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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Quel bordel.

Quel bordel.

Vouloir exonérer ce gouvernement et les Solfériniens des dettes sociales et démocratiques qui s'accumulent à Gauche ne profitera qu'à ce populisme identitaire anti européen et diviseur, instrumentalisé par l'extrême droite.

N'ont-ils pas repris un discours anti austéritaire et anti libéral par la bouche même de la Marine, tandis que la Gauche compte ses sièges à gagner ou à perdre ?

L'alternative de Gauche est inaudible parce qu'elle se tait et ne parle que des échéances électorales.

Et ce n'est pas en proposant au Front de Gauche une campagne sur le capital et la finance, via l'évasion fiscale, que nous pourrons répondre sur le terrain des attaques patronales et capitalistes contre les travailleurs et les couches moyennes qui ne voient leur avenir qu'en noir.

Dire que « de l'argent il y en a » passe d'abord par un constat de l'appauvrissement généralisé de tous et la reconnaissance d'une légitime colère.

Décrire la réalité d'un émiettement des luttes, d'une démoralisation ouvrière et populaire, d'une division extrême dans le camp des exploités ne peut nous exonérer d'une parole de classe, nécessaire pour répondre à chacune des luttes qui se font jour. Le contraire nous rend inaudibles et complices de tous les reculs, de toutes les trahisons favorables aux attaques libérales qui ne cessent de pleuvoir.

Dans ce contexte, la bataille des municipales est un terrain politique étriqué loin des préoccupations populaires et nous réserve des reculs à Gauche dont on ne soupçonne pas réellement l'ampleur.

Qu'il faille ne pas sombrer dans l'opportunisme politique et abandonner pour des prébendes diverses et variées notre parole autonome et conquérante, est une évidence pour les forces qui constituent le Front de Gauche et celles et ceux qui luttent à ses côtés. Mais qu'il faille s'engouffrer dans un tunnel électoral sans se préoccuper du délitement de la situation sociale qui abonde le populisme identitaire serait une erreur politique aussi négative.

Ces élections seront certes locales, mais surdéterminées par la politique d'austérité, le chômage, les difficultés sociales en tous genres. La gratuité des premiers mètres cubes d'eau est essentielle par exemple dans un programme municipal, mais l'affirmation d'une nécessité d'un changement radical de politique l'est encore davantage.

Nous n'avons pas à entreprendre une course à l'échalote avec les populistes du FN, mais nous devons affirmer haut et fort la nécessité d'une rupture d'avec l'Europe libérale et les politiques austéritaires qu'elle promeut, via les gouvernements nationaux et leurs ediles locaux.

Nous n'avons pas à craindre d'être populaires dans nos refus du capitalisme, dès lors où nous combattons pour qu'une conscience de classe naissent en lieu et place d'un populisme diviseur et xénophobe.

Le déport néo libéral des solfériniens brouille la parole de Gauche et divise jusque dans nos rangs. L'impasse libérale promulguée au rang de politique trouble, trompe et démoralise.

La lutte des classes ne sera pas en congés pour cause de périodes électorales. C'est donc bien la boussole qui devra guider notre implication dans ces péripéties constitutionnelles, et non je ne sais quelle construction patiente d'un rapport de forces au sein d'institutions de la Ve république que nous voulons voir disparaître.

Des mobilisations ouvrières, comme celles des Peugeot pour ne citer qu'eux, on ne parle pas. Et pourtant la liste est longue de ces offensives patronales profitant du bordel ambiant pré municipal pour délocaliser de plus belle ou récupérer leur mise financière.

La courbe du chômage dépend désormais d'un opérateur de téléphonie, et les supputations vont bon train sur la durée de vie d'un gouvernement fort chahuté à la veille d'un vote définitif du budget 2014.

Commenté de cette façon, n'est-ce pas, cela inciterait à un vote populiste à l'extrême droite sur le thème du « tous pourris ». Eh bien nous n'en sommes guère loin.

Les mobilisations populaires sont à ce point niées et se heurtent tellement au triple mur du silence médiatique, patronal et gouvernemental, qu'elles dérivent parfois et donnent à voir des relents que le Front National met en exergue.

La situation politique commentée par les médiacrates donne tout simplement cet aperçu, et je ne vois pas d'autre qualification populaire.

On nous parle de crise gouvernementale, on nous déclare tout bonnement qu'un remaniement interviendra sous peu. Et pourquoi pas un « changement de cap », pendant qu'on y est ?

Parce que les Medef en sous main soutiennent en bonnets rouges en Bretagne une mobilisation FNSEA dont les causes réelles sont le productivisme agricole prédateur de l'environnement, et les délocalisations capitalistes contre les circuits courts et raisonnés de production qu'ils ont causés, parce que les tenants du remboursement de la dette à tous prix ont sans retenue ni logique économique taxé et détaxé le lendemain les revenus de l'épargne des couches moyennes, parce que les solfériniens ont eu des états d'âme sur leur propre politique migratoire, la caste médiatique s'emballe, sur fond de surenchère de la droite officielle.

Jusqu'aux millionnaires du football qui tentent le tir au but contre le gouvernement.

Bref, on nous décrit un bordel politique à coup de sondages dont on ne sait plus où ils ont été réalisés.

Seuls les victimes populaires de cette politique savent où ils ont été sondés.

J'entends déjà l'accusation de « gauchisme » qui va surgir devant mes propos.

Mais nous ne pouvons à la fois décrire l'urgence d'une alternative face à la décomposition politique qui profite aux tenants du repli identitaire, l'urgence de solutions économiques anti libérales, et continuer à miser sur le fait de se « rendre utile et conquérir des positions » au sein de cette même Ve république.

Jean Luc Mélenchon était hier qualifié, et par la même le Front de Gauche entier dont il est un des portes paroles, de réformiste républicain par nos camarades du NPA. Peut être pourront-ils réviser cette analyse à l'emporte pièces et constater que si le Front de Gauche est traversé par une tentation réformiste vaine et inutile, ce n'est pas dans la composante qu'ils croyaient.

Il nous reste à les convaincre que le front uni contre l'austérité passe aussi par le fait de convaincre ceux là mêmes qui se font des illusions sur le changement de cap , et que nous ne serons jamais trop pour la tâche.

Plus que jamais l'alternative contre l'austérité et la finance doit s'ancrer largement contre la politique gouvernementale d'une part, et en soutien et éclairage des luttes en cours,comme aussi dans des actions pour les couches populaires les plus visées, à commencer par la misère des déracinés de l'immigration entre autres.

Nos stratégies électorales ne seront que l'illustration d'un combat pour les plus exploités d'entre nous, et la nécessaire alliance des couches sociales victimes de ce capitalisme prédateur.

La lutte des places est donc pourvoyeuse de populisme « tous pourris », au contraire d'une claire affirmation d'une radicalité indispensable à Gauche, quitte à subir des reculs momentanés en terme d'élus d'un jour.

La révolution citoyenne que nous appelons de nos vœux ne sera pas l'addition d'une patiente accumulation de postes institutionnels, dans un contexte de recul momentané de la conscience de classe, mais le fruit d'une bataille claire et audible contre le libéralisme du capital, à commencer par ses alliés politiques européens.

Si notre camp a définitivement tourné le dos aux fariboles du grand soir, comme aux croyances du parti guide d'avant garde de la classe ouvrière, il n'en a pas pour autant chaussé les charentaises confortables de la conquête réformiste graduelle et patiente du pouvoir politique. Ce serait nier la luttes des classes que de professer de telles contre vérités, et abandonner la lutte pour le fauteuil, le mandat pour la bonne place. Un élu du Front de Gauche sera toujours un militant, et non un idiot utile. Il saura toujours que le combat est ailleurs que dans des motions programmatiques et vœux pieux.

Dans ce bordel ambiant, en rajouter dans l'incohérence politique, dans la langue de bois pour justifier l'opportunisme, serait tourner le dos à celles et ceux pour qui nous avons pris faits et causes, et les renvoyer dans les bras de la bête immonde.

Le temps n'est pas à la pause, pour fumer le calumet électoral avec les libéraux et contribuer ainsi à l'écran de fumée qui détourne les colères vers les bras tendus des zélateurs de l'homme blanc.

Par un citoyen dans le bordel!

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