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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

"Il faut compter 9 mois entre la reprise et le recul du chômage"

En début d’année, la croissance du PIB est repartie, mais pas l’emploi. Notre économie serait-elle devenue incapable de résorber le chômage ? Les réponses d’Eric Heyer, de l’OFCE.

Les statistiques peuvent parfois surprendre. Durant le premier trimestre 2015, le Produit intérieur brut a augmenté de 0,6% en France, mais on a recensé 13.500 destructions d’emplois nettes. Au mois d'avril encore, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a augmenté de 0,7% (+26.000), portant leur nombre à 3.536.000. Un record. A croire que le chômage est devenu un mal que même l’activité économique ne saurait vaincre. Mais il ne faut pas perdre espoir, selon Eric Heyer, directeur du Département Analyses et prévisions à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Interview.

La croissance ne s’accompagne-t-elle pas automatiquement d’une baisse du chômage ?

- Non, elle est d’abord générée par l’augmentation de la productivité : chaque salarié, grâce à l’amélioration de ses qualifications, au progrès technique, à la formation et à l’utilisation de machines plus performantes, produit en moyenne un chiffre d’affaires plus important. A l’OFCE, nous estimons que cette productivité peut induire une croissance de 0,9% du PIB.

Il peut donc y avoir une croissance de 0,9% sans qu’aucun emploi ne soit créé ?

- Beaucoup plus. 800.000 jeunes arrivent sur le marché du travail chaque année, et seulement 650.000 personnes prennent leur retraite. Autrement dit, il faut créer 150.000 emplois, rien que pour que le chômage n’augmente pas. Et 150.000 emplois, cela correspond à 0,5 point de croissance du PIB. Il faut donc, en tout, une croissance de 1,4% au moins.

Avec une croissance de 0,6% sur un trimestre, ce n’était donc pas suffisant...

- Il y a une autre dimension à prendre en compte : le temps. Lorsqu’une reprise économique s’annonce, les entreprises attendent une confirmation avant d’embaucher. Au début de la hausse du taux de croissance, elles ont donc plutôt tendance à allonger la durée de travail de leurs salariés. La reprise n’a un effet sur l’emploi que lorsqu’elle est confirmée.

Dans certains pays, comme les Etats-Unis ou l’Espagne, ce délai entre début de reprise et recul du chômage est de moins de trois mois, parce que l’emploi est une variable d’ajustement pour les entreprises. Elles réembauchent rapidement quand ça repart. En Allemagne, où l’on utilise le temps partiel pour éviter de licencier, la reprise se traduit par un allongement du temps de travail, et l’impact sur le nombre de chômeurs n’est visible qu’après environ cinq trimestres. En France, il y a un décalage d’environ trois trimestres entre le début de reprise de la croissance du PIB et le recul du chômage.

Les destructions d’emplois constatées en début d’année sont une conséquence de la morosité de mi-2014 ?

- Oui. Les entreprises n’ont pas suffisamment licencié lorsque leur activité a reculé ces dernières années. On estime qu’il reste encore 150.0000 sureffectifs, dont les entreprises devraient se séparer sur deux ans. Pour compenser ces destructions d’emplois en cours, il faut un surcroît de croissance de 0,25%. Sans politique de lutte contre le chômage, il faudrait donc une croissance de 1,7% sur un an pour inverser la courbe du chômage. Avec la baisse du coût du travail et la création d’emplois aidés mis en œuvre par le gouvernement, on retombe à environ 1,5%.

Le chômage pourrait donc baisser avant la fin de l’année si la croissance du PIB est supérieure à 1,5% ?

- Oui. La reprise constatée en début d’année devrait avoir un impact sur le taux de chômage à partir de la fin de l’automne. Et avec la politique de lutte contre le chômage, si la croissance se maintient, l’emploi devrait progresser.

Beaucoup d’économistes avaient annoncé une bien meilleure année 2014 du point de vue de l’emploi. Faut-il être de plus en plus sceptique face aux prévisions ?

- Ce qui nous a surpris en 2014, c’est la croissance. Elle a été très faible, ce qui a donné raison à certains économistes, qui estiment que le tissu productif français est détruit, et qu’il est impossible d’atteindre des taux de croissance supérieurs à 1% sans de profondes réformes structurelles. Mais il est tout aussi étonnant d'observer la reprise de 0,6% au premier trimestre 2015, qui vient invalider leur thèse. Personne n’arrive à expliquer ces deux résultats.

Une autre difficulté réside dans le fonctionnement de nos modèles. Les formules sont élaborées en observant les chiffres - niveaux de croissance, de productivité, etc. - sur des décennies. Or, la nature du travail a changé, et les relations entre les différentes données de l’économie aussi. Par exemple, il reste difficile de prendre en compte la multiplication des statuts indépendants comme les autoentrepreneurs, ou des salariés actionnaires. Cela crée des mystères statistiques, comme par exemple, le fait que la croissance de la productivité soit nulle au Royaume-Uni en pleine reprise. Mais pour la France, il semble que l'inversion de la courbe ne soit qu'une question de temps.

Par: Donald Hebert.

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E
Comme les autres paris de Hollande il va perdre celui de l'emploi. Il n'a pas réussi une seul de ses propositions. Forcement ces copains c'est la finance et les acteurs du CAC 40. En 2017, pour ce qui me concerne je ne voterais pas pour un représentants du PS, n'y au présidentielles n'y pour les législatives. Si nous sommes assez nombreux a avoir le courage, cela permettra de renvoyé cette fausse gauche à son métier.
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