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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #International

La banque d'affaires américaine Goldman Sachs, une des banques à l'origine de la crise des "subprimes" en 2008, vient d'embaucher l'ancien président de la Commission Européenne José Manuel Barroso pour la conseiller, au moment où le secteur financier est secoué par les craintes autour du Brexit.

Barroso. Une nomination symbolique d'une UE au service des marchés financiersLa banque d'affaires américaine Goldman Sachs a annoncé vendredi avoir engagé l'ancien président de la Commission Européenne José Manuel Barroso pour la conseiller après le résultat en faveur du Brexit du référendum britannique. José Manuel Barroso occupera les fonctions de président non-exécutif de Goldman Sachs International, branche internationale du groupe américain basée à Londres, et de conseiller de Goldman Sachs, a précisé la banque.

La décision des Britanniques de quitter l'UE, prise lors du référendum du 23 juin, a provoqué un accès de panique sur les marchés, les investisseurs redoutant l'incertitude qui en découle et les conséquences du Brexit sur l'économie. Les grandes banques américaines, qui ont d'importantes activités dans le centre financier de Londres, s'inquiètent des conséquences de cette sortie britannique pour leur accès au marché unique européen.

"José Manuel Barroso va apporter une analyse et une expérience immense à Goldman Sachs, et notamment une profonde compréhension de l'Europe. Nous sommes impatients de travailler avec lui alors que nous continuons à aider nos clients à évoluer au sein d'un contexte économique et de marché incertain et délicat", ont déclaré Michael Sherwood et Richard Gnodde, co-directeurs généraux de Goldman Sachs International.

Premier ministre du Portugal de 2002 à 2004, M. Barroso a occupé la présidence de la Commission européenne de 2004 à 2014, période durant laquelle l'Europe et le monde ont été secoués par la grave crise financière de 2008. Goldman Sachs International, dont Barroso va prendre la présidence, a son siège à Londres, où sont basés moins d'un millier de ses 6.000 salariés. "Évidemment, je connais bien l'UE et relativement bien aussi le contexte britannique. Si mes conseils peuvent être utiles dans de pareilles circonstances, je suis prêt à aider", a-t-il commenté Barroso dans le Financial Times.

Barroso aidera la banque à conseiller ses clients face à "un environnement économique et de marché difficile et incertain", ont déclaré les co-directeurs.

Même indignation à Lisbonne, dans les rangs du parti socialiste au pouvoir et de ses alliés de la gauche radicale. "Cette nomination montre que l'élite européenne dont fait partie Barroso n'a aucune honte", a ainsi réagi Pedro Felipe Soares, chef de file parlementaire du Bloc de gauche.

Pas la première du genre:

La banque de Wall street est l'une de celles ayant vendu le plus de produits financiers complexes "les subprimes" à l'origine de la crise de 2008. Mais cette nomination qui soulève ces cris d'orfraie du secrétaire d'Etat (PS) français n'est pas la première du genre et montre la collusion entre certain gouvernement mais surtout les plus hautes institutions européennes avec les grandes banques et les marchés financiers.

Ainsi, avant José Manuel Barroso (Portugal), Mario Draghi (Italie), Président de la banque centrale européenne (BCE) depuis 2011, était vice-président de Goldman Sachs Europe de 2002 à 2005. Mario Monti (Italie), avant d'être président du Conseil italien de 2011 à 2013 était conseiller international chez Goldman Sachs de 2005 à 2011.

Avant eux, Peter Sutherlan (Irlande) commissaire européen de 1985 à 1989, deviendra président non exécutif de Goldman Sachs International de 1995 à 2005. L'ancien chef économiste de la Banque centrale européenne de 1998 à 2006, Otmar Issing (Allemagne) est depuis conseiller de Goldman Sachs. La Grèce, qui a connu la crise que l'on sait, n'est pas épargné. Ainsi, l'ancien directeur général adjoint de la Banque centrale grecque de 2012 à 2015, Petros Christodopoulos est un ancien tradeur pour Goldman Sachs.

Goldman Sachs et d'autres banques d'investissement américaines sont considérées comme particulièrement vulnérables aux conséquences du Brexit car leurs activités en Europe reposent en grande partie sur le principe du "passeport européen", qui leur permet d'offrir leurs services dans tous les pays de l'Union dès lors qu'elles ont obtenues une licence dans un seul d'entre eux. Plusieurs banques ont averti que si la sortie du Royaume-Uni de l'UE se traduisait par la perte de ce "passeport", elles devraient transférer une partie de leurs effectifs basés à Londres vers d'autres centres financiers de l'Union.
 
Par: Citoyen18.

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