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La porte à gauche. Jean FERRAT a chanté que certains prétendent que le bonheur était à la porte à droite. Aujourd’hui est-il à la porte à gauche ? Oui ! mais à la condition de secouer le cocotier de la pensée convenu ! Ce petit blog crée à l’initiative de quelques militants communistes de Vierzon n’a d’autres ambitions que de donner aux citoyens un support pour s’exprimer librement sur les sujets politiques, sociaux ou culturels d’actualité du local à l’international, qui s’émancipe des discours convenus, des lignes officielles décidées par quelques notables de la politique, aux doubles langages, aux bonimenteurs de vraies fausses solutions et qui cultivent la résignation. Déverrouillez les débats et enfoncez la porte à droite (….ou à gauche ?) Les seules limites, car il en faut, à notre liberté : Celle du respect des personnes, le souci de la vérité et de faire vivre le débat. Ainsi seront exclus tous messages comprenant des insultes ou diffamations visant une (des) personne(s), seront exclues, s’ils sont avérées, des informations mensongères ou rumeur infondées. Chacun pourra également participer au débat juste et loyal en signalant un abus de cette nature. Les productions de ces abus seront retirés et l’auteur exclu du blog.

Éducation. « La Cour des Comptes a pollué le débat » selon Brigitte Gonthier-Maurin.

Éducation. « La Cour des Comptes a pollué le débat » selon Brigitte Gonthier-Maurin.

ENTRETIEN. Sénatrice CRC, en charge des questions d’éducation, et auteur, en juin 2012, d’un rapport remarqué sur « le métier d’enseignant », Brigitte Gonthier-Maurin conteste l’analyse de la Cour des Comptes. Elle fait aussi le point sur la loi Peillon, dont elle juge l’ambition trop limitée.

Avez-vous été surprise par cette charge de la Cour des Comptes contre les recrutements d’enseignants?
Brigitte Gonthier-Maurin. Pas vraiment, ni d’ailleurs par ses préconisations, comme les primes au mérite... Ce rapport pointe une question qui peut faire débat, mais il l’enferme tout de suite. Il faut redonner des moyens à l’éducation nationale, c’est-à-dire recréer des emplois, après la vague massive de suppressions de postes engagée sous Nicolas Sarkozy. Mais il ne faut pas s’arrêter là ! En parallèle, une réforme pédagogique d’ampleur est nécessaire pour permettre de faire entrer tous les enfants dans des apprentissages devenus de plus en plus complexes. Ce que je reproche à la Cour des Comptes, c’est de polluer ce débat, derrière la fausse question des moyens. C’est un peu gonflé, d’autant qu’il a été impossible, dans la dernière période, de se pencher sur la souffrance ordinaire des enseignants, sur leur métier, sur la gestion des carrières...

Le ministre promet une réflexion à l’automne sur le sujet...
Brigitte Gonthier-Maurin. Tant mieux. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais cela fait longtemps qu’on aurait du se préoccuper de cela. Car cette souffrance au travail – avec à la clé, comme dans d’autres professions, des suicides -, est vraiment très présente dans le corps enseignant. Par exemple, il faut réfléchir au temps des enseignants. Car ils ont besoin de pouvoir échanger sur leurs pratiques, sur leurs difficultés, avec les parents, avec les conseillers d’orientation/psychologues, avec les professeurs Rased (spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire – NDLR). Or, ce temps, ils ne l’ont plus. On a beaucoup trop tardé à prendre à bras-le-corps ces questions.

Depuis mardi, le Sénat examine la loi de refondation de l’école. Les discussions en cours peuvent-elles inciter les parlementaires du groupe CRC à voter ce texte?
Brigitte Gonthier-Maurin. Pour l’heure, notre décision n’est pas arrêtée. Nous attendons la fin de l’examen du texte. Ce qui est sûr, c’est qu’il fallait bien une « refondation ». La politique de la droite sur le sujet avait profondément brouillé le sens de l’école, pour les enseignants comme pour les parents. Mais cette loi n’aborde pas la nécessaire refondation de la pédagogie et ne s’interroge pas sur les rapports au savoir. Sommes-nous capables de reconnaître que tous les enfants sont capables d’apprendre? Nous pensons que oui. Mais il faut alors repenser tous les contenus, ainsi que la formation des enseignants. La loi ne fait que survoler ces questions. Elle n’a pas intégré la proposition que nous faisions de mettre en place des pré-recrutements d’enseignants pour répondre à la crise des vocations et assurer une mixité sociale. Idem pour la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, que nous appelons de nos vœux, qui permettrait de donner plus de temps aux enfants dont les difficultés sociales se traduisent parfois en difficultés scolaires. Enfin, nous allons aussi batailler sur la régionalisation de la carte des formations professionnelles, qui risque de soumettre celle-ci au seul critère utilitariste d’employabilité. Bref, même s’il y a des avancées, des sujets d’inquiétude demeurent. Pour évaluer au mieux cette loi, nous sommes en lien étroit avec les syndicats, les militants du Font de gauche de l’Education, le Réseau Ecole… Ce sera donc une décision collective. En tout état de cause, il est exclu que nous votions contre.

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