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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

HUMEUR!

Commémorations du 6 juin ou la mémoire tronquée de la libération de la France.

La commémoration du débarquement du 6 juin 1944 a été transformée en marqueur mémoriel majeur de la seconde guerre mondiale dans notre pays. Il faut pourtant contester ce statut qui relève du mythe savamment orchestré de la libération américaine de l’Europe cela au détriment du rôle des autres belligérants – singulièrement de l’URSS (1) -  mais aussi des mouvements de résistance populaires dans les pays occupés.

Certes personne ne remet en question le rôle des Anglos saxons dans la libération de notre pays ni le courage des combattants de juin 44 dont les témoignages simples et bouleversants force l’admiration. Mais il est aujourd’hui urgent de redonner au conflit tout son sens tant Il ne peut être réduit au seul «D Day» et ainsi rappeler sa dimension idéologique, politique et de classe .

Ainsi redonnons toute sa place au souvenir de l’année 1940 honteusement mise sous silence et pour cause. La défaite renvoie notamment à la trahison des milieux d’affaires français et de leurs relais serviles dans la haute hiérarchie militaire et politique. La peur du monde ouvrier et un anticommunisme viscéral leur fit préférer Hitler au Front populaire dès le milieu dès les années 30, cet objectif se concrétisant en juin 40 (2).  Héritage effectivement gênant pour le grand patronat et ses offices ainsi que pour ceux qui, de droite ou de « gauche », portent au nu ou soutiennent hier comme aujourd’hui le monde de la finance…. 

Remettons au premier plan le Programme du Conseil National de la Résistance qui plaçait la victoire contre le nazisme dans la perspective d’une libération sociale. Soulignons sans relâche le rôle majeur des acteurs de la résistance française intérieure et rappelons fièrement que les communistes y prirent toute leur place pour effacer l’ignominie du régime de la collaboration.  

Enfin refaisons des 8 et 9 mai les moments pivots des commémorations. Les dates de la  capitulation nazi sont notre bien commun et incarne l’action de tous les  peuples et de toutes les résistances qui sauvèrent le continent d’une entreprise génocidaire et d’asservissement sans précédent.

Alors que le négationnisme prend des voies nouvelles, comme celle de mettre dos à dos les bourreaux - nazis et collaborateurs - et les résistants et ou plus grave, on organise l’oubli,  rappelons sans cesse l’instant historique qui vit le patriotisme rejoindre la lutte pour l’égalité et la justice dans notre pays. C’est en agissant ainsi que nous pouvons continuer à alimenter  le foyer de l’espérance politique et sociale.

 

  1. La sous-estimation du rôle de l’URSS dans la défaite du nazisme a été conduite de façon systématique par les vainqueurs occidentaux et cela dès 1945. En Allemagne même, cette entreprise de mystification historique a été notamment menée par les plus hauts anciens chefs militaires de la WERHMART (MANSTEIN, GUDERIAN, KESSELRING ….) relayé par des milliers d’anciens officiers et ancien dignitaires nazis. Beaucoup de ces hommes bien qu’ayant participés activement aux entreprises criminelles nazies principalement à l’est (massacre de millions de civils, participation active à la shoah, morts de centaines de milliers de prisonniers de guerres) ont échappé de façon scandaleuse aux procès de l’après-guerre. Il fallait alors construire la future BUNDESWERH et la RFA  pour faire face au danger communiste…..Rappelons que la contribution de l’URSS à l’écrasement des hordes hitlériennes a été décisive. Sans parler des batailles de Stalingrad et Koursk, notons pas exemple que la seule offensive de l’armée rouge en BIELORUSSIE qui débuta le 21 juin 1944  et dura 6 semaines contribua à mettre définitivement hors de combat plus de 500 000 soldats allemands sur une fraction seulement du front oriental. Ce nombre représente 5 fois les pertes infligées par les Anglos saxons aux armées nazies entre le 6 juin et le 15 aout 1944 en Normandie. L’offensive soviétique de juin a ainsi été déterminante pour le succès du débarquement car elle a empêché Hitler de transférer sur le front occidental les renforts en hommes et en matériels.

 

  1. On pourra lire avec profit l’ouvrage d’Annie LACROIX RIZ « le choix de la défaite »Armand Colin 2014 ainsi que le toujours remarquable et bouleversant témoignage de Marc Bloch « l’étrange défaite »

 


Par: CASSANDRE.

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