et pour certains de nos vies est alors moins un devoir de mémoire qu’un acte d’espérance et un grand motif de fierté.

 

Par: CASSANDRE.

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CASSANDRE 19/07/2016 09:00

Merci Jean Manu pour avoir passé l'article !

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