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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Disparition de Pierre Vassiliu.

Disparition de Pierre Vassiliu.

L’interprète du célèbre titre "Qui c'est celui-là ?", est décédé dimanche matin à l'âge de 76 ans. Chaque année, il donnait rendez-vous à ses fans à la fête de l'Humanité qu'il considérait comme " le plus grand rassemblement fraternel en Europe, et probablement au monde."

Atteint de la maladie de Parkinson depuis de nombreuses années, le chanteur s'est éteint "dans son sommeil" dans un établissement médical de Sète a annoncé sa fille ce dimanche matin.

Qui c'était celui-là ?

Né le 23 octobre 1937 à Villecresnes (Val de Marne), le chanteur, auteur et compositeur à la célèbre moustache a débuté comme Jockey. À l'hippodrome du Tremblay, le hasard va lui permettre de rencontrer deux apprentis cavaliers qui ne sont autres que Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Ceux-ci apprennent qu'il meuble son temps libre à écrire et composer des chansons, auront tôt fait de le faire sortir des paddocks (et du sien en particulier), pour commencer à chanter ces textes mais également ceux de Georges Brassens à « l'Écluse » et « l'Échelle de Jacob », cabarets parisiens très populaires à l'époque.A la fin des années 50 il passe dans les cabarets parisiens, et signe nombre d'autres chansons comme "La femme du sergent" (censuré durant la guerre d'Algérie), ou "Dans ma maison d'amour".

C'est l'adaptation d'une chanson du Brésilien Chico Buarque qui le rend célèbre en 1973. Avec 300.000 disques vendus en quatre mois, il dira avec le franc parler qui le caractérisait, avoir "vécu une quinzaine d'années avec le fric de cette chanson"

C'était un "noble artisan du métier de la chanson" et non un de ces "artistes fabriqués en deux mois", dira de lui l'ancien président de la Sacem, Laurent Petitgirard. Avec Qui c'est celui-là ? "il a eu un grand coup de bol. Mais même si sur un plan médiatique, il n'a plus vécu une telle heure de gloire", il n'en a pas été "frustré puisqu'il n'a jamais cherché à se placer" dans cette dernière catégorie.

Grâce à son autre passion, le voyage, Pierre Vassiliu a ramené de ses périples en Afrique ou encore au Brésil un goût pour les sons d'ailleurs. Il s'était installé au Sénégal entre 1985 et 1989 où il avait ouvert un club de jazz .

Une carrière en pointillés pour cet ancien jockey, qui a également été restaurateur, compositeur de musiques de film et qui avait aussi créé une salle de concert à Apt (Vaucluse).

Habitué de la fête de l'Humanité

Il confiait en 1995 : "C'est la fête où tous les gens se mélangent.Je l'aime. Bien sûr, je l'aime. J'y vais depuis des années. J'y allais même avant de m'engager politiquement... avec moi-même. Je l'aime parce que c'est la seule fête en France amicale, conviviale, où tous les gens se mélangent. J'aime ses petites baraques de tous les pays, avec leurs spécialités. A la cité internationale, où je joue cette année et où j'ai joué d'autres fois, contre les essais nucléaires notamment, on joue avec des musiciens cubains, créoles, portoricains. On va chez les Iraniens, chez les Coréens. On fait des découvertes, des rencontres. L'an dernier, nous avons joué avec un groupe de Gitans: Romane, on a improvisé, on a fait un boeuf ensemble. Bon, bien sûr, il y a de la boue, mais en même temps, elle est nécessaire pour que les capitalistes qui viennent aient les pieds dans la merde. Comme ça, on se retrouve tous au même niveau! Et puis, on y mange bien. Une année, on est allé déjeuner au stand de l'Auvergne, une autre, chez les Bretons, ou encore à la Maison de Cuba, où tout le monde se bat pour avoir une langouste, un mojito. Je souhaite longue vie à cette fête extraordinaire !"

La fête lui aura donc survécu, et gageons qu'elle donnera l'occasion à nombre d'artistes qui s'y produiront les 12,13 et 14 septembre prochains de rendre un hommage chaleureux au chanteur disparu.

Par Eugénie Barbezat.

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E
On ne te connaissait pas bien, mais on vite fait de se reconnaitre camarade. Tu nous manquera.....
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