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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Marc Blondel, la mort d'un syndicaliste à l'ancienne.

Marc Blondel, la mort d'un syndicaliste à l'ancienne.

Force ouvrière annonce ce lundi matin le décès de son ancien secrétaire général. Marc Blondel, qui a dirigé la centrale syndicale de 1989 à 2004.

"Nous republions le portrait paru dans l'Humanité du 9 février 2004", au moment où Marc Blondel a passé la main à Jean-Claude Mailly.

Quand Marc Blondel vous reçoit, il commence par vous assurer qu'il ne relira pas l'entretien: "J'ai pour principe de faire confiance aux journalistes." Mais à peine a-t-il détendu l'atmosphère qu'il vous lance en pleine figure: "De toute façon, si vous écrivez des conneries, cela sera la dernière interview." Celui qui a régné sur FO quinze ans durant n'est pas à une contradiction près. Embarrassé, il esquive: "Là, vous voulez m'emmener sur un terrain sur lequel je ne veux pas aller.". Pris en porte à faux, il montre les dents et brandit le complot qui se trame contre lui.

Mentir pour désarmer

Ne pas subir. Telle est la ligne de conduite du "dernier des Mohicans", comme il se surnomme lui-même. Quitte à mentir pour désarmer son adversaire, à humilier pour sauver la face, à blesser pour avoir le dernier mot. Son dernier coup de théâtre en a laissé plus d'un pantois. Lors du Comité national confédéral du 17 septembre 2003, à Lens, le boss a pris sa succession en main en organisant un vote pour départager ses deux prétendants. À la surprise générale. "Vous aurez un bulletin, vous aurez deux noms, vous en rayez un." L'épisode a tourné au fiasco, mais le vers est dans la pomme.

Né à Courbevoie, en région parisienne, le 2 mai 1938, Marc Blondel se vit comme un enfant des corons. Soucieux d'entretenir " son " mythe ouvrier, il cultive soigneusement son image " bretelles et savates " au bureau, " casquette et écharpe rouge " en manif. Marc Blondel adhère à FO en 1958, et y construit son ascension à partir de la fédération des employés et cadres, dont il est élu secrétaire général en 1974. Ce " mécréant ", selon sa propre formule, enfile alors bien souvent le " costume-cravate " de mise pour les séances de négociations avec le patronat. Ne s'est-il pas vanté, lors de ses réponses aux questions, mercredi soir au congrès, d'être " celui qui a signé le plus de contrats collectifs " ? Il prend goût au pouvoir et ne s'en cache pas. Élu au bureau confédéral en 1980, il devient secrétaire général de la confédération en 1989 au terme d'une lutte fratricide contre Claude Pitous, pourtant le protégé du sortant, André Bergeron. " J'ai gagné parce que je le voulais plus que lui ", répète-t-il à l'envi.

"Un militant de la société d'avant"

Quelques mois après son couronnement tombe le mur de Berlin, et avec lui la guerre froide qui avait amené en 1947 la CGT à se scinder en deux et les promoteurs de l'indépendance syndicale à créer Force ouvrière. " Mon premier travail a été d'éviter que FO réintègre la CGT ", explique-t-il. Son élection coïncide aussi avec une période où " les patrons ne veulent plus négocier ". Il réoriente donc la centrale vers une démarche plus résistante, illustré avec son tonitruant " la Sécu vaut bien une grève " en 1995. Réélu à chaque congrès, toujours avec une plus grande unanimité, le " général " avoue aujourd'hui être " un militant de la société d'avant ". Marc Blondel quitte le syndicalisme mais pas le social. Conservant son mandat au Conseil d'administration du Bureau international du travail, il veut créer une association de défense des libertés syndicales dans le monde et mettre sur pied un festival du film social. Le matador, passionné de tauromachie, lâche sa fonction mais pas l'arène. Il n'a d'ailleurs cessé de prévenir : " On ne peut mettre un terme au militantisme ".

Par: Paule Masson.

Quelques Notes 17 mars 2014:

Marc Blondel, l'ex-secrétaire général du syndicat Force ouvrière de1989 à 2004, est mort ce lundi à l'âge de 75 ans. Il s'est surtout fait connaître pour son combat contre les réformes Juppé en 1995. La fin de sa vie a été marquée par des ennuis judiciaires dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Avec sa gouaille, son écharpe et ses grosses lunettes, Marc Blondel était identifiable au premier coup d'oeil dans n'importe quelle manifestation. Son syndicat, Force ouvrière - qu'il a dirigé de 1989 à 2004 - a annoncé ce matin son décès à l'âge de 75 ans.

Entré "en syndicalisme" à 20 ans:

Né à Courbevoie, fils de militaire et petit-fils de mineur, il a grandi à Hénin-Liétard, dans le Pas-de-Calais. Ensuite, la vie de Marc Blondel est placé à l'ombre des deux lettres de son syndicat. Il y entre en 1958, à l'âge de 20 ans. Dès 1960, il prend des responsabilités, secrétaire du syndicat des organismes sociaux de la région parisienne, puis permanent de l'union syndicale des employés de la région parisienne. Sa carrière prend un nouveau tournant en 1974, quand il devient secrétaire général de la fédération des employés et cadres avant de faire, six ans plus tard, son entrée au bureau confédéral.

C'est en 1989 que Marc Blondel devient le symbole de son syndicat. Elu d'une courte tête face à Jean-Claude Pitou, il saura incarner une ligne coriace et imposer FO comme l'une des forces majeures du paysage syndical. Alain Juppé, alors Premier ministre, fera les frais de cette combativité lors de ses tentatives de réformes en 1995. Marc Blondel est réélu trois fois à une écrasante majorité (98% en 1992, 85% en 1996 et il est même ovationné en 2.000). Son influence perdure après son départ, puisque Jean-Claude Mailly, élu en 2004, est considéré comme son héritier.

Affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris:

Ces dernières années, l'ex-militant flamboyant a surtout connu des démêlés judiciaires. En 2011, il a été condamné dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, qui remonte aux années 90. Il a été reconnu coupable de recel d'abus de confiance et de recel de détournement de biens publics pour avoir bénéficié d'un garde du corps. Il avait toutefois été dispensé de peine.

Par Citoyen18.

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