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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Médias

 

On a besoin de vous

Je suis interviewé ce matin dans Libération. Mais vous ne lirez le nom ni de Joffrin, ni de Drahi…

Y a dans Libération, ce lundi matin, une double page d’entretien avec ma pomme. Au cours de nos échanges avec les journalistes, j’avais taclé régulièrement Laurent Joffrin, le directeur de Libération, et surtout Patrick Drahi, l’actionnaire principal, patron de SFR, L’Express, BFM, etc. Rien n’en a été retenu.
Je comprends cette censure/autocensure.
Ayant relu l’interviou, je l’ai d’ailleurs acceptée.
C’est une règle du jeu médiatique, qu’on peut néanmoins dénoncer : l’impossibilité de critiquer les patrons de presse dans la presse.
Comme ici c’est moi le patron de presse, je vais en profiter pour rétablir les passages qui furent caviardés.

Sur Joffrin:

On va faire bref, on a déjà bossé sur son cas ou . Dans l’entretien, je mentionnais juste une « imposture » : voir le directeur de Libération parler sur les plateaux télé au nom de la gauche relève de l’imposture médiatique, tout comme voir Valls de l’imposture politique.

Sur Drahi:

Là, j’avais potassé le dossier.

Comment veut-on, j’interrogeais, que la presse s’attaque sérieusement au blanchiment d’argent, à la folle finance, alors qu’elle est entre les mains de champions des holdings et des paradis fiscaux ?
Parmi eux, Patrick Drahi figure en excellente position avec des filiales, des comptes bancaires, au Luxembourg, à Guenesey, au Panama. On doute que lui-même s’y retrouve dans l’enchevêtrement de ses sociétés, révélé par notre copain économiste Benoît Boussemard et publié par le Canard (14/10/2015) :

Un graphique que, faut-il le préciser, Libé n’a jamais publié…

Mais s’il a dispersé son empire sur le globe, lui-même a choisi la Suisse comme résidence. Vanity Fair publie, ce mois-ci, un bon papier sur la colonie pour super-riches de Cologny, au bord du Lac Léman. Un ghetto pour oligarques.

Et l’on apprend, entre autres choses, que non seulement Drahi est hébergé fiscalement en Suisse, mais qu’il a même déménagé à l’intérieur de la Suisse, jouant de la concurrence fiscale entre cantons !

Tout autour, les Français sont nombreux et bien classés au palmarès des fortunes hexagonales (…). La plupart bénéficient d’un forfait fiscal suisse, qui permet aux résidents étrangers d’être imposés sur une estimation de leurs dépenses annuelles et non sur leur fortune. Patrick Drahi avait opté pour ce système à Genève, avant de se faire domicilier en 2011 à Zermatt où il possède plusieurs chalets, la fiscalité encore plus avantageuse.

A ce niveau de pingrerie, l’Harpagon de Molière apparaît comme un généreux philanthrope…
Son modèle fiscal, c’est la Suisse.
Mais son modèle social, ce serait plutôt la Chine…

Pourquoi on s’est fait totalement déborder ? C’est très facile à comprendre… Vous allez à Pékin. Vous allez à Shangaï… ils bossent 24/24 hein. Je dis les choses… Ils bossent 24/24. Donc 24/24, sept jours par semaine, voyez la différence, ça va vite le rattrapage du retard. Donc là ils nous ont passé devant. Il est là le problème, il est là… Il est que là ! C’est pas qu’on est moins intelligents, on est beaucoup plus intelligents, on a de biens meilleures écoles ! Quand je vais aux Etats-Unis, je peux vous dire quand je vois un ingénieur américain, j’ai aucun complexe. Quand je vois un manager américain, j’ai aucun complexe. Quand je vois un banquier américain, j’ai aucun complexe. Sauf que le gars il prend deux semaines de congés par an.

Voilà tout ce que vous ne découvrirez pas dans Libération.
Et pas non plus ce lundi.

Par François Ruffin

Drahi ne veut pas qu’on parle de Drahi dans Libération. Soit. Mais bon, les journalistes nous ont quand même laissé parler de notre campagne contre le PS, de notre souhait d’un mouvement populiste de gauche, de protectionnisme, etc, etc. Alors on vous met le lien ci-dessous.

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