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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

L’Hopital Public va très mal et le Dr Valls a un remède : la saignée.

urg520 Valls et Touraine veulent regrouper les autres hôpitaux sur toute la France et faire des économies, en supprimant 400 lits, au détriment de l’accès aux soins.   Le gouvernement a programmé 3 milliards de saignée budgétaire pour l’hôpital public et les réalités associées à ce plan d’économies apparaissent au grand jour. Elles font froid dans le dos quand on connaît la situation dans les hôpitaux.
Une note interne au ministère de la Santé estime à 800 millions la baisse dans la masse salariale. Cela veut donc dire 22 000 emplois en moins par an sur les trois prochaines années, sauf pour la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui pense contre toute logique qu’on peut diminuer la masse salariale sans supprimer d’emplois.

 

Alors que l’hôpital public va mal, que les usagers et les personnels sont confrontés à une dégradation insupportable des soins, que la gestion comptable des dépenses de santé à l’oeuvre au cours des dernières années est un véritable recul de société, le docteur Valls met dans la seringue une vingtaine d’emplois en moins par établissement de santé chacune des trois prochaines années.
 

Cette véritable saignée est inacceptable. C’est la direction opposée qu’il faut prendre. L’hôpital public, fleuron du système de soin français, est en crise.
La pénurie de personnels soignants et non soignants, ainsi que la restriction des missions ont considérablement dégradé les conditions du services rendu à la population. Politiques de restriction des missions et des moyens, mise en compétition des services, des hôpitaux, réduction du nombre de soignants formés sont des mesures que la droite a orchestrées pendant des années et qui, aujourd’hui, se poursuivent.

 

Une réponse de gauche est urgente. Comment ? Avec l’arrêt des fermetures d’activités et de services, un moratoire sur la mise en oeuvre de la loi HPST, un plan de formation ambitieux de professionnel-le-s médicaux et non médicaux sur la durée, la mise en place d’un système de financement qui mette fin à la T2A, aux enveloppes fermées.
 

Avec la prise en charge de l’investissement immobilier par l’état et l’effacement de la dette des hôpitaux publics. Sans oublier l’indispensable démocratisation du fonctionnement des établissements de santé et de l’organisation de la santé avec la suppression des ARS.
Pour lever toute ambiguïté, les communistes soutiennent le principe du tiers-payant permettant de ne pas faire l’avance des frais, et cela d’autant plus, dans un contexte où une part grandissante de nos concitoyens hésite, voire même renonce aux soins pour des raisons économiques.

 

Le tiers-payant pour tous assuré par la caisse d’assurance maladie solidaire et universelle ouvrant les droits aux remboursements à 100% des prescriptions à toute notre préférence. Le niveau des restes à charge demeure préoccupant et constitue un vrai obstacle à l’accès aux soins et à la santé. Le débat engagé aujourd’hui autour « de la liberté de soigner » est une imposture. Le dispositif envisagé par le projet de loi santé gouvernemental l’est tout autant.
 

Au nom de l’accès aux soins, de la lutte contre les inégalités, la boîte de Pandore ouverte par Marisol Touraine profitera essentiellement aux assurances complémentaires de santé privées, et demain aux « surcomplémentaires ».
 

Celles-ci, beaucoup plus discrètes que certains syndicats de « médecins libéraux», se sont empressées d’offrir leurs services pour « régler les problèmes techniques » toujours récurrents à tout processus de généralisation, mettant ainsi leur mainmise sur le système de soins et son financement. Le tiers-payant, s’additionnant à la complémentaire obligatoire, serait piloté par un holding d’assureurs privés, soutenu en cela par des technocrates peu sensibles à l’effacement de la couverture obligatoire de l’assurance maladie.
 

Par ailleurs, ce débat est l’arbre qui cache la forêt : la loi de santé, outil de mise en oeuvre du pacte de responsabilité, est une attaque sans précédent contre les hôpitaux publics, le concept de service public hospitalier, et cela sous l’égide des Agences régionales de santé renforcées dans leurs missions et moyens. C’est cela qui nourrit notre NON de gauche à la loi Santé.

Par: CGT Santé.

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