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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #ACTIONS
Guy Poussy, ancien membre du Comité Central du PCFGuy Poussy, ancien membre du Comité Central du PCF   ->
 
En 1958 les COMMUNISTES ont dit NON à la CONSTITUTION et à la Vème RÉPUBLIQUE.
En 2016 les COMMUNISTES disent NON à l’ÉCHEC, à la MISÈRE, à la LOI du FRIC :  PLACE à la VIème RÉPUBLIQUE.
Avec la préparation du CONGRÈS du PCF prévu en juin 2016, les grandes questions font DÉBAT.
Quels PROJETS ? Que faire en 2017 ? Quelle STRATÉGIE ? Pierre LAURENT répond : « La porte qui vient de s’ouvrir avec les différents appels à une primaire à gauche, il faut la pousser et l’investir pour créer du projet et de l’implication populaire, ce sont les deux clés ».
La stratégie n’est pas la  PRIMAIRE À GAUCHE dont l’aboutissement reste L’ÉLECTION du PRÉSIDENT de la RÉPUBLIQUE tous les CINQ ANS. Comment ne pas prendre en compte, ignorer  L’accélération la DÉCOMPOSITION des INSTITUTIONS ? L’ÉTAT, les DIRIGEANTS des PARTIS INSTITUTIONNELS sont DISCRÉDITÉS (80 % des FRANÇAIS disent ne plus faire CONFIANCE aux PARTIS POLITIQUES) Ceci explique la MONTÉE du FN . La prétendue ADHÉSION des FRANÇAIS à L’ÉLECTION du  PRÉSIDENT de la RÉPUBLIQUE au SUFFRAGE UNIVERSEL ne tient plus, elle est le CAMOUFLAGE d’une RÉSIGNATION POLITIQUE.

L’Assemblée Nationale devenue simple chambre d’enregistrement se plie aux injonctions de l’Elysée et des puissances d’argent. Son rôle consiste pour une grande part à mettre en œuvre des choix et des décisions politiques décidées par les institutions européennes. La bipolarisation de la vie politique générée par la constitution a accouché d’une société inégalitaire et impitoyable. La démocratie régresse au profit de la présidentialisation de toute la vie politique. L’autoritarisme s’installe dans tous les rouages de l’état afin de parer à toute contestation populaire. L’alternance politique consiste à changer pour ne pas changer. L’expérience atteste que le PS au pouvoir ne se traduit pas par un changement de politique, de société ou d’institutions. Il crée les conditions d’une douillette collaboration de classe.

L’élection du président de la République au suffrage universel devrait être abolie. Sortons du piège qui laisse croire aux miracles de l’homme ou la femme providentiel. Authentique dépositaire de la souveraineté nationale et populaire, le peuple est « le tuteur des libertés « .il doit donc se réapproprier son pouvoir et ses droits. Stopper le déclin de la démocratie, et de la France dans le monde. Refonder la démocratie représentative, ses élus étant ses mandataires. Selon le code civil le mandataire est tenu d’accompagner le mandat et de rendre compte de sa gestion .Il convient d’établir la primauté du parlement dans les institutions. Mettre un terme à l’exercice du pouvoir personnel en supprimant les pouvoirs exorbitants que détient le président de la République dans la conduite de la politique intérieure et extérieure, ainsi il est inadmissible que les parlementaires n’aient pas le droit de vote lors d’une intervention militaire extérieure. Le monde du travail doit disposer de nouveaux droits et pouvoirs d’intervention sur le lieu de travail ou il s’agit de mettre fin au pouvoir absolu des directions, et à la dictature des actionnaires.

 

L’exigence d’une VIème République devrait être portée par le monde du travail, et de la création, le peuple, la jeunesse, dans toutes les actions qui s’opposent à la politique du pouvoir socialiste et du MEDEF.

En 1989 le comité centrai, à partir d'un rapport de Anicet LE PORS publie un projet complet de constitution démocratique et une déclaration des libertés. En 1996 le programme adopté au 29' congrès précise que la souveraineté n'a qu'un titulaire le peuple lui-même. Le président de la République doit être élu pour un mandat de 7 ans, non renouvelable, par le parlement réuni en congrès.

En 2000, pour être le bon élève de la majorité de gauche, Robert Hue, secrétaire général du PCF, soutient la réforme de Chirac, Jospin « Le quinquennat » Elle abaisse le mandat présidentiel à cinq ans.

 

NON à l'échec, à la misère, à la loi du fric place à la VIème RÉPUBLIQUE [par Guy Poussy]CE QUE LE PCF DISAIT EN JUILLET 1958. 
 
(EXTRAIT DU RAPPORT DE MAURICE THOREZ A LA CONFERENCE NATIONALE DU PARTI COMMUNISTE MONTREUIL - 17 et 18 JUILLET 1958)
********
Le projet de constitution gaulliste vise à perpétuer le pouvoir personnel en établissant un régime présidentiel, un régime où toute l'autorité sera concentrée dans les mains du président de la république.
Depuis longtemps, notre parti a mis en garde contre un tel dessein. En mai 1956, à la cession d'Arcueil du comité central, nous expliquions la nature profondément antidémocratique du régime présidentiel. Nous Sonnions l'alarme devant la campagne réactionnaire pour leur recours au héros providentiel, au grand homme qui prétend monopoliser la capacité de faire l'histoire.

Notre comité central montrait l'inconsistance de l'argument tiré de l'instabilité ministérielle par les partisans du pouvoir personnel. En effet, l'instabilité ministérielle dans la dernière période est venue non d'un défaut des institutions mais, comme l'a reconnu Guy Mollet, du mauvais usage qui en était fait : elle tenait à ce que l'ostracisme anticommuniste faussait le jeu normal de la démocratie.

Le gouvernement fort n'est pas celui qui se sépare du peuple et s'oppose à lui. C'est au contraire celui qui s'appuie sur les masses et réalise le programme voulu par les masses.

Avec la constitution que prépare De Gaulle et dans le cadre de laquelle il entend occuper une présidence de la république munie de tout le pouvoir, les ministres seront nommés par lui est responsable devant lui, et non devant l'assemblée élue au suffrage universel. Le « premier ministre » ne sera que le premier agent d'exécution du président tout-puissant, et ce Président se fera désigner de la manière la plus antidémocratique, par un collège électoral formé essentiellement de « notables ».

 

Si l'Assemblée Nationale n'approuvent pas toutes les volontés du Président, le gouvernement ne s'inclinera pas, il ne cédera pas la place à un autre ministère, décidé à suivre les indications des élus du peuple. C'est l'Assemblée qui sera dissoute, renvoyée devant les électeurs. Le détenteur du pouvoir exécutif compte bien que l'exercice permanent de cette menace assurera dans tous les cas la docilité absolue du Parlement à ses volontés.

Ici Girard, au surplus, d'après les plans gaullistes, d'une assemblée dépourvue de pouvoirs réels, ayant un rôle permanent consultatif, d'une contrefaçon de parlement. Comment avec cette représentation nationale impuissante, les ouvriers, les fonctionnaires, les paysans travailleurs pourrait-il faire valoir leurs légitimes revendications ».

 

PERPÉTUER le pouvoir personnel, tel est le biais de la constitution gaulliste sur laquelle le suffrage universel est théoriquement appelé à se prononcer le 5 octobre prochain.

En fait il s'agira d'une caricature de consultation. Pour que le suffrage universel puisse décider en connaissance de cause et dans la liberté, il aurait fallu en effet qu'une large discussion s'institue dans un texte connu suffisamment à l'avance ; il aurait fallu que le peuple et le pouvoir d'amender la constitution ou de changer ses représentants d'en élaborer une autre, plus démocratique.

 

En 1945 déjà, De Gaulle a essayé de substituer le système de référendum à tout bout de champ au principe fondamental de la démocratie, d'après lequel la souveraineté réside dans le peuple qui la délègue à ses représentants élus. À l'Assemblée consultative, le rapporteur de la commission compétente, M. Marcel Plaisant, rappelé les tristes précédents des plébiscites bonapartistes. C'est alors que De Gaulle lui répondit :

« Qu'étaient les plébiscites auquel M. Plaisant vient de faire allusion ? Il est consisté pour des hommes qui avaient saisi l'autorité de la nation, après avoir expulsé ce qu'il a représenté, à se tourner vers le peuple, la police derrière eux, en disant : donnez-moi raison ! »

On ne saurait mieux définir, ce que prétend faire, le 5 octobre l'homme qui vient de s'arroger la puissance publique en « congédiant » le député, selon le terme de son ministre Malraux, et en pratiquant le chantage au coup de force militaire policier.

 

Nous ne parlons même pas de des conditions bien particulières dans lesquelles le plébiscite prévu doit se dérouler. Pourquoi, par exemple, 4 millions de musulmans d'Algérie, auquel en refuse le droit de régler leurs propres affaires, doivent-ils déterminer le sort de la France ? Encore ne s'agira-t-il que d'une fiction, personne ne croyant à la sincérité d'un vote émis dans les conditions de l'état de siège, avec suppression de toutes les libertés et sous le contrôle de la force armée.

 

Bien plus : on annonce que tous les peuples d'outre-mer participeront au référendum. C'est la peur du peuple français qui a dicté cette décision.

- De toute façon on ne réussira pas à intimider par de telles méthodes les masses républicaines de notre pays. Même si le général président devait fabriquer une majorité avec les suffrages d'outre-mer tandis que le peuple français dirait non, ce ne sont pas les millions de voix rassemblées par les parachutistes et les gouverneurs des colonies qui pourraient décider du sort de la France !

Les oui du 5 octobre se rendait lui au fascisme, cela étant comment un seul républicain hésiterait-t-il à répondre non ?

 

Dès la première heure, notre parti communiste, certains de traduire les sentiments de tous les travailleurs, de tous les démocrates, a proclamé un non résolu.

Et déjà la C.G.T., Plusieurs fédérations départementales de la CGA, de nombreuses organisations de masse et en particulier toute une série de section départementale du syndicat national des instituteurs appelle à voter non le 5 octobre. Il y a 10 jours, le colloque du Comité National universitaire pour la défense de la république à alerté l'opinion sur le véritable sens du référendum en déclarant que : « là où commence le plébiscite meurt la liberté ».

Dans le département de l'Aude, les secrétaires des fédérations socialiste et communiste ainsi que les dirigeants de la fédération de l'éducation nationale ont préconisé dans une série de réunions l'union nécessaire des républicains pour le non au référendum. Le Serment du 14 juillet 1958, adopté par les quarante et un Comités de Défense de la république du XVIe arrondissement de Paris et repris dans tout le pays, contient l'engagement d'entreprendre sans délai la campagne pour le non.

 

Il faut cependant regretter que la même attitude d'opposition résolue n'est pas encore été adoptée par tous les hommes politiques qui ont refusé le 1er juin l'investiture à De Gaulle.

La nécessité d'un travail politique considérable, hors de proportion avec le rythme habituel des efforts de chacun, et d'autant plus impérieuse. Un travail presque surhumain s'impose pour répandre partout la parole de vérité, pour amener à voter non la masse des camarades de travail et des voisins, pour distribuer au porte-à-porte les tracts et les brochures, pour organiser les réunions.

 

Camarades,

En ce mois décisif, les communistes affirmeront partout homme d'action, entraîneur, organisateur. Il donnera l'exemple de l'esprit de responsabilité, de la résolution, de la confiance dans les destinées du peuple, seul créateur de l'Histoire, dans la victoire sur l'entreprise de pouvoir personnel et de réaction fasciste.

Chaque membre de notre parti travaillera de tout cœur, de toutes ses forces, à l'unité d'action la plus complète des socialistes et des communistes, au rassemblement de tous les démocrates, ce qui serait l'annonce infaillible de la défaite des factieux.

Un parti qui tient une telle place dans le cœur du peuple, un parti qui est la chair de la chair de la classe ouvrière, qui est l'interprète reconnu de la nation, sera faire touchant de voir.

Allons au travail, camarades, à l'effort acharné pour le NON au référendum !

Alors au combat, sûrs que le peuple est le seul maître de l'avenir !

Alors à la victoire de la république, de la liberté et de la paix !

Alors à la victoire de la France !

 

Maurice THOREZ

par Guy Poussy, ancien membre du Comité Central du PCF.

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