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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Agnès Saal est convoquée lundi 11 avril au tribunal pour un « plaider-coupable ». D'après nos informations, l'enquête judiciaire établit que l'ancienne présidente de l'INA a détourné 23 000 euros de fonds publics, soit 685 courses de taxi, surtout au profit de ses enfants.

Dans le téléphone d’Agnès Saal, les policiers ont retrouvé des SMS échangés avec ses enfants qui ne laissent aucun doute sur le détournement de fonds publics que cette ancienne fonctionnaire modèle, devenue l’incarnation d’une élite sans gêne, a commis quand elle présidait l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et qu’elle avait « guichet ouvert » chez les Taxis G7. La République était alors bonne mère.

- Maman, on peut avoir un taxi pour 17 h 30 au 11, rue X ? écrit sa cadette à Noël 2014, alors qu’elle vadrouille dans Paris. On est quatre donc je sais pas qu’est-ce qui est mieux, un monospace ou pas ?

En avril 2015, c’est son fils qui appelle au secours par texto :

- Maman, j’ai presque plus de batterie, tu peux nous commander un taxi rue Y ?

Même l’aînée, avocate dans la vraie vie, a visiblement profité des « facilités » de sa mère pour se rendre au tribunal, foncer à l’aéroport de Roissy avant un week-end à Milan ou à la gare du Nord en vue d’une escapade à Londres, le tout aux frais du contribuable.

- Ton taxi arrive dans sept minutes, cajole Agnès Saal un jour de juin 2014.

- Merci mam !

Un an après sa démission provoquée par une lettre anonyme et un article du Figaro, trois mois après son exclusion temporaire de la fonction publique, l’ancienne présidente de l’INA devrait se présenter lundi 11 avril au tribunal de grande instance de Créteil pour une audience de « plaider-coupable » (ou CRPC) : en échange de sa reconnaissance de culpabilité préalable, une peine a d’ores et déjà été négociée avec la procureure de la République. Si l’accord est validé lundi par le juge, Agnès Saal évitera ainsi un procès et l’humiliation qui l’accompagne. Pour des faits similaires commis au centre Georges-Pompidou (son précédent poste), elle est par ailleurs convoquée le 15 avril au Palais de justice de Paris pour un second « plaider-coupable ».

 

Agnès Saal © Capture d'écran I-télé Agnès Saal © Capture d'écran I-télé

 

S’agissant de sa présidence à l’INA, la procureure de Créteil lui reproche précisément d’avoir détourné 23 788,46 euros (hors taxes) de fonds publics entre mai 2014 et avril 2015, « en l'espèce les sommes correspondant à 685 courses de taxi réalisées par le prestataire TAXIS G7 » – un montant qu’Agnès Saal a entrepris de rembourser aux premiers jours du scandale. Pour l’essentiel, « les bénéficiaires de ces prestations [sont] des tiers », à savoir son fils (« 326 fois »), sa fille aînée (« au moins 83 fois »), sa cadette et « sa tante Lucette ».

Devant les policiers de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), elle a tenté de convaincre qu'il y avait pourtant, au départ de cette affaire, un souci d’économiser les deniers publics. À l'INA, Agnès Saal disposait d’un chauffeur qui ne couvrait pas, à lui seul, ses horaires à rallonge. N’ayant pas le permis, elle ne pouvait compenser avec une voiture de fonction et l’institut (basé à vingt kilomètres de Paris) lui aurait donc proposé un deuxième chauffeur. Jugée trop cher, cette option a été retoquée au profit d’un contrat avec les Taxis G7, passé sans mise en concurrence. « Le coût d’un chauffeur supplémentaire s’élève à 62 000 euros par an, s’est justifiée Agnès Saal sur procès-verbal. Il est intéressant de comparer ce coût [de 62 000 euros] aux dépenses de taxi », inférieures.

Sauf qu'aucune règle d’usage n'a été posée, ni aucun plafond. Illico, Agnès Saal a confié le code à son fils (« Je lui ai dit qu’il s’agissait normalement d’un usage limité à des situations d’urgence ou de nécessité »), puis elle a accepté de passer commande pour ses filles. Devant les policiers, celle qui était rémunérée plus de 13 500 euros par mois s’est défendue en ces termes : « Pour moi, l’usage du taxi venait assurer le rôle d’une voiture de fonction », disponible pour des courses personnelles sept jours sur sept. Le mélange des genres serait d’ailleurs d’usage dans la profession : « Tous les présidents et directeurs généraux des établissements publics (...) ainsi que les dirigeants des entreprises de l’audiovisuel public (…) que j’ai connus faisaient un usage privé de leur véhicule, a-t-elle confié. Pour une soirée à l’opéra, par exemple, je constatais la présence de nombreux véhicules de fonction avec chauffeur en attente à proximité de l’opéra Garnier ou Bastille. En outre, c’est de notoriété publique. » Des cas en tête ? « Je ne vais pas vous donner de noms précis car je ne suis pas à l’aise dans une fonction de délatrice. »

Aux enquêteurs, elle a assuré qu’« aucune remarque » ne lui aurait été adressée à l’INA « sur les montants des factures de taxi » qui s’empilaient. Il faut dire que les choses étaient bien faites : aucune procédure de contrôle n’était en place. « Je ne regardais pas le détail des courses », a confirmé sur PV la directrice financière. Mais alors « qui contrôlait le détail ? », l’ont questionnée les policiers. « Normalement, c’était Agnès Saal… » En réalité, le secrétaire général, alerté début 2015 qu’un enfant abusait de l’abonnement, a tout de même tenté une intervention : « Il me semble que j’ai dit une fois [à Agnès Saal] que je devais lui parler de ses factures de taxi et qu’on en parlerait plus tard. »

Si la vigilance a manqué, c’est aussi que la patronne, qui travaillait sans compter, présentait peu de notes de frais par ailleurs (repas, voyages, etc.). « Elle dépensait beaucoup moins que ses prédécesseurs, a souligné le secrétaire général de l’INA auprès des enquêteurs. Du coup, ses volumes de dépenses étant moindres, ils étaient moins contrôlés. » Une perquisition menée sur place a confirmé qu’Agnès Saal avait déposé seulement « 1 565,48 euros » de notes de frais en un an, surtout pour des petits déjeuners « pro » qu’elle calait à Paris avant d’entamer sa journée à l’INA. « Elle a dû faire en dix mois ce que Mathieu Gallet [son prédécesseur désormais à la tête de Radio France] faisait en un mois », a précisé le comptable.

Par: Mathilde Mathieu et MEDIAPART.

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En Colere 11/04/2016 18:01

A force de croire que le pays leurs appartiens ils finisse par se l'approprié. Et le métro et les lignes de bus cela ne leurs viendrait pas a l'esprit.Et que fait la justice a plusieurs vitesse?

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