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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

L’assassinat d’Hervé Gourdel, sanglant acte de naissance de l’« EI » au Maghreb.

otageL’otage français enlevé dimanche dans le massif kabyle par un groupe armé se réclamant de l’État islamique a été décapité par ses ravisseurs. Depuis 2010, al-Qaida au Maghreb islamique et ses filiales ont assassiné sept otages français.
Ce que l’on redoutait est arrivé. Les islamistes armés de Jund al-Khilafah ont mis leur menace à exécution en décapitant Hervé Gourdel, le guide de haute montagne enlevé dimanche en Kabylie. Une vidéo, intitulée Message de sang pour le gouvernement français, postée sur un site islamiste, montre l’otage français agenouillé, les mains ligotées derrière le dos, entouré de quatre hommes cagoulés. « Hollande, tu as suivi Obama », font dire à l’otage français ses ravisseurs.
 
Les derniers mots d’Hervé Gourdel sont pour ses proches : « Françoise, Anouk, mes parents, je vous aime. » Ses assassins, eux, accusent la France de ne pas s’être « contentée de violences au Mali et en Algérie » mais d’avoir aussi « combattu tous ceux qui ont embrassé l’islam ». Hervé Gourdel aurait été exécuté dans la région des Ouacifs, là où l’armée algérienne poursuit ses opérations de recherche pour retrouver son corps et les ravisseurs.
 
Sa mort, la septième d’un otage français dans la région depuis 2010, s’ajoute à celles de Michel Germaneau (juillet 2010 au Mali), d’Antoine de Leocour et de Vincent Delory (janvier 2011 au Niger), de Philippe Verdon (juillet 2013 au Mali) et de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, les envoyés spéciaux de RFI assassinés le 6 novembre 2013 à Kidal (Mali). Tous ont été tués par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et ses relais au Sahel.

Par cet acte odieux, Jund al-Khilafah, groupuscule islamiste issu d’une dissidence d’Aqmi, vient ainsi de signer son acte de naissance et espère rallier sous sa bannière les djihadistes locaux et étrangers. Malgré les multiples opérations menées par les forces de sécurité algériennes en Kabylie depuis les années 1990, opérations qui ont sans doute affaibli les djihadistes, les maquis islamistes n’ont jamais disparu, contrairement à ce qu’affirme Alger en parlant de « terrorisme résiduel ». Et le pouvoir algérien se trouve désormais confronté à une nouvelle force djihadiste dont il est difficile de mesurer l’impact au sein de la mouvance islamiste algérienne. Depuis l’avènement de l’État islamique en Irak et en Syrie, la question de l’allégeance des djihadistes algériens à cette organisation fait débat au sein d’Aqmi, l’organisation dirigée par Abdelmalek Droudkel.

Toutes tendances confondues, les djihadistes algériens n’ont pas attendu les appels au meurtre venus d’Irak et de Syrie pour faire de la France une cible privilégiée. Pour la branche saharo-sahélienne d’Aqmi, le commerce des otages, délivrés contre rançon, a longtemps constitué une manne qui n’est pas étrangère au renforcement des capacités opérationnelles de cette organisation terroriste. Dès 2005, Aqmi désignait la France comme principal ennemi, accusant Paris de mener une guerre à l’islam. Mais c’est surtout les engagements militaires français dans la région que les djihadistes invoquent pour légitimer leurs crimes.
 
Dès 2010, l’émir d’Aqmi au Sahel, Abou Zeid, exécutait l’otage français Michel Germaneau en réponse à l’opération franco-mauritanienne ratée en sol malien contre un camp djihadiste. Aqmi promettait alors d’ouvrir « les portes de l’enfer » aux Français.
Avec l’opération « Serval », au Mali, cette rhétorique s’est encore enracinée, faisant de civils français des proies prioritaires des djihadistes. À n’en pas douter, l’engagement de Paris dans la troisième guerre d’Irak, aux côtés des Américains, offrira encore à l’avenir de nouveaux arguments à des djihadistes prêts à en découdre, dans une zone fragilisée, déstabilisée par les répliques des guerres en Libye et au Mali.
 
Par: Front de Gauche.
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E
C'est inadmissible que les médias se serve se meurtre comme celui là pour faire de l’audience. Dans quel monde vivons nous? Ou allons nous? Que va on laisser à nos futur générations? Çà suffit arrêter le massacre.
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