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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Indulgences, deux poid deux mesure.

C’était le 27 février et cela semble un autre temps. Ce jour-là, au Sénat, la majorité de gauche votait la proposition de loi portée par les sénateurs communistes d’amnistie sociale. Le texte visait en particulier les poursuites à l’encontre des manifestants mobilisés en masse dans tout le pays contre la casse des retraites programmée par Nicolas Sarkozy et tous ceux qui ont été poursuivis dans les dernières années de son règne pour ce qu’il faut bien nommer un délit d’opinion.

Le 1er mai 2012, se déchaînait, place du Trocadéro, la dérive extrême droitière, en phase avec les digues rompues par le néolibéralisme triomphant du futur battu. Le candidat socialiste à la présidence de la République française défendait à Nevers, en souvenir d’un premier ministre suicidé après une débâcle électorale et une campagne de calomnies, la « fête des syndicalistes ». Il avait écrit la veille aux principales centrales syndicales françaises que « la France (devait) renouer avec le travail par lequel hommes et femmes accèdent à la dignité ». On ne parlait alors pas « courbes » à inverser, ni « coût » à abaisser. À peine un an plus tard, mois pour mois, du palais présidentiel, redevenu « Château », en relais de Matignon, de rue de Varenne en Palais-Bourbon, le couperet tombait. Alors que les députés communistes et du Front de gauche comptaient défendre l’amnistie sociale dans le cadre de leur niche parlementaire, celle-ci se voyait retirée brutalement de l’ordre du jour. « Quel message adresserions-nous aux investisseurs internationaux ? » lançait avec la candeur des nouveaux convertis un député socialiste dans les couloirs de l’Assemblée. De la « fête », on est passé au laisser aller la chasse aux syndicalistes.

Aujourd’hui, on peut en toute impunité mettre le feu à des radars ou démonter avec violence des portiques qui n’ont rien à voir avec les motifs avancés d’une crise économique. On peut aussi, étant hôtelier restaurateur ou membre de la CGPME, bloquer une ville à l’heure du travail pour les salariés. On a le droit de manifester à la demande de son patron et sur ses seules revendications. Mais faire œuvre de citoyenneté sociale laisse la porte ouverte à l’inscription infamante au fichier d’empreintes génétiques. C’est dans ce cadre que des militants exerçant des mandats syndicaux, les « cinq de Roanne », sont victimes d’un acharnement inacceptable. Dans ce pays, les fauteurs de crise sociale sont bien ces patrons voyous qui devaient être mis au pas. En ce domaine aussi, une loi qui pouvait rassembler à gauche a été rejetée avec le même dédain. Et ces vaincus électoraux d’hier dictent leur loi d’airain. Et plus on leur cède, plus ils montrent les dents, haussent le ton et réclament de nouveaux reculs sociaux. La dignité peut attendre, pas la conversion à la « compétitivité ».

Par Michel Guilloux.

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