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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Coup de massue pour les 240 salariés chez Spanghero!

Coup de massue pour les 240 salariés chez Spanghero!

Les 240 salariés de Spanghero ont eu la confirmation de ce qu'ils craignaient. Mardi 28 mai, l'administrateur judiciaire a annoncé aux représentants des salariés la suppression de leurs emplois à l'issue d'un comité d'entreprise, tout en laissant la porte ouverte à une reprise partielle du personnel de l'entreprise de Castelnaudary (Aude), au coeur du scandale de la viande de cheval, a-t-on appris de sources syndicales.

L'administrateur a en effet accordé une semaine supplémentaire pour laisser leur chance à deux projets de reprise d'une partie de l'activité qui n'avaient pu être finalisés avant mardi. Il a fixé un nouveau rendez-vous aux membres du comité d'entreprise le 5 juin après-midi. Il était initatialement prévu qu'il se prononce aujourd'hui sur deux projets de poursuite d'activité, portés d'un côté par l'ancien propriétaire et fondateur de l'entreprise Laurent Spanghero (avec l'aide d'un investisseur) et de l'autre par des salariés, mais encore insuffisamment financés.

Spanghero est aux abois depuis qu'elle a été désignée, mi-février, comme un responsable primordial du scandale européen de la viande de cheval. L'entreprise est surtout spécialisée dans la transformation de viande et la fabrication de plats préparés, mais c'est dans le cadre de son activité mineure de négoce de viande qu'elle est accusée d'avoir sciemment revendu du cheval à la place de boeuf à des entreprises produisant elles-mêmes des plats cuisinés comme des lasagnes pour de grandes marques ou de grands distributeurs.

Poids lourd économique qui revendiquait 360 salariés (avec les intérimaires ou les contrats à durée déterminée) avant le scandale dans un département durement touché par le chômage, Spanghero espérait se rétablir il y a encore quelques semaines, même à effectifs réduits. Mais, de l'avis général des salariés, la révélation a posteriori (le 19 mars) de la découverte dans l'entreprise de viande de mouton britannique prohibée en même temps que de la viande de cheval a mis l'entreprise à genoux.

"Quand on a récupéré les agréments (sanitaires), on était reparti à 80% de volumes et c'est à ce moment là qu'il y a eu la fameuse affaire avec le mouton. C'est ça qui nous a tués", estime Christophe Lagarde. L'entreprise perdrait 200.000 euros par semaine.

Spanghero n'est pas la première à voir son avenir menacé à la suite d'un scandale qui a largement éclaboussé la filière. Le tribunal de commerce d'Arras a prononcé le 22 mai la liquidation judiciaire du fabricant de lasagnes Fraisnor, qui employait une centaine de personnes. L'entreprise de Feuchy (Pas-de-Calais) n'était pas impliquée dans la fraude. Mais elle a payé la désaffection massive des consommateurs qui se sont détournés des lasagnes fraîches.

Chez Spanghero, Christophe Lagarde et d'autres salariés s'étonnaient dans la matinée de l'absence de repreneur pour l'activité de plats cuisinés, selon eux la plus rentable. Et ils se demandaient ouvertement si des industriels n'attendaient pas la liquidation complète de l'entreprise avant de se manifester.

On peut ce poser la question: Que fait le gouvernement? en dehors de joué du pipeau.

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