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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Pétoche....

Pétoche....

Cela va finir par ressembler à une photo de famille. Une famille recomposée, iconoclaste mais qui ne cesse d’afficher sa complicité depuis l’université d’été du Medef de 2012, offrant en spectacle un défilé de ministres socialistes.

Le président de la République s’envole aujourd’hui vers les États-Unis, sans sa compagne, mais avec le président du Medef, Pierre Gattaz, à ses côtés. Les deux hommes, accompagnés de nombreux chefs d’entreprise, vont faire la tournée des marchés, en bon VRP d’un monde économique où la loi de la concurrence et la course aux profits s’imposent contre le plus grand nombre. Malgré la crise, grands groupes industriels et géants de la finance se comportent plus que jamais en prédateurs.

"Un financier, ça n’a jamais de remords. Même pas de regrets. Tout simplement la pétoche", grinçait Michel Audiard. Le crash financier de 2008 n’aura effectivement pas servi de leçon à Sanofi, qui vient de publier ses résultats. Le groupe pharmaceutique est en pleine restructuration, a supprimé 4 000 CDI ces cinq dernières années, fermé huit sites, réduit ses moyens de recherche, propose 0 % d’augmentation de salaire pour les employés, mais choisit de consacrer 50 % de ses profits à la rémunération de ses actionnaires. La CGT chiffre à 5,3 milliards d’euros la somme dilapidée en dividendes et rachats d’actions, un jackpot, dénonce le syndicat, qui s’avère supérieure à la somme totale des salaires de Sanofi dans le monde. Le PDG est vivement remercié pour appliquer avec zèle ce vol de richesses. En 2010, Chris Viehbacher touchait un revenu équivalant à 16 700 euros par jour. Après dégraissage, il en empoche aujourd’hui 20 500. À elle seule, la multinationale démontre l’erreur dans laquelle se fourvoie le gouvernement.

Pour relancer l’économie, c’est au coût exorbitant du capital qu’il faut s’attaquer. Loin de provoquer un réflexe de modestie, la crise a nourri les appétits des riches et du patronat. Pierre Gattaz ne se vante-t-il pas d’être à l’origine du pacte de responsabilité ? À en croire les derniers sondages, l’annonce de ce super-bonus pour les entreprises est à l’origine d’un nouveau décrochage de François Hollande dans l’électorat. Depuis qu’il assume son virage libéral, le chef de l’État est passé, selon TNS Sofres, sous la barre des 20 % de confiance. C’est à gauche qu’il recule, de 7 points, sans progresser à droite. L’électorat populaire, qui a grandement contribué à son élection, fait maintenant défection alors que se profilent d’importantes échéances électorales.

Un vent de panique est en train de gagner les rangs du PS, mais plutôt que de renouer avec une ambition émancipatrice, les voix qui appellent à serrer les rangs se font chaque jour un peu plus autoritaires. « Alors, à partir de maintenant et jusqu’en juin, c’est silence dans les rangs, on fera les comptes après », s’est autorisé Jean-Christophe Cambadélis. Cet état d’apparente résignation ne devrait pas durer. Chez les socialistes, chez Europe Écologie-les Verts aussi, il est des couleuvres trop grosses à avaler. L’esprit de parti a ses limites dès lors que l’accumulation de renoncements touche des valeurs fondatrices. Laisser la gauche mener une politique de droite, la droite flirter avec les idées extrêmes et les réactionnaires manifester dans la rue est une situation lourde de dangers pour la démocratie et l’esprit républicain. Il faut qu’arrive un sursaut. Les financiers se croient les plus forts. Gageons, avec Audiart, qu’un jour ils aient la pétoche.

Par: Paule Masson.

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