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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

"Pas de réforme de la démocratie sans démocratie !"

Les déclarations de Manuel Valls au lendemain des élections municipales puis celles du Chef de l’Etat portant sur la fusion des régions et la disparition des conseils généraux notamment marquent un véritable big bang territorial et institutionnel qui ne saurait être imposé à marche forcée, sans concertation, sans débat démocratique tant les enjeux sont essentiels. D’ailleurs, 58% des français réclament un référendum.

Pourtant, le Gouvernement accélère la mise en place de cette réforme. Le nombre de régions passera de 22 à 14. La Région Centre est amenée à fusionner avec le Limousin et le Poitou-Charente avant fin 2015. Le sentiment donné ressemble à un passage en force qui ne tient aucun compte ni des élus du suffrage universel que sont les conseillers régionaux et les conseillers généraux, ni des citoyens et de la réponse à leur besoins.

Après avoir décidé une baisse des dotations aux collectivités de 11 milliards d’euros durant les trois prochaines années, l’Etat entend réduire le nombre de régions et supprimer les Conseils généraux en vue d’entrer en force dans les critères des 3 % de déficits publics imposés par l’Europe libérale. Pourtant, ce ne sont pas les collectivités locales qui sont responsables du déficit de l’Etat. La bonne gestion des collectivités locales dans notre pays, leur budget équilibré leur permet d’investir pour satisfaire les besoins des habitants, en particulier au travers de nombreux services publics locaux. Le Gouvernement devrait donc s’attaquer aux vrais problèmes que sont le chômage, la baisse du pouvoir d’achat et le coût du capital. Il devrait également réclamer un audit auprès de la Cour des Comptes afin d’estimer le montant des économies qui seraient réalisées mais aussi le coût de la mise en place d’une telle réforme.

Cette réforme proclame la mort de la décentralisation. Par leur proximité avec les territoires qu’elles couvrent, par les compétences qui sont les leurs, avec la clause générale de compétence qu’on veut leur retirer, les Régions ont démontré leur pertinence dans l’action auprès de leurs concitoyennes et concitoyens. Ce sont des politiques publiques de proximité, utiles à nos populations qui sont aujourd’hui en question. Nous ne l’acceptons pas.

La concurrence entre régions qui serait instituée représenterait une brèche ouverte au dumping fiscal et social, remettant ainsi en cause le principe d’égalité républicaine sur tout le territoire. C’est au contraire de coopération et de mutualisation des politiques publiques entre régions dont nous avons besoin.

Cette réforme prévoit également la suppression des Conseils généraux à l’horizon 2020 et le regroupement des communes au sein d’intercommunalités. C’est l’identité communale, la structure de proximité, l’efficacité de l’action locale qui sont attaquées. A moins d’ambitionner de faire disparaître les compétences des Conseils généraux qui agissent sur la vie quotidienne des gens, nous ne voyons pas bien ce qui permettra de réaliser des économies.

C’est bien un très mauvais coup pour les français qui vient d’être annoncé. Ce que Sarkozy et Balladur rêvaient de faire, Hollande et Valls tiennent à le réaliser.

Nous qui sommes pour une 6e République, nous n’avons pas peur de changer radicalement nos institutions, à condition qu’elles apportent plus de démocratie, d’implication citoyenne, de coopération et que les lieux de prises de décisions soient rapprochés des citoyennes et des citoyens.

Il est impossible de construire nos institutions démocratiques sans démocratie, et dans cet enjeu, la population a son mot à dire. Toute fusion administrative de territoire ou modification des assemblées élues doivent être validées par une consultation populaire et un référendum dans chacune des régions à l’horizon 2015. L’avenir de notre territoire régional et de ses habitants sont de véritables enjeux qui ne peuvent être traités dans la précipitation.

Par: Marc Brynhole, président Front de Gauche au conseil régional du Centre.

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