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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

SeaFrance liquidée, les marins accusent l’État.

Leur Scop placée en liquidation judiciaire, vendredi, les marins ont repris le blocage du port de Calais.
 Ils dénoncent l’attitude du gouvernement qui leur a refusé jusqu’ici tout « fonds d’aide ».

Quand on clique sur le site Internet de la compagnie MyFerryLink, la page s’ouvre sur un message en anglais du « managing director » (le directeur général) de sa branche britannique, destiné à ses (ex-)clients. « C’est avec grand regret que je dois vous informer que MyFerryLink a maintenant cessé ses opérations de ferry à compter du 1er juillet 2015, écrit Robin Wilkins, en concluant : Tout le monde à MyFerryLink est déçu que notre société et notre service à la clientèle ne puissent continuer. »

Côté français, dire que les salariés sont « déçus » de la mort programmée de leur coopérative, liquidée « sans poursuite d’activité » possible par le tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), est un euphémisme. Le verdict est tombé vendredi comme un couperet : « La Scop SeaFrance n’existe plus », ont tranché les juges, qui n’ont pas suivi l’avis 
du procureur de la République, lequel avait requis un sursis supplémentaire de six mois pour la coopérative. Le jour même, 
300 salariés, sur les 487 qu’employait la Scop, ont manifesté aux abords du port de Calais, en bloquant ses voies d’accès, pour protester davantage contre l’absence 
de soutien du gouvernement à la poursuite de SeaFrance tout au long de cette lutte, 
que contre la décision du tribunal de Boulogne-sur-Mer.

Celle-ci est accueillie, si ce n’est comme un soulagement, en tout cas comme la seule issue, dans les conditions actuelles d’étranglement financier organisé de la coopérative, pour payer les rémunérations dues au personnel. Pour Éric Vercoutre, secrétaire général du syndicat maritime Nord, majoritaire, le placement en liquidation est « une bonne chose pour les salariés. Ils vont toucher leur salaire », même s’il s’agit, selon lui, d’un « naufrage ». Désormais, a poursuivi le syndicaliste à l’AFP, il s’agit « de négocier un bon plan social. Il faut faire comprendre au gouvernement qu’on ne lâchera rien ».

« L’État doit maintenant 
nous aider »

En trois ans d’existence, la Scop SeaFrance et ses salariés n’auront quasiment connu que la lutte contre les embûches dressées sur leur chemin. Par les autorités de la concurrence britannique d’abord, qui ont tenté de leur interdire d’exploiter la ligne Calais-Douvres, puis par Eurotunnel qui leur louait les bateaux et leur principal concurrent, le danois DFDS, qui a racheté deux navires sur les trois. En « échange » de la remise des bateaux à DFDS, Eurotunnel et cette dernière ont proposé aux marins de SeaFrance de reprendre une partie des effectifs de la Scop. Une perspective appuyée par le gouvernement contre la promesse de création d’une nouvelle Scop qui ne compterait plus que 150 salariés pour un seul navire exploité, et que les marins ont toujours refusée : pour eux, il ne s’agissait que d’une manière d’adoucir la casse sociale tout en avalisant de fait le plan d’Eurotunnel et DFDS. « Le gouvernement n’est pas capable de nous verser un fonds d’aide, a dénoncé vendredi Éric Vercoutre, alors qu’il a donné 100 millions d’euros à la SNCM », la compagnie qui exploite la liaison de ferry entre la Côte d’Azur et la Corse, et dont les marins se battent pour assurer sa pérennité.

L’attitude du gouvernement cristallise désormais le mécontentement des marins, qui ont bloqué à plusieurs reprises, ces dernières semaines, le port de Calais. En particulier, ils n’entendent pas abandonner la prime touchée lors de leur licenciement de l’ancienne société SeaFrance et réinvestie dans la création de la Scop en 2012, pour un montant de l’ordre de 25 000 euros par salarié. « L’État doit maintenant nous aider de façon concrète », estime Éric Vercoutre.Mais pour l’heure, le secrétaire d’État chargé des Transports, Alain Vidalies, ne veut pas en entendre parler. « Il n’existe aucun fondement légal ou même moral à demander un gros chèque à l’État en dehors des mesures d’accompagnement des salariés que nous souhaitons mettre en place », a-t-il déclaré hier à la Voix du Nord. Pour Alain Vidalies, la « prochaine étape » prendra la forme d’« une réunion en préfecture » dans « les prochains jours », pour permettre « aux parties, en présence du liquidateur, du mandataire judiciaire et des services de l’État, de s’accorder sur les conditions d’accompagnement des salariés ». De leurs côtés, ces derniers devraient se réunir, demain ou mercredi, pour décider des suites de leur action.

Par: SÉBASTIEN CRÉPEL

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