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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Les VÉRITABLES RÉSULTATS des élections régionales 1er et 2e tour 2015.

Encore une fois l’abstention a été très forte pour ce premier tour des élections régionales. Peu commenté, ce chiffre est rapidement relegué au rang d’information de seconde importance une fois les résultats connus. Et pour cause, une abstention massive tend à décrédibiliser le principe des élections et donc le système républicain lui même. Encore moins commenté que l’abstention, il existe une donnée qui ne semble interesser personne et qui vient considérablement nuancer le résusltat des élections. Il s’agit des non inscrits, ces français en âge de voter mais qui ne sont inscrits sur aucune liste électorale. Ils représentent pourtant plus de 6 millions de personnes, soit 12% de la population majeure en France. Bien qu’aucun média de grande diffusion ou aucune statistique officielle ne les référencie, il est facile de calculer leur nombre en retranchant le nombre d’inscrits du total de la population majeure que fournie l’INSEE par sa pyramide des âges.

Aussi il faut bien garder en tête que le corps électoral potentiel est de 51,5 millions d’individus, contre 45,3 millions d’inscrits. En recalculant les résultats en accord avec cette base, nous obtenons le graphique suivant, qui illustre de manière fidèle les votes et non votes des français.

A la vue de ce graphique, que se gardera bien de vous montrer la presse de grande diffusion, on se rend rapidement compte de l’illégitimité des élections et donc des groupes politiques de gouvernement. En additionnant les non inscrits, les abstentionnistes et les bulettins blancs et nuls, on obtient 58% de français qui ne se reconnaissent dans aucun des partis en lice. Par ailleurs, malgré une exposition médiatique permanente et des moyens financiers colossaux, les « grands » partis politiques ne parviennent pas à dépasser 12% pour le FN, 10% pour le PS et 11% pour l’UMP. Ainsi, même une alliance nationale des trois plus grands partis de France ne représenterait potentiellement qu’un français sur trois ! Cela prouve, s’il en était besoin, à quel point les français sont lassés du jeu politique républicain.

 

Quelques réflexions personnelles à chaud. "Nos défaites d'aujourd'hui ne prouvent rien, si ce n'est que nous sommes trop peu dans la lutte contre l'infamie, et de ceux qui nous regardent en spectateurs, nous attendons qu'au moins, ils aient honte"

Bertolt Brecht

 
 
Ces élections régionales ont un goût de cendres [réflexions personnelles]
 
Les 30 ans de politiques antisociales, de casse des services publics, de privatisation de secteurs clefs de l'économie, de hausse du chômage, de la précarité, de stigmatisation contre des groupes entiers de citoyens français (notamment les musulmans) et de guerres, menées par les différents gouvernements ont abouti à cette situation. Ni la droite, ni la gauche ne sont en mesure de comprendre la situation, pour nous, il faut en urgence se poser les bonnes questions et lancer un vrai travail de réflexion communiste.

Les attentats du 13 novembre auront été le crépuscule de la question sociale durant la campagne. Depuis cette funeste date, le débat sécuritaire aura triomphé de toute forme de réflexion sur les enjeux régionaux. Ce 13 novembre aura conduit de nombreux électeurs Front de gauche vers le Parti socialiste, seul à même de bloquer le FN (le retour du vote utile) et vers l'abstention (a quoi ça sert de voter, de toute façon ils fusionneront au second tour). Les 30 élus du PCF doivent avoir en tête que des militants ont sacrifié tous ce qu'ils avaient pour éviter la catastrophe au Parti.

1 - Le Front national toujours en dynamique, même au second tour

Avec 358 Conseillers régionaux élus et 6.820.147 suffrages (27,10%), le Front national réalise son meilleurs score historique. Même si il ne gagne pas de région on doit s'alerter de la nouvelle progression du FN. Entre les deux tours, les candidats du parti fasciste ont gagné 801.233 nouveaux suffrages. Il serait temps de prendre le temps de comprendre ce phénomène. Le Front national a dépassé dimanche d'au moins 200.000 voix son record historique du premier tour de la présidentielle 2012 ( 6.421.426 voix obtenues par Marine Le Pen). En 2010 il y avait 118 élus FN.

Le FN a clairement bénéficié d'une sur-médiatisation (BFN, Itélé etc.), et d'une complaisance des journalistes envers les leaders de ce parti. Mais aussi, le FN bénéficie d'un vote de rejet des politiques gouvernementales. Il existe deux catégories d'électeurs du FN : Les nazis (ceux qui ont adhéré aux idées nauséabondes de ce partis), ces gens là étant perdus pour la science il ne faut pas perdre de temps avec eux, et ceux qui expriment un vote de raz-le-bol.

Pire la dynamique ne risque pas de s'arrêter, le Front national a compris qu'il devait disposer d'un réseau local pour durablement s'implanter en France. Depuis 2012 ses stratégies de conquêtes repose sur le développement de points d'encrages territoriaux. 2 députés, 62 Conseillers départementaux, 358 Conseillers régionaux, 11 maires ...

En 2012, les classes populaires, ouvrières ont voté pour la gauche (PS comme Front de gauche). Le gouvernement c'est clairement assit sur ce vote qui attentait une rupture avec les politiques de Nicolas Sarkozy et non une accélération. Cette colère c'est exprimée à travers le bulletin de vote du Front national et non du Front de gauche. Il faut se poser des questions là dessus.

 

 
2- Une victoire à la Pyrrhus pour la droite comme pour le PS

Pour le Parti socialiste le bilan, sans être positif, n'est pas catastrophique. Le PS ne contrôle plus que 5 régions (ou 9 anciennes régions). Comme a son habitude les caciques socialistes se satisfaisaient que le FN ne gagne pas de région, que le Front républicain ait fonctionné (jusqu'à quand), que le report des voix permettent aux listes d'union de la gauche d'obtenir 28,86% des voix.

Le gouvernement n'entend pas changer de cap. Ségolène Royal refuse toute inflexion à gauche du gouvernement car "il y a beaucoup de choses qui vont bien" en France (Europe 1). Le chômage explose, la précarité s'impose massivement, les salaires baissent, les retraites sont ridicules, les patrons (ceux du CAC40 et les actionnaires de ces multinationales) de plus en plus riches, les guerres coloniales, l'armement des terroristes islamistes en Syrie et des néonazis en Ukraine ... Tout va bien. Le PS, qui pourrait changer de nom, a tout compris de ces élections (sarcasme).

Pour la droite unie (Les Républicains, UDI, MoDem ...) la situation est meilleurs, 40,24% des électeurs ont voté pour une liste de droite. Si le score reste a relativiser, du fait du retrait des listes PS en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie et PACA, la droite unie remporte 7 régions (ou 11 anciennes régions). Mais il n'y a rien a attendre de ces partis, ils continueront tous la politique du gouvernement.

 

3- Le fiasco du Front de gauche et la nécessaire "réorientation" idéologique du PCF

Le Parti communiste français ne disposera plus que de 30 élus régionaux (4 en Normandie, 2 en Bretagne, 2 en Corse, 7 en AuRA, 8 en IdF et 7 en Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées) sur les 95 sortants. Électoralement les listes les listes conduite par le PCF ne réalisent pas les scores de 2010 et dans de nombreuses régions nous sommes éliminés. Pourquoi, alors que la colère sociale est immense, le PCF, comme le Front de gauche, ne mobilise pas ?

Comme a leurs habitudes, les vautours totoïdes d'une tendance du PCF sont les premiers a se jeter sur le cadavre encore chaud du PCF. Fort de leurs grandes victoires électorales (3,82% dans le 15ème arrondissement de Paris, 3,17% à Saint Quentin) les adeptes français du KKE veulent nous montrer le chemin vers les lendemains qui chantent, sur le modèle du "grand" frère grec, et à la recherche de la pureté idéologique. De toute façon vous êtes tous une bande de traîtres pour eux.

Il faut faire un vrai bilan du Front de gauche et s'arrêter sur l'état du Parti communiste.
 
Ces élections régionales ont un goût de cendres [réflexions personnelles]
A- Une lecture illisible du Front de gauche

Depuis 2012 et les présidentielles (11,10% pour Jean Luc Mélenchon), la dynamique du Front de gauche c'est cassée. Cela très rapidement. Quelques semaines après les présidentielles le Front de gauche ne recevait plus que 6,91% des suffrages (1,7 millions de voix). La "vague rose" ayant emporté un nombre très important de députés communistes sortant. Déjà à l'époque je m'élevais contre la stratégie du PCF et sa complaisance vis à vis du PS. Les sociaux démocrates développaient une stratégie d'éradication du PCF.

Puis les municipales ont été aussi un grand moment de n'importe quoi. Le début réel de la rupture entre le PCF et le PG. Ces élections ont marqué le début du rejet électoral du PS et de sa politique gouvernementale. Dans l'histoire le PS perdra de nombreuses villes (150) et emportera avec lui 50 mairies communistes. En même temps la stratégie d'éradication du PCF continuait tranquillement.

Les élections européennes sont aussi un grand moment solitude. Les listes du Front de gauche ne présentaient aucune cohésion, aucune cohérence, aucune stratégie. Les parachutages sont allés de tout va (Coquerel dans le Sud-Est, Morel-Darleux dans le Centre ...), les communistes n'ont pas fait campagne partout et le bilan est là aussi tout pourri 6,61% des voix, Jacky Henin qui perdait son siège et 1.252.730 suffrages ...

Pour les élections départementales, le Front de gauche remporte 176 conseillers départementaux en métropole, dont 167 PCF et apparentés. Le PCF arrivait loin devant le Front national (62 élus). Là aussi on perdait notre encrage territorial, le PCF disparaissant de nombreux conseils départementaux.

Pour les élections régionales, les listes du PCF-Front de gauche (et Parti communiste guadeloupéen) ont recueilli 878.799 suffrages soit 4,05% des voix. Si on rajoute les deux régions où le PCF est allié à EELV le nombre de voix monte à 1.205.527 soit 5,55%. Un score peu reluisant puisqu'au final le PCF perdra 65 élus et n'en conservera que 30 et que les autres composantes du Front de gauche ne s'en sortent guère mieux. La division du Front de gauche lui aura été fatal.

Le Front de gauche n'est plus en capacité de tirer le PCF vers le haut. Quelque soit les élections, le PCF perd des élus (et pas forcement du terrain). Lorsque la "gauche" est en dynamique le PCF perd des députés, lorsque la "gauche" est sanctionnée le PCF perd des villes, des conseillers généraux et régionaux. Pour les gens le Front de gauche n'est plus lisible et ne représente pas l'outil qui permettrait d'exprimer un raz-le-bol.

Selon certain, c'est parce que le PCF a trahi le Front de gauche en s'alliant aux socialistes (on reparle de Paris aux municipales ?), pour d'autre c'est Jean Luc Mélenchon qui a cassé l'unité du Front de gauche en attaquant les communistes ... en tout cas les querelles entre le PCF et le PG auront aidé à ce beau bordel. Le Front de gauche est cassé depuis 2012, il ne fonctionne plus, il ne fonctionnera plus. En région Auvergne-Rhône-Alpes le PCF et le PG ne peuvent plus travailler ensemble, trop de couleuvres ont été avalées.

La priorité doit être à sauver, en urgence, le Parti communiste. Le PCF s'est désarmé lui-même en abandonnant l'ambition et le projet de représenter, d'abord, les classes populaires. Nous pouvons, avec la direction nationale et Pierre Laurent, retrouver notre rôle pour promouvoir une société nouvelle.

 

B- Une lecture illisible du programme du Parti Communiste Français

Lors de l'université d'été du PCF et dans la déclaration du second tour des régionales, notre Secrétaire national, Pierre Laurent, a fixé une barre haute pour notre congrès. Nous ne pouvons pas faire l'économie du débat, de la réflexion idéologique. Nus devons opter pour une audace communiste retrouvée :

a) Avec une communication plus ambitieuse

Les affiches moches fluo, les tracts surchargés d'informations, les titres qui veulent rien dire, le contenu qui ne veux rien dire ... Il faut arrêter avec cette communication qui ne fonctionne pas, et que personne ne comprend.

Les affiches orange fluo, les affiches "vive la vie", ou les dernières sur les médias, sont illisibles. Consultez les communistes avant de sortir un matériel dégueulasse que personne ira coller. Pensez à sortir des affiches (ou bandeaux) avec juste le logo (en gros) du PCF, pour faire du renforcement. Il faut retrouver des slogans qui parlent clairement. Arrêtons avec le vocabulaire gauchiste que nous employons quotidiennement. Parlons franchement, par exemple : "pour un pôle publique bancaire" doit se dire "nationalisation des banques". Il faut développer notre dynamisme sur Internet, les réseaux sociaux. Nous savons le faire alors qu'attendons nous ???

b) Avec une réflexion politique qui place la lutte contre le capitalisme au cœur du débat

Le combat de terrain que nous avons mené pour Air France doit se démultiplier, nous devons retourner auprès des boites en grèves et discuter de nos propositions. Les communistes doivent s'engager pour promouvoir un mode de production qui pousse les actionnaires hors des entreprises et place les ouvriers au cœurs du pouvoir productif.

Dans nos prises de positions, nous devons clairement affirmé que les secteurs stratégiques de l'économie (énergie, transport, sidérurgie, télécommunication, défense...) doivent être la propriété de la nation et les dirigeants de ces entreprises ne doivent pas être importés du CAC40. Nos services publiques doivent être garantis et inattaquables.

Nous devons conserver, et amplifier, la portée de la "planification écologique" issue du programme l'Humain d'abord en 2012. La planification doit en effet répondre à des enjeux précis :

- Humain en produisant ce qui est nécessaire à l'épanouissement des femmes et des hommes ...
- Écologique en préservant les sols agricoles des produits toxiques qui sont déversés par l'agriculture intensive, en préservant les espaces forestiers ou naturels (avec leurs espèces animales) des appétits du capitalisme...
- Coopératif, en axant la production vers l'émancipations des travailleurs et des pays en lien avec la France


La lutte contre le capitalisme ne doit pas éclipser la question de l'insécurité. Toutes nos réflexions sur ce thème doivent être mise en lien avec la dénonciation de la première insécurité : l'Insécurité sociale. En luttant contre l'insécurité sociale, ont peut coordonner les combats pour les droits humains essentiels. Nous devons naturellement placer le combat pour l'émancipation des femmes, l'égalité de tous au cœur de nos actions.

Et clamer haut et fort, que la religion n'a pas sa place en politique. Que la laïcité ne sert pas à stigmatiser les musulmans, mais à garantir la neutralité de l'Etat et l'égalité de tous devant les services publiques. La laïcité ne doit plus servir de faire-valoir de l'extrême droite (notamment catholique) contre les musulmans. Les musulmans sont des citoyens comme les autres.

Nous devons ouvertement poser les bases d'une nouvelle société. Dans nos propositions nous devons clairement mettre en responsabilité les acteurs des luttes. Les ouvriers sont les mieux placer pour savoir comment améliorer les conditions de travail, les fonctionnaires savent comment améliorer les services publiques. La démocratie doit être partout, dans toutes les strates de la société.

Sans utiliser les mots, et le vocabulaire, je viens de vous décrire le socialisme.

c) Il faut arrêter avec les illusions européennes

Oui l'Union européenne et ses institutions anti-démocratiques (BCE, Commission, etc.) doivent être abandonnées. Il faut arrêter de croire que l'on peut "réorienter" l'UE. Les communistes chypriotes ont essayé et ont échoué. Syriza a essayé et a aussi échoué. Ces institutions ne peuvent fonctionner sans les peuples, et les peuples n'en veulent pas.

Nous devons promouvoir un espace nouveau, un espace de paix (quitter l'OTAN), de coopération. La France a les moyens de créer cet espace, il faut juste du courage politique pour le faire.

d) Et enfin renforcer l'expression démocratique dans le Parti lorsque la situation l'indique

Sans sombrer dans la démocratouille petite-bourgeoise ou pseudo alternative (le machin horizontal des libertaires et des totoïques), nous ne pouvons nous poser la question de la démocratie interne. Posons nous la question du Centralisme démocratique, mais un centralisme qui place les structures de bases au cœur des réflexions politiques, qui place les adhérents plus prêt des décisions. Et puis cela permettra de faire taire les fractionnistes qui se nourrissent de tout ce qui ne fonctionne pas.

 

 
2017 sera une année charnière. Le PCF doit réussir son retour idéologique et imposer la question sociale dans le débat.
2017 sera une année d'accès possible au pouvoir du Front national, face à ses idées nauséabondes il faudra réagir de manières habile.
2017 sera aussi une année cruciale pour le PCF, quelque soit sa stratégie (union ou solo) il faudra redéployer le parti dans toutes les villes, villages du pays.       

Par: Nicolas MAURUY et Citoyen18.

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