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citoyen18.overblog.com

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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Publié le par "Citoyen 18"
Publié dans : #Aide-Mémoire

Première partie: "La riposte ouvrière au coup de force fasciste de février 1934"


En janvier 1934 un scandale financier éclate, le scandale Stavisky qui éclaire sur la corruption de l’état bourgeois ; en s’assurant des complicités dans les hautes sphère du pouvoir, de la justice et du monde de l’argent.

Les ligues factieuses voient dans ce scandale le moment idéal pour jouer de populisme et de démagogie, avec le soutien de la presse. Cette démagogie trouve un écho favorable dans la petite bourgeoisie et dans le gouvernement Chautemps et sa majorité socialiste.

I- le coup de force fasciste du 6 février

La démission du gouvernement Chautemps et la formation du gouvernement Daladier (Radical) permet aux ligues de se coordonner pour se réunir devant l’Assemblée afin empêcher l’investiture du nouveau gouvernement. L’assaut est mené contre le palais Bourbon mais échoue.
Le 7 les ligues gagnent la bataille parlementaire, les partis fascistes obtiennent le départ de Daladier et s’allient avec les forces du grand capital dans un gouvernement « d’union nationale » dirigé par Pétain, Laval, Tardieu et Herriot (Radical).
L’émeute fasciste du 6 montre le danger du coup d’état fasciste, et l’importance de mener une riposte.

II- rôle décisif du PCF le 6 février

L’Humanité appelle la classe ouvrière a contre manifester le 6 au soir, des batailles de rue se déroulent entre les ouvriers et les factieux. Maurice Thorez a la chambre lance un appel « a tous les prolétaires et à nos frères les ouvriers socialistes pour qu’ils viennent dans la rue chasser les bandes fascistes. Dans la foulée le Bureau Politique du PCF décide de créer des fronts uniques socialo-communistes pour créer une grève politique visant a briser les ligues et la grande bourgeoisie.
Le 7 la CGTU (minorité issue d’une scission de la CGT en 1921, proche du PCF et dirigé par Benoît Frachon) appel a l’unité d’action avec la CGT (réformiste, proche de la SFIO et dirigée par Léon Jouhaux, fondateur de FO en 1947), les travailleurs luttent contre la police qui a interdit la manif anti fasciste. Le PCF invite « les travailleurs communistes, socialistes, confédérés et unitaire, les sans parti, a se rassembler, dans leurs localités, de venir ensemble a la manifestation ! … ». Le gouvernement interdit la manifestation et la répression est féroce (9 morts 66 blessés et des milliers d’arrestations). Le gouvernement espérait écraser la contestation or il se produit l’inverse, en effet, l’unité commence à se faire et a s’organiser entre la base socialiste et les communistes.

III- le 12 février

La CGT et la SFIO se décident à passer à l’action, ils appellent à la grève générale pour le 12, aussitôt le PCF et la CGTU se décident à réussir la grève et l’unité, ils appellent à participer aux mouvements massivement. Prés de 4 500 000 manifestants battent le pavé, au coude a coude se trouvent socialistes, communistes, confédérés et unitaires.
Le PCF apparaît comme l’organisateur de la riposte, il parvient à déjouer le complot fasciste au gouvernement, il fait de la classe ouvrière une force révolutionnaire unie et combative. Il brise les interdits des dirigeants socialistes et développe l’idée de l’action commune. Le PCF et le prolétariat apparaissent comme le moteur de la lutte anti fasciste.
 

 

Par: Nicolas Maury

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JulVinceChris 27/03/2016 16:21

80 ans après les progrès du front populaire, la régression apportée par la loi travail. Ils se disent de gauche et disent vouloir instaurer une flexi-sécurité à la danoise. Le volet flexibilité, il est là mais le volet sécurité pour les salariés il est I-NE-XI-STANT !
Je sais pas si la loi travail ressemble au CPE mais l'argument fallacieux est le même : Plus d'embauches si le licenciement est facilité.

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