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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
 
Que le président de la République puisse froidement déclarer, il y a quelques jours, qu’il « ne cédera pas » sur la loi de précarisation du travail, prouve une nouvelle fois la perversité de notre régime de monarchie présidentielle. L’immense majorité de nos concitoyens est opposée à ce projet et le fait savoir. Il n’y a pas de majorité à l’Assemblée nationale pour le voter. Une partie du groupe socialiste est contre. Une autre se tait par discipline. Quant au Président, ni dans « la primaire », ni dans sa campagne électorale, il n’a défendu cette thèse. Devenu Président, il se donne les mains libres et impose ses choix. Il fait le contraire de ce à quoi il s’était engagé devant les électeurs et impose ce qu’il s’était bien gardé de leur dire ! On pourra  disserter ensuite longuement sur la désaffection des citoyens à l’égard de pratiques politiques et d’institutions dont ils ont bien du mal à saisir en quoi elles leur sont utiles. Et, la droite promet elle de gouverner par ordonnances pour imposer en cent jours une cure ultralibérale copiée sur Mme Thatcher. Que dans ces conditions, nos concitoyens continuent à être attachés à l’élection directe du Président de la République signifie sans doute qu’ils ne font pas encore suffisamment le lien entre ce qui leur arrive et le pouvoir absolu conféré à l’exécutif. Pouvoir sans partage, puisque depuis l’inversion du calendrier électoral, ils sont invités à élire des députés susceptibles de donner une majorité au Président qu’ils viennent de choisir. La boucle est ainsi bouclée avec des parlementaires dont le sort dépend de l’hôte de l’Elysée, bien incapables de contrôler le pouvoir exécutif et de rendre des comptes aux femmes et aux hommes qui les ont élus. Ce tonitruant « Je ne cèderai pas »  tourne le dos à toute l’histoire de la gauche. Il ne satisfait que le manitou du  grand patronat, et l’ingénieux concepteur d’une fraude fiscale d’Etat, le Président de la Commission européenne M. Juncker. « La réforme du droit du travail, voulue et imposée par le gouvernement Valls, est le minimum de ce qu’il faut faire » a-t-il asséné.
 
Le moment actuel pourrait permettre d’éclairer de façon plus concrète et accessible la nécessité de déchirer le bâillon institutionnel et de reconquérir la souveraineté populaire. Aujourd’hui, les citoyens ont le sentiment de n’exister qu’au moment de l’élection présidentielle. Ils sont déclarés hors-jeu dans l’intervalle. Mais ils constatent aussi qu’ils sont plutôt invités à écarter tel ou tel candidat qu’à choisir un projet politique et l’homme ou la femme susceptible de l’incarner et d’en impulser la mise en œuvre. Dans ces conditions, on comprend leur peu d’empressement à voir rejouer en 2017, avec les mêmes acteurs, le film de 2012 alors que le scénario qui leur avait été promis a été profondément bouleversé en cours de route sans qu’ils puissent intervenir. Leur demande de respect des engagements pris ne devient qu’un cri perdu qui se fracasse sur le mur froid du pouvoir exécutif. Dans un système parlementaire combiné à de nouvelles pratiques démocratiques, il n’y aurait vraisemblablement pas eu de loi « travail ».
 

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