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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

La colère sociale va bien au-delà d’Air France.

La façon dont sont traités les salariés de la compagnie aérienne par leur direction, le gouvernement de Manuel Valls et certains médias soulève la colère dans le monde du travail.

 
La colère sociale va bien au-delà d’Air France
À Lyon avant-hier, le pot de yaourt lancé par une participante lors d’une table ronde sur le thème des « Nouvelles opportunités économiques » n’a pas atteint Emmanuel Macron. « Tu assassines les chômeurs ! », « Tu n’as pas à être là », a-t-elle également lancé au ministre de l’Économie avant d’être évacuée fermement par le service d’ordre. À l’entrée de la conférence, des manifestants l’attendaient, comme la veille dans le Lot où il s’était rendu. S’il n’a pas reçu le yaourt, a-t-il entendu la colère ?

Le même jour, le secrétaire du syndicat CGT de la société navale STX Sébastien Benoît, en bleu de travail devant le président de la République, refuse de lui serrer la main et lui rappelle que « ceux qui se battent aujourd’hui pour défendre leur gagne-pain se battent face à une violence patronale qui est de plus en plus imposante », faisant référence aux salariés d’Air France et aux luttes engagées aussi par les salariés des chantiers navals contre les 40 licenciements qui touchent le site de Lorient. Un geste « assez courageux », estime Pierre Laurent. Le secrétaire national du PCF affirme qu’« énormément de salariés dans le pays se sentent concernés par ce qu’il s’est passé à Air France ».

Une montée en puissance de ce sentiment qui semble s’élever d’un cran à la suite de l’interpellation de cinq salariés d’Air France à leur domicile au petit matin du 12 octobre. Ces derniers, dont la garde à vue a été prolongée mardi matin, seront jugés le 2 décembre pour des faits « de violences en réunion ayant entraîné une interruption de temps de travail n’excédant pas huit jours », assène le secrétaire général du parquet. La peine encourue peut aller jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Une procédure judiciaire qui déclenche une indignation que des citoyens font éclater notamment sur les réseaux sociaux. Comparant par exemple l’absence de sanction condamnant les dégradations commises par la FNSEA lors de récentes manifestations avec la façon brutale et expéditive dont sont traités les syndicalistes CGT d’Air France. Deux poids, deux mesures, illustrés également par ces mots que Manuel Valls a prononcés en 2013 concernant l’affaire Cahuzac : « Déclencher des enquêtes n’est pas ma prérogative. »

Les salariés solidaires 
de ceux d’Air France

Un contraste net avec l’empressement du premier ministre ces derniers jours à réclamer des « sanctions lourdes » contre les « voyous » que sont pour lui les salariés d’Air France défendant leur emploi. Sur les lieux de travail, les salariés se sentent souvent solidaires de ceux d’Air France. Ainsi, chez Peugeot-Citroën (PSA), 
les travailleurs à travers leur syndicat CGT réclament « l’arrêt des poursuites judiciaires et disciplinaires des salariés d’Air France », faisant leur la revendication des 12 organisations composant l’intersyndicale de la compagnie aérienne. Même Ségolène Royal, tout en jugeant inopportunes les critiques venues du monde syndical sur les conditions d’arrestations des salariés d’Air France, a demandé hier à sa direction d’associer les salariés à la réflexion sur l’avenir de l’entreprise, qui ne passe pas nécessairement, selon elle, par une vague de suppressions de postes. La timide demande de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, pour suspendre le plan de restructuration suffira-t-elle à apaiser la colère et le sentiment d’injustice qui grondent légitimement dans le monde du travail ?       
 
Par: N. MAURY.
 
 

 

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